"Les quatre fers en l'air".

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme animal et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Le capitaine Archibald Haddock chutant, les 4 fers en l'air, dans un escalier (©Hergé/Moulinsart)
©Hergé/Moulinsart

Faisant référence aux quatre fers d’un cheval, elle signifie, au sens figuré : les jambes en l'air, les pieds chaussés ou non, par terre, à la renverse, sur le dos, étendu à terre, ; en général après avoir fait une chute brutale.

Une joueuse de tennis "Les 4 fers en l'air"

À l'image d'un cheval, qui parfois, après une chute soudaine et brutale, s'étale de tout son long sur le sol, les pattes en l'air, avec ses sabots ferrés. Donc, au sens propre : les quatre fers en l'air.

Un cheval couché dans l'herbe, les quatre fers en l'air (© paradoxe.enc-blomet.com)

On dit par exemple : "Mon mari a glissé sur une peau de banane : il s'est retrouvé les quatre fers en l'air !".

www.expressions-francaises.fr, lebilletdelamarmotte.over-blog.com, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Tous les quatre matins".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme numérique relève du registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : très souvent.

On dit par exemple : "On ne va revenir sur ce problème tous les quatre matins !".

Ou : "Des publicités 100% en anglais à la télévision française, j'en vois désormais tous les quatre matins".

"Applaudir des deux mains".

"Applaudir des deux mains"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique s'utilise couramment pour signifier : apprécier chaudement, sincèrement. Et cela sans forcément joindre le geste à la parole.

Elle constitue néanmoins un bel exemple de pléonasme, puisque "applaudir" signifie : battre des mains, en frappant une paume contre l'autre, dans le but de produire un son, en signe d'approbation, d'admiration ou d'enthousiasme.

Source : www.capital.fr

"Quatre à quatre".

Monter quatre à quatre

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Elle s'utilise à propos de la montée ou de la descente des escaliers.

Et elle signifie, par ellipse, au sens figuré : à grandes enjambées, très rapidement ; quatre marches par quatre marches, mais en pratique plutôt deux par deux.

On dit par exemple : "Je suis descendu quatre à quatre mais le facteur était déjà parti !".

Ou : "Je suis monté quatre à quatre mais j'ai raté la remise de la coupe !".

Source : www.languefrancaise.net

 

"Faire les quatre cent coups".

Cette expression en forme d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • à l'origine : aller contre le sens moral et les convenances ; mener une vie désordonnée, dissolue ; vivre sans respecter la morale, les us et coutumes et les convenances.

On disait par exemple : "Ces étudiants passent davantage de temps à faire les quatre cent coups qu'à étudier !".

  • et de nos jours, pour un enfant ou un adolescent : enchaîner les bêtises, voire les délits.

On dit par exemple : "À cette époque, mon ami Bruno et moi faisions les quatre cent coups dans le village".

Origine de l'expression

Elle trouve son origine dans un événement survenu en France, en 1621, lors des guerres de religion.

Cette année-là, en effet, le roi Louis XIII avait ordonné que les habitants de Montauban (82), alors place forte du protestantisme dans le pays, se convertissent au catholicisme.

Pour arriver à ses fins, il chargea ses troupes d’assiéger la ville et d’effrayer la population, afin qu’elle se rende. Quatre cents coups de canon avaient ainsi été tirés en direction des fortifications.

Mais cette stratégie n’avait pas eu l’effet escompté, puisque les Montalbanais n’avaient pas cédé. La légende raconte même qu’ils avaient festoyé au milieu des tirs.

Un non-respect des convenances et de l’ordre qui a, au fil du temps, donné son sens à l’expression utilisée aujourd’hui.

  • L'expression "Les quatre cent coups" a été largement popularisée par le célèbre film français de 1959 "Les quatre cent coups", première réalisation du jeune François Truffaut, qui révèla celui-ci au grand public et devint un film emblématique de l'essor de la Nouvelle Vague.

Affiche du film français "Les quatre cent coups", de François Truffaut (1959)

Quatre autres films viendront par la suite compléter la saga Antoine Doinel, toujours interprété par le génial Jean-Pierre Léaud, révélé à 14 ans : "Antoine et Colette" (segment du film à sketches "L'amour à 20 ans") en 1962, "Baisers volés" en 1968, "Domicile conjugal" en 1970 et "L'amour en fuite" en 1979. 

Rarement, je crois, un jeune acteur n'aura montré, lors d'un bout d'essai, un tel naturel :

Sources : wikipedia.org, wiktionary.org, www.linternaute.fr, www.cnews.fr et www.projet-voltaire.fr

"De seconde main" ou "Une seconde main".

Ces deux formules en forme d'idiotismes corporels et d'idiotismes numériques relèvent du langage courant.

  • "De seconde main"est une locution adjectivale qui signifie, selon le contexte :
    • qui est passé par un intermédiaire.

On dit par exemple : "C'est une nouvelle de seconde main".

    • ou : usagé, d’occasion.

On dit par exemple : "De plus en plus de monde achète des vêtements de seconde main".

