"M'as-tu-vu" ou "Un m'as-tu-vu".

Un groupe de m'as-tu-vu

J'aime beaucoup ce mot invariable qui relève du langage courant.

  • "M'as-tu-vu" est un adjectif signifiant : prétentieux, vaniteux, ostentoire.

On dit par exemple : "Je ne mettrai jamais ce costume : il est vraiment trop m'as-tu-vu !".

Un costume m'as-tu-vu

Ou : "Je trouve cette cravate un peu m'as-tu-vu".

Une cravate "M'as-tu-vu"

  • et "Un m'as-tu-vu" est un substantif masculin directement hérité de la formule utilisée par les acteurs de théâtre " M'as-tu vu dans tel rôle ?".

Il désignait ainsi autrefois (registre désuet), par dérision : un acteur médiocre.

Et de nos jours, par extension : une personne ayant une haute opinion de soi, et qui aime le montrer, et se montrer.

Sources : wiktionary.org, Le Robert et www.larousse.fr

"Bardé de diplômes".

Cette locution adjectivale est utilisée pour désigner une personnes possédant de nombreux diplômes ou qualifications.

Elle nous vient du Moyen Âge et du domaine militaire.

A partir du XVe siècle, lors des combats et des tournois, les chevaux ont commencé à être équipés de "bardes", une carapace en métal qui complétait l’armure des chevaliers.

Des chevaux bardés

Celle-ci tirait son nom de l’arabe "barda", qui faisait référence au bât, la couverture posée sous une selle pour préserver le dos de l’animal.

Ainsi, "être bardé" signifiait être protégé contre le danger. Par extension, l’expression a été reprise dans le monde professionnel, en référence à une personne dont l’avenir est sécurisé grâce à sa formation.

Aujourd’hui, ce terme est également employé pour parler d’une viande "bardée" (entourée de lard).

De la viande bardée

Ou du "bardage" qui recouvre un bâtiment.

Le bardage d'un bâtiment

Source : www.cnews.fr

"Avoir le vent en poupe".

Cette locution verbale venue de la marine à voile relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : bénéficier d'un vent arrière favorable, qui gonfle les voiles.

"Avoir le vent en poupe", au sens propre

On dit par exemple :

  • et au sens figuré, selon le contexte :
    • connaître un développement favorable, être dans une période de réussite ; avoir de la chance ; être secondé, favorisé par les circonstances ou les évènements.

On dit par exemple : "Les marchands de vêtements chauds ont le vent en poupe cet hiver".

    • être bien vu dans une entreprise, dans un milieu professionnel, etc.

On dit par exemple : "Ton chef de service a le vent en poupe on dirait : on parle de lui pour le poste de directeur-adjoint".

Sources : langue-francaise.tv5monde.com et wiktionary.org

"Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier".

Un panier d'oeufs

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • dans le domaine financier : disperser ses placements et investissements ; répartir les risques ; ne pas placer tous ses fonds dans une même affaire, activité ou entreprise. Afin d'éviter de tout perdre d'un seul coup en cas de graves difficultés.

On dit par exemple : "Heureusement que je n'avais pas mis tous mes oeufs dans le même panier et pensé à investir dans différents pays et domaines d'activité".

  • ou, par extension : ne pas mettre tous ses espoirs du même côté ; ne pas faire dépendre d'une seule chose son sort, sa fortune, son bonheur, etc.

On dit par exemple : "Oui, j'aime beaucoup David. Mais je continue de voir Marc : je ne veux pas mettre tous mes oeufs dans le même panier, tu comprends ?".

Attention : cette formule ne doit pas être confondue avec l'expression : "Mettre dans le même panier", qui possède une signification radicalement différente.

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.expressio.fr

"Les quatre fers en l'air".

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme animal et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Le capitaine Archibald Haddock chutant, les 4 fers en l'air, dans un escalier (©Hergé/Moulinsart)
©Hergé/Moulinsart

Faisant référence aux quatre fers d’un cheval, elle signifie, au sens figuré : les jambes en l'air, les pieds chaussés ou non, par terre, à la renverse, sur le dos, étendu à terre, ; en général après avoir fait une chute brutale.

Une joueuse de tennis "Les 4 fers en l'air"

À l'image d'un cheval, qui parfois, après une chute soudaine et brutale, s'étale de tout son long sur le sol, les pattes en l'air, avec ses sabots ferrés. Donc, au sens propre : les quatre fers en l'air.

Un cheval couché dans l'herbe, les quatre fers en l'air (© paradoxe.enc-blomet.com)

On dit par exemple : "Mon mari a glissé sur une peau de banane : il s'est retrouvé les quatre fers en l'air !".

www.expressions-francaises.fr, lebilletdelamarmotte.over-blog.com, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Franc du collier".

Cette locution adjectivale signifie, selon le contexte :

  • au sens propre, dans le registre désuet : qui tire de lui-même, sans qu’il soit besoin de lui donner des coups de fouet, en parlant d'un cheval,
  • et au sens figuré : qui est franc, sincère, en parlant d’une personne,

On dit par exemple : "Je le sens bien ce garçon, il m'a l'air franc du collier : tu peux lui faire confiance".

Ou : "Ce type ne m'a pas très franc du collier : tu devrais te méfier".

Source : wikipedia.org

"Aller droit dans le mur" ou "Foncer droit dans le mur".

Ces deux locations verbales relèvent du langage courant.

Et elles signifient, au sens figuré : se diriger inévitablement vers un échec, une catastrophe ; aller au devant de problèmes.

On dit par exemple : "Je ne comprends que tu t'obstines avec cette fille : tu fonces droit dans le mur !".

Sources : www.expressions-francaises.fr, mimetix.fr et www.languefrancaise.net

"Faire machine arrière" ou "Faire marche arrière".

Ces deux locutions verbales relèvent du langage courant.

Elles font référence au domaine ferroviaire et au domaine automobile, puisqu'elles signifient :

  • au sens propre : revenir en arrière, reculer.

On dit par exemple : "Il y avait un marché et j'ai dû faire marche arrière".

Une femme faisant marche arrière

  • et au sens figuré : se rétracter ; changer d'opinion ; renoncer à une mesure ou un projet, ou les modifier de manière conséquente.

On dit par exemple : "On peut penser que le gouvernement risque de devoir faire machine arrière".

Capture d'écran du site francetvinfo.fr du 29/04/2019
Capture d'écran du site francetvinfo.fr du 29/04/2019

Source :

"Préchi, précha", "Préchi-précha" ou "Préchiprécha".

Cette locution verbale et ces deux substantifs féminins en forme d'idiotismes religieux relèvent du registre familier.

Faisant référence à un mauvais sermon ou à un discours pontifiant, ils désignent tous trois : un discours moralisateur ennuyeux et généralement peu efficace ; du radotage, du rabâchage ou du bla-bla.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les préchi-précha de ma belle-mère".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Camper sur ses positions".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire : ne plus se déplacer, s'installer en un lieu le plus favorable possible pour attendre l'ennemi.

On dit par exemple : "À partir d'avril, les deux armées n'avancent plus et campent sur leurs positions".

Camper sur ses positions, au sens propre

  • et au sens figuré, dans le domaine politique ou social : maintenir son opinion, ne pas changer d'avis ; refuser toute concession.

On dit par exemple : "La direction de l'entreprise et les syndicats ne dialoguent plus et campent sur leur position".

Les grévistes CGT d'une raffinerie (octobre 2022)

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Claquer du bec".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier qui relève du registre argotique.

Le bec désignant la bouche dans ce même registre, la formule "Claquer du bec" nous assimile à un oiseau et signifie, au sens figuré : avoir très faim.

On dit par exemple : "J'ai pas graillé depuis des plombes : je claque du bec".