"Une maladie rare" et "Une maladie orpheline".

Ces deux appellations - certes souvent liées - sont parfois confondues :

  • "Une maladie rare" est une maladie affectant moins de une personne sur 2 000.

Cela peut sembler peu mais représente tout de même... 33 500 en France et 3,9 millions dans le monde, ce qui me paraît personnellement énorme.

Surtout lorsque l'on sait que plus de 6 000 maladies rares sont répertoriées à ce jour !

Et que malheureusement, 99 % des maladies rares sont des maladies orphelines.

  • Or "une maladie orpheline" est une maladie pour laquelle il n’existe pas de traitement.

Et cela alors même que 75 % des maladies orphelines touchent des enfants.

Que 80% sont invalidantes, chroniques et invisibles.

Et qu'elles affectent au total entre 6 et 8 % de la population, soit environ 4,6 millions de personnes en France et 546 millions dans le monde !

"Quoi que" ou "Quoique".

Bien que parfairement homonymes et exprimant tous deux une concession, ce pronom relatif indéfini et cette conjonction de subordination ont néanmoins des significations sensiblement différentes et ne doivent donc pas être confondus :

  • "Quoi que" (ou "Quoi qu'" devant une voyelle) est un pronom relatif indéfini qui exprime une concession.

Il signifie "Quelque soit la chose que (ou qui)" et peut être remplacé par la formule "Peu importe".

On dit par exemple : "Quoi que je dise, tu n'es jamais d'accord".

Ou : "Quoi qu'il arrive, tu auras ton examen".

  • et "Quoique" est une conjonction de subordination qui exprime une concession et peut être remplacé par les formules "Bien que" ou "Encore que".
    • On l'utilise pour émettre une réserve sur un qualificatif ("Bien que").

On dit par exemple : "Quoique malade, il demeure très robuste".

    • Ou pour introduire une objection après un temps de réflexion ("Encore que").

On dit par exemple : "Je viendrais bien te voir, quoique je demeure fatigué".

Sources : www.larousse.fr et www.francaisfacile.com

"Quelquefois" et "Quelques fois".

Cet adverbe et cette locution nominale homophones du langage courant sont assez souvent confondus, bien qu'ils aient des significations sensiblement différentes :

  • "Quelquefois" est un adverbe qui signifie "Parfois, de temps en temps, à l'occasion".

On dit par exemple : "Quelquefois je culpabilise de ne pas relire assez mes articles qui comportent, je le sais bien, beaucoup trop de fautes...".

Ou : "Quelquefois un ministre prend une mesure judicieuse".

  • tandis que la locution nominale "Quelques fois" signifie "À un petit nombre de reprises".

On dit par exemple :"J'appelle mon père au téléphone quelques fois par an".

Ou : "J'ai fait du sport quelques fois dans ma vie".

Source : bdl.oqlf.gouv.qc.ca

"De tout temps" et "De tous temps".

Ces deux locutions adverbiales homophones du langage courant ont un sens légèrement différent.

Et elles signifient respectivement :

  • "de touT temps" : "toujours" ou "continuellement".

On dit par exemple : "De tout temps l'État invente de nouveaux impôts".

Il s'agit de l'orthographe la plus courante et elle est utilisée environ trois plus que la seconde.

  • et "de touS temps" : "à toutes les époques".

On dit par exemple : "De tous temps, l'Homme a voulu essayer de contrôler la nature".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"Arthrite" et "Arthrose".

L'arthrite et l'arthrose sont deux maladies de la famille des rhumatismes concernant les articulations et entraînant des douleurs parfois invalidantes.

Il convient de ne pas les confondre mais il n'est pas forcément facile de les distinguer.

L'arthrite est une inflammation des articulations, alors que l'arthrose est une maladie dite "mécanique".

Les signes physiques et biologiques, les causes et les traitements de ces deux maladies sont donc très différents.

  • L'arthrite est une inflammation de la membrane entourant l'articulation, qui entraîne la sécrétion de quinines, des substances qui détruisent petit à petit l'articulation. Elle occasionne des douleurs surtout au repos (notamment la nuit), qui peuvent diminuer lors d'une activité physique ou d'un "dérouillage" matinal. Elle concerne principalement les articulations des mains et des pieds.

