"Fouché" dit "Fouché de Nantes", "Le boucher de Lyon" ou "Le mitrailleur de Lyon".

Joseph Fouché

Joseph Fouché est un homme politique français, né le 21 mai 1759 et mort le 26 décembre 1820.

Il est particulièrement connu pour la férocité avec laquelle, durant la Révolution, il réprima l'insurrection lyonnaise en 1793 et pour avoir été ministre de la Police sous le Directoire, le Consulat et l'Empire.

Napoléon le fit Comte d'Empire en 1808 et Duc d'Otrente en 1809.

Ministre de la police, il est l'homme-clé du gouvernement lors des Cent-jours, en 1815, l'Empereur étant au combat. Prévoyant la défaite il manoeuvre en effet pour préparer la transition.

Après la défaite de Waterloo, il devient président du gouvernement provisoire et négocie avec les puissances alliées, dont l'Angleterre. Il manipule les républicains et les monarchistes, négocie avec les forces diverses qui déchirent le pays, pour maintenir l'ordre et la continuité de l'État.

Jugeant que la monarchie est le régime qui permettra au mieux à la France de retrouver sa souveraineté, il remet sur le trône Louis XVIII, et, le 9 juillet 1815, il devient son ministre.

Ce qui nous vaut l'extraordinaire portrait de François-René de Chateaubriand dans ses magnifiques "Mémoires d'outre-tombe" (1849-1850).

Talleyrand n'était pas maire d'Émonvieux, mais évêque d'Autun !

Charles Maurice de Talleyrand-Périgord

Talleyrand, maire d'Émonvieux, : on s'en souviendrait !

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre la phrase « Talleyrand, maire d’Émonvieux », une localité qui n’a naturellement jamais existé, et la phrase « T’as l’air emmerdé (« embêté », en argot) mon vieux ».

"Talleyrand".

La carrière exceptionnelle du prince Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord m'a toujours fasciné !

Cet homme politique et diplomate français, né le 2 février 1754 et mort le 17 mai 1838, a en effet servi tous les régimes politiques successifs de 1789 à 1836, dont la Révolution, le Directoire, un empereur (Napoléon 1er) et quatre rois (Louis XVI, Louis XVIII, Charles X et Louis Philippe) !

Et c'est à son génie et à sa rouerie que la France, pourtant vaincue, doit de ne pas être sortie laminée du Congrès de Vienne (du 18 septembre 1814 au 9 juin 1815), organisé par les pays vainqueurs de Napoléon 1er à Waterloo (Belgique).

"Pierre Savorgnan de Brazza".

Pierre Savorgnan de Brazza

C'est sous le nom de Pietro Paolo Savorgnan di Brazza qu'est né, le 26 janvier 1852, ce célèbre explorateur italien issu d'une lignée d'aristocrates vénitiens.

Naturalisé français, cet officier de marine a ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale, avant de mourir à seulement 53 ans, le 14 septembre 1905.

Fait assez exceptionnel, Brazzaville, la ville qui porte son nom, fondée à Nkuna au début des années 1880, n'a pas été débaptisée lors de la décolonisation du Congo "français", comme cela fut assez généralement le cas dans l'ensemble des anciennes colonies, qu'elles soient françaises ou non.

C'est aujourd'hui la capitale de la république du Congo, que l'on surnomme souvent, de manière informelle "Congo Brazzaville" ou "Congo Brazza", par opposition à la RDC (République Démocratique du Congo) (ancien "Congo belge", devenu "Zaïre", de 1971 à 1997), surnommée, de manière tout aussi informelle "Congo Kinshasa".

"Le vice appuyé sur le bras du crime".

C'est à l'écrivain français François René de Chateaubriand, dans ses "Mémoires d'outre-tombe" parues en 1849-1950, que nous devons cette merveilleuse et terrible description du duo Talleyrand-Fouché :

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

"Tout à coup une porte s’ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime. M. de Talleyrand marchant soutenu par M. Fouché ; la vision infernale passe lentement devant moi, pénètre dans le cabinet du roi et disparaît".

Joseph Fouché
Joseph Fouché

"L'ancienne capitale économique de la Syrie", "L'ancienne capitale économique syrienne", "La deuxième ville de Syrie" ou "la deuxième ville syrienne".

