Ne pas confondre : "Infecter" et "Infester" !

Ces deux verbes paronymiques du langage courant sont souvent confondus, alors qu'ils possèdent des significations sensiblement différentes :

  • "Infecter" signifie en effet :
    •  contaminer ; communiquer, transmettre des germes infectieux ou des microbes susceptibles de produire une infection générale ou locale.

On dit par exemple : "Il faudra vérifier que cette plaie ne s'infecte pas".

    • par analogie :
      • empester, empuantir, répandre une odeur infecte ; imprégner l'air ou un lieu d'émanations malsaines, puantes.

On dit par exemple : "Un ivrogne assoupi infecte le wagon".

      • contaminer un ordinateur par un logiciel malveillant.

On dit par exemple : "Ce virus risque d'infester tous nos ordis".

    • et au figuré : contaminer, corrompre, rendre infect, souiller moralement.

On dit par exemple : "Cette revue infecte l'esprit de nos enfants".

  • tandis que "Infester" signifie :
    • lorsqu’on parle d’animaux ou de plantes nuisibles : envahir et foisonner, pululler ; se répandre à profusion au point de causer des dommages.

On dit par exemple : "Les mauvaises herbes infestent mon jardin".

Ou : "Les souris infestent le grenier de ma maison de campagne".

    • lorsque l'on parle de personnes, dans le registre soutenu : ravager (un lieu) par des actes violents, des attaques incessantes ou réitérées.

On dit par exemple : "Des bandes organisées infestent certaines banlieues".

Ou : "Les pirates infestent nos côtes".

    • et en médecine, lorsqu'on parle de parasites : entrer dans l'organisme et l'envahir.

On dit par exemple : "L'organisme de mon patient est infesté de parasites".

Ce dernier sens se rapproche évidemment du premier sens du verbe "Infecter", mais l'idée de contamination est absente du verbe"Infester".

Ce qui n'empêche pas un agent qui infeste l'organisme d'être une cause d'infection ! Ainsi, une gorge "infestée" de staphylocoques peut s'"infecter".

Mais qui a dit que le français était une langue compliquée ?

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, bdl.oqlf.gouv.qc.ca et www.larousse.fr

"Former des voeux" ou "Former un voeu" et "Formuler des voeux" ou "Former un voeu".

Ces locutions verbales paronymiques sont malheureusement souvent confondues alors qu'elles possèdent des significations très différentes :

  • "Former des voeux" ou "Former un voeu" signifie en effet : émettre, énoncer ou exprimer des voeux ou un voeu.

On dit par exemple : "Je forme des voeux pour que ton père guérisse".

  • tandis que "Formuler des voeux" ou "Formuler un voeu" désigne la façon dont on exprime ou rédige ledit voeu.

On dit par exemple : "J'ai formulé des voeux amicaux et chaleureux de prompt rétablissement au père de mon voisin".

"Joli" ou "Beau", "Jolie" ou "Belle", "Joliesse" ou "Beauté" ?

On éprouve souvent quelques difficultés à distinguer correctement les notions de "Beauté " et de "joliesse", ainsi que les adjectifs y afférant, que l'on a parfois tendance - à tort - à utiliser de manière indifférenciée.

Pouretant :

  • au-delà d'une rare beauté naturelle, l'adjectif "beau" ou "belle", issu du latin "bellus" ("beau, gracieux, élégant"), sous-entend une admiration en raison de qualités supérieures.

Au-delà de leur seule apparence physique attrayante, la "belle femme" et le "bel homme" possèdent ainsi une pureté d'âme, un comportement et une moralité exceptionnels.

Une belle femme
Une belle femme
  • ce qui n'est pas nécessairement le cas de la "jolie personne".

L'adjectif "joli" ou "jolie" désigne en effet un agrément ou un plaisir, qui peut n'être que superficiel, par son caractère gracieux et bien fait.

Ainsi, une "jolie femme" se pare-t-elle pour être "agréable à regarder" tandis qu'une "belle femme" est naturellement "admirable".

Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage
Une jolie femme, avant et après maquillage

Source : www.lefigaro.fr

"Un ligre" et "Un tigron".

Un lion et une tigresse "félins pour l'autre"

Dans les deux cas, il s'agit de félins hybrides, nés - en captivité - de l'union d'un lion et d'un tigre :

Un ligre, croisement hybride d'un lion et d'une tigresse
Un ligre, croisement hybride d'un lion et d'une tigresse
  • mais tandis que le ligre (lion tigre) est issu d'un papa lion et d'une maman tigresse,
Un tigron, croisement hybride d'un tigre et d'une lionne
Un tigron, croisement hybride d'un tigre et d'une lionne
  • le tigron (tigre lion) est issu d'un papa tigre et d'une maman  lionne.

