Il ne faut pas confondre : "Un étendeur" et "Un étendoir".

Malgré leur paronymie, ces deux substantifs masculins du langage courant ont en effet deux significations très différentes :

  • "Un étendeur" est un vocable fort peu usité désignant un ouvrier chargé d’aplatir ou d’étendre les manchons de verre, des pièces cylindriques ouvertes à leurs deux extrémités.
  • tandis que "Un étendoir" désigne un type de séchoir à linge pliable ou rétractable.

Il en existe différents modèles : étendoir "table", étendoir "tour" ou, depuis 1963, étendoir "tancarville".

Un étendoir "table"
Un étendoir "table"
Un étendoir "tour"
Un étendoir "tour"
Un étendoir "tancarville"
Un étendoir "tancarville"

Source : wiktionary.org

"Un charlatan".

Ce substantif masculin désigne :

  • autrefois : un vendeur ambulant commercialisant des drogues et des potions sur les places publiques, et arrachant les dents, avec un grand luxe de discours et de facéties ; un bonimenteur.
  • et de nos jours, selon le contexte :
    • un guérisseur ou un médecin ignorant et sans conscience, se vantant de pouvoir guérir diverses maladies,
    • un imposteur exploitant la crédulité publique, en vantant ses produits, sa science, ses qualités,
    • ou : en Afrique : un devin, un guérisseur, un sorcier.

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Un souffleur" ou "Une souffleuse".

Un souffleur, dissimulé aux yeux du public, prêt à aider un comédien, sur scène, en train de jouer

Ce curieux métier consiste, au théâtre, à souffler leur texte aux acteurs ayant un trou de mémoire, en étant dissimulé sous la scène et en communiquant avec l'acteur par l'intermédiaire d'une petite trappe dissimulée aux yeux du public.

Un enfant dans une trappe de souffleur
Un enfant dans une trappe de souffleur

L'une des grand-mères de l'actrice française Catherine Deneuve était souffleuse au théâtre de l'Odéon, à Paris (75).

Une trappe de souffleur, vue depuis la salle
Une trappe de souffleur, vue depuis la salle

 

"For", "Fort" et "Un fort".

Ces différents mots homophones ont des significations très différentes :

  • "For" est un substantif masculin qui nous vient du latin "Forum".
  • "Fort" est :
    • soit un adjectif masculin, qui signifie, selon le contexte :
      • agissant avec énergie, pour un produit ou un médicament ("Un somnifère assez fort"),
      • ayant de la force morale, de la force de caractère ("Être fort dans l'adversité"),
      • ayant des connaissances étendues, une grande habileté, une grande aptitude dans un domaine ; surpassant les autres ("Être fort en calcul mental"),
      • bien établi, sûr, résistant au temps, aux attaques, etc. ("Un amour très fort"),
      • corpulent, épais, gros ("Être fort des hanches"),
      • désagréable au goût ou à l'odorat, âcre ("Du beurre fort"),
      • dont la puissance, les moyens d'action, le pouvoir sont très développés ; qui s'impose aux autres ("Un parti politique fort"),
      • doté d'une teneur très importante en son principe actif, pour une substance ou une préparation ("Du piment fort"),
      • manifestant l'habileté, le savoir-faire, la compétence et s'imposant à l'esprit avec force ("Un film très fort"),
      • recourant à la contrainte et à des mesures autoritaires, pour un État ("Un régime fort"),
      • résistant, solide ("Du carton fort"),
      • robuste, solide, vigoureux, ayant de la force physique, pour un individu ("Un homme fort"),
      • tirant son assurance, sa supériorité de telle ou telle chose ("Fort de son expérience"),
      • ou : très actif, très correctif, puissant, pour un instrument ou un appareil ("Des verres correcteurs très forts").
    • soit un adverbe, qui signifie, selon les cas :
      • d’une manière forte et vigoureuse. ("Crier fort", "Frapper fort", "Pousser fort", etc.),
      • ou : beaucoup ("Couler fort", "Pleuvoir fort", "Venter fort", etc.)

Placé devant un adjectif ou devant un adverbe, "Fort" marque le superlatif : "Avoir fort à coeur de", "Savoir fort bien que", etc.

  • et "Un fort" est un substantif masculin désignant, selon le contexte :
    • une fortification permanente isolée et indépendante, autonome.
San Felipe de Lara, un fort colonial espagnol à l'entrée du lac Izabal, dans l'Est du Guatemala
San Felipe de Lara, un fort colonial espagnol à l'entrée du lac Izabal, dans l'Est du Guatemala

Ouvrage de terre ou de maçonnerie, parfois revêtu de métal, il s'agit d'un bâtiment militaire conçu pour la guerre défensive, destiné à résister aux attaques de l’ennemi.