Alep

Ces quatre surnoms désignent la ville syrienne d'Alep, chef-lieu du gouvernorat d'Alep, le gouvernorat de Syrie le plus peuplé, situé dans le Nord-Ouest du pays.

Localisation de la ville syrienne d'Alep

Pendant des siècles, Alep a été la ville la plus grande de la région syrienne et la troisième plus grande ville de l'Empire ottoman (après Constantinople et Le Caire). Avec une population de 2,13 millions d'habitants en 2004, Alep était la ville la plus peuplée du pays et du Levant avant l'arrivée de la guerre civile.

Située à l'emplacement de l'antique Bérée, Alep est une ancienne métropole, l'une des plus vieilles villes du monde à avoir été constamment habitée, puisqu'elle l'est depuis le VIe millénaire av. J.-C.

Son importance historique est attribuée à son emplacement stratégique en tant que centre de commerce à mi-chemin entre la mer Méditerranée et la Mésopotamie (l'Iraq moderne), puis à sa situation sur la route de la soie.

Lorsque le canal de Suez a été inauguré en 1869, le commerce a été dévié vers la mer et Alep commença à décliner doucement. À la chute de l'Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, Alep céda le Nord de son arrière-pays à la Turquie moderne de la même manière que le chemin de fer Berlin-Bagdad.

Dans les années 1940, la ville a perdu son principal accès à la mer, lorsqu'Antioche et Alexandrette sont rattachés à la Turquie.

Ce déclin a contribué à la préservation de l'ancienne ville d'Alep, son architecture médiévale et son patrimoine traditionnel classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 1986.

Au cours des années 1990 et 2000, la ville montre un nouveau dynamisme et une forte croissance, mais elle subit de très importantes destructions au cours de la bataille d'Alep.

Source : wikipedia.org

"La bataille d'Alep".

La bataille d'Alep

Il s'agit d'une bataille ayant eu lieu de 2012 à 2016, lors de la guerre civile syrienne, à Alep, ancienne capitale économique et deuxième ville de Syrie.

Elle débute le 19 juillet 2012 par une offensive des rebelles qui s'emparent rapidement des quartiers Est, mais échouent à emporter toute la ville. Pendant quatre ans, Alep se retrouve divisée entre sa partie Ouest, tenue par le régime, et sa partie Est, contrôlée par l'opposition. Les combats se déplacent en périphérie, chaque camp cherchant à encercler l'autre, les rebelles y parvenant brièvement à l'automne 2013.

De multiples factions prennent part à la bataille :

  • le camp loyaliste se compose :
    • de l'armée syrienne,
    • de milices pro-gouvernementales, avec principalement les Forces de défense nationale, le Liwa al-Quds et les Brigades du Baas,
    • et de l'Iran, qui engage le Corps des Gardiens de la révolution islamique, son armée régulière et surtout plusieurs milices islamistes chiites irakiennes, libanaises et afghanes ; essentiellement le Hezbollah, le Harakat Hezbollah al-Nujaba et la Brigade des Fatimides,
  • tandis que le camp rebelle rassemble :
    • une multitude de brigades, pour la plupart affiliées à l'Armée syrienne libre - la plus importante à Alep étant, jusqu'en 2014, le Liwa al-Tawhid -,
    • de groupes islamistes sunnites indépendants comme Ahrar al-Cham,
    • ou de groupes islamistes salafistes djihadistes comme le Front al-Nosra.

En 2015, la plupart des groupes de l'opposition se rassemblent au sein de la coalition Fatah Halab.

Localisation de la ville syrienne d'Alep

Apparu en 2013 à Alep, l'État islamique combat d'abord aux côtés de la rébellion avant d'entrer en conflit avec elle début 2014. Chassé d'Alep en janvier 2014 par les rebelles, l'État islamique poursuit cependant les combats aux abords de la ville.

Les Kurdes des YPG (Ekineyen Parastina Gel, ou Unités de protection du peuple), qui tiennent un quartier au Nord d'Alep, suivent leurs propres objectifs et s'allient tantôt avec le régime et tantôt avec les rebelles.