Du fait tant de l'éloignement géographique, que des périodes de reproduction différentes ou du comportement différent de chaque espèce vis-à-vis de l'autre, ligres et tigrons n'existent pas dans la nature.

Et leur existence relève - à mon sens - d'une parfaite absence d'éthique de la part des personnes mettant en contact des individus de ces deux espèces.

Petit moyen mnémotechnique pour vous souvenir de la différence : la première partie de ce type de mots-valises correspond toujours au nom du mâle :

  • "Ligre" commence par "Li", donc le papa est un lion. Et la maman, par voie de conséquence, une tigresse.
  • "Tigron" commence par "Tigr", donc le papa est un tigre. Et la maman, par voie de conséquence, une lionne (il faut suivre un petit peu, n'est-ce pas !).

Pour finir, sachez que le ligre est le plus grand de tous les félins, puisqu'il peut peser plus de 400 kg et mesurer plus de 3,50 m de long de la tête à la queue !

Un tigre bondissant

Un ligre né en 1897 a pesé jusqu'à 479 kg et Hercule, un ligre de 410 kg, né aux États-Unis, atteignait les 3,60 m, soit tout de même la longueur d'une Twingo 2 !

Hercule, un ligre de 410 kg, né aux États-Unis, qui atteignait les 3,60 m !
Hercule, un ligre de 410 kg et 3,60 m de long !

Vous voilà désormais incollable sur le sujet, avec un bon sujet de conversation pour la machine à café !

Source : www.wikipedia.org

"Paysan", "Agriculteur" et "Exploitant agricole".

Un agriculteur dans un champ

Ces trois mots ou locutions nominales du langage courant ne désignent pas exactement la même chose :

  • Le terme de "paysan" désignait autrefois celui qui vivait à la campagne, par opposition au citadin.

Devenu péjoratif avec l’industrialisation de l’agriculture, ce terme retrouve actuellement ses lettres de noblesse en même temps que le retour aux "vraies" valeurs.

De ce fait, il sert aujourd’hui à désigner celui qui travaille la terre avec respect.

  • La qualification d’"agriculteur" a succédé à celle de paysan, pour ne plus désigner seulement celui qui vivait à la campagne mais aussi le métier de celui qui cultive.

On l’utilise aujourd’hui un peu à outrance, ne faisant plus la différence entre les modes de culture, pourtant rendu nécessaire de par leur évolution.

La qualification d’agriculteur ne devrait en effet être réservée qu’à celui qui cultive, par opposition à celui qui exploite.

  • La notion d’"exploitant agricole" est apparue avec le développement de l’agro-industrie.

Cette qualification est aujourd’hui synonyme d’industrialisation, de mondialisation de l’agriculture, où l’exploitation des sols et de la main d’oeuvre est le maître-mot.

"Vénéneuse" ou "Vénéneux" et "Venimeuse" ou "Venimeux".

Ces adjectifs du langage courant sont parfois confondus alors qu'ils possèdent des significations apparentées mais néanmoins distinctes :

  • "Vénéneuse" ou "Vénéneux" signifie en effet :
    • au sens propre : toxique, contenant un poison ou pouvant empoisonner.

Il peut s'appliquer aux animaux ou à certaines substances minérales contenant un poison toxique à l’ingestion, voire au simple contact, provoquant des troubles, éventuellement mortels.

Mais il est principalement utilisé à propos des végétaux, notamment les champignons.

 Il vient du mot latin "venenosus" signifiant "qui empoisonne", lui-même dérivé de "venenum",  signifiant "poison".

On dit par exemple : "La belladone est une plante vénéneuse".

La belladone, une plante herbacée vénéneuse parfois appelée "Belle cerise", "Belle-dame", "Bouton noir", "Berise de juif", "Cerise du diable", "Cerise empoisonnée", "Guigne de côte", "Herbe empoisonnée", "Mandragore baccifère", "Morelle furieuse », "Morelle marine", "Morelle perverse" ou "Permenton"
La belladone, une plante herbacée vénéneuse parfois appelée "Belle cerise", "Belle-dame", "Bouton noir", "Berise de juif", "Cerise du diable", "Cerise empoisonnée", "Guigne de côte", "Herbe empoisonnée", "Mandragore baccifère", "Morelle furieuse », "Morelle marine", "Morelle perverse" ou "Permenton"

Ou : "L'amanite tue-mouches est un champignon vénéneux".