Le fort de Jorey à Fermanville (50)
Le fort de Jorey à Fermanville (50)
    • à la chasse : un repaire, de la retraite de certains animaux, qui se réfugient toujours dans l’endroit le plus épais du bois ("Le sanglier est dans son fort"),
    • celui qui a la force ou la puissance, qui représente ou symbolise la force ("Le fort contre faible"),
    • dans le registre désuet : un portefaix . "Un fort des Halles" était le nom attribué au manutentionnaire qui avait pour mission de transporter les marchandises de l'extérieur vers l'intérieur des pavillons des anciennes Halles de Paris (75).
Forts des Halles, à Paris (75), vers 1910
Forts des Halles, à Paris (75), vers 1910

Portant une tenue de travail très caractéristique, les forts formaient une corporation très célèbre dans la capitale, créée sous le règne de Louis IX, et aujourd'hui disparue.

Mais le mot "Fort" pour désigner des employés devant porter de lourdes charges durant leur travail a également été utilisé ailleurs, puisqu'il a par exemple existé des "forts des Abattoirs de Lille (59)",

    • dans le registre familier : un genre de mérite ou de savoir, qui distingue une personne, la place au-dessus des autres ("Le français a toujours été mon fort"),
    • l'endroit le plus fort d’une chose ("Le fort d’une voûte, d’une épée"),
    • l'endroit le plus épais et le plus touffu d’un bois ("S’enfoncer dans le fort du bois"),
    • le temps où une chose est dans son plus haut point, dans son plus haut degré ("Au fort de la tempête", "Au fort de la mêlée"),
    • et enfin, pour nos amis québecois : l'eau-de-vie.

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

 

"Un portefaix".

Ce substantif masculin désigne :

  • dans le registre désuet : celui qui fait métier de porter des fardeaux,
  • et dans le registre soutenu : un homme grossier et brutal.

On dit par exemple : "Il jure comme un portefaix".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un entremets" et "Un entremétier".

Ces deux substantifs relèvent du vocabulaire et jargon alimentaire et culinaire.

  • "Un entremets", comme son nom l'indique, désigne un mets servi entre deux autres.

Au fil du temps, il est devenu de plus en plus sucré au point de remplacer parfois le dessert au XXIe siècle.

Il s'est écrit par le passé "Entremès", "Entremez" et "Entremetz".

Et on appelle parfois aujourd'hui ce plat "Pré-dessert".

  • "L'entremétier" est la personne de la brigade de cuisine chargée des entremets.

Source : wikipedia.org

"Un plafonniste" et "Un plafonnier".

Ces deux substantifs qu'il doit être bien difficile de distinguer pour nos amis apprenants de FLE se rapportent naturellement tous deux aux plafonds.

  • Mais "Plafonniste" est un néologisme désignant un spécialiste des plafonds.

Plafonnier

  • tandis que le mot "Plafonnier" désigne un appareil d'éclairage électrique, directement appliqué sur le plafond, sans suspension.

Plafonnier automobile

Le mot s'utilise notamment pour parler de la lampe d'éclairage fixée au plafond des automobiles.

www.cnrtl.fr

"Un mégissier".

Il s'agit d'une personne qui apprête les cuirs, les peaux - principalement d'ovins et de caprins -, à l’exclusion des grosses peaux de bovins, dont s'occupent les tanneurs.

Son travail consiste à "mégir" ou "mégisser".

Et son activité est la "mégisserie".

Ce mot est relativement connu des parisiens, car il existe dans notre capitale un "Quai de la mégisserie", situé rive droite, entre le pont au Change (place du Châtelet) et le pont Neuf, dans le quartier de Saint-Germain-l'Auxerrois. Et il s'agit d'un endroit très fréquenté en raison de ses animaleries et pépiniéristes.

Je le fréquentais pour ma part régulièrement lorsque je collectionnais les serpents, au début des années 1990, avant que cela ne devienne à la mode et que l'on en trouve dans toutes les animaleries de centres commerciaux, pour lesquelles s'est développé tout un marché de produits spécialisés (terrariums, décors, accessoires, etc.).

"Un gargoussier".

Ce terme du registre désuet, désignait :

  • le militaire qui portait les gargousses,
  • mais également l'étui à gargousse, également appelé "gargoussière".

La gargousse était la charge d’une bouche à feu (ou canon) et elle était contenue dans une enveloppe cylindrique, faite de papier ou de toile, au diamètre exact de la chambre du canon.