Cette collection regroupe l’ensemble de mes articles consacrés aux différents mots, locutions, expressions, acronymes ou sigles utilisés dans le domaine aéronautique, dont le sens nous échappe souvent.
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Cette locution nominale masculine nous vient du milieu de l'aviation.
Relevant du langage courant, elle signifie :
au sens propre : le moment où un avion ne peut plus faire demi-tour pour cause de manque de carburant.
Lorsque la distance encore parcourable avec le carburant restant est devenue inférieure à la distance de retour additionnée de la dérive réelle due aux vents, alors, le point de non-retour a été franchi.
et par extension, au sens figuré : le lieu et/ou moment à partir duquel, dans un continuum spatiotemporel, un évènement ou une action en cours ne peut plus être arrêté, ou à partir duquel il devient impossible de revenir sur une décision.
On dit par exemple : "Le point de non-retour a été franchi : je ne reviendrai pas sur ma décision. Je quitte mon mari !".
"Affréter" et "Noliser" sont des verbes synonymes signifiant :
conclure un contrat d'affrètement,
et par extension : prendre en location un moyen de transport de marchandises ou de personnes tel qu'un navire ou un avion.
"Affréter" relève du langage courant.
Et "Noliser" relève du registre désuet et s'employait surtout dans la région méditerranéenne.
On dit par exemple : "Nous avons affréter plusieurs avions afin de rapatrier les français présents dans ce pays".
Ou : "Noliser un navire en plein été dans cette région n'est pas chose facile".
tandis que "Fréter" signifie tout à la fois :
exactement la même chose que "Affréter" et "Noliser",
et : mettre un bateau à la disposition de quelqu'un, le donner en location, conclure avec quelqu'un un contrat d'affrètement.
On dit par exemple : "Notre compagnie a fréter un navire pour le gouvernement français qui souhaitait envoyer rapidement du matériel dans cette région".
Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, wiktionary.com et Le Robert
"Une panne électrique généralisée" ou "Une coupure de courant électrique à grande échelle", puisqu'il s'agit d'un effondrement de la totalité du réseau électrique pouvant être la conséquence d'une pénurie s'étant aggravée ou d'un problème technique imprévu.
La grande panne électrique de New-York, les 13 et 14 juillet 1977La ville de Kiev (Ukraine), plongée dans le noir, à l'automne 2022
"Un couvre-feu", c'est à dire une réduction de l'éclairage pouvant aller jusqu'à une obscurité totale, imposée par la défense passive en temps de guerre, afin de protéger un lieu d’une attaque ennemie (aérienne, navale ou même terrestre).
La ville de Londres (Royaume-Uni), sous couvre-feu à compter du 1er septembre 1939
ou "Une extinction" en astronautique :
arrêt de la combustion d'un propulseur,
ou : interruption momentané de la réception des signaux émis par un engin spatial, pendant la traversée des couches denses d'une atmosphère ou lors du passage de l'engin derrière un astre.
et au sens figuré :
"Un silence médiatique" gardé et observé sur une information (une nouvelle, une décision officielle, etc.).
"Un trou de mémoire" ou perte momentanée de mémoire ou de conscience après avoir consommé un produit psychotrope, alcool ou drogue.
ou, en aéronautique : "Le voile noir" (idiotismechromatique et idiotisme textile).
Et pas simplement, en français : "Voyager en CLASSE AFFAIRES" !
Cette classe du transport aérien de passagers est située, en termes de confort, au-dessus de la classe économique et en-deçà de la première classe.
Elle peut être la seule classe au-dessus de la classe économique sur des vols (le plus souvent moyen-courrier) ne disposant pas de première classe.
Elle se distingue de la classe économique par la qualité et la taille du siège (qui dispose le plus souvent d'un dossier très inclinable et d'un repose-pieds sur les vols long-courrier), la place disponible pour les jambes,permettant de s'allonger pour dormir,
ainsi que d'un service plus attentionné.
Un chef cuisinier, en classe affaires des lignes aériennes turques (Turkish Airlines)
Au sol, les passagers de cette classe disposent le plus souvent de comptoirs d'enregistrement dédiés, et ainsi plus rapides, et peuvent accéder très souvent à des salons d'attente, espaces très confortables qui permettent d'éviter la salle d'attente classique et qui sont équipés généralement d'un bar/buffet, d'éléments de confort et des outils de travail tels que des ordinateurs, fax, photocopieurs, etc.
Certaines compagnies proposent, dans certains aéroports, des salons dits "d'arrivée", qui permettent aux passagers de première classe et de classe affaires des vols long-courrier de pouvoir, après leur vol, prendre une douche et un repas avant de quitter l'aéroport.
Cette classe n'est généralement pas disponible sur les vols des compagnies aériennes à bas prix ainsi que sur les vols affrétés ("charters"). Elle est souvent absente sur des vols de courte distance.
Cette locution adverbiale, qui relève du jargon aéronautique signifie :
au sens propre : pouvant adapter son angle, pour une aile d'avion,
et ausens figuré : variable en fonction des circonstances.
On dit par exemple, lorsque l'on trouve qu'un arbitre sportif a tendance privilégier une équipe plutôt que l'autre : "Les décisions de cet arbitre sont à géométrie variable !".
dans le langage courant : un appareil ménager comprenant une poignée et une base métallique plane ressemblant à une semelle épaisse, chauffée et utilisée pour lisser le tissu et défroisser le linge.
