"Saint-Michel Chef-Chef".

J'ai toujours été amusé par le curieux nom en forme de gémination de cette localité, qui a donné son nom à la Biscuiterie St-Michel, fondée en 1905 et produisant notamment la "galette St-Michel".

Logotype de la biscuiterie St-MichelUn paquet de Galettes Saint-Michel

Située dans l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (44), en région Pays de la Loire, à 18 km au Sud de Saint-Nazaire (44), elle comptait, en 2018, 5 173 habitants, appelés les "Michelois" et les "Micheloises".

Localisation de la commune de Saint-Michel Chef-Chef (44)Localisation de la commune de Saint-Michel Chef-Chef (44)

 

Et l'origine et l'histoire de son nom est expliquée ainsi sur le site de la mairie :

Saint-Michel-Chef-Chef se nommait à l'origine Saint-Michel du Chevecier.  La consultation des archives municipales et des registres paroissiaux, révèle que différentes orthographes interviennent selon les époques. Des changements vraisemblablement dus à des prononciations différentes et aux transcriptions fantaisistes des scribes. Du XIe au XVIe siècle, on peut ainsi relever : Chevecier, Chevechier, Chevescier, Chevescher, Cheveché, etc.

Avec l’introduction de la lettre "f", ces appellations se transforment et apparaissent alors les formes Chevechef et Chef-cier.

De 1630 à 1673, Chevechef sera d’usage courant. Chefchef ou Chef-Chef apparaîtra ensuite.

Le 16 nivôse an II (1792), pour satisfaire à un décret de la convention qui ordonne aux communes de changer leurs noms respectifs s’ils rappellent les souvenirs de la royauté, de la féodalité et de la superstition, le Conseil décide de s’en tenir au seul nom de Chef-Chef.

Puis, le premier pluviôse an II (1793), il est décidé de nommer la commune Les Sablons.

Enfin, le 12 brumaire an IV (1794), le Conseil municipal décide, à la demande des concitoyens, de reprendre le nom de Saint-Michel-Chef-Chef.

Sources : wikipedia.org et www.stmichelchefchef.fr

"Un solécisme".

Ce substantif masculin désigne une erreur de langage enfreignant les règles de la syntaxe.

Comme par exemple : "Habiter SUR Paris" (au lieu de "Habiter À Paris) ou "Si je SERAIS grand" (au lieu de "Si J'ÉTAIS grand").

Le mot dérive de "Soles", l’ancien nom de la ville de Mezitli (Turquie), appelée "Pompéiopolis" à l'époque romano-byzantine, une cité grecque de Cilicie en Anatolie, dont les habitants étaient réputés mal parler le grec.

"La forêt de Rambouillet".

La forêt de Rambouillet (77)

La forêt de Rambouillet, également appelée "Forêt d’Yveline" ou "Forêt d'Iveline", située dans le Sud du département des Yvelines (78), est l'un des principaux massifs forestiers d'Île-de-France.

La forêt de Rambouillet (77)

Localisation de la ville de Rambouillet, au Sud des Yvelines (78), dont Gérard Larcher, l'actuel président du Sénat, a été le maire de 2007 à 2014
Localisation de la ville de Rambouillet, au Sud des Yvelines (78), et donc à l'Ouest de Paris (75)

Il s'agit d'un espace boisé d'environ 200 km², dont 14 550 ha de forêt domaniale, s'étendant sur le territoire de 29 communes et sur une longueur globale d'environ 35 km pour à peu près 15km de large.

Le peuplement est constitué principalement de chênes, à hauteur de 68 %, et de résineux (pin sylvestre et pin laricio) pour 25 %. Ce massif comporte des étangs, des zones rocheuses, des étendues de sable, des vallons et des cascades. Et une partie de la forêt se trouve dans le parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse.

La forêt de Rambouillet faisait autrefois partie d'un ensemble plus vaste, la "Forêt de l'Yveline", une vaste forêt unique qui s'étendait au-delà des frontières du département actuel,  sur un vaste territoire, allant de Paris (75) à Meudon (92), en passant par la vallée de Chevreuse, Dourdan (78) et Rambouillet (78).

Après les défrichements du Moyen Âge, il ne subsiste plus que des massifs forestiers disjoints.

Carte de la forêt de Rambouillet (78)

La forêt de Rambouillet, une des reliques de ce vaste ensemble, est progressivement aménagée pour les chasses royales du XVIe au XVIIIe.

