Quelle est la différence entre "École élémentaire" et "École primaire" ?

"L'école primaire" regroupe :

  • l'école maternelle : Petite Section, Moyenne Section et Grande Section,

Une classe d'école maternelle

  • et "l'école élémentaire" : CP (Cours Préparatoire), CE1 (Cours Elementaire 1), CE2 (Cours Elémentaire 2), CM1 (Cours Moyen 1) et CM2 (cours Moyen 2).

Une classe d'école élémentaire

Elle comprend donc les deux premiers cycles d'enseignement :

  • le cycle des apprentissages premiers (3 niveaux de la maternelle),
  • et celui des apprentissages fondamentaux (du CP au CE2).

Source : www.service-public.fr

On parle souvent de "Boisson alcoolisée" pour désigner ce qui est en réalité une "Boisson alcoolique" !

Or, ces deux locutions nominales féminines paronymes désignent des produits très différents :

  • "Une boisson alcoolique" est en effet une boisson contenant par nature de l'alcool, comme la bière, le vin ou l'eau-de-vie.

Des bouteilles d'alcoolDes bouteilles de vin

 

  • tandis que "Une boisson alcoolisée"est une boisson à laquelle on a ajouté de l'alcool.

Comme par exemple lorsque l'on arrose un café de cognac.

un café arrosé de Cognac

Le législateur français ne s'attache ainsi à réglement et contrôler que la vente, la publicité et l’abus des seules boissons "alcooliques" et non "alcoolisées".

Et c'est bien cet adjectif d'"alcoolique" que l'on retrouve dans les formules relatives à la conduite en état d’ivresse : délit de conduite en état alcoolique, conducteur circulant sous l’empire d’un état alcoolique, constat ou contrôle de l’état alcoolique d’un individu, dépistage ou détection de l’état ou de l’imprégnation alcoolique, intoxication alcoolique, ivresse alcoolique.

Pourquoi donc alors une telle confusion ?

Très vraisemblablement en raison de la connotation très négative attachée à l'adjectif "alcoolique", résultant du substantif "alcoolique", qui désigne une personne incapable de maîtriser sa consommation d’alcool, et en ayant une consommation excessive.

Sources : www.question-orthographe.fr et www.btb.termiumplus.gc.ca

"Égarer" et "Perdre" ou "S'égarer" et "Se perdre".

Ces deux verbes aux significations proches mais néanmoins distinctes, sont parfois confondus.

"Égarer" et "Perdre" signifient en effet tous deux : être privé de quelque chose que l'on ne trouve pas.

Et "S'égarer" et "Se perdre" : ne pas trouver son chemin.

  • Mais "Égarer" et "S'égarer" ne correspondent qu'à des situations momentanées, provisoires, temporaires,

On dit par exemple : "J'ai égaré mes clés de voiture ce matin : j'ai mis dix minutes pour les retrouver, sur ma terrasse".

Ou : "Désolé pour le retard, je me suis égaré en sortant du métro".

  • tandis que "Perdre" ou "Se perdre" s'appliquent à des situations définitives.

On dit par exemple : "J'ai perdu mon téléphone en forêt".

Ou : "Ils se sont perdus dans le désert sans eau et sont morts de soif".Sources : www.tv5monde.com Bernard Cerquiglini

"Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne".

Tous ces adjectifs se rapportent naturellement à l'écrivain français de la Renaissance François Rabelais.

L'écrivain français François Rabelais

Ils ont cependant des significations fort différentes, puisque :

  • "Rabelaisant" ou "Rabelaisante" qualifient celui ou celle qui étudie ou est spécialiste de Rabelais et de son oeuvre.

On dit par exemple : "J'ai suivi avec bonheur les cours d'un professeur de littérature rabelaisant".

  • tandis que "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" désignent ce qui rappelle la verve truculente de Rabelais et de son oeuvre.

On dit par exemple : "Frédéric Dard, le père du Commissaire San-Antonio est un auteur rabelaisien".

Voir également mon article "Un rabelaisant" ou "Une rabelaisante" et "Un rabelaisien" ou "Une rabelaisienne", ainsi que ma collection consacrée à "L'héritage langagier de Rabelais".

 

Quelle est la différence entre "Un bâtard" et "Un corniaud" ?

