"Un portefaix".

Ce substantif masculin désigne :

  • dans le registre désuet : celui qui fait métier de porter des fardeaux,
  • et dans le registre soutenu : un homme grossier et brutal.

On dit par exemple : "Il jure comme un portefaix".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un entremets" et "Un entremétier".

Ces deux substantifs relèvent du vocabulaire et jargon alimentaire et culinaire.

  • "Un entremets", comme son nom l'indique, désigne un mets servi entre deux autres.

Au fil du temps, il est devenu de plus en plus sucré au point de remplacer parfois le dessert au XXIe siècle.

Il s'est écrit par le passé "Entremès", "Entremez" et "Entremetz".

Et on appelle parfois aujourd'hui ce plat "Pré-dessert".

  • "L'entremétier" est la personne de la brigade de cuisine chargée des entremets.

Source : wikipedia.org

"Un plafonniste" et "Un plafonnier".

Ces deux substantifs qu'il doit être bien difficile de distinguer pour nos amis apprenants de FLE se rapportent naturellement tous deux aux plafonds.

  • Mais "Plafonniste" est un néologisme désignant un spécialiste des plafonds.

Plafonnier

  • tandis que le mot "Plafonnier" désigne un appareil d'éclairage électrique, directement appliqué sur le plafond, sans suspension.

Plafonnier automobile

Le mot s'utilise notamment pour parler de la lampe d'éclairage fixée au plafond des automobiles.

www.cnrtl.fr

"Un mégissier".

Il s'agit d'une personne qui apprête les cuirs, les peaux - principalement d'ovins et de caprins -, à l’exclusion des grosses peaux de bovins, dont s'occupent les tanneurs.

Son travail consiste à "mégir" ou "mégisser".

Et son activité est la "mégisserie".

Ce mot est relativement connu des parisiens, car il existe dans notre capitale un "Quai de la mégisserie", situé rive droite, entre le pont au Change (place du Châtelet) et le pont Neuf, dans le quartier de Saint-Germain-l'Auxerrois. Et il s'agit d'un endroit très fréquenté en raison de ses animaleries et pépiniéristes.

Je le fréquentais pour ma part régulièrement lorsque je collectionnais les serpents, au début des années 1990, avant que cela ne devienne à la mode et que l'on en trouve dans toutes les animaleries de centres commerciaux, pour lesquelles s'est développé tout un marché de produits spécialisés (terrariums, décors, accessoires, etc.).

"Un gargoussier".

Ce terme du registre désuet, désignait :

  • le militaire qui portait les gargousses,
  • mais également l'étui à gargousse, également appelé "gargoussière".

La gargousse était la charge d’une bouche à feu (ou canon) et elle était contenue dans une enveloppe cylindrique, faite de papier ou de toile, au diamètre exact de la chambre du canon.