"Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd" ou "Taper comme un sourd" et "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd".

Ces différentes locutions verbales relèvent du registre familier (et du registre argotique pour "Gueuler comme un sourd").

Toutes les six se fondent sur le fait que l'on pourrait croire que la personne qui cogne, frappe, tape, crie, gueule ou hurle est sourde car elle ne semble pas se rendre compte du vacarme qu'elle génère.

Et elles signifient respectivement :

"Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd", "Taper comme un sourd"

  • "Cogner comme un sourd", "Frapper comme un sourd" ou "Taper comme un sourd" : cogner, frapper ou taper très très fort.

On dit par exemple : "J'arrive : inutile de cogner comme un sourd !"

"Crier comme un sourd", "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd"

  • et "Crier comme un sourd", "Gueuler comme un sourd" ou "Hurler comme un sourd" : crier très fort, hurler.

On dit par exemple : "Tu n'as pas fini de gueuler comme un sourd : on a compris que ton équipe a perdu !".

Source : www.linternaute.fr

"Tudieu !".

J'aime beaucoup cette interjection qui relève du registre familier et du registre désuet.

Il s'agit d'un juron exprimant son indignation ou sa surprise.

Il résulte d'une altération de la forme "par la vertu de Dieu". Et on l'utilisait d'ailleurs également sous la forme "Vertudieu !".

De nos jours, on dit par exemple : "Tudieu : quelle belle fille que voilà !".

Source : wiktionar.org

 

"Huppé" ou "Huppée".

Cet adjectif relève du langage courant.

Et il désigne :

  • au sens propre, pour un oiseau : portant une huppe, cette touffe de plumes que certains ont sur la tête.

On dit par exemple : "J'aime beaucoup les oiseaux huppés, comme la huppe fasciée".

La huppe fasciée (© Jean-Francois Cornuet Agence Naturimages)
La huppe fasciée (© Jean-Francois Cornuet Agence Naturimages)
  • et au sens figuré : appartenant à un haut rang social, distingué, riche.

On dit par exemple : "Le PSG est un club huppé" ou "Ce bar possède une clientèle huppée".

Bar huppé

Source : www.cnrtl.fr

"Un diable d'homme" et "Un diable" ou "Un petit diable".

Ces deux locutions nominales masculines en forme d'idiotisme religieux désignent respectivement, dans le langage courant :

  • un homme singulier, bizarre, dont on peut tout attendre.

On dit par exemple : "Se présenter à la présidence de la République, obtenir le César du meilleur acteur pour un rôle dramatique et fonder les Restos du Coeur" : Coluche était vraiment un diable d'homme !".

Un "diable d'homme" : Michel Colucci dit "Coluche"

  • un enfant urbulent, insupportable,

On dit par exemple : "Devoir surveiller un petit diable pareil ne doit pas être de tout repos".

Un "petit diable"

Source : www.larousse.fr et Le Robert

"Être heureux comme un Pape" ou "Être heureux comme Dieu en France".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes religieux relèvent du langage courant.

Et elles signifient tout simplement : être très heureux.

On dit également "Être heureux comme un prince" ou "Être heureux comme un roi".

"Faire la maille".

Cette locution verbale nous vient du domaine de la pêche et relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • au sens propre :
    • avoir des ouvertures de dimensions réglementaires (pour un filet),
    • ou : être d'une taille suffisante pour être pris au filet (pour un poisson),
  • et, par métonymie, dans le registre familier : convenir, faire l'affaire (registre familier),

On dit par exemple : "Si on trouve encore deux personnes pour nous aider ça fera la maille".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire l'affaire", "Faire la blague", "Faire la rue Michel" ou "Le faire".

Source : www.cnrtl.fr

"Être plein aux as".

"Être plein aux as"

Cette locution verbale qui relève du registre familier fait référence aux jeux de cartes, dans lesquels l'as possède généralement la plus forte valeur.

Et elle signifie donc, au sens figuré : être très riche.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être riche" ou "Être très riche" en français.

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche".

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche"

Cette étonnante expression en forme d'idiotisme religieux relève du registre populaire.

Et elle doit bien sûr choquer certains chrétiens très croyants, puisqu'elle fait référence au fait d'ajouter l'enfant Jésus dans la crèche dans la nuit du 24 au 25 décembre, date anniversaire de sa naissance présumée, à Béthléem (Palestine), en l'an zéro ( alors qu'il serait vraisemblablement plutôt né à Nazareth (Israël) entre l'an -6 et l'an - 4... avant lui-même).

