"Piquer une tête".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : plonger dans l'eau, se jeter à l'eau la tête la première.

On dit par exemple : "Tu as vu la façon dont Ivan a piqué une tête !".

Piquer une tête dans une piscine

  • et par extension : aller nager, se baigner.

On dit par exemple : "J'irai bien piquer une tête après manger".

Nager dans une piscine

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Avoir sous la main".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • au sens propre : avoir juste à côté de soi, proche, à portée ; immédiatement accessible et utilisable (un objet ou une personne),

On dit par exemple : "Je n'ai pas de code civil sous la main, mais il y a internet".

  • et au sens figuré : avoir sous son autorité, sous sa dépendance ; à disposition.

On dit par exemple : "Je n'ai pas de secrétaire à disposition, mais je vous ferai transmettre le compte-rendu de notre réunion".

Source : wiktionary.org

"Échauffer la bile".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel.

Relevant du registre familier ainsi que du registre désuet, elle signifie, au sens figuré : mettre en colère, exaspérer.

On dit par exemple : "Tu commences à m'échauffer la bile avec tes excuses invraisemblables !".

On croyait en effet autrefois que la colère (du grec "khole" signifiant "bile") était le produit de l’échauffement de la bile.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'énerver" en français.

 

"Avoir du nez" ou "Avoir du pif".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : bien deviner ; prévoir correctement ; avoir de la sagacité, de l'instinct.

"Avoir du nez" relève du langage courant. Et "Avoir du pif" appartient au registre argotique.

On dit par exemple : "Mon frère a du nez pour les bonnes affaires".

Ou : "On ne connaissait pas l'adresse exacte, mais ma frangine a du pif".

Sources : www.lalanguefrancaise.net et wiktionary.org

"Se voir comme le nez au milieu de la figure" ou "Se voir comme le nez au milieu du visage".

Le député français Jean Lassalle

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être évident, très visible, facile à voir et impossible à dissimuler.

On dit par exemple : "Comment as-tu pu ne pas trouver ma sacoche ! Elle est posée sur mon bureau et on la voit comme le nez au milieu du visage".

Ou : "Tu ne peux pas rater ma maison : c'est la seule située sur le côté gauche de la route en sortant du village. Elle se voit comme le nez au milieu du visage".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.larousse.fr

"Avoir la tête dans le pâté" ou "Ne pas avoir les yeux en face des trous".

Du pâté dans une assiette

J'aime beaucoup ces deux amusantes locutions verbales en forme d'idiotismes.

Relevant du registre familier, elles signifient, au sens figuré : ne pas être très réveillé.

Un petit garçon "la tête dans le pâté"

  • "Avoir la tête dans le pâté" est un idiotisme corporel ainsi qu'un idiotisme alimentaire.

On dit par exemple : "Ma mère vient tout juste de se lever, elle a la tête dans le pâté".

  • tandis que "Ne pas avoir les yeux en face des trous" est uniquement un idiotisme corporel.

On dit par exemple : "Le samedi soir, mon ado joue en ligne jusqu'à l'aube. Résultat : le dimanche, il n'a pas les yeux en face des trous avant 16 ou 17 heures".

 

"Bas du front".

J'adore cette locution adjectivale, en forme d'idiotisme corporel.

Relevant du registre familier, elle qualifie, au sens figuré une personne : peu intelligente, bête, stupide, sotte.

On dit par exemple : "Mon voisin est très gentil mais un peu bas du front".

On utilise également la formule "Bas de plafond" ou "Bas-de-plafond".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à mes façons préférées de dire "Être idiot".

Sources : wiktionary.org

"Sauver la mise" ou "Sauver les fesses".

Ces deux locutions verbales signifient, au sens figuré : aider quelqu'un qui est dans une mauvaise situation ; difficile, délicate, dangereuse.

  • "Sauver la mise" relève du langage courant.

Cette expression tire son origine du milieu des jeux de hasard, où elle signifie qu'une personne jouant à la roulette a retiré sa mise avant le lancer de la bille, et que celle-ci ne s'est pas arrêtée là où la personne avait joué ; ce qui apparaît a posteriori comme une bonne décision.

Une roulette de casino

On dit par exemple : "Mon cousin m'a appelé pour me demander de lui sauver la mise, en rachetant l'une de ses sociétés en difficulté".

  • et "Sauver les fesses" (idiotisme corporel) relève du registre argotique.

On dit par exemple : "Le club est mal parti cette saison : les deux nouveaux attaquants vont avoir du mal à lui sauver les fesses".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Un bras cassé" ou "Un bracass".

Un bras cassé dans le plâtre
  • "Un bras cassé" est une locution nominale désignant :
    • au sens propre, dans le langage courant : un membre supérieur humain fracturé,

On dit par exemple : "Mon fils a un bras cassé : il ne peut plus aller au collège à vélo".

    • et au sens figuré, dans le registre populaire : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Surtout ne fais pas appel à ce plombier c'est un bras cassé !".

  • et "Un bracass" est un substantif masculin en forme d'apocope de "Bras cassé", désignant : au sens figuré, dans le registre argotique : une personne incapable, bonne à rien, peu productive, sur laquelle on ne peut compter.

On dit par exemple : "Tu as vu les bracass en train de refaire les pelouses du parc ?".

Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)
Deux bracass : les municipaux (les Chevaliers du Fiel)

Source : wiktionary.org

"Applaudir des deux mains".

"Applaudir des deux mains"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique s'utilise couramment pour signifier : apprécier chaudement, sincèrement. Et cela sans forcément joindre le geste à la parole.

Elle constitue néanmoins un bel exemple de pléonasme, puisque "applaudir" signifie : battre des mains, en frappant une paume contre l'autre, dans le but de produire un son, en signe d'approbation, d'admiration ou d'enthousiasme.

Source : www.capital.fr

"Arracher le coeur" et "Constituer un arrache-coeur".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • causer une grande peine,

On dit par exemple : "Quitter l'Australie m'a arraché le coeur".

  • être la source d'une grande peine,

On dit par exemple : "Divorcer a constitué pour moi un arrache-coeur".

Le substantif "un arrache-coeur" a été popularisé par le succès de "L'arrache-coeur", dernier roman signé Boris Vian, publié en 1953 et conçu comme le premier volet d’une trilogie intitulée "Les fillettes de la reine", qui n’a jamais vu le jour.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr