"La déconcentration de proximité".

Cette formule grotesque utilisée par le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, dans son discours du juillet 2018 aux cadres de son ministère, aurait autrefois été qualifiée d'exil intérieur...

Le jovial petit farfadet à lunettes de Bercy, transfuge des Républicains, envisage en effet de "réimplanter dans les régions une partie des services qui sont actuellement en Île-de-France et, dans les territoires ruraux et périurbains, ceux qui sont dans les métropoles, afin de favoriser les territoires les plus désertés par les services publics".

J'imagine avec délice la tête des hauts fonctionnaires des Finances à l'idée de partir s'installer dans la Creuse (23) ou en Ariège (09) !

 

"Un Flash-Ball".

"Flash-Ball" est la marque d'un produit commercialisé par le vénérable fabricant stéphanois Vernet-Carron.

Il s'agit d'un LBD ou "Lanceur de Balle de Défense", une arme sublétale ou provoquant une incapacité immédiate et temporaire, utilisée par les forces de l'ordre françaises depuis 2002.

Un LBD utilise des projectiles conçus pour se déformer et s'écraser à l’impact, limitant ainsi le risque de pénétration dans le corps. Mais avec une puissance d’arrêt importante, apte à dissuader ou arrêter un individu.

Les manifestations de "gilets jaunes" de 2018-2019 ont malheureusement rappelé que ce type d'armes pouvait occasionner de sévères effets traumatiques à courte distance.

Voir également mon article : "On ne dit pas : "Certains manifestants ont perdu la vision d'un oeil".

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On ne dit pas : "Certains manifestants ont perdu la vision d'un oeil" !

... comme je l'ai trop malheureusement trop souvent entendu sur différentes chaînes d'information, à l'occasion des différentes manifestions du mouvement des "gilets jaunes".

Mais : "Certains manifestants ont perdu la vue d'un oeil" !

Ce drame résulte en effet, le plus souvent, j'imagine, de la réception, dans l'oeil en question, d'un projectile de type "balle de défense", lancé par les forces de l'ordre au moyen des désormais célèbres "LBD", précédemment connus sous le nom de "Flash-Ball", du nom de la marque du produit commercialisé par le vénérable fabricant stéphanois Verney-Carron.

Et c'est donc bien la vue qu'ils ont, hélas, perdu en perdant leur oeil, et non la vision !

Si l'œil est en effet l'organe de la vue, la vision, c'est-à-dire la perception visuelle, nécessite l'intervention de zones spécialisées du cerveau (le cortex visuel) qui analysent et synthétisent les informations collectées en termes de forme, de couleur, de texture, de relief, etc.

Et, fort heureusement pour les malheureuses victimes, j'imagine que le cerveau de l'immense majorité d'entre elles n'a pas été atteint.

Source : wikipedia.org

"Verney-Carron"

Verney-Carron S.A. est le plus ancien fabricant d'armes de chasse français.

La société a été fondée à Saint-Étienne (42) en 1820 par le jeune armurier Claude Verney, né en 1800 et issu d'une éminente famille d'armuriers stéphanois remontant à 1650, époque où son ancêtre, Guy Verney, était "faiseur de fusils". Le nom de l'entreprise est devenu "Verney-Carron" en 1830, après son mariage avec la fille d'une autre famille d'armuriers, Antoinette Carron.

La principale activité principale de la firme est la fabrication et la distribution d'une vaste gamme de fusils et carabines de chasse. Mais Verney-Carron est également le fabricant et distributeur du célèbre "Flash-ball", ce LBD équipant les forces de l'ordre française.

Les vêtements et accessoires de chasse à son nom sont en revanche fabriqués et distribués sous licence de marque par une autre société.

Enfin, Verney-Carron S.A. a développé récemment pour l'armée française un pistolet-mitrailleur, un fusil d'assaut et un fusil de précision semi-automatique.

"Un LBD".