Ces deux substantifs masculiens relèvent du langage courant et désignent tous deux des chiens n'étant pas de race pure.

  • "Un bâtard" est un chien dont on connaît les origines et dont on sait de quel croisement il est issu.

Par exemple un père berger allemand et une mère labrador.

Un bâtard croisé berger allemand et labrador

  • tandis qu'"un corniaud" est un chien dont il est difficile, voire impossible, de distinguer clairement les origines.

Un "corniaud" c'est à dire : un chien dont il est difficile, voire impossible, de distinguer clairement les origines

Source : chien.ooreka.fr

Thomas Pesquet est-il un "astronaute" ou un "spationaute" ?

Le cosmonaute français Thomas Pesquet

Sans doute certains d'entre vous ont-ils été, comme moi choqués en entendant ou en lisant les différents organes d'information, à l'occasion du décollage de la capsule états-unienne Crew Dragon de SpaceX, emportant à son bord le spationaute français Thomas Pesquet pour son second vol dans l'espace à destination de la SSI (Station Spatiale Internationale), en constatant que lesdits organes d'information employaient de façon presque systématique le terme d'"astronaute" et non de "spationaute".

Sachez pourtant que contrairement à ce que beaucoup d'entre nous pensaient, Thomas Pesquet n'est en effet plus un "spationaute", mais bien un "astronaute" !

Car après avoir en favorisé le terme de "spationaute" - qui ne désignait pas de manière spécifique un astronaute français, mais était la traduction française des mots "astronaute" et "cosmonaute" - l'administration française a décidé de privilégier officiellement le terme "astronaute" depuis 2017.

Je me permets à ce sujet de vous recommander la lecture de mon article consacré à la façon dont on doit nommer les membres d'équipage d'un vaisseau spatial : astronautes, cosmonautes, spationautes, taïkonautes voire vyomanautes ?

 

"Le reste" et "Le restant".

Ces deux substantifs masculins du langage courant sont synonymes lorsqu'ils désignent :

  • ce qui reste, subsiste d'un ensemble auquel on a retranché une partie.

On dit par exemple : "Je lègue le restant/reste de ma fortune à mes cousins".

Ou : "Le restant/reste de l'année je suis dans le Sud de la France".

  • un élément ou une partie subsistant d'un ensemble dont l'intégrité ou la totalité n'a pu être conservée.

On dit par exemple : "Le malheureux n'avait plus sur lui qu'un restant/reste d'uniforme".

Ou : "La maison était abandonnée depuis des années et ne possèdait plus qu'un restant/reste de toiture".

  • ou : une partie des aliments d'un repas qui n'ont pas été consommés (également appelés "Reliefs").

On dit par exemple : "Il y a un restant/reste de soupe, si cela te dit ?".

Ou : "Je mangerais bien ce restant/reste de gâteau au chocolat si personne d'autre n'en veut".

En revanche, le mot "Restant" ne peut remplacer le mot "Reste" :

  • en arithmétique :
    • "Le reste d'une soustraction" (résultat d'une soustraction),
    • "Le reste d'une division" (somme ou chiffre qui demeure, lorsque le dividende n'est pas divisé exactement par le diviseur),
    • "Le reste d'une série" (somme de la série restante, après suppression de tous les termes qui précèdent un terme déterminé),
  • en science politique :
    • "Le reste" désigne le nombre de suffrages exprimés qui, dans un scrutin à la représentation proportionnelle, n'ont pas été utilisés pour répartir les sièges. Les sièges non encore attribués sont alors attribués aux listes auxquelles il demeure les plus forts restes.
  • ainsi que dans  les différentes locutions ou expressions suivantes :
    • "Au reste" (registre soutenu) ou "Du reste" (d'ailleurs, en outre),
    • "Comme le reste" (comme beaucoup d'autres choses),
    • "De reste" (plus qu'il n'en faut) (registre désuet),
    • "Demander son reste" (demander la monnaie qui vous revient) (registre désuet),
    • "Et le reste" ou "Et tout le reste" (et caetera, et ce qui s'ensuit (registre populaire), et tout le bataclan (registre familier), et tout le saint frusquin (registre familier), et tout le tremblement (registre familier)),
    • "Être en reste (avec quelqu'un)" (devoir encore quelque chose, être débiteur, redevable envers cette personne),
    • "Faire le reste" (compléter une action afin d'atteindre le résultat espéré),
    • "Fermer les yeux sur le reste ou sur tout le reste" (tout ce que l'on estime sans importance par opposition à un élément que l'on désire mettre en valeur),
    • "Jouir de son reste" (jouir du peu de temps qu'il reste à vivre ; jouir d'une situation agréable qui va se terminer),
    • "Jouer son reste" (utiliser ses dernières ressources) (registre désuet),
    • "Ne pas demander son reste" (s'en tenir là, ne pas insister lorsque l'on se trouve dans une situation délicate ou périlleuse et préférer se retirer rapidement),
    • "Pour le reste" ou "Quant au reste" (en ce qui concerne ce dont il n'a pas été fait mention),
    • "Ne pas vouloir demeurer ou être être en reste (avec quelqu'un)" (vouloir être avec lui sur un pied d'égalité ; avoir toujours quelque chose à répondre, ne pas être pris au dépourvu) (sens figuré).