L'amanite tue-mouches, le plus célèbre des champignons vénéneux
L'amanite tue-mouches, le plus célèbre des champignons vénéneux
    • et au sens figuré, dans le registre soutenu : ayant des effets néfastes pour autrui, pouvant faire du mal.

On dit par exemple : "Ce journal véhicule des propos vénéneux".

  • tandis que "Venimeuse" ou "Venimeux" signifie :
    • au sens propretoxique, contenant un poison ou pouvant empoisonner.

Et s'applique aux animaux produisant du venin ou aux organes qui le sécrètent.

Il a été formé à partir du mot "venin", raison pour laquelle il s'écrit "vEnimeux" et non "vÉnimeux" comme on l'entend parfois.

On dit par exemple : "La couleuvre n'est pas une espèce venimeuse".

Une couleuvre à collier
Une couleuvre à collier

Ou : "La vipère et le cobra sont des serpents venimeux".

Une vipère aspic
Une vipère aspic
Un cobra royal
Un cobra royal

Mais également : "La raie possède un dard venimeux extrêmement dangereux".

Un dard (ou "aiguillon") de raie
Un dard (ou "aiguillon") de raie
La blessure infligée par un dard (ou "aiguillon") de raie
La blessure infligée par un dard (ou "aiguillon") de raie
    • et au sens figuré, dans le registre soutenu : empreint de méchanceté, de haine, en parlant d'une personne ou d'un comportement.

On dit par exemple : "Ce parti diffuse une idéologie venimeuse".

Ou : "Le violeur continuait de jeter sur sa victime un regard venimeux".

Sources : bdl.oqlf.gouv.qc.ca et www.larousse.fr

"Significatif" et "Signifiant" ou "Le signifiant".

Ces mots paronymiques ont des significations assez proches et sont parfois confondus :

  •  "Significatif" est un adjectif voulant dire :
    • éloquant, parlant, révélateur ; qui signifie, exprime, indique, manifeste ou renseigne clairement, nettement, sans ambiguïté.

On dit par exemple : "Cet exemple est significatif".

    • lourd de sens, à quoi on attribue facilement telle interprétation, qui renseigne sur quelque aspect.

On dit par exemple : "Les chiffres du dernier trimestre sont significatifs".

  • "Signifiant" est :
    • soit un adjectif voulant dire :
      • qui signifie, qui a et transmet une signification, qui exprime beaucoup de choses.

On dit par exemple : "Ce choix n'est pas signifiant".

      • en linguistique : qui est porteur de signification, qui a du sens, qui fonctionne en tant que signe.

On dit par exemple :

      • et en théologie : qui signifie et opère.

On dit par exemple : "Les sacrements sont les signes signifiants et effectifs de la grâce".

    • soit le participe présent du verbe signifier, qui peut vouloir dire, selon le contexte :
      • Indiquer, marquer quelque chose, avoir comme sens,

On dit par exemple : "Elle m'a lancé un regard signifiant : Courage !".

      • exprimer ce que l’on entend par un mot, par une locution, par une phrase, en parlant de langue et de grammaire,

On dit par exemple : "Sea est un mot anglais signifiant Mer en français".

      • notifier, déclarer, faire connaître quelque chose par des signes évidents, des paroles expresses.

On dit par exemple : "Il m'a donné ses instructions sur un ton signifiant que je n'avais pas intérêt à contester".

      • dans le domaine judiciaire : notifier par voie de justice, par ministère d’huissier.

On dit par exemple : "Il faudra agir très vite en signifiant l'arrêt sous 48 heures".

  • et "Le signifiant" est un substantif  utilisé en linguistique, selon une terminologie instaurée par le linguiste suisse Ferdinand de Saussure (26 novembre 1857 - 22 février 1913)et .

Il désigne : la forme concrète, matérielle et sensible (image acoustique ou symboles graphiques) du signe linguistique, renvoyant arbitrairement à un concept, le "signifié".

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Inclinaison" et "Inclination".

Ces deux subtantifs féminins paronymiques ont la même origine latine, le verbe "Inclinare".

Mais ils ont malheureusement tendance à être confondus, alors qu'ils possèdent des significations distinctes et ne doivent donc pas être employés l'un pour l'autre :

  • "Inclinaison"appartient en effet au langage courant et désigne :
    • L'ÉTAT DE CE QUI EST INCLINÉ, penché ou courbé par rapport à un axe de référence ; l'obliquité d'une ligne, d'un plan par rapport à un autre plan, en particulier celui de l'horizon ; la position inclinée d'un corps, ou d'une partie d'un corps par rapport à la verticale.