Fin 2015, l'intervention militaire de la Russie finit par faire pencher la balance en faveur du camp loyaliste. Alep-Est est définitivement encerclée en septembre 2016 et, en novembre 2016, les défenses rebelles s'effondrent. Acculés dans une ultime poche de résistance, les rebelles capitulent le 13 décembre 2016. Au terme d'un accord, les derniers insurgés et civils assiégés sont évacués vers le gouvernorat d'Idleb entre le 15 et le 22 décembre 2016.

La bataille d'Alep est la plus importante et la plus sanglante de la guerre civile syrienne. Elle cause la mort d'au moins 21 500 civils, essentiellement dans des bombardements commis par les deux camps, mais d'une ampleur supérieure côté loyaliste. Les frappes menées par le régime syrien et la Russie ont en effet visé intentionnellement les populations civiles, les hôpitaux et la Défense civile syrienne, avec notamment l'utilisation de barils explosifs largués par hélicoptère, d'armes à sous-munitions et d'armes chimiques.

Source : wikipedia.org

Ne pas confondre : "Faire l'Histoire" et "Faire des histoires".

  • Faire l'Histoire, c'est marquer l'Histoire de son empreinte, créer un événement qui sera à l'avenir considéré comme digne de mémoire, et, à ce titre étudié et relaté par les historiens,

On dit par exemple : "Participer à la marche blanche du 20 octobre 1996 à Bruxelles (Belgique), c'était incontestablement faire l'Histoire".

  • tandis que faire des histoires, c'est - bien plus trivialement - créer de l'embarras, des problèmes, faire un scandale, un esclandre.

On dit par exemple : "Avec ce qu'il a bu, nous ferions mieux de partir sans tarder avant qu'il ne fasse des histoires".

"Une marche blanche".

La marche blanche du 20 octobre 1996

Il s'agit d'un mouvement de soutien et de protestation, organisée autour de la mort d'une victime de fait divers ; et ce, principalement lorsque la victime est un enfant ou un adolescent, qu'elle a succombé à une action des forces de l'ordre, ou que les circonstances de sa disparition ne sont pas élucidées.

La pratique et l'expression sont d'origine belge et datent très précisément du 20 octobre 1996.

Ce jour là en effet se réunirent à Bruxelles (Belgique), ville qui comptait alors 950 000 habitants, pas moins de 350 000 personnes, venues de l'ensemble du pays et qui défilèrent en silence et intégralement vêtues de blanc - symbole de neutralité, de dignité, d’espoir et d’innocence - entre les deux principales gares de leur capitale.

Elles entendaient protester ainsi, à l'appel des parents des petites Julie Lejeune et Mélissa Russo, mais également An Marchal et Eefje Lambrecks, toutes quatre assassinées par le pédophile Marc Dutroux.

Cette gigantesque "Marche blanche" a été mise sur pied en seulement quinze jours, mais tout a concouru à ce qu'elle secoue profondément et durablement l'ensemble de la société belge, et marque même le monde à jamais, puisque ce nom et cette pratique sont désormais malheureusement devenus planétaires, même si elle n'ont plus jamais atteint la même amplitude :

  • l'attitude d'exceptionnelle dignité des parents d'enfants victimes,
  • leur intransigeance aussi calme que résolue devant les manquements des institutions chargées de l'enquête,
  • et la médiatisation que la presse unanime leur a offerte.

Source : wikipedia.org

Ne pas confondre : "L'Histoire" ou "La grande Histoire" et "La petite Histoire".

  • le terme "l'Histoire", que l'on écrit ainsi souvent avec un "h" majuscule, ou la locution "la grande Histoire", désignent à la fois :
    • une science qui étudie les faits et événements passés, dignes ou jugés dignes de mémoire, afin de les connaître et de les relater,
    • ainsi que l'ensemble des faits et événements ainsi relatés.
  • tandis que la locution "La petite histoire" s'applique à une description de l'Histoire essentiellement centrée sur les anecdotes et sur les détails.

Utilisée comme expression, souvent placée en début de récit ou de phrase, la formule "Pour la petite histoire" signifie ainsi que l'on va révéler quelque anecdote savoureuse ou croustillante.