"Arthrite" est un terme général qui regroupe de nombreuses pathologies. L'arthrite peut en effet avoir une cause infectieuse (arthrite septique), immunitaire (la polyarthrite rhumatoïde) ou même métabolique (la goutte). Parfois, elle accompagne aussi un psoriasis et l'on parle alors d'arthrite psoriasique.

La déformation de l'articulation est dite "chaude", car elle s'accompagne de signes physiques comme des rougeurs, un gonflement ou un échauffement local (arthrite aiguë).

Lorsque l'arthrite est chronique, les douleurs sont qualifiées d'inflammatoires : elles surviennent au repos et réveillent la nuit. Les articulations nécessitent un "dérouillage" matinal, le temps qu'elles s'échauffent et que la raideur passe. Les articulations se déforment parfois, parallèlement à l'évolution de la maladie, comme dans la polyarthrite ankylosante.

Traitement de l'arthrite :

Il est variable en fonction de la cause de la maladie.

Des antibiotiques sont prescrits dans le cas d'une arthrite de nature infectieuse, causée par une bactérie, des biothérapies (basées sur l'emploi de micro-organismes vivants ou de substances prélevées sur des organismes vivants) pour les arthrites ayant une origine auto-immune, et les anomalies biologiques sont traitées dans les cas d'arthrites d'origine métabolique (par exemple l'augmentation de l'acide urique dans la goutte grâce à des médicaments et un régime alimentaire approprié).

La douleur est soulagée par les antalgiques classiques (paracétamol, anti-inflammatoires).

  • L'arthrose est une altération "mécanique" du cartilage, qui recouvre l'articulation : le cartilage articulaire s'abîme peu à peu et s'amincit jusqu'à disparaître, ne remplissant plus son rôle de facilitateur de mouvements. La production de liquide synovial, servant de lubrifiant, s'amoindrit, laissant les os constituant l'articulation à vif, les uns contre les autres, lors des mouvements.

Si l'arthrose est une maladie qui peut être liée à l'âge, il existe aussi des facteurs favorisant son apparition chez les plus jeunes (un patient sur trois a moins de 40 ans). Les anomalies anatomiques, les traumatismes liés à une grande pratique sportive et la surcharge pondérale (obésité et surpoids) peuvent être à l'origine de l'arthrose.

Les articulations les plus touchées sont celles du genou, de la hanche ou de la colonne vertébrale (le cou en paticulier).

À l'inverse de l'arthrite, l'arthrose entraîne plutôt des douleurs lors des mouvements. Elles surviennent le jour, augmentent lors de l'effort, sont plus importantes en fin de journée et calmées par le repos. Des craquements sont fréquents et aucun signe d'inflammation (chaleur, rougeur, oedème) n'est présent.

La déformation de l'articulation est dite "froide", car elle ne s'accompagne d'aucun signe d'inflammation locale et ne se voit pas.

Traitement de l'arthrose :

L'arthrose a longtemps été considérée comme inéluctable et sa prise en charge laissait à désirer.

À l'heure actuelle, on tente de soulager les douleurs à l'aide d'antalgiques (paracétamol, anti-inflammatoires durant les poussées). Les infiltrations sont de deux types : à l'aide de corticoïdes pour un effet anti-inflammatoire ou à base d'acide hyaluronique pour pallier l'insuffisance de liquide synovial et consolider le cartilage. Mais elles ne sont plus prises en charge par l'Assurance-maladie. De même que les anti-arthrosiques d'action lente (glucosamine, chondroïtine sulfate, Piasclédine®) qui agissent en quelques semaines.

Sinon, les traitements visent principalement à réduire le facteur de risque, avec par exemple un régime diététique dans le cas d'une obésité, une chirurgie préventive dans le cas d'une anomalie anatomique. Ou la pose d'une prothèse.

Et la pratique d'une activité physique modérée est naturellement vivement conseillée, afin d'éviter une prise de poids pesant sur l'articulation et accélèrant le phénomène d'arthrose.

Source : www.topsante.com et www.allodocteurs.fr

La "Métrologie" n'a rien à voir avec le temps qu'il fait et ne saurait être confondue avec la "Météorologie" !

Ces deux mots paronymes ont bien évidemment des significations radicalement différentes :

  • La "MéTROlogie" désigne en effet la science de la mesure.

