"Les lettres de noblesse" ou "Des lettres de noblesse", "Acquérir ses lettres de noblesse" et "Donner ses lettres de noblesse".

  • "Les lettres de noblesse" ou "Des lettres de noblesse" désignent :
    • au sens propre, autrefois : les documents par lesquels il était établi qu’une personne était noble (registre désuet).

C'est le roi de France qui conférait la noblesse par lesdites lettres. Et la première lettre de noblesse connue date du 24 juin 1008.

Elle déclareait "nobles et de noble race" Denis et Louis Jacquot, originaires de Bourgogne.

Et elle émanait de Robert II le Pieux - ou "le Dévot" ou "le Sage" -, fils de Hughes Capet, né vers 972 et mort le 20 juillet 1031.

    • et au sens figuré, dans le registre soutenu :
      • la reconnaissance de la compétence d’une personne par ses pairs,

On dit par exemple : "C'est avec son troisième film, que ce réalisateur a véritablement acquis ses lettres de noblesse".

      • ou la reconnaissance de l’importance d’une chose par les personnes compétentes.

On dit par exemple : "En France, ce n'est qu'au XXIe siècle que l'affacturage a acquis ses lettres de noblesse".

De nos jours, dans le registre soutenu et au sens figuré :

  • "Acquérir ses lettres de noblesse" signifie donc :
    • obtenir la reconnaissance de sa compétence par ses pairs, pour une personne,
    • ou : obtenir la reconnaissance de l’importance d’une chose par les personnes compétentes, pour une chose,
  • et "Donner ses lettres de noblesse" signifie :
    • reconnaître la compétence de l'un ses pairs,
    • ou : reconnaître l’importance d’une chose, pour une personne compétente.

Source : wiktionary.org

"Prêcher pour sa paroisse" ou "Prêcher pour son saint".

Ces deux locutions verbales du registre familier, en forme d'idiotismes religieux, se disent, au sens figuré, d’une personne qui, bien qu’affichant une certaine objectivité, favorise, dans son argumentaire, son camp ou son groupe. 

Autrement dit : défende ses propres intérêts, parle pour son propre compte ; loue, vante une personne ou une chose par des motifs d’intérêt personnel.

On dit par exemple : "Je prêche pour ma paroisse, mais l'un des avantages de J'aime les mots est qu'il comporte le plus souvent des exemples et/ou des photos illustrant les définitions qu'il donne".

Sources : www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"Marche ou crève".

Cette expression du registre argotique est emprunté au langage militaire et s'utilise, au sens figuré :

  • pour évoquer une discipline de fer et brutale.

On dit par exemple : "La société dans laquelle je travaillais avant ne faisait pas de cadeau : c'était vraiment Marche ou crève !".

  • ou : pour qualifier une situation dans laquelle il n'est plus possible de reculer et où l'on doit avancer coûte que coûte pour réussir ("marcher"), au risque de tout perdre ("crever").

On dit par exemple : "Nous sommes trop avancés dans ce projet pour faire machine arrière ; c'est désormais Marche ou crève !".

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org ou www.languefrancaise.net

"Reprendre du service".

Cette locution nominale du langage courant, en forme d'idiotisme militaire, signifie :

  • au sens propre : se réengager au sein de l'armée pour une nouvelle période,
  • et au sens figuré :
    • retrouver son emploi, sa fonction, ou son usage, en parlant d'une personne,

On dit par exemple : "Durant le confinement de mars-avril 2020, de nombreux médecins, infirmiers et aides-soignants, ont­ ­accepté de reprendre du service pour compenser les personnels absents, en isolation ou malades".

    • ou, plus rarement, d'un objet.

On dit par exemple : "Il paraît que votre épouse attend un heureux événement et que la poussette et le siège auto vont bientôt reprendre du service".

Source : wiktionary.org

"Boiteuse" ou "Boiteux".

Cet adjectif ne signifie pas seulement "qui boite, claudique, marche en inclinant le corps d’un côté plus que de l’autre, ou alternativement de l’un et de l’autre".

Selon le contexte, il peut également signifier :

  • par analogie : ayant un de ses pieds plus court que les autres, pour un meuble.

On dit par exemple : "Cette table est boiteuse" ou "Deux des trois fauteuils sont également boiteux".