Il est notamment utilisé pour le repassage des vêtements, c'est-à-dire pour lisser les plis accumulés en les portant, en les lavant et en les séchant. Ou créer de nouveaux plis.
La forme du fer, pointu à son extrémité, permet de repasser tous les coins des vêtements, tandis que son poids lisse le tissu. Et la partie du fer directement en contact avec le linge est appelée la "semelle".
Le fer à repasser doit être chaud pour être efficace : selon les modèles, il doit être chauffé de l'extérieur ou bien possède un mécanisme de chauffage interne.
Il a existé de nombreux types de fer à repasser depuis le XVIIe siècle :
d'abord en fonte, que l'on mettait à chauffer, ou que l'on remplissait de braise,
Un vieux fer à repasser en fonteUn vieux fer à repasser à braise
puis électriques,
Un vieux fer à repasser électriqueUn fer à repasser électrique
et les plus récents utilisant la vapeur et sans fil.
Un fer à repasser actuel, utilisant la vapeurUn fer à repasser actuel, utilisant la vapeur et sans fil
dans le registre familier, au sens figuré :
dans le jargon aéronautique et militaire : un avion difficile à piloter, planant mal ou connu pour s'écraser fréquemment.
et enfin : le symbole même de l'objet lourd et dense, auquel on a coutume de comparer une personne nageant très mal ne parvenant pas à se maintenir à la surface de l'eau.
On dit par exemple : "Mon oncle nage comme un fer à repasser".
Sources : fr-academic.com, acversailles.free.fr, www.linternaute.fr, wikipedia.org et langue-francaise.tv5monde.com
une feuille d'arbre ou de végétal (plante, légume) dont les cellules sont mortes,
ou, par analogie :
un animal, ce qui est le cas :
de plusieurs espèces de lépidoptères(papillons)dont la livrée imite une feuille morte, tels que "la Feuille-morte du chêne", "la Feuille-morte du peuplier", "la Feuille-morte du prunier", "la Feuille-morte de l'yeuse", "la Feuille-morte du kermès" ou "Feuille-morte de Lajonquière", "la Feuille-morte du chêne-liège", "la Petite Feuille-morte "ou "Feuille-morte du tremble",
Un "Feuille morte du chêne"Un "Feuille morte du chêne"... sur une "feuille morte de chêne" !
et du "Perroquet feuille morte", une espèce de poissons-perroquets.
Un jeune perroquet feuille-morte
ou la "Russule feuille-morte", une espèce de champignons comestible.
et au sens figuré:
dans le domaine de la voltige aérienne : le nom donné, dans le registre familier, à une figure de voltige, normalement appelée "Vrille".
Celle-ci désigne la trajectoire complexe d'un avion qui descend volontairement en tournant sur lui-même., à l'image d'une feuille morte tournoyant dans les airs, au gré des courants, jusqu'au sol.
dans le domaine du football : une technique de frappe bien spécifique utilisée pour tirer les coups francs.
Celle-ci a été inventée dans les années 1950 par l'international brésilien Didi, un milieu de terrain de classe mondiale.
La "feuille morte" consiste en une magistrale parabole partant au-dessus du mur et redescendant brusquement mourir au fond des filets adverses. Le ballon retombe juste sous la barre transversale pour piéger le mur et le gardien.
Elle est devenue une technique utilisée par beaucoup de joueurs et notamment l'international brésilien Juninho et l'international portugais, Cristiano Ronaldo, qui ont utilisé à merveille cet outil.
Sources : www.francefootball.fr, wikipedia.org et unionfossesfootball.footeo.com
Tel est le mot anglais que l'on utilisait apparemment en France, à la fin des années 1950, pour désigner une hôtesse de l'air !
C'est en tous cas celui qui est mentionné à deux ou trois reprises dans la version française du film franco-allemand "Mademoiselle Ange" de Geza von Radvanyi (1959), que je viens de voir récemment pour la première fois.
Affiche belge du film franco-allemand "Mademoiselle Ange" de Geza von Radvanyi (1959)
Un film dans lequel Romy Schneider incarne le rôle-titre, face à Henri Vidal, qui mourut quelques mois plus tard et au jeune Jean-Paul Belmondo, un an avant qu'il ne tourne "À bout de souffle" sous la direction de Jean-Luc Godard.
La boucle est une rotation de l'avion ou de l'hélicoptère (seul quelques uns en sont capables, l’Eurocopter Tigre étant celui qui offre la meilleure possibilité d’en faire) autour de son axe de tangage (l'axe des ailes).
Ainsi, l'aéronef se cabre, passe sur le dos puis redescend. La boucle constitue avec le tonneau une des deux figures de base de la voltige classique.
Pour qu'une boucle soit réussie, le pilote doit décrire un cercle parfait et ne doit pas dévier de son axe. L'entrée et la sortie de la figure doivent se faire à la même altitude.
La première boucle a été réalisée en 1913. Les sources divergent sur l'identité du premier pilote qui réalisa cette figure. Il semblerait que le Français Adolphe Pégoud le 31 août 1913, à Buc (78) ait été le premier pilote à réussir cette figure au commandes d'un Blériot. Mais selon d'autres sources, cet honneur échoirait au Russe Piotr Nesterov, pilotant, dès le 27 août 1913, un Nieuport.