Des néologismes (mots nouveaux ou sens nouveaux donnés à certains mots), comme « Adulescent », « Anthropocène », « Logiciel » ou « Pourriel » apparaissent régulièrement.
J’ai rassemblé dans cette collection l’ensemble de mes articles consacrés à ce thème.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 291
Ce substantif féminin est un néologisme créé par des scientifiques en 2020, pendant le confinement mondial mis en place pour lutter contre la pandémie de COVID-19.
Il désigne la baisse draconnienne, soudaine et généralisée des activités et mobilités humaines dans le monde due au confinement, ainsi que son impact sur la vie sauvage.
Pas moins de quatre milliards de personnes ont en effet été confinés durant au moins deux mois, de mars à mai 2020.
Et partout, des animaux ont été vus en pleine ville, encouragés par le ralentissement global et la diminution inédite de l'activité et de la présence humaine.
On a ainsi pu découvrir des images aussi surprenantes que magiques telles que :
Ces différents néologismes barbares désignent un type d'identité de genre où le genre ressenti d'une personne correspond au genre assigné à sa naissance, la personne étant alors dite "cisgenre" ou "cissexuelle" (abrégés en "cis").
Définitions
Les sociologues états-uniennes Kristen Schilt et Laurel Westbrook définissent l'adjectif "cisgenre" (en anglais "cisgender") comme un terme qualifiant "les individus dont le genre de naissance, le corps et l'identité personnelle coïncident", à l'opposé donc du terme "transgenre".
Dans le détail, d'après l'écrivaine et militante Julia Serano, "cissexuel" est un adjectif utilisé dans le contexte des questions de genre pour décrire " les personnes qui ne sont pas transsexuelles et qui ont toujours connu leurs sexes physique et mental alignés", alors que "cisgenre" est un terme désignant ceux qui ne se considèrent pas transgenres (une catégorie culturelle plus large que le terme "transsexuel", qui est plus médical).
Il existe un certain nombre de dérivés de ces termes, notamment : "homme cis" pour une personne de sexe masculin se considérant comme tel et "femme cis" pour une personne de sexe féminin se considérant comme telle.
Étymologie
Le mot "cisgenre" tire son origine du préfixe cis- dérivé du latin, qui signifie "du même côté" et est l'antonyme du préfixe trans- également dérivé du latin.
Ou dans la distinction cis-trans en chimie. Le sociologue Alexandre Baril explique que dans "les dictionnaires de langue française, en sciences pures, l’adjectif cis est employé comme antonyme de trans, le premier référant à un élément qui est du même côté, le second, qui, dans ses origines latines, signifie "par-delà", référant à un élément appartenant aux deux côtés. Plus généralement, le préfixe trans, par opposition au préfixe cis, indique une transformation. Le préfixe cis est accolé aux termes de sexe et de genre pour désigner les personnes qui ne font pas de transition de sexe".
Dans le cas des genres, le préfixe cis- dénote pour quelqu'un l'alignement de son identité de genre avec le sexe qui lui a été assigné à la naissance.
Cet amusant substantif masculin désigne un passionné du monde ferroviaire et des trains, qu'ils soient à "taille réelle" ou en miniature.
Le ferrovipathe se consacre à un ou plusieurs domaines : observation, relevés de compositions et photographie de trains ; gestion du patrimoine ferroviaire : travail historique et archivage, restauration de trains anciens (notamment de locomotives à vapeur), collection de trains ou de pièces ferroviaires ; modélisme ferroviaire.
Appellations et étymologie
Le terme de "ferrovipathe" est un néologisme, né de l'association de "ferro", par assimilation à "ferroviaire", et du grec "pathos", signifiant la passion brute.
Certains ferrovipathes se définissent avec humour comme "malades de train", par assimilation à la terminaison "pathie", venant de la même racine grecque, associée à la notion de souffrance.
Cette idée de souffrance, ou d'affection médicale, n'est pas toujours appréciée par certains, qui préfèrent se définir plus simplement comme "amateurs de trains" ou "amateurs de chemins de fer".