  • au sens figuré :
    • n’offrant de dessin qu’à l’un de ses bords ou de ses bouts, pour une pièce de tissu.

On dit par exemple : "Le châle que l'on m'a offert est boiteux".

    • dans le registre familier : ayant un de ses membres trop court par rapport à un autre ou aux autres, pour une phrase.
    • en poésie : auquel il manque une ou plusieurs syllabes, pour un vers.
    • et dans le jargon politique : chancelante, mal assurée, sans avenir, pour une paix.

Source : wiktionary.org

"Dans mon for intérieur", "En mon for intérieur", "Dans son for intérieur" ou "En son for intérieur".

Ces différentes locutions du registre soutenu signifient respectivement :

  • "Dans mon for intérieur" ou "En mon for intérieur" : dans ma conscience, au fond de moi.

On dit par exemple : "En mon for intérieur je reconnais que je n'ai pas vraiment fait d'effort".

  • "Dans son for intérieur" ou "En son for intérieur" : dans sa conscience, au fond de soi.

On dit par exemple : "En son for intérieur, mon frère sait bien que j'ai raison".

Fondées sur l'étrange substantif masculin "For", elles ont une origine directement religieuse.

Source : wiktionary.org

"Envoyer à la gare" ou "Se faire envoyer à la gare".

Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré :

  • "Envoyer à la gare" : congédier, éconduire, se débarrasser (de quelqu'un).

On dit par exemple : "J'en assez de tous ces démarcheurs : j'en ai encore envoyé un à la gare ce matin".

  • et "Se faire envoyer à la gare" : être congédié, éconduit.

On dit par exemple :"Je me suis fait envoyer à la gare par mon chef".

Sources : www.languefrancaise.net

L'étonnante anagramme de "Jean-Marie Le Pen" !

 

"Je ramène le pain". Photo de Willy Ronis ("Le petit parisien, 1952)
Photo de Willy Ronis ("Le petit parisien, 1952)
Réponse
Il s’agit de « Je ramène le pain » !

Une anagramme est une figure de style consistant à intervertir les lettres d’un mot ou d’un groupe de mots afin de constituer un ou plusieurs autres mots.

Comme par exemple : « Algérien » et « Galérien » ou « Guérison » et « Soigneur ».

Mais également : « Vincent Auriol » et « Voilà un crétin ».

L'homme politique français Jean-Marie le Pen

Jean-Marie Le Pen, né le 20 juin 1928, est un homme politique français d’extrême-droite.

Il sert dans l’armée lors des guerres d’Indochine et d’Algérie et commence un parcours politique dans les courants poujadistes. Il est député entre 1956 et 1962, élu dans le département de la Seine. Sollicité par le mouvement nationaliste « Ordre nouveau », il participe en 1972 à la fondation du FN (Front National), dont il prend la présidence.

Il fait de la critique de l’immigration son principal axe de campagne et fait émerger le Front national sur le devant de la scène politique dans les années 1980. Élu député à Paris (75) lors des élections législatives de 1986, il préside le groupe FN à l’Assemblée nationale sous la VIIIe législature. Il est député européen à partir de 1984 et plusieurs fois élu local (à Paris (75), en Île-de-France puis en PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur).

À cinq reprises, il est candidat à l’élection présidentielle. Après avoir obtenu un résultat très faible en 1974, il se hisse par trois fois en quatrième position du premier tour (en 1988, 1995 et 2007). À la surprise générale, il accède au second tour du scrutin de 2002, à l’issue duquel il obtient 17,8 % des suffrages exprimés face au président sortant, Jacques Chirac, qui bénéficie d’un « ront républicain ».

Sa fille Marine Le Pen lui succède en 2011 à la présidence du FN, dont il devient président d’honneur. Il est exclu du parti en 2015 à la suite de déclarations polémiques, dont sa carrière politique est jalonnée et qui lui valent en particulier des accusations de racisme et d’antisémitisme. Plusieurs fois jugé pour apologie de crime de guerre, contestation de crimes contre l’humanité, provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale, injures publiques ou violences, il est alternativement condamné et relaxé.

Il crée les Comités Jeanne en 2016 et reste président d’honneur du FN jusqu’en 2018. Il quitte son mandat de député européen en 2019, après 34 ans passés au Parlement européen et 63 ans après sa première élection comme député.

