"Un fier-à-bras".

Ce substantif masculin en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier et - malheureusement - du registre désuet.

Et il désigne, de façon quelque peu péjorative : un fanfaron, un matamore une personne qui fait le brave, qui fait montre de son courage, s'exhibe excessivement et avec fierté, sans forcément avoir de raison de le faire. Ni même peut-être être courageuse.

On dit par exemple : "Mon voisin aime jouer les fiers-à-bras, mais il a été le premier à se cacher le jour où une bagarre a éclater dans notre rue".

Source : www.linternaute.fr, www.larousse.fr, wiktionary.org et Le Robert

"S'en mettre plein la lampe", "S'en mettre plein le cornet" ou "S'en mettre plein la panse".

"S'en mettre plein la lampe" et "S'en mettre plein le cornet" sont des locutions verbales relevant du registre populaire.

Et "S'en mettre plein la panse" est une locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire appartenant au registre familier..

  • Les trois formules signifient principalement : manger en quantité, plus qu'à satiété, très copieusement,

"S'en mettre plein la lampe", "S'en mettre plein le cornet" (registre populaire) ou "S'en mettre plein la panse" (registre familier)

  • et "S'en mettre plein la lampe" signifie accessoirement : boire en quantité, plus qu'à satiété, très copieusement.

Picoler ou boire avec excès

Sur le même thème, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Manger" et en particulier "Manger abondamment".

Sources : www.dictionnaire.notretemps.com

"Un crève-coeur".

Ce substantif masculin en forme d'idiotisme corporel appartient au langage courant.

Et il désigne, au sens figuré : un déchirement, une peine profonde mêlée de compassion et de dépit ; une grande douleur, une souffrance.

On dit par exemple : "Me séparer de cette maison familiale est un crève-coeur".

Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Nu-tête", "Tête nue" ou "En cheveux" et "Sortir nu-tête", "Sortir tête nue" ou "Sortir en cheveux".

Une femme des années 1950 "en cheveux", c'est à dire : ne portant pas de chapeau

Ces curieuses formules en forme d'idiotismes corporels relèvent toutes du registre désuet.

Elles remontent en effet au temps où hommes et femmes portaient systématiquement un couvre-chef :

  • chapeau pour les aristocrates, les bourgeoises et bourgeois ou les employés,

Une foule, d'avant la Deuxième Guerre mondiale : tout le monde porte un chapeau

  • et casquette ou béret pour les ouvriers ou les agriculteurs.
Des ouvriers français en grève en 1936 : la plupart portent une casquette
Des ouvriers français en grève en 1936 : la plupart portent encore une casquette

En sorte que "Nu-tête", "Tête nue" - ou "En cheveux" pour les femmes - étaient des locutions adjectives signifiant : sans couvre-chef, sans chapeau.

Élément indispensable de la toilette féminine, le chapeau a été porté par les deux sexes jusqu’à la Première Guerre mondiale, voire la Seconde Guerre mondiale.

Des femmes des années 1930 portant un chapeau
Des femmes des années 1930 portant un chapeau
Des femmes des années 1940 portant un chapeau
Des femmes des années 1940 portant un chapeau
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau

Et "Sortir en cheveux" constituait alors un manque de savoir-vivre élémentaire, que seule se permettait l'ouvrière.

Des ouvrières en grève, en 1936
Des ouvrières en grève, en 1936

Naturellement, la formule a disparu à mesure que le port du chapeau tombait en désuétude, à partir des années 1950 et 1960.

Sortie de l'usine Berliet de Vénissieux (69) en 1960 : le port de las casquette se raréfie (© Jacques Thévoz)
Sortie de l'usine Berliet de Vénissieux (69) en 1960 : le port de la casquette se raréfie (© Jacques Thévoz)
Des ouvriers de Citroën, en grève générale, en 1968 : le port de la casquette ou du chapeau a pratiquement disparu (© Jacques Marie Agence France Presse)
Des ouvriers de Citroën, en grève générale, en 1968 : le port de la casquette ou du chapeau a pratiquement disparu (© Jacques Marie Agence France Presse)
Des femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau
Déjà, à la fin des années 1950, le chapeau féminin n'est plus guère porté que par les élégantes

Progressivement et jusqu'à de nos jours, le chapeau n'est plus devenu qu'un simple accessoire de mode, porté lors d'occasions spéciales (mariage, enterrement) ou pour se protéger des éléments (pluie, soleil).

Ainsi que par certains jeunes, très soucieux de leur apparence, et désireux de se réapproprier cet accesoire de mode.

Quelques jeunes gens désireux de se réapproprier le port du chapeau, en guise d'accessoire de mode

Source : wikipedia.org

"Se remettre la tête à l'endroit".

Cette locution verbale en forme d' idiotisme corporel appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : retrouver ses esprits, reprendre confiance en soi, après un temps de surprise où l'on n'a pas été capable de réagir convenablement à une situation donnée.