Mais qu'elle désigne, au sens figuré : la pénétration vaginale, c'est à dire l'introduction du sexe de l'homme dans celui de la femme.

On dit par exemple : "Demain c'est Noël, alors ce soir j'espère bien pouvoir lui mettre le Petit Jésus dns la crèche".

"Mettre les mains dans le cambouis".

"Mettre les mains dans le cambouis"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre famiier.

Elle fait référence au "Cambouis", cette graisse ou huile noircie par le frottement des organes d'une machine.

Et elle signifie, au sens figuré : se confronter à un problème de manière pratique ; effectuer un travail ingrat ou difficile ; régler soi-même un problème.

On dit par exemple : "Notre patron n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à aider ses équipes lorsque cela s'avère nécessaire".

Trois autres locutions verbales idiomatiques utilisées au sens figuré et relevant également du registre familier ont à peu de choses près la même signification :

  • "Faire le sale boulot",
  • "Se salir les mains" (idiotisme corporel),
  • "Mettre la main à la pâte" (idiotisme alimentaire).

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Voler dans les plumes" de quelqu'un ou "Se voler dans les plumes".

Un combat de coqs en Martinique (97-2)

Cette locution verbale signifie, au sens figuré, dans le registre familier : s'en prendre violemment à quelqu'un, se jeter sur lui, l'attaquer ou le critiquer.

On dit par exemple : "Une espèce de fou m'a volé dans les plumes à la sortie du boulot et j'ai dû à moitié l'asommer pour m'en débarrasser".

Ou : "À la prochaine réunion de l'association, je compte bien voler dans les plumes du secrétaire : cela fait trois fois qu'il n'envoie ni ordre du jour ni compte-rendu".

Elle fait référence aux combats de coqs, très populaires en France au XIXe siècle et jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Les volatiles se jetaient brusquement l’un sur l’autre dans le "gallodrome", battant des ailes avec fureur, parfois jusqu’à la mort. Et semblaient ainsi littéralement se "voler dans les plumes" l’un de l’autre.

Aussi a-t-on commencé à utiliser la formule au sens figuré à propos des spectateurs qui en venaient aux mains après des paris ayant mal tourné.

Depuis lors, les combats de coqs sont passés de mode et ils ne sont plus autorisés que dans les Hauts-de-France et dans certains territoires d’outre-mer.

Mais l’expression, elle, a perduré, au sens figuré.

Sources : www.cnews.fr et www.larousse.fr

"Brut de décoffrage".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural nous vient du secteur du bâtiment.

On coule en effet le béton dans des moules appelés "coffres" ou "coffrages" généralement constitués de planches de bois, que l'on retire une fois le béton solidifié.

Un coffrage en bois d'escalier en béton

Mais celui-ci présente des imperfections plus ou moins importantes résultant de toutes les irrégularités et défauts du bois.

Du béton brut de décoffrageDu béton brut de décoffrage

Que l'on peut masquer à l'aide d'un enduit de finition, afin d'obtenir un travail impeccable.

Enduit de finition d'une marche en béton

Et elle signifie donc :

  • au sens propre, dans le langage courant, en parlant du béton : tel qu’il apparait après décoffrage, sans ponçage ni revêtement.

On dit par exemple : "Les poteaux et les murs du sous-sol sont bruts de décoffrage, ainsi que vous l'avez souhaité".

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • en parlant d'un objet ou d'une chose : grossier ou rudimentaire ; tel quel, sans fioriture ; inachevé, à l'état brut, à l'état d'origine,

On dit par exemple : "Je suis d'accord pour dire que mon radeau en bambou est brut de décoffrage, mais je t'assure qu'il flotte !".

    • et en parlant d'une personne : un peu abrupte, directe ; peu raffinée ; peu encline à soigner sa communication.

On dit par exemple : "Ne t'inquiète pas avec mon cousin René : il est un peu brut de décoffrage".

Sources : www.dictionnaire.notretemps.com, www.linternaute.fr, quora.com et wiktionary.org

"Donner des ailes" ou "Se sentir pousser des ailes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Donner des ailes" : rendre capable de tout, inciter à oser tout,

On dit par exemple : "La peur de voir mon enfant mourir m'a donné des ailes".

  • et "Se sentir pousser des ailes" : avoir une soudaine envie d'agir, d'entreprendre ; être transcendé ; avoir l'impression que tout va nous réussir.

On dit par exemple : "L'obtention de ce prix m'a donné des ailes".

Source : wiktionary.org