"Se faire une toile" et "Se faire un cinoche" ou "Aller au cinoche".

"Se faire une toile", c'est à dire "Aller au cinéma" dans le registre familier

Cette trois locutions verbales appartiennent au registre familier.

Et elles signifient : aller voir un film en salle, aller au cinéma.

"Se faire une toile", c'est à dire "Aller au cinéma" dans le registre familier

Ne dites pas : "Mettre ses souliers" !

Un bébé essayant des chaussures d'homme

Mais : "CHAUSSER ses souliers" ou "ENFILER ses souliers" !

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures".

"La classe à Dallas".

Cette expression avec une rime intérieure appartient au registre familier.

Et elle s'utilise en général pour dire, de façon légèrement ironique, que quelque chose est "Classe", c'est à dire, selon le contexte : bien, beau, bon, élégant, distingué, raffiné, huppé, stylé.

On dit par exemple : "Tu as ma piscine ?" "La classe à Dallas !".

Cette expression, apparue je crois dans les années 1990, fait naturellement référence à la ville de Dallas (Texas) (États-Unis d'Amérique), fondée en 1841.

Et elle trouve probablement sa source dans la diffusion, puis les nombreuses rediffusions, à partir de janvier 1981 et durant près de 30 ans, des... 357 épisodes du feuilleton télévisé états-unien "Dallas", créé par David Jacobs et diffusé entre le 2 avril 1978 et le 3 mai 1991 sur le réseau CBS.

Sa diffusion généra en effet d'incroyables succès d'audience et constitua un véritable phénomène de société :

  • tant aux États-Unis d'Amérique, tenus en haleine en plein deuxième choc pétrolier,
  • qu'en France, près de trois ans plus tard, avec l'introduction d'un concept encore en vigueur, consistant à introduire à la fin de chaque épisode un rebondissement, dont la résolution n’intervient qu'au numéro suivant (le "cliffhanger").
L'entrée de Southfork, le ranch de la famille Ewing, dans la série états-unienne "Dallas" (les arbres ont bien poussé depuis le début de la série, en 1978
L'entrée de Southfork, le ranch de la famille Ewing, dans la série états-unienne "Dallas" : les arbres ont bien poussé depuis le début de la série, en 1978 !

Tous les plus de 45 ans se souviennent de son générique chanté, du ranch de Southfork et des incessantes disputes familiales de la famille Ewing, riches pétroliers et éleveurs bovins, avec l'abominable JR (John Ross) (Larry Hagman), son épouse alcoolique Sue Ellen (Linda Gray), son gentil frère Bobby (Patrick Duffy), sa jolie belle-soeur Pamela (Victoria Principal), sa garce de nièce Lucy (Charlene Tilton), son père Jock (Jim Davis) et sa mère Miss Ellie (Barbara Bel Geddes) !

La famille Ewing : Sue Ellen (Linda Gray), JR (John Ross) (Larry Hagman), Jock (Jim Davis), Pamela (Victoria Principal), Bobby (Patrick Duffy), Ray Krebs (Steve Kanaly) et au premier plan : Lucy (Charlene Tilton) et Miss Ellie (Barbara Bel Geddes)
La famille Ewing : Sue Ellen (Linda Gray), JR (John Ross) (Larry Hagman), Jock (Jim Davis), Pamela (Victoria Principal), Bobby (Patrick Duffy), Ray Krebs (Steve Kanaly) et au premier plan : Lucy (Charlene Tilton) et Miss Ellie (Barbara Bel Geddes)

Comme le dit si bien le site "Mots surannés", la série exposa aux Français moyens subjugués les codes du raffinement made in Amérique profonde  : moquette à poils géants, tables de marbre rose, cornes de vaches sur les capots de voiture et colonnes gréco-romano-baroques : "La classe à Dallas" !

Sources : wwww.mots-surannes.fr et www.rtl.fr

On ne dit pas : "Une partouse à plusieurs" ni "Une partouze à plusieurs" !

Mais simplement : "Une partouse" ou "Une partouze" !

Ce substantif féminin du registre familier désigne en effet : des relations sexuelles en groupe.

Aussi les locutions nominales féminines "Une partouse à plusieurs" et "Une partouze à plusieurs" ne sont-elles que d'affreux pléonasmes.

On notera au passage que l'aphérèse "Touse" ou "Touze" est également employée.

Source : www.larousse.fr

On ne dit pas : "Ce coup de pied permet aux Toulousains de sortir d'affaire" !

La journaliste française Virginie Sainsily

Comme a pu le déclarer, le 20 avril 2021, la journaliste sportive française Virginie Sainsily, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Ce coup de pied permet aux Toulousains de SE sortir d'affaire" !

