"À dessein".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre soutenu signifiant : exprès, délibérément, intentionnellement, volontairement ; de façon préméditée.

On dit par exemple : "C'est à dessein que je n'ai pas parlé d'une nouvelle réunion".

Ou : "Mon patron nous a demandé - à dessein - de ne pas venir travailler le vendredi".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

On ne dit pas : "Une approche de ce type est tout bonnement inacceptable" !

Ainsi que je l'ai entendu, en décembre 2020, sur un chaîne de télévision française d'information en continu.

Mais : "Une approche de ce type est tout SIMPLEMENT inacceptable" !

La locution "Tout bonnement" signifie en effet tout autre chose.

Je vous recommande la lecture de mon article à ce sujet.

On ne dit pas : "Prévoir d'avance" !

Mais simplement : "Prévoir" !

"Prévoir d'avance" est en effet un affreux pléonasme, dès lors que le verbe du langage courant "Prévoir" signifie, selon le contexte :

  • penser, d'après certaines données, qu'un fait futur est très probable ("prévoir du beau temps"),
  • concevoir quelque chose par la pensée, l'envisager comme possible, et, en particulier, prendre des dispositions en vue de son éventualité ("Prévoir un danger"),
  • ou : penser faire telle chose, l'organiser par la pensée À L'AVANCE et prendre ses dispositions dans cette intention ("Prévoir un gilet pour le soir").

Sourve : www.larousse.fr

"Baïonnette au canon" ou "Baïonnette au canon !".

Un fusil napoléonien baïonnette au canon

Cette locution nominale relève du registre militaire et signifie selon le contexte :

  • au sens propre : prêt à attaquer, à charger l'ennemi.
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, en 1914
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, en 1914

La forme interjective "Baïonnette au canon !", utilisée par les officiers du XIXe siècle et de la Première Guerre mondiale constituait ainsi un véritable préalable à l'assaut.

Et un siècle plus tard, de nos jours, le fantassin à la charge, baïonnette au canon, constitue toujours pour l'imaginaire collectif une image évoquant autant le courage chevaleresque du combattant que l'horreur de la guerre.

Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, durant la Première Guerre mondiale
Une charge à la baïonnette de l'infanterie française, durant la Première Guerre mondiale

L'interjection "Baïonnette au canon !" a servi de titre français au film états-unien "Fixed bayonets", réalisé en 1951 par Samuel Fuller et évoquant la guerre de Corée.

Affiche du film états-unien "Baïonnette au canon !" de Samuel Fuller (1951)
Affiche du film états-unien "Baïonnette au canon !" de Samuel Fuller (1951)
  • et au sens figuré : prêt à agir, à passer à l'action.

On dit par exemple : "Tu l'aurais vu : baïonnette au canon, prêt à débouler dans le bureau et à tout casser".

Sources : wikipedia.org et www.defense.gouv.fr

"L'inventeur du stéthoscope".

médecin français René -Théophile-Hyacinthe Laennec, né le 17 février 1781 et mort le 13 août 1826, à l'âge de 45 ans, il a révolutionné l'histoire de la médecine en inventant le stéthoscope en 1816

il s'agit du surnom du médecin français René -Théophile-Hyacinthe Laennec, né le 17 février 1781 et mort le 13 août 1826, à l'âge de 45 ans.

Le docteur René Laennec auscultant un malade
Le docteur René Laennec auscultant un malade

Fondateur de la pathologie pulmonaire moderne, il a révolutionné l'histoire de la médecine, en 1816 en inventant le stéthoscope, un instrument utilisé par les médecins pour l’auscultation du coeur et des poumons.

Le stéthoscope en bois de René Laennec
Le stéthoscope en bois de René Laennec

Un stéthoscope (inventé en octobre 1816 par le docteur René Laennec lors d'une consultation auprès d'une patiente cardiaque)

Souvenir personnel :

Philatéliste précoce, je me souviens avoir découvert, en 1968, à l'âge de 7 ans, le timbre-poste français de 1952 consacré au docteur Laennec.