 

    • "Avoir de beaux restes" ou "Avoir de jolis restes" (demeurer physiquement beau/belle, en dépit du temps écoulé),
    • "Avoir l'art d'accommoder les restes" (savoir à merveille préparer de savoureux nouveaux plats en utilisant la partie des aliments d'un repas qui n'ont pas été consommés),
    • "Des restes de nourriture", "Manger les restes" (la partie des aliments d'un repas n'ayant pas été consommés),
    • "Des restes humains" ou "Les restes d'une personne" (le corps d'une personne décédée et enterrée depuis longtemps),
    • "Les restes d'un édifice ou d'un monument" (les ruines ou les vestiges),
    • ou "Se contenter des restes" (ne pas être regardant, accepter ce que les autres ont refusé ou déjà utilisé).

Source : www.cnrtl.fr

Quelle est la différence entre "Un bibliophile" et "Un bibliomane" ou entre "La bibliophilie" et "la bibliomanie" ?

Le collectionneur invétéré que je suis a longtemps été tout à la fois "Un bibliophile" et "Un bibliomane" !

Ces deux substantifs masculins du registre soutenu possèdent des significations relativement distinctes :

De jolies reliures anciennes pour "Bibliophile"

  • "Un bibliophile" est en effet une personne qui aime les livres ; qui recherche et conserve les livres rares et précieux.

Pas forcément les jolies reliures ou les livres très anciens. Il peut par exemple s'agir de premières éditions, d'éditions à tirages limités ou de livres dédicacés.

Le bibliophile est atteint d'une passion appelée "La bibliophilie".

  • tandis que "Un bibliomane" est une personne accumulant les livres de façon déraisonnable, que ce soit en terme de quantité ou de finances.

Au point que cela puisse éventuellement nuire à la qualité de sa santé ou de ses relations sociales.

Le bibliomane est atteint d'un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif) appelé "La bibliomanie".

Personnellement, je n'ai par exemple jamais déballé un livre acheté sous plastique scellé, même après plus de 30 ans. Et je n'ai, de toutes façons, de manière générale, pratiquement lu aucun de mes livres, de crainte de les abîmer, préférant emprunter un exemplaire en bibliothèque ou aimablement prêté par l'un de mes libraires...

Une collection d'albums de bande dessinéeUne collection de recueils du journal "Spirou"

 

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au "Syndrome de Diogène" et à "La Syllogomanie".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

Quelle différence y-a-t-il entre "Voir" et "Regarder" ?

"Regarder" ou "Voir" : quand utiliser chacun de ces verbes ?

Ces deux verbes possèdent des significations distinctes mais pas toujours évidentes à identifier pour nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.

Aussi est-il certainement utile de les préciser ici.

  • "Voir" est en effet un acte passif, involontaire.
    • Le verbe “voir” signifie que l'on perçoit quelque chose parce que cette chose se trouve dans notre champ de vision, dans notre environnement, proche ou lointain. Mais nous n'y prêtons pas vraiment attention. Nous enregistrons les images, mais d’une manière passive, sans le vouloir.

On dit par exemple : "J'ai la chance de voir la montagne Sainte-Victoire depuis les fenêtres de mon salon".