Un cerf, brâmant au centre d'une allée, en forêt de Rambouillet (77)Un cer et des sangliers, en forêt de Rambouillet (77)

 

De cette époque date la création du réseau de routes en étoile, la constitution d'un ensemble homogène et la plantation des futaies. La forêt de Rambouillet, qui a hérité de son passé royal de nombreux aménagements, est la deuxième des forêts d'Île-de-France par la fréquentation, après la forêt de Fontainebleau (77).

La forêt de Rambouillet (77)

Source : wikipedia.org

"La forêt de Belgrade".

La fôret de Belgrade, à Istanbul (Turquie)

Aussi curieux que cela puisse paraître, cette forêt ne se situe nullement à Belgrade, ni même en Serbie, mais à... Istanbul en Turquie !

Son nom de "Belgrad Ormani" en turc, a en effet pour origine les bûcherons Serbes qui y vivaient jadis, après la déportation de milliers de Serbes ayant suivi le siège de Belgrade (Serbie) de 1521.

La fôret de Belgrade, à Istanbul (Turquie) (© Gérard Valck)

Il s'agit d'une forêt naturelle mixte de feuillus s'étendant sur environ 30 km2 et située dans le quartier de Bahçeköy, sur la rive européenne d'Istanbul.

La chasse y est interdite depuis le milieu du XVIe siècle et l'on pouvait encore y trouver - paraît-il - des loups et des ours dans les années 1970 !

Principale source d'eau potable de l'ancienne Constantinople, la forêt de Belgrade comporte encore de nos jours quatre réservoirs historiques.

La fôret de Belgrade, à Istanbul (Turquie) (© Gérard Valck)

Sources : wikipedia.org  et www.istanbul-city.fr

"La sarcellite".

"La sarcellite", c'est à dire le malaise des habitants vivant dans les grands ensembles

Ce terme de "Sarcellite" aurait été inventé par un habitant de la ville de Sarcelles (95), s’exprimant sur les ondes de la radio Europe 1.

Et il qualifie, selon le contexte :

  • la maladie ou plus précisément la névrose ressentie par quiconque vit dans ce que l'on appelle les "grands ensembles" d'habitation, un type d'architecture "concentrationnaire", déshumanisée et déprimante des années 1955-1975, dont cette ville est particulièrement emblématique.
  • ou : le type d’urbanisme que constituent ces grands ensembles d’immeubles.

"La sarcellite", c'est à dire le malaise des habitants vivant dans les grands ensembles

Sources : wikipedia.org, wiktionary et Encyclopaedia Universalis

"Le homburg", "Le Eden" ou "Le chapeau du parrain".

Chapeau "Homburg" rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniens

Ces différentes appellations désignent toutes un seul et même type de couvre-chef masculin d'origine allemande, popularisé depuis la fin du XIXe siècle.

De forme arrondie, ce chapeau semi-rigide en feutre de laine se caractérise par une "gouttière" centrale sur le dessus, par un large gros-grain en soie et par un bord ourlé. Il est en général de couleur grise ou foncée.

Chapeux "Homburg", rebatipsés "Eden" par les tailleurs londoniens

Le homburg est considéré comme relativement "habillé" (moins que le haut-de-forme mais davantage que le fédora), et il impose le port d'un costume. En principe, il ne comporte pas de creux latéraux, mais on peut pincer le tissu pour lui donner une allure plus décontractée.

  • Il doit son nom de homburg à la ville de Bad Homburg vor der Höhe, dans le Land de Hesse, d'où il est originaire.

Localisation de la ville allemande de BadHomburg vor der Höhe (Hesse)

C'est lors de l'une de ses nombreuses cures dans cette ville, au cours des années 1890, que le prince de Galles, futur roi Édouard VII, découvrit ce chapeau. Il en rapporta un exemplaire et décida d'en lancer la mode.

Le roi d'Angleterre Édouard VII, coiffé d'un homburg

On a ainsi souvent vu le Premier ministre britannique Winston Churchill coiffé d'un homburg.

Le Premier ministre britannique Winston Churchill, coiffé d'un chapeau "Homburg"

  • Mais, dans les années 1930, le ministre britannique des affaires étrangères Anthony Eden porta si souvent le homburg en public que ce chapeau fut surnommé le "Eden" chez les tailleurs londoniens.