Des appellations synonymes existent : comme celle de "ferroviphile" (de "ferro", par assimilation à "ferroviaire", et du grec "philia" : "amour de"), ou celui plus construit de "sidérodromophile" (du grec "sidero" : "fer", "drome" : "chemin", et "philia" : "amour de").
Mais ce dernier terme est déjà employé pour désigner une paraphilie : l'excitation sexuelle provoquée par les trains et les chemins de fer.
J'adore ce verbe en forme denéologisme, créé par les Ukrainiens !
"Macronete" (en ukrainien) signifie en effet : se montrer très inquiet d'une situation, mais ne rien faire.
D'après les journalistes du Parisien, son succès a été tel qu'une expression est même entrée dans le langage courant : "Arrête de Macroner !".
Les Ukrainiens reprochent en effet au président français de vouloir porter coûte que coûte la paix et des compromis avec la Russie plutôt que d'aider véritablement leur pays.
Le nom même d'Emmanuel Macron n'évoque aucune aide réelle, mais ses lamentables photos préoccupées de l'Elysée.
Les photographies du chef de l'Etat à l'Élysée les traits tirés, non rasé, cyniquement affublé (lui qui n'a même pas fait son service militaire) d'un pull à capuche noir siglé "CPA 10" des forces spéciales de l’armée de l’air française, ont en effet énormément de mal à passer en Ukraine.
Un tel accoutrement rappelle imanquablement le président ukrainien, qui intervient en tee-shirt et veste kakis depuis le début de l'invasion russe du 24 février.
Les nombreux entretiens téléphoniques passés avec Vladimir Poutine exaspèrent également les Ukrainiens.
Pour nombre d'entre eux, la France ne les aide pas. Et Emmanuel Macron souffre de la comparaison avec Boris Johnson qui s'est personnellement rendu à Kiev et a promis des blindés ; les pays occidentaux étant avant tout estimés à la hauteur des armes et du matériel militaire qu'ils fournissent.
Si quelques Ukrainiens défendent le président français, le ressentiment général est plutôt négatif, à l'image du tweet du journaliste du Kyiv Independent, Illia Ponomarenko, le 18 mars 2022 : "Je pense que Macron devrait arrêter tous ces appels avec Poutine. Ce dernier aime être supplié humblement. À force, ces tentatives pour le faire devenir un être humain paraissent incroyablement pathétiques, si ce n'est ridicules".
Ce verbe a été inventé en 2012, à partir du prénom du joueur international de football suédois d'origine bosnienne Zlatan Ibrahimovic(zla-tan i-bra-i-mo-vi-tch), par les auteurs de l'émission satiriqueLes Guignols de l'Info, sur la chaîne de télévison française Canal Plus.
Il s'agissait d'un néologismepolysémique - très rapidement passé de mode - signifiant ironiquement, selon le contexte :
au sens propre :
gagner haut la main, au football
On dit par exemple : "Le PSG a zlatané son adversaire 5-0".
ou : savater,
On dit par exemple : "Fais attention en allant là-bas : tu risques de te faire zlataner".
et au sens figuré :
se faire avoir par plus rusé que soi,
On dit par exemple : "Je me suis fait zlatané comme un idiot !".
ou : agir en situation de suprématie physique, technique ou tactique ; dominer un adversaire de manière outrageante ou humiliante,
Mick Jagger, le chanteur des Rolling Stones, s’adressant au public avant un concert au Stade de France, le 13 juin 2014, a ainsi annoncé : "Ce soir, on va vous zlataner !".
Le Conseil de la Langue suédois a inclus, dès décembre 2012, son équivalent suédois ("Zlatanera") dans la liste des "néologismes acceptables en suédois", qu'il a défini ainsi : se charger de quelque chose avec vigueur, dominer.
Tel est le nom du produit que la marque ombrelle Kinder, du groupe agro-alimentaire italien Ferrero, ose nous vanter dans ses publicités télévisées françaises d'avril 2021...
L'adjectif "céréalé" n'a naturellement jamais existé que dans l'imagination de leurs putassiers services mercatiques, et pas en français !
Mais il est hélas à craindre que, si ce fichu produit rencontre le succès, nos charmants bambins auront tôt fait de nous réclamer un bol de lait bien "céréalé"... quand ce ne sera pas de davantage "céréaler" leur lait !
Comme a pu lamentablement le déclarer le journaliste français Julien Pain, le 18 mars 2021, dans l'émission "Vrai ou fake", qu'il présente, sur la chaîne de télévision publique française franceinfo.
Et pas : "Ces DIFFUSEURS DE FAUSSES NOUVELLES" !
Ou : "CesDIFFUSEURS D'INFORMATIONS FALLACIEUSES" !
Le "Cocooning" est en effet un néologisme anglais, inventé en 1987 par la consultante en marketing et autoproclamée prévisionniste de tendances états-unienne Faith Popcorn (née Faith Plotkin) afin de prédire les tendances de la décennie à venir.
Et il désigne : l’attitude consistant à se trouver si bien chez soi qu’on n’est guère poussé à en sortir, excepté pour les nécessités vitales.
L’idée est assez proche de ce que l’on nomme en français plus classique un comportement "Casanier".
J'adore cet adjectif et ce substantif masculin malheureusement très difficiles à retenir.
Il s'agit de mots savants composés et de néologismes signifiant littéralement "Qui n’a pas inventé le fil à couper le beurre"... et donc, concrètement : simplet, niais, idiot.
On dit par exemple : "Un préposé abutyrotomofilogène m'a réclamé trois fois ma pièce d'identité avant de me délivrer mon colis".
Ou : "Deux abutyrotomofilogènes en civil m'ont réclamé mes papiers".
Dans les deux cas, il s'agit de félins hybrides, nés - en captivité - de l'union d'un lion et d'un tigre :
Un ligre, croisement hybride d'un lion et d'une tigresse
mais tandis que le ligre (lion tigre) est issu d'un papa lion et d'une maman tigresse,
Un tigron, croisement hybride d'un tigre et d'une lionne
le tigron (tigre lion) est issu d'un papa tigre et d'une maman lionne.
Du fait tant de l'éloignement géographique, que des périodes de reproduction différentes ou du comportement différent de chaque espèce vis-à-vis de l'autre, ligres et tigrons n'existent pas dans la nature.
Et leur existence relève - à mon sens - d'une parfaite absence d'éthique de la part des personnes mettant en contact des individus de ces deux espèces.
Petit moyen mnémotechnique pour vous souvenir de la différence : la première partie de ce type de mots-valises correspond toujours au nom du mâle :
"Ligre" commence par "Li", donc le papa est un lion. Et la maman, par voie de conséquence, une tigresse.
"Tigron" commence par "Tigr", donc le papa est un tigre. Et la maman, par voie de conséquence, une lionne (il faut suivre un petit peu, n'est-ce pas !).
Pour finir, sachez que le ligre est le plus grand de tous les félins, puisqu'il peut peser plus de 400 kg et mesurer plus de 3,50 m de long de la tête à la queue !
Un ligre né en 1897 a pesé jusqu'à 479 kg et Hercule, un ligre de 410 kg, né aux États-Unis, atteignait les 3,60 m, soit tout de même la longueur d'une Twingo 2 !
Hercule, un ligre de 410 kg et 3,60 m de long !
Vous voilà désormais incollable sur le sujet, avec un bon sujet de conversation pour la machine à café !
Cet épouvantable néologisme est un substantif féminin relevant du registre argotique.
D'abord employé par les jeunes, avant d'être - hélas - repris par un certain nombre d'adultes désireux de "rester dans le coup", il signifie tout simplement : la gêne, l'embarras ; principalement vis-à-vis des gens qui nous entourent.
On dit par exemple : "Mon père est venu m'apporter un goûter à la sortie du collège ; j'te dis pas la gênance !".
Ou : "Ma mère continue de s'habiller comme si elle avait notre âge : la gênance !".