On dit par exemple : "Les français sont enfin parvenus à se remettre la tête à l'endroit, après un début de rencontre catastrophique".

"La tête dans le guidon" ou "Le nez dans le guidon".

Ces deux locutions adverbiales en forme d'idiotismes corporels et d'idiotismes sportifs nous viennent naturellement du monde du cyclisme, puisqu'elles évoquent toutes deux l’image du cycliste en plein effort, courbé sur son vélo, qui n'a guère le loisir de penser à autre chose.

"Avoir le nez dans le guidon"

Et elles signifient, dans le registre familier et au sens figuré : très occupé, concentré sur un objectif ou une tâche, débordé par ses occupations, incapable de prendre du recul par rapport à la situation où l'on se trouve.

"Avoir le nez dans le guidon"

On dit par exemple : "Je ne t'ai pas appelé depuis un mois car j'avais la tête dans le guidon".

Ou : "Ce n'est peut-être pas le moment de t'inviter si tu as le nez dans le guidon actuellement ?".

Source : wiktionary.org

"À la sueur de son front".

À la sueur de son front

Cette locution adjectivale relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré : non sans effort, avec beaucoup d’efforts ; difficilement, durement ; en travaillant beaucoup.

On dit par exemple : "Gagner quelque chose à la sueur de son front".

Ou : "C'est à la sueur de mon front que j'ai pu acquérir ce petit hôtel, à l'âge de 55 ans".

De plus en plus souvent, de nos jours, semble-t-il, on ignore que cette expression nous vient directement de la Bible.

Après que l’homme et la femme ont mangé le fruit interdit, ils sont en effet expulsés du jardin d'Eden. Et le Seigneur indique à Adam les conditions de leur nouvelle situation (Genèse chapitre 3, verset 19) : "'C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière".

Sources : www.linternaute.fr, www.reforme.net et wiktionary.org

""Ne pas savoir où donner de la tête", "Ne plus savoir où donner de la tête" ou "Ne savoir où donner de la tête".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré, selon le contexte :

  • être très occupé, très affairé, débordé, surmené, avoir trop de travail ; ne pas suffire à la tâche ; n'avoir aucun temps libre, avoir toujours quelque chose à faire,

On dit par exemple : "Je ne sais pas où donner de la tête : je n'ai jamais eu autant de commandes et mon assistant est en congé paternité",

Ou : "Ma femme ne sait où donner de la tête avec nos jumeaux :je devrais peut-être songer à lui donner un coup de main".

"Avoir la tête dans le guidon" ou "Avoir le nez dans le guidon"

  • ou : être désemparé, ne plus savoir que faire (pour se sortir d'une situation, et notamment d'une mauvaise situation financière), ne voir aucun remède à ses problèmes.

On dit par exemple : "Ma soeur ne sait plus où donner de la tête depuis que son principal client a fait faillite".

Une femme inquiète, ne sachant "plus où donner de la tête"

Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Ne pas avoir l'âge de ses artères".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel appartient au langage courant.

Et elle signifie : être dans un état physique ne correspondant pas à son âge réel ; être en moins bonne ou meilleure forme physique que celle d'une personne du même âge.

On dit par exemple : "Hélas, ma mère a une santé très défaillante et ne pourra même pas venir se promener avec nous ce dimanche : elle n'a pas l'âge de ses artères !".

Ou : "Dis-donc, il n'a pas l'âge de ses artères ton grand-père : je n'ai jamais vu un homme aussi vieux parcourir autant de kilomètres à vélo chaque semaine !".

Cette formule bien connue est la traduction dans le langage de tous les jours des connaissances médicales qui ont montré que les méfaits de l’âge se portaient aussi sur les artères.

Ainsi, avec le vieillissement, les artères s’épaississent et les rétrécissements des vaisseaux peuvont survenir vont provoquer des maladies cardiovasculaires.

Source : www.pourquoidocteur.fr

"Du nerf ! " ou "Un peu de nerf !".

Ces deux locutions interjectives en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elles signifient, selon le contexte : "Du courage !", "De l'ardeur !", "De l'énergie !", "De la force !", "Encore un effort !

On dit par exemple : "Du nerf les gars ! Plus qu'une dizaine de jours à ramer et nous arriverons à New York !".

Ou : "Un peu de nerf ma fille, cette enclume ne pèse qu'une trentaine de kilos !".

Source : www.languefrancaise.net

"Tomber sur un os".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme alimentaire appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rencontrer une difficulté, un obstacle imprévu.

Étonnamment, cette expression apparue en 1914, trouve son origine dans le monde militaire et plus précisément dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, où la formule "Tomber sur un os" s'utilisait au sens propre.

"Tomber sur un os", au sens propre

A l’époque, en effet, les rations étaient loin d’être copieuses, et seuls certains soldats chanceux avaient le droit à un morceau de viande, de nombreux autres ne recevant que des os, sur lesquels ne figuraient que quelques maigres bouts de chair.

Sources : www.defense.gouv.fr et www.expressio.fr