"Lever le camp".

Cette locution verbale du langage courant signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire, : quitter l'emplacement de repos et se mettre en marche,
  • et au sens figuré, dans le registre familier, : partir, s'en aller, décamper.

Source : wiktionary.org

"Décamper".

J'aime beaucoup ce verbe du registre familier qui signifie "Partir précipitamment, se sauver, s'enfuir, déguerpir".

Et dont l'origine militaire est évidemment directe puisque "Décamper", c'est originellement "Lever le camp" !

On dit par exemple : "Avec la raclée qu'elles ont reçue, ces fieffées canailles vont décamper sans demander leur reste !".

"Sans tambour, ni trompette" et "Avec tambour et trompette".

Ces deux expressions d'origine militaire signifient respectivement :

  • Sans avertir quiconque, sans se faire remarquer, sans bruit, discrètement, en secret.
  • En se faisant remarquer, bruyamment, au vu et au su de tous.

Source : wiktionary.org

 

"Jusqu'à la garde", "Enferré jusqu'à la garde" ou "S'enferrer jusqu'à la garde".

Ces deux expressions du langage courant font référence à l'épée ; la garde étant, sur une arme blanche, la partie en forme de coquille ou/et de branche perpendiculaire à l'axe de l'arme, destinée à protéger la main tenant l'arme.

  • "Jusqu'à la garde" signifie donc :
    • au sens propre, "Jusqu'à la poignée",
    • et au sens figuré, "Totalement, profondément".
  • Et "Enferré jusqu'à la garde" ou "S'enferrer jusqu'à la garde" :
    • au sens propre : "Enfoncé jusqu'à la poignée" et "Enfoncer son épée sur toute la longueur de la lame, jusqu’à la poignée",
    • et, au sens figuré, :"Enfoncé jusqu'au cou" et "S'enfoncer jusqu'au cou" (dans les ennuis).

Source : www.cnrtl.fr

On n'écrit pas : "Autant pour moi" !

Mais : "Au temps pour moi" !

  • au sens propre, cette locution averbiale est une expression militaire du registre désuet, signifiant qu'un des soldats n'est pas dans le temps en faisant un mouvement, et que l'opération doit être reprise depuis le début. Les saluts militaires avec des armes étant parfois très compliqués, une hésitation de quelques soldats dans un peloton peut immédiatement donner une impression de désordre.
  • et elle exprime, au figuré, la reconnaissance d'une erreur de la part du locuteur.

Celui qui parle reconnaît que la faute vient de lui. Et fait généralement suivre cette formule de la correction de l'erreur commise.

En disant par exemple : "Lundi soir j'ai dû me coucher vers 23H... au temps pour moi ; plutôt vers 0H30 !".

Source : wikipedia.org

"Revenir à la charge".

Cette expression, apparue au cours de la première moitié du XIXe siècle, est directement issue du domaine militaire, où elle signifiait "Retourner au combat après avoir plié ou été battu".

De nos jours, elle signifie plus simplement "Se montrer insistant pour obtenir quelque chose, pour parvenir à ses fins".

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un joyeux drille" ou "Un pauvre drille".

"Un drille" était autrefois un soldat vagabond.

Mais on n'utilise plus guère ce mot aujourd'hui que dans les locutions :

  • "Un joyeux drille", qui désigne un bon, joyeux compagnon, ou - parfois - un libertin,
  • et "Un pauvre drille", qui désigne un pauvre diable, un misérable.

"Se tirer une balle" et "Se tirer une balle dans le pied".

Ces deux expressions du registre familier possèdent des significations très différentes :

  • "Se tirer une balle" est en effet une locution verbale signifiant, par ellipse de "Se tirer une balle dans la tête" : se suicider.

On dit par exemple : "Si je ne décroche pas ce marché je n'ai plus qu'à me tirer une balle".

  • tandis que "Se tirer une balle dans le pied" est une locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifiant, au sens figuré : faire quelque chose allant à l’encontre de son propre intérêt, se faire du tort, s'empêcher de réussir.

On dit par exemple : "Je pense qu'en agissant ainsi tu ne fais que te tirer une balle dans le pied".

Elle a une origine militaire directe, puisqu'elle fait référence aux soldats qui, désirant quitter le front se blessaient parfois volontairement pour être évacués.

Se tirer une balle dans le pied provoquait une incapacité à se déplacer et par conséquent suffisait à se faire rapatrier pour blessure de guerre. Et comme le pied est la partie du corps la plus éloignée du coeur, le risque de séquelles majeures était considéré comme moindre.

Source : wiktionary.org

"La forteresse ouvrière", "L'île Seguin", "Billancourt" ou "La plus grande usine de France".

Les usines Renault, à Boulogne-Billancourt (92)

Ainsi désignait-on, de 1929 à 1992, la principale usine du constructeur automobile français Renault, fondé en 1898 par les frères Fernand, Louis et Marcel Renault et devenue Régie nationale en 1945, après sa nationalisation pour faits de collaboration.

L'entrée de l'usine Renault, sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (92)

Située à Boulogne-Billancourt (92) sur une île fluviale, elle comptait à ses débuts plus de 30 000 ouvriers et fut rasée en 2004-2005.

Les usines Renault, à Boulogne-Billancourt (92)

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mes articles consacrés à "La marque au losange" et aux différents surnoms de la société Renault.

"Être à l'heure militaire".

Cette locution verbale du langage courant est utilisée lorsque quelqu'un arrive parfaitement à l'heure à un rendez-vous et est donc d'une ponctualité exemplaire.

Et elle signifie par conséquent : être parfaitement à l'heure.

On dit par exemple : "Tu es à l'heure militaire, dis-donc : il est très exactement quinze heures !".