Ce sigle désigne un "Lanceur de Balle de Défense", une arme sublétale ou provoquant une incapacité immédiate et temporaire, utilisée par les forces de l'ordre françaises depuis 2002 et précédemment connue sous le nom de "Flash-Ball", du nom de la marque du produit commercialisé par le vénérable fabricant stéphanois Verney-Carron.

Le LBD utilise des projectiles conçus pour se déformer et s'écraser à l’impact, limitant ainsi le risque de pénétration dans le corps. Mais avec une puissance d’arrêt importante, apte à dissuader ou arrêter un individu. Les manifestations de "gilets jaunes" de 2018-2019 ont malheureusement rappelé que ce type d'armes pouvait occasionner de sévères effets traumatiques à courte distance.

Voir également mon article : "On ne dit pas : "Certains manifestants ont perdu la vision d'un oeil".

"Sublétal" ou "Sublétale".

Cet adjectif, d'apparence relativement anodine pour qui ignore la signification précise de l'adjectif "Létal", utilisé dans la terminologie de l'administration française pour qualifier les LBD, signifie pourtant : "Presque létal(e), quasiment mortel(le)" !

"Une paraphilie".

Une paraphilie est un trouble mental caractérisé par un comportement sexuel atypique, se manifestant par une préférence ou une obsession pour des pratiques sexuelles inhabituelles. Autrement dit : ce que l'on avait précédemment coutume d'appeler une "déviance sexuelle" ou une  "perversion".

Certaines sont malheureusement notoirement connues, comme la "Pédophilie" (attirance sexuelle d'adolescents ou d'adultes pour des enfants n'ayant pas atteint la puberté).

D'autres après tout guère dérangeantes, comme le "Travestissement" (utilisation maniaque par un individu des vêtements ou accessoires du sexe opposé).

Mais de nombreuses autres demeurent grandement voire parfaitement méconnues.

Et, même si je sais pertinemment qu'il n'est pas forcément très convenable de se moquer de gens malades, je me suis néanmoins permis de réunir, au sein d'une collection de J'aime les mots, l'ensemble de mes articles concernant les plus cocasses ou savoureuses de ces paraphilies : "Noms de paraphilies : tous des obsédés ! mais de quoi, au juste ?".

"L'atterrissage", "L'atterrage" et "L'atterrissement".

Ces trois substantifs masculins paronymes ont des significations fort différentes.

  • l'"Atterrissage", c'est, au sens étymologique, le fait de rejoindre la terre ferme.

Le terme recouvre cependant des notions différentes suivant qu'il est employé dans le domaine maritime ou aéronautique.

    • en navigation maritime, c'est le moment où, sur un navire venant du large, le navigateur aperçoit la terre (visuellement ou au radar) et identifie la côte qui se présente à lui grâce à des amers caractéristiques. Cette identification lui permet d'effectuer un point par relèvements optiques ou par distances radar, et donc de recaler son estime. L'adoption d'un premier point sûr manifeste l'atterrissage : on dit que le navire a "atterri".

L'atterrissage est facilité par le choix d'une route arrivant sur une côte facilement identifiable, un relief caractéristique, le feu d'un phare, etc.

Naturellement l'apparition des systèmes de positionnement par satellites a largement réduit l'importance et la signification de l'atterrissage.

 L'atterrissage d'un avion   Atterrissage d'un oiseau

    • Pour un aéronef ou pour un animal, l'atterrissage est la phase finale du vol, à l'issue de la procédure d'approche, et pendant laquelle il se pose sur le sol.

Au début de l'histoire de l'aviation, le terme employé était la "prise de terrain", expression toujours utilisée de nos jours en parapente.

  • l'"Atterrage" est le terme décrivant l'abord des côtes, c'est-à-dire l'ensemble des points particuliers et des amers permettant de reconnaître une côte ou les approches d'un port depuis le large.

Un atterrissement

  • tandis que l'"Atterrissement" ou "Alluvionnement" est un terme géologique et de droit désignant un amas de terre formé par sédimentation le long d'un rivage ou d'une rive, à mesure que la mer ou les fleuves apportent vase et limon.

On dit ainsi qu'une prairie s'accroît "par atterrissements".

Source : wikipedia.org