Le ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniensLe ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniensLe ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniens

  • Enfin, le homburg connut un regain de popularité dans les années 1970, après que l'acteur Al Pacino l'ait porté dans le film "Le parrain" de Francis ford Coppola, en 1972, ce qui lui vaut parfois le sobriquet de "Chapeau du Parrain".

L'acteur états-unien Al Pacino, dans le film états-unien "Le parrain", de Francis Ford Coppola (1972)

Certains Juifs orthodoxes portent un chapeau de type homburg, au bord plus large et de couleur noire.

Chapeau juif orthodoxe de type homburg

Sources : wikipedia.org

"Une baïonnette".

Types de baïonnettes

Comme sa consonance l’indique, c’est dans la ville française de Bayonne (64) que cet accessoire apparaît au XVIe siècle.

Localisation de la ville de Bayonne (64)
Localisation de la ville de Bayonne (64)

Initialement utilisée pour la chasse, la baïonnette est directement fixée dans le canon du fusil afin d’achever l’animal blessé. L’objet obture alors l’arme, neutralisant ainsi la capacité de faire feu.

Malgré ce défaut, la baïonnette intéresse assez rapidement les militaires. Au XVIIe siècle, la cadence des armes à feu est en effet très faible, tout comme la portée de tir. À cent mètres, les soldats ont généralement le temps de ne faire feu qu’une seule fois avant de devoir engager un combat au corps à corps.

Baïonnettes à douille
Baïonnettes à douille

Afin d’allier la force de la poudre et celle des bras, le célèbre ingénieur de Louis XIV, Vauban, conçoit donc la baïonnette "à douille", munie d’un coude. Grâce à elle, le soldat peut désormais équiper son fusil de la lame, tout en étant capable de faire feu sur son ennemi. Et Vauban intègre l’accessoire au paquetage du soldat français.

Avant que celle-ci ne connaisse un succès planétaire.

Mais c’est durant la Grande Guerre qu’elle prit cependant toute son importance, la guerre de position qui l'a caractérisé étant en effet favorable aux assauts meurtriers se terminant souvent en combat rapproché.

La baïonnette contribua ainsi pleinement à la cruauté des mêlées sanglantes de la Première Guerre mondiale.

Baïonnette française Rosalie de la première Guerre mondiale
"Rosalie" : la baïonnette française de la première Guerre mondiale

Les Poilus lui donnèrent plusieurs surnoms : "le cure-dent", "la fourchette", "Rosalie", "le tire-boche" ou le "tourne-boche".

Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne)
Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne)

De nos jours, la baïonnette équipe toujours le FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne). Elle est principalement utilisée lors des cérémonies, pour les piquets d’honneur ou le défilé de troupes en armes.

Soldats de la Légion Etrangère équipés du FAMS (Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne) baïonnette au canon
Soldats de la Légion Etrangère équipés du FAMS (Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne) baïonnette au canon

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à la locution nominale "Baïonnette au canon".

Source : www.defense.gouv.fr et "Nouveau Dictionnaire des Origines, Inventions et Découvertes" de M. Noel et M. Carpentier (1923)

Pourquoi dire : "Le COVID-19" et "Le COVID" ou "La COVID-19" et "La COVID" ?

Et pas plutôt : "LA MACOVIR-19" pour "LA MAladie à COronaVIRus 2019" !

"COVID-19" est en effet un acronyme anglais signifiant "COronaVIrus Disease 2019", c'est à dire précisément "Maladie à coronavirus 2019".

Et il s'agit du nom choisi par l'OMS , le 11 février 2020, pour désigner la maladie apparue à Wuhan (Chine) en décembre 2019 et d'abord désignée sous le nom de "Le coronavirus de Wuhan".

On a d'abord commencé à parler dans notre pays "DU" COVID et à dire "LE" COVID, par association d'idées avec "le" coronavirus, qui était un mot masculin.

Mais après quelques mois, on a commencé à dire "LA" COVID et il semblerait que l'on souhaite à présent imposer ce genre féminin au mot COVID.

Pourtant, considérer qu'il faut utiliser l'article féminin "LA" au motif de ce qu'il s'agit d'une maladie et que ce mot français est féminin, est à mes yeux révélateur de la nécessité de parler de "Maladie à coronavirus" (ou "MACOVIR") en français et non de "COVID" en anglais, sacré bon sang de bois !