Elle définit les principes et les méthodes permettant de garantir et maintenir la confiance envers les mesures résultant des processus de mesure.

Il s'agit d'une science transversale s'appliquant dans tous les domaines où des mesures quantitatives sont effectuées.

On peut distinguer, artificiellement, différents aspects de la métrologie pour faciliter sa compréhension :

    • la métrologie fondamentale, ou scientifique, qui vise à créer, développer et maintenir des étalons de référence reconnus,
    • la métrologie industrielle, la plus fréquente, qui permet de garantir les mesures, par exemple d'un processus de fabrication, souvent dans le cadre d'un contrôle qualité, lié à un système de gestion de la qualité,
    • et la métrologie légale, liée aux mesures sur lesquelles s'appliquent des exigences réglementaires.
  • Tandis que la "MéTÉOrologie" désigne l'étude scientifique des phénomènes atmosphériques, ainsi que des météores (à ne pas confondre avec les... météorites !).

Cette science a ainsi pour objet l'étude des nuages, des précipitations ou du vent dans le but de comprendre comment ils se forment et évoluent en fonction des paramètres mesurés tels que la pression, la température et l'humidité.Il s'agit d'une discipline traitant principalement de la mécanique des fluides et de la thermodynamique mais qui fait usage de différentes autres branches de la physique, de la chimie et des mathématiques. Purement descriptive à l'origine, la météorologie est devenue un lieu d'application de ces disciplines. Pour ce faire elle doit s'appuyer sur un réseau cohérent d'observations. Le premier du genre - concernant un territoire multinational étendu - est apparu en 1854, sous la direction du français Le Verrier, qui établit un réseau européen de données atmosphériques fonctionnant de manière opérationnelle dès 1856.

La météorologie moderne permet d'établir des prévisions de l'évolution du temps en s'appuyant sur des modèles mathématiques à court comme à long terme, qui assimilent des données de nombreuses sources dont les stations, les satellites et les radars météorologiques.

La météorologie a des applications dans des domaines très divers comme les besoins militaires, la production d'énergie, les transports (aériens, maritimes et terrestres), l'agriculture, la médecine, la construction, la photographie aérienne ou le cinéma.

Elle est également appliquée pour la prévision de la qualité de l'air.

Source : wikipedia.org

"Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne", en tant qu'adjectifs.

Tous ces adjectifs se rapportent naturellement à l'écrivain français de la Renaissance François Rabelais.

Ils ont cependant des significations fort différentes, puisque :

  • "Rabelaisant" ou "Rabelaisante" qualifient celui ou celle qui étudie ou est spécialiste de Rabelais et de son oeuvre.

On dit par exemple : "J'ai suivi avec bonheur les cours d'un professeur de littérature rabelaisant".

  • tandis que "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" désignent ce qui rappelle la verve truculente de Rabelais et de son oeuvre.

On dit par exemple : "Frédéric Dard, le père du Commissaire San-Antonio est un auteur rabelaisien".

Voir également mon article "Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" en tant que substantifs" ainsi que ma collection consacrée à "L'héritage langagier de Rabelais".

 

"Athée", "Athéiste" et "Agnostique".

  • Un "Athée" ou "Athéiste" est une personne adepte de l'"athéisme" ou incroyance religieuse, qui ne croit en aucun dieu et nie son (ou leur) existence.
  • Tandis qu'un "Agnostique" refuse de se prononcer et émet des doutes sur une existance divine, refusant de prendre parti dans les débats métaphysiques.

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Une corrélation" et "Un corrélat".

  • Une "corrélation" est une relation réciproque entre deux choses.

On dit par exemple : "On peut établir une corrélation entre l'excès de sédentarité et l'obésité".

  • Tandis que "un corrélat" est ce qui est en relation avec autre chose par le biais d'une corrélation.

On dit par exemple : "L'obésité est un corrélat de l'excès de sédentarité"... puisque ne presque jamais bouger de là où l'on se trouve génère une prise de poids.

"Oiseux" ou "Oiseuse" et "Oisif" ou "Oisive".

Ces adjectifs paronymes du registre soutenu sont fréquemment confondus alors qu'ils ont naturellement des définitions radicalement différentes :

  • "Oiseux" ou "Oiseuse" : "Creux/creuse, inutile, vain/e, ne menant à rien, ne servant à rien, vide de sens, sans intérêt, faisant perdre du temps" (un "discours oiseux", des "propos oiseux", une "discussion oiseuse"),
  • et "Oisif" ou "Oisive" : "N'ayant pas d'occupation, désoeuvré/e, inactif/ve" ("rester oisif", "mener une vie oisive").

"Oisif" et "Oisive" sont également des substantifs désignant des personnes oisives.

Source : www.larousse.fr

"Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne", en tant que substantifs.

Tous ces substantifs se rapportent naturellement à l'écrivain français de la Renaissance François Rabelais

Mais - à la différence des adjectifs homonymes -, leurs significations sont très proches les unes des autres, puisque, en effet, :

  • "Rabelaisant" ou "Rabelaisante" désignent une personne qui étudie ou est spécialiste de Rabelais et de son œuvre.

On dit par exemple : "J'ai suivi avec bonheur les cours d'un rabelaisant émérite".

  • tandis que "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" désignent un connaisseur de Rabelais et de son oeuvre, un partisan de sa doctrine ou un écrivain dont l'oeuvre s'inspire de Rabelais.

On dit par exemple : "Molière était un grand rabelaisien".

Voir également mon article ""Rabelaisant" ou "Rabelaisante" et "Rabelaisien" ou "Rabelaisienne" en tant qu'adjectifs" ainsi que ma collection consacrée à "L'héritage langagier de Rabelais".

"Meuble d'époque" et "Meuble de style".

On a souvent du mal à distinguer le "meuble d'époque" du "Meuble de style".

La lecture de cet article vous permettra - je l'espère - d'y voir plus clair et ne plus vous poser la question à l'avenir.

  • Un "meuble d'époque" est un meuble fabriqué pendant l'époque correspondant au nom du style en cours. Ils sont rares, chers et souvent trop fragiles pour une utilisation courante.
  • Un "meuble de style" est un meuble fabriqué après l'époque correspondant au nom du style. Il s'agit d'une copie de meuble d'époque.

Certains styles de meuble, comme le Louis XVI, sont plus faciles à copier, aussi les retrouve-t'on en plus grand nombre sur le marché.

Il existe deux catégories de "meubles de style" :

        • Un "meuble de style d'ébénisterie" :

Ce type de meuble est réalisé à l'unité, souvent sur commande, dans les ateliers des artisans-ébénistes.

Sa qualité d’exécution et sa fidèle reproduction lui confère un cachet immédiat et une valorisation certaine sur le long terme.

Ces meubles réalisés pour des connaisseurs complètent ou remplacent souvent des ensembles de meubles d'époque dépareillés. Leur solidité permet un usage quotidien.

Ils cotent en moyenne de cinq à dix fois moins qu'un original d'époque, leur prix démarrant à partir de plusieurs milliers d'Euros.

L'artisan utilise les mêmes techniques et matériaux que le meuble d'époque : merisier, chêne, noyer, acajou ou hêtre pour les sièges. L'assemblage, le ponçage, la teinture, le cirage sont manuels. Les sculptures de caractères sont réalisées à la gouge et le vernis au tampon.

        • Un "meuble de style de série".

La production en série des meubles de style débute dès la fin du XIXe siècle.

Les formes générales du meuble d'époque sont conservées mais les lignes se simplifient. Les motifs de décoration deviennent plus grossiers, moins détaillés et se standardisent.

Les techniques industrielles de découpage à la machine, ponçage, vernissage au pistolet,etc. remplacent le travail manuel de l'artisan.

"Une antiquité" et "Un faux"

  • Enfin, "une antiquité" est un meuble d'époque ou de style âgé de plus de cent ans. Ainsi, les copies de meuble style Louis XV réalisées sous le Second Empire sont par exemple des antiquités.
  • Et "un faux" est une copie ancienne ou récente réalisée dans le but de la faire passer frauduleusement pour un "mobilier d'époque".

Source : www.meubliz.com

"Un condensateur" et "Un condenseur".