On dit par exemple : "La forte inclinaison de ce toit (ou de ce terrain) facilite l’écoulement des eaux.

Ou : "L'inclinaison de ce mur m'inquiète assez".

  • tandis que "Inclination" désigne :
    • au sens propre : L'ACTION D'INCLINER en avant la tête ou la partie supérieure du corps, de courber la tête, le buste, souvent en signe d'acquiescement, de respect, de politesse ou de salutation.

On dit par exemple : "Il m'a remercié par une petite inclination du buste, et sa femme a approuvé ma remarque par une inclination de la tête".

    • et au sens figuré : un penchant, une tendance, une force intérieure et naturelle orientant spontanément ou volontairement une personne vers un objet, un genre d'activité, d'occupation, etc.

On dit par exemple : "Mon fils a une inclination à la paresse".

Ou : "Mon épouse a une véritable inclination pour les langues et les apprend avec plaisir et facilité".

    • dans le registre désuet : un mouvement spontané de l'âme entraînant une personne vers une autre, inspiré par la sympathie, l'affection, l'amitié, voire l'amour.
    • On dit par exemple : "Avoir une inclination pour son petit-fils".

Ou : "Éprouver une vive inclination pour la fille de son meilleur ami".

Même si elles phonétiquement très ressemblantes et qu'elles possèdent des significations très proches, les formules "Une inclinaison de la tête" et "Une inclination de la tête" ne sont donc absolument pas synonymes !

Sources : www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr, www.academie-francaise.fr et www.larousse.fr

"Inclinaison de la tête" et "Inclination de la tête".

Ces deux locutions nominales féminines, même si elles phonétiquement très ressemblantes ne sont cependant pas synonymes puisque :

  • "L'inclinaison de la tête" désigne : l'état penché, incliné de la tête par rapport à l'axe vertical que constitue le reste du corps.
  • tandis que "L'inclination de la tête" désigne : l'action d'incliner en avant la tête.

Autrement dit : "L'inclinAISON de la tête" résulte de "l'inclinATION de la tête" !

Sur un sujet contigu, je me permet de vous recommander la lecture de mon article consacré à la différence entre les mots "Inclinaison et "Inclination".

Sources : www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr, www.academie-francaise.fr et www.larousse.fr

"Un réalisateur" et "Un cinéaste".

  • "Un réalisateur" ou "Une réalisatrice" est une personne dirigeant la fabrication d'une oeuvre audiovisuelle, généralement pour le cinéma ou la télévision, mais aussi pour la musique enregistrée ou la fabrication d'une émission de radio (dans ce cas, on parle plus volontiers de "metteur en ondes").

Il est un peu l'équivalent du metteur en scène de théâtre.

  • et "Un cinéaste" (un mot inventé vers 1920 par le réalisateur Louis Delluc) est un artiste pratiquant le cinéma.

Certains réalisateurs de films créant des longs ou courts métrages dont ils sont les créateurs uniques (scénario et mise en scène) préfèrent se nommer "cinéastes", un terme qui ferait à leur avis plus référence à la création que le terme de "réalisateurs", qui évoquerait plutôt le partage des tâches dans une équipe technique.

Cependant, le terme "cinéaste" englobe d'autres métiers tels que le directeur de la photographie et l'ingénieur du son qui se disent aussi cinéastes.

Source : wikipedia.org

"Un poème" et "Une poésie".

Ces deux mots du langage courant sont souvent confondus, à tort.

La confusion résulte vraisemblablement, je pense, de ce que l'on entend souvent un écolier dire "J'ai une poésie à apprendre".

Alors que ce qu'il doit apprendre est "un poème".

  • "LA poésie" est en effet un genre littéraire (comme le roman ou le théâtre) désignant notamment l'art de manier les vers et les rimes afin de composer des poèmes.
  • tandis que "Un poème" est une oeuvre littéraire ; un texte relevant de la poésie, en vers ou en prose rythmée.

À l'instar du "Phonème" pour la "Phonétique" ou du "Graphème" pour la "Graphie".

Source : fr.quora.com

"Un auteur dramatique" et "Un dramaturge".

La salle de l'Opéra national du Rhin, vue depuis la scène

Ces deux substantif masculins sont souvent utilisés comme synonymes alors même qu'ils revêtent pourtant aujourd'hui des significations différentes.

