"Se former sur le tas".

N'en déplaise à tous ceux qui peuvent avoir l'esprit mal placé, cette locution verbale du registre familier ne signifie évidemment pas que l'on a fait son éducation sexuelle avec une jeune femme obèse (ce que désigne le mot "Tas" dans le registre vulgaire) !

Mais simplement - au sens figuré - : que l'on a commencé professionnellement tout au bas de l'échelle, sans formation théorique préalable et appris son métier par la pratique, en travaillant auprès de collègues expérimentés qui nous ont progressivement transmis leurs expérience, savoir-faire et connaissances.

Voir mon article sur la signification - au sens propre - de la formule "Sur le tas".

"Être raide dingue".

Cette expression du registre familier ne signifie nullement qu'un homme est en érection !

Mais, simplement, qu'une personne :

  • apprécie énormément quelque chose ou quelqu'un,

On dit par exemple : "Ma mère est raide dingue des fruits de mer".

Ou : "Ma voisine est raide dingue de ce chanteur".

  • ou : est amoureuse de quelqu'un.

On dit par exemple : "Je suis raide dingue de ma copine"

Ou : "Ma soeur est raide dingue de son nouveau fiancé".

"Toucher sa bille".

Cette expression du registre argotique ne signifie nullement "Tripoter l'un de ses testicules" !

Mais simplement : "S'y connaître, être expert dans un domaine".

On dit par exemple : "Mon pote Kevin touche sa bille en informatique !".

"Les nuits d'un damoiseau" deuxième version ou : 27 expressions imagées évoquant la fellation et la masturbation

Cette amusante chanson constitue une parodie méconnue de la célèbre chanson grivoise de 1963 "Les nuits d'une demoiselle", écrite par Guy Breton, composée par Raymond Legrand et interprétée par Colette Renard.

Comme dans celle-ci, l'interprète - dont j'ignore le nom - y énumère pas moins de 27 expressions imagées du registre argotique évoquant la fellation et la masturbation, envisagée cette fois du côté masculin.

Les nuits d'un damoiseau

Que c'est bon d'être damoiseau, car le soir, dans mon petit lit,
Quand l'étoile Vénus brille haut, quand sur la ville tombe la nuit,

J'me fais soupeser les valseuses,
Je m'fais user le calisson,
Je m'fais gonfler les caverneuses,
Je m'fais mesurer l'espadon,
J'me fais polisher la calandre,
J'me fais déboucher le gicleur,
J'me fais ramoner l'échappement,
J'me fais tarauder l'injecteur,
J'me fais fouetter la Chantilly,
Je me fais lécher le chinois,
J'me fais réchauffer la bouillie,
J'me fais dérouler l'ver à soie,
Je m'fais défroisser l'col roulé,
Je m'fais amidonner l'baveux,
Je m'fais égrener l'taboulé
Je me fais moucher le morveux
Je m'fais souffler dans la trompette,
Je me fais suer le colosse,
Je m'fais rissoler l'andouillette,
Je m'fais museler le molosse,
Je m'fais stimuler la prostate,
Je m'fais curer la vespasienne,
Je me fais nouer la cravate,
Je m'fais monter la canadienne,
Je m'fais une séance de ciné,
J'me fais l'ami des amygdales,
J'me fais irriguer le veiné,
J'me fais gâter par Philippe Val,

Mais vous me demanderez peut-être ce que je fais le jour durant,
Oh, cela tient en très peu de lettres, le jour, je m'branle, tout simplement.

Pour les amateurs : il existe une autre version de cette chanson, interprétée par un certain "Robeurt Féneck" et "poétiquement incorrecte", énumérant 17 autres façons imagées d'évoquer la fellation et la masturbation masculine, en partie fondées sur des calembours.

Devinette : "Pensez-vous que la famille Deboux soit facilement joignable ?".

Réponse
« Oh non : on a parfois du mal à joindre les Deboux !« 

Une jeune femme qui téléphone

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre la locution « Joindre les Deboux » (les obtenir au téléphone) et l’expression « Avoir du mal à joindre les deux bouts »