À l'absurdité de parler une fois encore en anglais, s'ajoute désormais, pour moi, le ridicule, auquel notre classe politique et notre classe journalistique nous ont hélas, déjà, par trop, habitué.

"La Dominique" et "La République dominicaine".

Ces deux petits pays insulaires des Caraïbes sont souvent confondus bien qu'ils n'aient évidemment strictement rien à voir l'un avec l'autre, sinon d'avoir été tous les deux découverts par l'explorateur italien Christophe Colomb, au cours de ses deux premiers voyages en Amérique.

  • "La Dominique", en forme longue "Le Commonwealth de Dominique", est un pays et une île des Petites Antilles, située entre les îles françaises des Saintes et de Marie-Galante (deux dépendances de la Guadeloupe) au Nord, et de la Martinique, au Sud.

Il s'agit d'un minuscule état de 754 km2 (Londres en compte 1 572) et 74 000 habitants (comme les trois premiers arrondissements du coeur de Paris) ; sa capitale, Roseau, n'en comptant que 17 000.

Ce qui ne l'a pas empêché de se voir âprement disputé, plus de trois siècles durant, par les espagnols autant que par les français et les anglais.

Histoire

Le premier Européen à l'avoir abordée est Christophe Colomb, le dimanche 3 novembre 1493, lors de son deuxième voyage aux Amériques. Il l'appelle donc "Domingo" ("dimanche" en espagnol), d’où provient son nom actuel de "Dominique" en français.

En 1625, lors de la guerre de Trente Ans, les Espagnols laissent la place aux Français puis au cours du XVIIe siècle, Français et Anglais s’affrontent pour gouverner l'île.

En 1660, Français et Anglais abandonnent l’île aux Caraïbes et la déclarent zone neutre ; pour mettre fin aux conflits, un traité de paix est signé entre les Français, les Anglais et les indiens Caraïbes.

Déjà installés à la Martinique et à la Guadeloupe, les Français s'implantent petit à petit à la Dominique.

Mais les Britanniques s'approprient de nouveau l'île en 1759.

À l'issue de la guerre de Sept Ans, par le traité de Paris (1763), la France cède la Dominique à l’Angleterre ; mais entre 1772 et 1814, les Français rompent le traité et s’emparent par deux fois de la Dominique. En 1814, après une dernière tentative de reconquête, les Français abandonnent définitivement l’île en échange d’une indemnité et cette dernière redevient britannique.

En 1898, l'île reçoit le statut de Colonie de la Couronne britannique. En 1956, elle acquiert son indépendance au sein de l'éphémère Fédération des Antilles britanniques et, en 1967, elle devient État associé au Commonwealth et entame l’instauration d’un régime démocratique.

L’indépendance de la Dominique est déclarée le 3 novembre 1978, lors du 485e anniversaire de sa découverte par Christophe Colomb.

  • et "La République dominicaine" est un pays des Grandes Antilles, créé le 27 février 1844.

Localisation de la République dominicaine

Elle occupe environ les deux tiers de l'île d'Hispaniola, en mer des Caraïbes, Haïti occupant le tiers Ouest de l'île.

La République dominicaine, à l'Est d'Haïti, sur l'île d'Hispanala

L'espagnol est la langue officielle de ce pays de 48 000 km2 (comme la Bourgogne-Franche-Comté), qui compte plus de 10 millions d'habitants (l'Île-de-France en compte 12,2).

Histoire

Habité par les Taïnos depuis le VIIe siècle, le territoire de la République dominicaine a été atteint par Christophe Colomb en 1492 et devint le site des premières colonies européennes en Amérique, Saint-Domingue devenant la première capitale espagnole au Nouveau Monde. Après trois siècles de règne espagnol, avec un interlude français et haïtien, le pays devint indépendant en 1821 mais fut rapidement repris par Haïti. Victorieux lors de la guerre d'indépendance de la République dominicaine en 1844, les Dominicains eurent pourtant de nombreuses difficultés à parvenir à une stabilité politique durant les 72 années suivantes.

Le nom du pays

Son origine se trouve dans le nom de la capitale, Saint-Domingue (Santo Domingo en espagnol), elle-même baptisée en l'honneur de saint Dominique Nunez de Guzman (en espagnol : Domingo Nunez de Guzman), un religieux catholique, prêtre, fondateur de l'ordre des frères prêcheurs appelés couramment "dominicains".