  • La locution nominale masculine "Un auteur dramatique" désigne en effet une personne qui écrit oeuvres dramatiques, c'est à dire des pièces de théâtre.
  • le substantif masculin "Un dramaturge" (que je n'ai pour ma part jamais utilisé car je l'ai toujours trouvé très laid) avait autrefois exactement la même fonction, les deux mots étant alors rigoureusement synonymes.

Aujourd'hui, cependant, ce mot a pris un autre sens, puisqu'il désigne une fonction qui n'est plus d'écrire des pièces et s'applique à quelqu'un qui souvent n'est pas un auteur.

Conseiller littéraire et théâtral, le dramaturge - ou "conseiller dramaturgique" - est attaché à un théâtre national, un centre dramatique national ou une compagnie de renommée internationale.

Au sein de l'équipe artistique, il est le plus proche collaborateur du directeur ou du metteur en scène.

Représentant une sorte d'instance de réflexion", son travail de dramaturgie se situe en amont et en aval d'un spectacle.

Le dramaturge et le metteur en scène se partagent la réalisation théâtrale d'une oeuvre dramatique : le dramaturge prend en charge le travail théorique tandis que le second assure l'élaboration scénique en liaison directe avec les comédiens.

Les fonctions du dramaturge varie selon son degré de notoriété et selon la place qu'il lui est accordée : lecture des manuscrits, des pièces au programme, recherche documentaire sur et autour de l'oeuvre, analyse et explication des principes de construction de l'oeuvre, définition de son idéologie, adaptation en langage théâtral ou traduction de l'oeuvre si nécessaire,  élaboration et rédaction du programme, participation aux répétitions en tant que critique interne.

Cet intellectuel est bien évidemmment un littéraire. On peut accéder à ce métier par de longues et laborieuses études universitaires. Par ses connaissances très étendues et affinées sur l'histoire et l'esthétique du théâtre et des auteursdramatiques, il est amené très souvent à transmettre son savoir en devenant enseignant de théâtre à l'université ; tout en s'adonnant parfois à l'écriture dramatique.

Chercheur impétinent, ce théoricien du théâtre collabore à de nombreuses revues spécialisées, ouvrages théoriques ou essais.

www.cnt.fr

"Un écailler" et "Un écailleur" : celui qui ouvre les huîtres n'est pas forcément celui auquel on pense !

Ces deux substantifs paronymiques du langage courant sont facilement confondus, alors qu'ils désignent des choses tout à fait différentes :

  • "Un écailler" est en effet un commerçant spécialisé dans la vente et l'ouverture des huîtres et autres coquillages.

Écailler des huîtres

Dans les restaurants dotés d'une étale extérieure présentant fruits de mer et crustacés, l'écailler est en charge de la préparation des produits de la mer commandés par les clients (en salle ou à emporter).

Il ouvre les huîtres, prépare les différents mollusques et coquillages, dresse les plateaux de fruits de mer et autres préparations de langoustines, tourteaux, crevettes, etc.

Connaissant parfaitement les différents produits de la mer, il conseille la clientèle dans ses choix.
Et, avant chaque service, dresse l'étalage des fruits de mer, en veillant à en faire une belle présentation, ainsi qu'à la bonne réfrigération des produits et à leur état de fraîcheur.

Le breton Marcel Lesoille, 11 fois champion du monde des écaillers et détenteur du record du monde d'ouverture d'huîtres avec 2 64 huîtres ouvertes en... une heure !
Le breton Marcel Lesoille, 11 fois champion du monde des écaillers et détenteur du record du monde d'ouverture d'huîtres avec 2 064 huîtres ouvertes en... une heure !
  • tandis que "Un écailleur" est l'ustensile de cuisine utilisé pour écailler les poissons.
Un écailleur à poissons
Un écailleur à poissons

Sources : www.carrefour.fr et www.lhotellerie-restauration.fr

"Impoli" et "Malpoli".

Ces deux adjectifs aux significations relativement proches sont souvent employés indifféremment ne relèvent pas du même niveau de langue :

  • "Impoli" relève du langage courant et signifie : frustre, grossier, manquant de politesse, de savoir-vivre, de culture et d’instruction.

On dit par exemple : "Il est impoli de passer ainsi chez quelqu'un sans prévenir".

  • tandis que "Malpoli" appartient au registre familier et signifie : grossier, mal élevé ; faisant preuve d'un manque d'éducation, qui choque les bienséances ;

On dit par exemple : "Espèce de petit malpoli : tu vas tout de suite dire pardon à cette petite fille !".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, www.lefigaro.fr et wiktionary.org