  • Un condenseur est un composant électronique élémentaire, constitué de deux armatures conductrices (appelées "électrodes") en influence totale et séparées par un isolant polarisable (ou "diélectrique"), dont la principale propriété est de pouvoir stocker des charges électriques opposées sur ses armatures.

Le condensateur est utilisé principalement pour :

    • stabiliser une alimentation électrique (il se décharge lors des chutes de tension et se charge lors des pics de tension),
    • traiter des signaux périodiques (filtrage…),
    • séparer le courant alternatif du courant continu, ce dernier étant bloqué par le condensateur,
    • stocker de l'énergie, auquel cas on parle de "supercondensateur".
  • tandis qu'un condensateur est un appareil dont la fonction principale est de liquéfier de la vapeur sur une surface froide, ou via un échangeur thermique maintenu froid par la circulation d'un fluide réfrigérant.

Source : wikipedia.org

"Clore" et "Clôturer".

Les verbes "Clore" et "Clôturer" signifient tous deux "Fermer par une enceinte" et "Terminer, mettre un terme à".

Pour bien les distinguer, on doit donc connaître l’évolution temporelle de ces deux verbes et les critiques et usages qui sont rattachés à leurs sens communs :

  • Le verbe "Clore" vient du latin claudere ("Fermer").

En français moderne, "Clore" est employé au sens figuré de "Déclarer terminé" ou de "Mettre fin à", notamment en parlant d’un débat, d’une discussion ou d'une séance d’assemblée.

"Clore" est un verbe défectif, c’est-à-dire que sa conjugaison est incomplète, certaines formes n’étant plus en usage: seules les formes du présent de l’indicatif au singulier ("Je clos", "Tu clos", "Il clôt"), de l’impératif ("Clos") et du participe passé ("Clos", "Close") sont usuelles.

On dit par exemple : "La séance a été close en fin de journée" ou "Je suis parvenue à clore la discussion avant qu’elle ne dégénère".

Cette conjugaison incomplète s’explique par le fait que des verbes concurrents se sont progressivement substitués au verbe "Clore" dans certains sens :

    • Ainsi "Clore" était autrefois utilisé avec le sens de "Fermer, boucher pour condamner un passage, une ouverture".

Mais cet emploi est maintenant considéré comme vieilli et littéraire et a été remplacé dans la langue générale par des verbes comme "Fermer", "Boucher", "Barricader".

On dit par exemple : "Ce passage vers le grenier a été fermé par les anciens propriétaires de la maison" plutôt que "Ce passage vers le grenier a été clos".

    • De même, "Clore" avait anciennement le sens spatial de "Entourer d’une enceinte, d’une clôture.

Mais ce sens aujourd’hui vieilli est remplacé par des verbes tels que "Clôturer" ou "Entourer".

On dit par exemple : "Nos voisins ont entouré leur propriété d’une clôture" plutôt que "Nos voisins ont clos leur propriété".

  • Le verbe "Clôturer" est dérivé du nom "Clôture", qui est de la même famille que "Clore".
    • Il signifie au sens propre : "Entourer, fermer avec une clôture".

On dit par exemple : "Clôturer une piscine" ou "Clôturer une propriété".

    • mais utiliser le verbe "Clôturer" au sens figuré, comme le verbe "Clore", dans le sens de "Terminer ou déclarer terminée quelque chose" est abusif.

On ne devrait donc pas dire : "Clôturer un festival" ou "Clôturer une séance de travail", mais "Clore un festival" ou "Clore une séance de travail" !

Mais comme le verbe "Clore" ne peut pas être employé dans toutes les formes de conjugaison, "Clôturer" l’a progressivement remplacé dans ce sens et a réussi à s’implanter dans l’usage...

Source : bdl.oqlf.gouv.qc.ca

"Un plafonniste" et "Un plafonnier".

Ces deux substantifs qu'il doit être bien difficile de distinguer pour nos amis apprenants de FLE se rapportent naturellement tous deux aux plafonds.

  • Mais "Plafonniste" est un néologisme désignant un spécialiste des plafonds.

Plafonnier

  • tandis que le mot "Plafonnier" désigne un appareil d'éclairage électrique, directement appliqué sur le plafond, sans suspension.

Plafonnier automobile

Le mot s'utilise notamment pour parler de la lampe d'éclairage fixée au plafond des automobiles.

www.cnrtl.fr