On ne dit pas : "Il fait un accord" !

L'homme politique français Gabriel Attal

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 2 mai 2021, le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, dans l'émission dominicale "Le grand rendez-vous", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "Il CONCLUT un accord", "Il PASSE un accord" ou "Il SIGNE un accord" !

"Monter la tête" à quelqu'un et "Monter le bourrichon" à quelqu'un ou "Se monter la tête" et "Se monter le bourrichon".te".

Ces différentes locutions verbales appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré, selon le contexte :

  • "Monter la tête" à quelqu'un : le manipuler, l'influencer, l'inciter à faire quelque chose, l'exciter contre quelqu'un, lui faire croire quelque chose,

On dit par exemple : "Mon voisin à monté la tête/le bourrichon à sa femme contre leur fils aîné, pour qu'elle ne l'invite plus chez eux".

  • "Se monter la tête" :
    • s'emballer, s'emporter ; être mécontent , en vouloir à quelqu'un pour des choses imaginaires,

On dit par exemple :"J'ai malheureusement perdu successivement mes trois meilleurs amis de lycée - des jumeaux et leur soeur cadette - après qu'ils soient monté la tête/le bourrichon à mon encontre",

    • s’inquiéter exagérément, se faire du mauvais sang,

On dit par exemple :"Ma mère a une fâcheuse tendance à se monter la tête/le bourrichon pour un rien".

    • ou: se bercer d’illusions, s'illusionner, s'échauffer, s'exalter, s'imaginer, s'enthousiasmer, rêver.

On dit par exemple : "Je ne dois pas me monter la tête/le bourrichon à propos de l'impressionnante croissance de la fréquentation de J'aime les mots car tour repose sur l'algorithme de Google et peut donc s'arrêter du jour au lendemain".

On ignore souvent que c'est à l'écrivain français Gustave Flaubert que nous devons la création de ce mot de "bourrichon" et son amusante utilisation au sens figuuré comme synonyme de tête.

Celui-ci écrit en effet, en 1860, dans sa "Correspondance" : "Oh! Comme il faut se monter le bourrichon pour faire de la littérature et que bienheureux sont les épiciers".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

On ne dit pas : "Toutes les solutions possibles et inimaginables" !

L'animateur de radio français Bruno Roblès

Comme a pu le déclarer l'animateur de radio français Bruno Roblès, le 3 mai 2021, sur la chaîne de radio française Rire et Chansons.

Mais, bien évidemment : "Toutes les solutions possibles et IMAGINABLES" !

Parce que je n'en peux plus d'entendre régulièrement cette formule stupidement déformée de la sorte,et parce que Bruno Roblès est tout de même censé être un professionnel du verbe, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Véloce" et "La vélocité".

J'aime beaucoup ces deux superbes mots du registre soutenu.

  • "Véloce" est un adjectif qualifiant ce qui est :
    • très rapide ; se déplaçant à une grande vitesse.

On dit par exemple : "Le lévrier est le plus véloce de tous les chiens : le lévrier greyhound, le plus rapide du monde, peut atteindre les 70 km/h en 3 secondes".

Le lévrier est le plus véloce de tous les chiens : le lévrier greyhound, le plus rapide du monde, peut atteindre les 70 km/h en 3 secondes

    • ou : prompt ; exécutant des mouvements avec agilité et grande vitesse.

On dit par exemple : "La vélocité de ce pianiste virtuose est époustouflante".

  • et "Vélocité" est un substantif féminin désignant :

On dit par exemple :"Le guépard est réputé pour sa vélocité : il fait des pointes à plus de 110 km/h, parcourant jusqu'à huit mètres par foulée et quatre foulées par seconde. Il peut atteindre les 70 km/h en seulement deux secondes, puis 90 km/h en une seconde de plus".

Le guépard est réputé pour sa vélocité : il fait des pointes à plus de 110 km/h, parcourant jusqu'à huit mètres par foulée et quatre foulées par seconde. Il peut atteindre les 70 km/h en seulement deux secondes, puis 90 km/h en une seconde de plus

Source : www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "On vous verse des fees" ?

jLe journaliste français Christophe-Jakubyszyn

Comme a pu le déclarer, le 12 octobre 2020, le journaliste français Christophe-Jakubyszyn, dans l'émission "Good morning business", diffusée sur la chaîne de télévision française RMC Story.

Et pas : "On vous verse des REDEVANCES" ou "On vous verse des HONORAIRES" !

On ne dit pas : "Une équipe qui avait vertu à jouer la Ligue des champions" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Mais : "Une équipe qui avait VOCATION à jouer la Ligue des champions" !

Parce que Dave Appadoo accumule anglicismes et fautes en tout genre lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".