J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre soutenu signifiant : exprès, délibérément, intentionnellement, volontairement ; de façon préméditée.
On dit par exemple : "C'est à dessein que je n'ai pas parlé d'une nouvelle réunion".
Ou : "Mon patron nous a demandé - à dessein - de ne pas venir travailler le vendredi".
"Prévoir d'avance" est en effet un affreux pléonasme, dès lors que le verbe du langage courant "Prévoir" signifie, selon le contexte :
penser, d'après certaines données, qu'un fait futur est très probable ("prévoir du beau temps"),
concevoir quelque chose par la pensée, l'envisager comme possible, et, en particulier, prendre des dispositions en vue de son éventualité ("Prévoir un danger"),
ou : penser faire telle chose, l'organiser par la pensée À L'AVANCE et prendre ses dispositions dans cette intention ("Prévoir un gilet pour le soir").
Cette locution nominale relève du registre militaire et signifie selon le contexte :
au sens propre : prêt à attaquer, à charger l'ennemi.
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, en 1914
La forme interjective "Baïonnette au canon !", utilisée par les officiers du XIXe siècle et de la Première Guerre mondiale constituait ainsi un véritable préalable à l'assaut.
Et un siècle plus tard, de nos jours, le fantassin à la charge, baïonnette au canon, constitue toujours pour l'imaginaire collectif une image évoquant autant le courage chevaleresque du combattant que l'horreur de la guerre.
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, durant la Première Guerre mondiale
L'interjection "Baïonnette au canon !" a servi de titre français au film états-unien "Fixed bayonets", réalisé en 1951 par Samuel Fuller et évoquant la guerre de Corée.
Affiche du film états-unien "Baïonnette au canon !" de Samuel Fuller (1951)
et au sens figuré : prêt à agir, à passer à l'action.
On dit par exemple : "Tu l'aurais vu : baïonnette au canon, prêt à débouler dans le bureau et à tout casser".
il s'agit du surnom du médecin françaisRené -Théophile-Hyacinthe Laennec, né le 17 février 1781 et mort le 13 août 1826, à l'âge de 45 ans.
Le docteur René Laennec auscultant un malade
Fondateur de la pathologie pulmonaire moderne, il a révolutionné l'histoire de la médecine, en 1816 en inventant le stéthoscope, un instrument utilisé par les médecins pour l’auscultation du coeur et des poumons.
"Une lucarne" est un substantif féminin désignant :
en architecture : un ouvrage établi en saillie sur une toiture et permettant d'éclairer et de ventiler le comble, d'accéder à la couverture, etc.
Il existe de nombreuses sortes de lucarnes :
Les différentes sortes de lucarnes
Attention : la lucarne ne doit pas être confondue - comme c'est, je crois, assez souvent le cas - avec la petite fenêtre, souvent située en partie haute et permettant d'éclairer et de ventiler des toilettes, une salle d'eau ou une salle de bain.
et au football :
chacun des angles supérieurs d'un but de football,
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
ou, par ellipse lexicale : un tir ou une frappe effectué dans l'une de ces deux zones.
Il s'agit dans les deux cas d'un parfait exemple d'idiotisme architectural.
L'ensemble de ces dénominations désignent : un homme exerçant la profession de"Sage-femme".
Des élèves sages-femmes et un élève maïeuticien
Cette profession s'est en effet ouverte aux hommes, en France, depuis 1982, ce qui a entraîné la floraison de ces 7 appellations :
Le substantif masculin "Un sage-homme" constitue le pendant exact du substantif féminin "Une sage-femme",
le substantif "Un sage-femme" sonne vraiment très étrangement aux oreilles et semble parfaitement absurde,
les locutions nominales masculine "Un homme sage-femme" et féminine "Une sage-femme homme" semblent parfaitement décrire la réalité mais ne brillent pas par leur concision,
le substantif masculin "Un parturologue" est un néologisme, créé à partir du latin "Parturire" ("Accoucher"),
le substantif masculin "Un accoucheur" présente l'avantage d'être simple et clair,
enfin, le substantif masculin "Un maïeuticien", créé à partir d'un adjectif grec ancien signifiant "Habile à accoucher", est le terme retenu et recommandé par l'Académie française, qu'il convient donc - me semble-t-il - d'utiliser.
Un maïeuticien
De nos jourscependant, seuls 2% des personnes existant cette profession sont des hommes, contre 61% pour ce qui concerne les gynécologues obstétriciens.
Sources : www.larousse.fr et detectivedesmots.wordpress.com
autrefois : un vendeur ambulant commercialisant des drogues et des potionssur les places publiques, et arrachant les dents, avec un grand luxe de discours et de facéties ; un bonimenteur.
et de nos jours, selon le contexte :
un guérisseur ou un médecin ignorant et sans conscience, se vantant de pouvoir guérir diverses maladies,
un imposteur exploitant la crédulité publique, en vantant ses produits, sa science, ses qualités,
ou : en Afrique : un devin, un guérisseur, un sorcier.