Timbre-poste français de 1952 consacré à Laennec, l'inventeur du stéthoscope

Et avoir appris qu'il était l'inventeur du stéthoscope en cherchant son nom dans les pages du Petit Larousse illustré de mes parents.

Source : gallica.bnf.fr

"Une lucarne", "Un tir dans la lucarne" ou "Une frappe dans la lucarne".

Une lucarne

"Une lucarne" est un substantif féminin désignant :

  • en architecture : un ouvrage établi en saillie sur une toiture et permettant d'éclairer et de ventiler le comble, d'accéder à la couverture, etc.

Des lucarnesDes lucarnes

Il existe de nombreuses sortes de lucarnes :

Les différentes sortes de lucarnes

Les différentes sortes de lucarnes
Les différentes sortes de lucarnes

Attention : la lucarne ne doit pas être confondue - comme c'est, je crois, assez souvent le cas - avec la petite fenêtre, souvent située en partie haute et permettant d'éclairer et de ventiler des toilettes, une salle d'eau ou une salle de bain.

Petite fenêtre de toilettesPetite fenêtre de toilettes

  • et au football :
    • chacun des angles supérieurs d'un but de football,
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
Une superbe lucarne (tir dans la lucarne)
    • ou, par ellipse lexicale : un tir ou une frappe effectué dans l'une de ces deux zones.

Il s'agit dans les deux cas d'un parfait exemple d'idiotisme architectural.

Source : www.larousse.fr

"Un sage-femme", "Un sage-homme", "Un homme sage-femme", "Une sage-femme homme", "Un parturologue", "Un accoucheur" ou "Un maïeuticien".

Un maïeuticien (également appelé "sage-femme", "sage-homme", "homme sage-femme", "sage-femme homme", parturologue" ou "accoucheur"

L'ensemble de ces dénominations désignent : un homme exerçant la profession de "Sage-femme".

Des élèves sages-femmes et un élève maïeuticien
Des élèves sages-femmes et un élève maïeuticien

Cette profession s'est en effet ouverte aux hommes, en France, depuis 1982, ce qui a entraîné la floraison de ces 7 appellations :

  • Le substantif masculin "Un sage-homme" constitue le pendant exact du substantif féminin "Une sage-femme",
  • le substantif  "Un sage-femme" sonne vraiment très étrangement aux oreilles et semble parfaitement absurde,
  • les locutions nominales masculine "Un homme sage-femme" et féminine "Une sage-femme homme" semblent parfaitement décrire la réalité mais ne brillent pas par leur concision,
  • le substantif masculin "Un parturologue" est un néologisme, créé à partir du latin "Parturire" ("Accoucher"),
  • le substantif masculin "Un accoucheur" présente l'avantage d'être simple et clair,
  • enfin, le substantif masculin "Un maïeuticien", créé à partir d'un adjectif grec ancien signifiant "Habile à accoucher", est le terme retenu et recommandé par l'Académie française, qu'il convient donc - me semble-t-il - d'utiliser.
Un maïeuticien (également appelé "sage-femme", "sage-homme", "homme sage-femme", "sage-femme homme", parturologue" ou "accoucheur"
Un maïeuticien

De nos jours cependant, seuls 2% des personnes existant cette profession sont des hommes, contre 61% pour ce qui concerne les gynécologues obstétriciens.

Sources : www.larousse.fr et detectivedesmots.wordpress.com

"Un charlatan".

Ce substantif masculin désigne :

  • autrefois : un vendeur ambulant commercialisant des drogues et des potions sur les places publiques, et arrachant les dents, avec un grand luxe de discours et de facéties ; un bonimenteur.
  • et de nos jours, selon le contexte :
    • un guérisseur ou un médecin ignorant et sans conscience, se vantant de pouvoir guérir diverses maladies,
    • un imposteur exploitant la crédulité publique, en vantant ses produits, sa science, ses qualités,
    • ou : en Afrique : un devin, un guérisseur, un sorcier.

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr