"Les années folles", "Les années vrombissantes", "Les années rugissantes" , "Les années dorées" ou "Les années heureuses" : 5 façons de dire "Les années 20".

Ces différentes locutions désignent toutes en effet la période d'intense activité sociale, culturelle et artistique caractérisant le monde occidental commençant en 1920 et se terminant en 1929 avec le début de la Grande Dépression.

  • la France parle des "Années folles",
  • les États-Unis d'Amérique utilisent l'expression "Les années vrombissantes" ou "Les années rugissantes" ("The roaring twenties"),
  • l'Allemagne évoque "les années dorées" ( "Die Goldene Zwanziger"),
  • de même que la Grande-Bretagne, laquelle parle également des "Années heureuses"  ("The Golden Twenties" ou "The Happy Twenties").

On n'écrit pas : "Fachiste" ou "Fachisme" ni "Faciste" ou "Facisme" !

Mais : "Fasciste" et "Fascisme" !

Même s'ils se prononcent en effet fa-chiste et fa-chisme.

Cet adjectif et ce substantif masculin sont en effet deux mots d'origine italienne ("fascismo" et "fascisto", prononcés fa-chi-sto et fa-chi-smo) s'appliquant, originairement au parti fondé le 9 novembre 1921 par l'homme politique italien Benito Mussolini, le PNF ("Partito Nazionale Fascista" ou "Parti National Fasciste").

Le dictateur fasciste italien Benito Mussolini

Logo du PNF ("Partito Nazionale Fascista" ou "Parti National Fasciste") (© wikipedia.org)
© wikipedia.org

Lequel trouve ses origines dans le mouvement des "faisceaux italiens de combat" ("fasci italiani di combattimento"), créés le 23 mars 1919.

"Fasci italiani di combattimento" ou "Faisceaux italiens de combat", créés en Italie, le 23 mars 1919

De nos jours, "Fasciste" est un adjectif qualifiant ce qui est propre au "fascisme", substantif désignant un régime politique s'appuyant sur un pouvoir fort, un État sécuritaire, l'exaltation du nationalisme et une politique réactionnaire.

Source : wikipedia.org

"Le général MacArthur".

General Douglas Mac-Arthur

Douglas MacArthur, né le 26 juillet 1880 et mort le 5 avril 1964 est l'un des plus prestigieux officiers supérieurs de l'histoire des Etats-Unis.

Il est l'un des cinq militaires à avoir atteint le grade de "général de l'Armée" dans l'armée américaine et le seul à avoir été "field marshall" de l'armée des Philippines.

Sorti premier de sa promotion à l'académie militaire de West Point, en 1903, il en fut par la suite le superintendant.

Plus jeune major-général de l'armée des États-Unis en 1925, chef d'état-major de l'armée américaine en 1930, à 50 ans, il joua un rôle prépondérant sur le théâtre Pacifique de la Seconde Guerre mondiale.

Ayant quitté l'armée américaine en 1937 pour devenir conseiller militaire auprès du Commonwealth des Philippines, il fut rappelé en service actif, à l'été 1941, à la tête des forces américaines et philippines aux Philippines.

Lors de l'invasion japonaise de décembre 1941, les forces américaines durent se replier à Bataan, où elles résistèrent jusqu'en mai 1942. En mars 1942, MacArthur, sa famille et son état-major quittèrent l'île de Corregidor et rallièrent l'Australie, où il devint le commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique Sud-Ouest.

Après plus de deux ans de combats dans le Pacifique, il réalisa sa célèbre promesse de revenir aux Philippines ("Je reviendrai").

Le général MacArthur accepta formellement la reddition japonaise le 2 septembre 1945, à bord du cuirassé USS Missouri, et il supervisa l'occupation du Japon de 1945 à 1951.

Dirigeant effectif du Japon, il organisa de profonds changements économiques, politiques et sociaux.

Par la suite, il mena les forces des Nations unies durant la guerre de Corée, de 1950 jusqu'au 11 avril 1951, lorsqu'il fut relevé de son commandement par le président Harry S. Truman.

"Un petit rat de l'opéra" et "Un petit rat de Varsovie"

Ces deux formules désignent toutes deux des catégories d'enfants, mais radicalement différentes :

  • un petit rat de l'opéra est l'appellation familière désignant une jeune élève de l'école de danse de l'Opéra de Paris (75) participant aux spectacles.
  • tandis qu'un petit rat de Varsovie était le nom donné, de 1940 à avril 1943, au jeune enfant juif polonais qui, chaque jour, au péril de sa vie, se faufilait hors du ghetto de Varsovie, via les égouts, les caves ou de petits tunnels creusés sous les murs, afin d'aller chercher des vivres ou des armes.

Le poète polonais Andrzej Zaniewski, né le 13 avril 1939 a popularisé cette expression, avec son roman écrit en 1979, mais seulement paru en 1990 en tchèque et traduit en français en 1994 : "Mémoires d'un rat" (*).

Laeticia Hallyday a révélé en avril 2018 dans "Le Point", qu'il s'agissait du livre de chevet favori de son défunt mari, qui adorait faire découvrir ce roman méconnu, qu'il offrait régulièrement à ses amis et connaissances.
(*) : à ne pas confondre avec "Mémoires d'un rat" de Pierre Chaine, paru en 1917, qui traite de la guerre des tranchées.

"Je reviendrai".

Douglas Macarthur

Cette très célèbre phrase, érigée en slogan, fut pourtant prononcée de façon relativement fortuite, le 13 mars 1942, par le général Douglas MacArthur, lorsque celui-ci fut contraint, avec sa famille et son état-major, de quitter l'île de Corregidor et de rallier l'Australie où il devint le commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique Sud-Ouest.

Il tint finalement sa promesse, puisque après plus de deux ans de combats dans le Pacifique, il revint aux Philippines.

"La pasionaria".

Dolores Ibarruri

Il s'agit du surnom espagnol de la femme politique basque espagnole, Dolores Ibarruri Gomez, née le 9 décembre 1895 et morte le 12 novembre 1989.

Son célèbre slogan "No pasaran !", inspiré du "Ils ne passeront pas !" du général français Robert Nivelle, à Verdun, en 1916, a fait d'elle une h

De même que sa phrase "Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux", prononcée le 8 septembre 1936, lors du rassemblement du PCF (Parti Communiste Français) au Vél' d'Hiv' à Paris (75), mais qu'elle avait légèrement transformée et reprise au révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata.

Et son surnom de "pasionaria" est aujourd'hui devenu un nom commun, entré dans le langage courant en France.

Exilée en URSS de 1939 à 1975, elle fut secrétaire générale du PCE (Parti Communiste Espagnol) entre 1942 et 1960, avant d'en devenir présidente entre 1960 et 1989.

Revenue en Espagne après la mort de Franco, en 1975, elle fut élue députée en , lors des premières élections après la restauration de la démocratie ; son élection étant à l'époque considérée comme un symbole, car elle était la seule députée élue en février 1936 à être réélue en 1977.

Source : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"No pasaran !".

Ce célèbre slogan politique, qui signifie "Ils ne passeront pas !", était celui des partisans de la Seconde République espagnole (1936-1939), en lutte contre les rebelles nationalistes commandés par le général Franco, dont le soulèvement, le 18 juillet 1936, déclencha la guerre civile espagnole.

Il est directement lié à la femme politique basque espagnole Dolores Ibarruri (surnommée "La pasionaria"), par la vigueur avec laquelle celle-ci le proclama, dès le 19 juillet 1936, au balcon du ministère de l'Intérieur lors de l'offensive franquiste contre Madrid (Espagne), puis dans la capitale assiégée, avant que ce slogan politique ne devienne le cri de ralliement de tous les républicains espagnols.

Devenue le symbole de la résistance antifasciste, cette phrase a ensuite été reprise dans de multiples contextes et continue - plus de 80 ans après - d'être utilisée avec émotion par les militants antifascistes du monde entier.

Ce qui est tout de même relativement étonnant lorsque l'on sait qu'elle trouve son origine directe dans le "Ils ne passeront pas !"... du fort peu révolutionnaire général français Robert Nivelle, qui l'avait prononcé à Verdun (55), le 21 février 1916 !

Source : wikipedia.org

"L'affaire de Broglie".

Cette ténébreuse affaire concerne l'assassinat le 24 décembre 1976, de l'homme politique français Jean de Broglie, né le 21 juin 1921, par trois balles de calibre 38 spécial, dont deux dans la nuque.

Cet aristocrate de haute lignée, membre de la très célèbre famille "de Broglie" descend, par sa mère, du duc de Berry, fils du roi Charles X ; et, par son père, de l'écrivaine française Germaine de Stael et du père de celle-ci, le célèbre banquier et ministre du roi Louis XVI, Jacques Necker.

Député de 1958 à 1976, il est trois fois secrétaire d'État dans les trois premiers gouvernements de Georges Pompidou Premier ministre.

Et son patronyme ne se prononce absolument pas comme il s'écrit !

"Une hypogée".

Ce terme désignait, dans l'antiquité, :

  • toute cavité souterraine : carrière, crypte, temple, tombeau.

On parle ainsi souvent d'hypogées lorsque l'on évoque, dans les documentaires, les différents tombeaux de la célèbre vallées des rois, en Égypte.

  • mais également le sous-sol des arènes ou des cirquescorrespondant aux coulisses des salles de spectacles actuelles.

"Levant" et "Le Levant".

  • "Levant" est le participe présent du verbe "lever" ou un adjectif signifiant "qui se lève" (en parlant par exemple du soleil),
  • tandis que "le Levant" (avec une majuscule), désignait autrefois tous les territoires méditerranéens à l'Est de l'Italie, puis les pays bordant la côte orientale de la mer Méditerranée.
    • La locution "États du Levant" correspondait alors au Liban et à la Syrie.
    • Tandis que la "Région du Levant" incluait également Israël, la Palestine, la Jordanie, l'Anatolie, la Mésopotamie et l'Égypte.

De nos jours il s'agit de la région le plus souvent désignée sous le nom de "Proche-Orient".

Source : wikipedia.org