Né vers 1170 et mort le 6 août 1221, il fut canonisé par l'Église en 1234, et est célèbre sous le nom de "saint Dominique".

La République dominicaine n'a pas d'appellation officielle courte ou "forme courte". Cependant, il en existe plusieurs officieuses :

    • La "Dominicaine " ; cette appellation est peu usitée en français mais on trouve plus facilement ses équivalents anglais "Dominican" et espagnol "Dominicana".
    • "Saint-Domingue", par extension du nom de la capitale du pays, puisque c'est le substantif duquel dérive "dominicaine". Ce nom a cependant aussi été utilisé dans le passé pour désigner la colonie française qui occupait le tiers occidental de la même île (dite "Hispaniola") et à laquelle a succédé la république d'Haïti.
    • La "Dominicanie", terme surtout utilisé par les Haïtiens et qui date de l'occupation haïtienne.
    • et enfin "Quisqueya", le vieux nom indien de l’île d’Hispaniola. Le nom signifie probablement "Mère de la Terre" en taïno ; ses habitants s’appellant "Quisqueyanos".

Le génocide des Taïnos

De nombreux historiens considèrent que cette ethnie, chère au président Jacques Chirac, disparut du fait du génocide commis par les Européens durant la conquête de la région, ou des maladies introduites par les colons.

Ainsi, Bartolomé de las Casas, raconte dans son livre "Historia general de las Indias", qu'en 1508 il restait environ 60 000 Taïnos sur l'île d'Hispaniola. Mais que 23 ans plus tard, en 1531, l'exploitation des mines d'or, les suicides et les maladies avaient réduit ce nombre à 600, soit une diminution de 90 % !

Néanmoins des études de l'ADN mitochondrial (maternel), réalisées en 2002, ont permis de découvrir que 61,1 % des Portoricains et 15 % des Dominicains descendaient d'une femme taïno.

Curieusement, l'héritage langagier des Taïnos dans notre langue n'est pas négligeable et je lui ai consacré un article, dont je me permets de vous recommander la lecture.

Source : wikipedia.org

"Des spartiates".

Ce substantif désigne :

  • avant toute chose : celui ou celle qui est originaire de l'antique cité grecque de Sparte ("Lacédémone") ou qui y habitait ; en particulier celui ou celle qui fait partie de l'aristocratie, de la caste des guerriers et des citoyens de Sparte.

Spartiates

  • mais également : une sandale de cuir naturel à lanières entrecroisées laissant le pied à découvert, portée par les citoyens de l'antique cité grecque de Sparte.

Une spartiate : sandale de cuir naturel à lanières entrecroisées laissant le pied à découvert, en susage parmi les citoyens de la cité grecque antique de Sparte

Source : www.cnrtl.fr

Attention : il existe deux "École de bruxelles" !

  • Dans le domaine de la bande dessinée, "L'École de Bruxelles" est une école artistique appartenant à l'âge d'or de la bande dessinée franco-belge, que l'on oppose traditionnellement à "l'École de Marcinelle", liée au "Journal de Spirou".
  • Mais dans le domaine du droit, "L'École de bruxelles" désigne une école de pensée qui s’illustre dans le domaine de la philosophie et de la science du droit.

Elle bénéficie d’un rayonnement international et se caractérise par son orientation pratique et transdisciplinaire, sa méthode pragmatique, son investissement dans la vie sociale et ses transformations.

Trois périodes successives ont jalonné son histoire :

    • L’école est née à la fin du XIXe siècle d’une inspiration positiviste et moderniste qui conduisit ses premiers membres à engager le tournant sociologique du droit, de la philosophie et des sciences humaines. L’École de Bruxelles a joué un rôle moteur dans le développement de la sociologie en Belgique.
    • Après 1945, une nouvelle génération de l’École, composée principalement de juristes - ainsi que de philosophes et logiciens - , fédérés autour de la figure tutélaire de Chaïm Perelman, a apporté une contribution majeure au tournant argumentatif en droit et en philosophie. Elle a ainsi permis le développement de l’argumentation comme discipline.
    • Enfin, depuis les années 1990, les juristes et philosophes du droit de l’École de Bruxelles analysent les conséquences majeures de la mondialisation sur les institutions politiques et juridiques et s’intéressent aux transformations en cours dans le domaine du droit.

Source : wikipedia.org