Mais : "SERVIR un intérêt" !
Vocabulaire et jargon bancaire, comptable, économique, financier, monétaire ou fiscal
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 732
Pourquoi dire : "Un boom de l'immobilier" ni "Être en plein boom" ?
Et pas : "Un BOUM de l'immobilier" et "Être en plein BOUM" !
Ce terme désigne :
- dans le domaine boursier, une hausse soudaine, habituellement de courte durée, d'un ou de plusieurs titres, voire de toute la cote,
- par extension, une phase de hausse générale de tous les indices économiques, concernant notamment la production, les prix et la spéculation. Le "Boum" s'identifie avec un sommet de conjoncture ("Un boum économique"),
- par analogie, une prospérité subite et considérable,
- une augmentation de prix, de valeur ("Les tableaux de ce peintre connaissent un boum depuis deux ans"),
- ou, enfin, dans le registre familier, une réclame bruyante, en vue de lancer un produit ("Boum sur les cartables !").
Source : www.cnrtl.fr
"Fiscal", "Fiscale" ou "Fiscaux".
Ces trois adjectifs caractérisent ce qui est relatif à l'impôt.
Bien évidemment vous dites-vous certainement ! Mais pas forcément lorsque l'on est encore enfant ou simple apprenant de FLE !
"Un tour de table".
Cette locution désigne tout à la fois:
- la pratique consistant, préalablement au début d'une réunion, à ce que chacun des participants se présente brièvement,
- la participation financière respective des différents investisseurs présents au capital, lors du lancement ou de la relance d'une entreprise.
"Un bon client".
Cette locution nominale désigne :
- dans le langage courant, au sens propre : un client régulier, récurrent, fidèle, solvable, qui paye en temps et en heure, sans relance,
- et dans le registre familier, au sens figuré : pour les professionnels du monde médiatique (animateurs, journalistes, producteurs, responsables de programmes, etc.), un intervenant extérieur - simple invité ou spécialiste d'un sujet - parfaitement à l’aise dans l’exercice médiatique et dégageant un grand intérêt en termes d’image et d’audience, par sa présence et son discours.
On dit par exemple du comédien Fabrice Luchini qu'il est "un bon client".
Elle ne doit surtout pas être confondue avec les formules "Un client", "Un gros client", "Un sacré client" ou "Un sérieux client", auxquelles j'ai également consacré un article.
Source : www.devenez-mediatique.com
"La place américaine", "La place new-yorkaise" ou "Wall Street".
La presse française a coutume de désigner ainsi la Bourse de New York ou NYSE (New York Stock Exchange).
Sur le même sujet, voir également mes articles sur "Le CAC 40", "Le FOOTSIE" , "La place parisienne" ou "La place londonienne".
"Le CAC 40".
Il s'agit de l'indice de référence de la Bourse de Paris, reflétant la performance de 40 valeurs sélectionnées.
Créé le 15 juin 1988 sous le nom de "Compagnie des Agents de Change 40", la signification de l'acronyme a évolué pour devenir "Cotation Assistée en Continu 40".
Sur le même sujet, voir également mes articles sur "La place londonienne" et "La place parisienne", "Le FOOTSIE" et "La place américaine", "La place new-yorkaise" et "Wall Street".
Pourquoi dire "Un mogul" ou "Un tycoon" ?
Et pas : "Un magnat" !
"Un magnat".
Ce terme, hérité du latin médiéval, désigne une personnalité dominante de la vie économique ou de la presse.
"Ceteris paribus".
Il s'agit de la forme abrégée de la citation latine "Ceteris paribus sic stantibus", que l'on peut traduire par "Toutes choses étant égales par ailleurs".
Elle est souvent utilisée en utilisée en méthodologie, en philosophie analytique, en philosophie du langage, en sciences sociales ou encore en sciences économiques.
Par exemple, lorsque dans un modèle théorique l'influence de la variation d'une quantité (la variable explicative) sur une autre (la variable expliquée) est examinée à l'exclusion de tout autre facteur.
On dit par exemple : "Une hausse du prix du pétrole entraînera une hausse des prix du plastique ceteris paribus".
"Somptuaire".
Cet adjectif désigne :
- en droit, ce qui a pour objet de restreindre les dépenses de luxe.
On dit par exemple : "Un édit somptuaire".
- ou ce qui porte sur les biens de luxe, qui frappe les citoyens ayant un train de vie luxueux.
On dit par exemple : "Une taxe somptuaire".
- et, de façon générale, ce qui est relatif aux dépenses et plus particulièrement aux dépenses de luxe.
- voire, directement, ce qui est luxueux, d'un luxe coûteux, excessif.
On dit par exemple : "Des dépenses somptuaires".
"Un PSE "ou "Un Plan de Sauvegarde de l'Emploi".
Cette formule en forme d'euphémisme désigne très concrètement, si l'on veut bien être un tant soit peu honnête, un "Plan de licenciement".