Source : wikipedia.org

"Alleluia !".

Ce mot d'origine hébreu est couramment utilisé comme interjection pour exprimer sa joie, sa très bonne humeur, saluer une chance incroyable, etc.

Dans la liturgie juive et chrétienne, "Alléluia" est un mot exprimant l'allégresse des fidèles. Ce terme est utilisé lors de prières ou à la fin de certains psaumes, spécialement pendant les fêtes pascales.

Ce cri de joie désigne le nom de Dieu dans la Bible, où il apparaît vingt-cinq fois.

Source : wiktionary.org

"Prêcher un converti".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme religieux signifie, au sens figuré : vouloir persuader une personne déjà convaincue.

Et est d'ailleurs synonyme de la formule dérivée, plus récemment apparue, ce me semble, "Prêcher un convaincu".

On dit par exemple : "Vous prêchez un converti : j'exècre moi aussi les anglicismes".

Source : wiktionary.org

"Un coup de torchon", "Donner un coup de torchon", "Mettre un coup de torchon" ou "Faire le ménage".

Cette locution nominale et ces trois locutions verbales signifient, au sens figuré et dans le langage familier : épurer de manière radicale.

On dit par exemple : "Le groupe a décidé de faire le ménage parmi ses différents revendeurs européens et d'en réduire nettement le nombre".

Ou : "La direction va faire le ménage dans les différents services et la logistique est directement menacée".

"Un coup de torchon" est le titre de l'un de mes films français préférés, réalisé en 1981 par Bertrand Tavernier, à partir d'une adaptation du roman états-unien "1 275 âmes" de Jim Thompson.

Avec Philippe Noiret, Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Marielle, Guy Marchand, Gérard Hernandez et Eddy Mitchell.

Affiche du film français "Coup de torchon" de Bertrand Tavernier (1981)

"Faire la sourde oreille".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : ne pas tenir compte d’une demande ou d'une remarque, feindre de l'ignorer, refuser de l'entendre ; faire semblant de ne pas entendre ce que l'on vous dit, afin de ne pas être obligé de répondre à une question.

L'expression "Ne rien vouloir entendre" a presque exactement la même signification.

Et sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux expressions "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre" et "Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

"De but en blanc".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme militaire signifie :

  • au sens figuré : directement, brusquement, sans préambule ni précautions.

On dit par exemple : Mon professeur m'a demandé de but en blanc si j'accepterais d'aller dîner avec lui !".

  • et au sens propre : en ligne droite, pour qualifier une façon de tirer au canon à portée moyenne.

Un canon de campagne

Le mot "but" (ou "butte") désignait en effet le monticule sur lequel on plaçait le canon pour tirer.

Tandis que le mot "blanc" désignait la cible, une autre butte.

Tirer "de but en blanc" correspondait donc :

    • à l'origine : à un tir en ligne droite, le plus direct possible ; avec la "trajectoire" la plus "tendue" possible,
    • puis, par extension : directement, c’est-à-dire rapidement, sans sommation ou hésitation.

Source : wiktionary.org

 

"Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre", "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre", "Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir" ou "Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir".

J'aime beaucoup ces différentes expressions proverbiales synonymes du langage courant qui signifient, au sens figuré : il est impossible de faire entendre raison à quelqu'un qui s'y oppose.

Ou de chercher à convaincre celui qui s'y refuse. Et l'on perd donc son temps à vouloir convaincre une personne qui refuse de comprendre et reste sur ses positions.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mes articles consacrés aux expressions presque synonymes "Faire la sourde oreille" et "Ne rien vouloir entendre".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr

"Sur-le-champ".

Cette locution adverbiale du langage courant en forme d'idiotisme militaire daterait du XVe siècle et signifiait à l'origine : ici même, à l'endroit où l'on se trouve, en référence au "champ de bataille".

De nos jours, elle signifie :

On dit par exemple : "Il a été arrêté sur-le-champ".

Ou : "Nous avons pris des mesures sur-le-champ".

  • mais également : sans préparation.

On dit par exemple : "Il a harangué la foule sur-le-champ".

Ou : "Le ministre a répondu sur-le-champ à ces attaques".

Source : wiktionary.org