Ou : "En venant chez toi, j'ai vu qu'il allait pleuvoir".

    • Le verbe “Voir” peut également s’utiliser dans le sens de : distinguer quelque chose. Autrement dit, pour exprimer la capacité à percevoir quelque chose ("Es-tu capable de voir … ?" ou "Parvenez-vous à voir... ?").

On dit par exemple : "As-tu vu le magnifique voilier qui sort du port ?".

Ou : "Vous avez vu ces étoiles filantes ?".

    • Enfin, le verbe "Voir" s’emploie dans le sens de : rendre visite à une personne ou rencontrer quelqu’un régulièrement.

On dit par exemple : "Je suis allé voir ma grand-mère".

Ou : "Ma soeur a vu son fiancé hier".

  • tandis que "Regarder" est un acte volontaire, intentionnel.
    • “Regarder” signifie ainsi : porter son regard sur quelque chose ou sur quelqu’un. Lorsque l'on regarde, on dirige volontairement, consciemment ses yeux sur quelque chose ou sur quelqu’un. On est actif car on est attentif à ce que l'on voit.

On dit par exemple : "Dimanche, j’ai regardé de vieux albums photos familieux avec mes grands-parents".

Ou : "Mon grand-père regarde les navires qui entrent et sortent du port".

    • Conjugué à l’impératif, le verbe “Regarder” s’utilise également pour attirer l’attention d’une personne à qui l'on souhaite montrer quelque chose.

On dit par exemple : "Regardez la guenon ! Elle est en train d'allaiter son petit !".

Ou : "Regarde comment il fait, pour apprendre !".

Deux exemples concrets dans lesquels les deux verbes peuvent être utilisés :

Dans les deux cas, on utilise le verbe “Voir” pour parler de l’expérience .

Et le verbe “Regarder” pour parler de l’action.

  • "Voir un documentaire" ou "Regarder un documentaire" :
    • "Ma fille a vu ce documentaire la semaine dernière" (expérience).
      Ou : "Nous souhaitons voir ce documentaire que ma fille nous a recommandé" (expérience).
    • "Nous sommes en train de regarder un documentaire" (action).
    • Ou : "Je regardais un documentaire lorsque tu as sonné" (action).
  • "Voir une arrestation" ou "Regarder une arrestation" :
    • "Hier j'ai vu un jeune se faire arrêter à la gare" (expérience).
    • "Ce matin, j'ai regardé un homme se faire arrêter dans le métro" (action).

Source : parlez-vous-french.com

Quelle est la différence entre "Le réchauffage" et "Le réchauffement" ?

Ces deux substantifs masculins paronymes du langage courant ne doivent surtout pas être confondus.

Ils désignent en effet respectivement :

  • "Le réchauffage" :
    • l'action de chauffer à nouveau un objet ou une substance,.

On dit par exemple : "Le réchauffage de cette sauce doit se faire à feu très doux".

    • ou : le résultat de cette action.

On dit par exemple : "Le réchauffage de ce plat peut s'effectuer au four micro-ondes".

Le réchauffage d'une assiette de pâtes au four micro-ondes

  • et "Le réchauffement" :
    • au sens propre :
      • l'action de donner ou de redonner de la chaleur, en particulier au corps d'un être animé.

On dit par exemple : "Frictionner vigoureusement une personne victime d'hypothermie procure généralement un réchauffement suffisant".

      • le fait de se réchauffer, de reprendre de la chaleur, de devenir plus chaud.

On dit par exemple : "On assiste à un brusque réchauffement de la température au printemps".

Le réchauffement printanier

Ou : "Les conséquences du réchauffement climatique sont encore probablement très sous-estimées".

Le réchauffement climatique

      • et en horticulture :
        • l'ajout de fumier neuf à du fumier ancien, afin de réchauffer les couches refroidies.
        • ou : ce fumier neuf destiné à réchauffer les anciennes couches.

On dit par exemple : "Il va falloir que je remue ce réchauffement".

Et l'on parle également de "Réchaud".

Le "réchauffement" ou ajout de fumier neuf à du fumier ancien

    • et au sens figuré : le réconfort.

On dit par exemple : "Toutes ces délicates attentions contribuaient manifestement au réchauffement du malheureux vieillard".

Source : www.cnrtl.fr