Un espace de vente consacré aux vêtements de seconde main

  • et "Une seconde main" est une locution nominale qui signifie : un article d'occasion.

On dit par exemple : "C'est une bonne voiture, même si c'est une seconde main".

Source : wiktionary.org

15 façons de dire : "Une gifle".

Une gifle

"Une baffe", "Une beigne", "Une mandale", "Une tarte", "Une tarte à cinq doigts" (idiotismes alimentaires et idiotisme numérique pour le second) et "Une torgnole" appartiennent au registre populaire.

"Une calotte", "Une giroflée", "Une giroflée à cinq feuilles" (idiotismes botaniques et idiotisme numérique pour le second), "Un taquet" ou "Une taloche" appartiennent au registre familier.

Ainsi que "Une mornifle" et "Une talmouse", qui relèvent désormais - hélas ! - du registre désuet.

"Une claque" relève du langage courant.

Et "Un soufflet" appartient au registre soutenu.

"Couper la poire en deux".

Une demi-poire

Cette locution verbale en forme d'idiotisme numérique et d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : établir un compromis, choisir pour une position médiane, partager, répartir équitablement ; renoncer à une partie de ses prétentions pour parvenir à un accord, trouver une entente mutuelle, un terrain d’entente commun.

On dit par exemple : "Je suis à mille euros et vous à deux-mille euros. Coupons la poire en deux et disons mille-cinq-cents euros".

Source : www.edilivre.com, www.expressio.fr, www.femmeactuelle.fr et www.linternaute.fr

"Dire ses quatre vérités" à quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : dire à une personne en toute franchise, sans ménagement et parfois même brutalement, toutes les choses désagréables que l'on pense vraiment d'elle ou une vérité blessante, qu'on lui dissimulait jusqu'alors, par courtoisie ou par respect des conventions sociales.

On dit par exemple : "J'ai dit ses quatre vérités à ma soeur : je pense que je vais être tranquille pendant un bon moment".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.edilivre.com

"Dans le mille", "En plein dans le mille", "Mettre dans le mille", "Mettre en plein dans le mille", "Taper dans le mille" ou "Taper en plein dans le mille".

"Mettre dans le mille"

Ces différentes locutions adverbiales et locutions verbales en forme d'idiotismes numériques relèvent du registre familier.

Elles font référence aux sports de tir sur cible, où la partie centrale de la cible - la plus difficile à atteindre - rapporte le plus de points.

Et elles signifient, selon le contexte :

  • "Dans le mille" ou "En plein dans le mille" (locutions adverbiales) :
    • exactement ; là où il fallait,

On dit par exemple : "Le tireur a mis en plein dans le mille : la tête du preneur d'otages a littéralement explosé sous le choc".

    • ou : justement, exactement, précisément.

On dit par exemple : "Bravo pour ton pronostic : tu as tapé dans le mille !"

  • et "Mettre dans le mille", "Mettre en plein dans le mille", "Taper dans le mille" ou "Taper en plein dans le mille" (locutions verbales) :
    • viser juste, atteindre son but.

On dit par exemple : "Taper en plein dans le mille à cette distance semble impossible".

    • ou : deviner juste ou tomber juste ; avoir une intuition exacte au sujet de quelque chose.

On dit par exemple : "Vous avez tapé dans le mille avec vos cadeaux : c'est exactement ce que les enfants souhaitaient !".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Comme deux comme deux ronds de flan".

Enfant, j'avais trouvé très amusante cette étrange locution adverbiale, en forme d'idiotisme numérique et d'idiotisme alimentaire.

Appartenant au registre populaire, son origine n'est pas vraiment établie, mais elle signifie, au sens figuré : ébahi, stupéfait, surpris, étonné, estomaqué, atterré, coi, frappé d'étonnement.

On dit par exemple: "Mon darron est resté comme deux ronds de flan quand je lui ai dit que j'avais eu un 6 en maths : je n'ai jamais eu une aussi bonne note en six années de collège !".

Ou : "Ma femme va en rester comme deux ronds de flan si je lui dis que j'ai pensé à acheter du pain et à sortir la poubelle".

Sources : www.expressio.fr, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Se saigner aux quatre veines".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme numérique et d'idiotisme corporel m'avait beaucoup impressionné lorsque, très jeune, je l'avais entendu pour la première fois prononcée par ma mère !

Et elle ne doit pas manqué d'interloquer nos amis étrangers ou nos jeunes enfants.

Elle relève du langage courant et signifie, au sens figuré : se priver de tout, en sacrifiant son bien-être au profit d'un être cher (souvent ses enfants). Ou dans un but bien précis tel qu'un achat conséquent.

Ainsi lorsque des parents peu fortunés préfèrent sacrifier leur confort et leurs loisirs, afin d'utiliser leur peu d'argent pour permettre à leurs enfants de faire de bonnes études.

On dit par exemple : "Je sais que mère s'est toujours saigné aux quatre veines pour moi".

Ou : "Avec leurs revenus des plus modestes, mes voisins se sont saignés aux quatre veines pour acquérir leur petite maison".

Sources : www.expressio.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr