Pourquoi dire : "Du cash" et "Payer cash" ?

Et pas :

  • "Des espèces" (langage courant) ou "De l'argent liquide" (registre familier).
  • et "Payer comptant" !

Et cela que ce soit au sens propre ou sens figuré.

Pourquoi dire : "Une entreprise low cost" ?

Et pas : "Une compagnie à bas coûts" ou "Une compagnie à bas prix".

Il s'agit d'un modèle d'entreprise caractérisé par :

  • une offre de produits manufacturés et de services réduite à l'essentiel,
  • une annonce de prix attractifs aux clients,
  • et le maintien d'un niveau de marge élevé pour l'entreprise.

Et qui repose sur :

  • un marketing revendiquant une réduction de coût d'exploitation plus forte que dans les autres entreprises et répercutée sur les prix ; des services annexes pouvant être proposés contre un supplément tarifaire,
  • la simplification maximale des procédures d'entreprise,
  • et une pression plus forte sur les personnels (salaires, productivité).

La démarche du "low cost" est donc l'inverse de celle de la montée en gamme.

Et elle est notamment utilisé par :

  • les compagnies aériennes à bas prix,
  • mais aussi dans l'ameublement, la téléphonie mobile, l'habillement, l'assurance, l'industrie hôtelière, l'automobile,
  • la communication d'entreprise média, hors média ou interne,
  • ou dans les services à la personne, à destination des particuliers avec des coiffeurs, de l'alimentaire (on parle alors de "hard-discount" ou "maxidiscompte"),
  • mais aussi à destination des entreprises avec des prestations intellectuelles telles que des services linguistiques, de communication, etc.

Source : wikipedia.org

"Apurer" et "Épurer".

Ces deux verbes paronymes sont parfois confondus.

  • "Apurer" signifiait autrefois "Affiner, purifier une dorure" (registre désuet).

Mais c'est avant tout, de nos jours, un terme de comptabilité et de technique financière :

    • "Apurer un compte", c'est le vérifier et l'arrêter définitivement.

On dit par exemple : "Il va falloir apurer les comptes, mais je crois que le rachat de cette société pourrait s'avérer très judicieux".

    • Et "Apurer une dette" c'est donc la rembourser et s'en libérer.

On dit par exemple :  "Maintenant que tu as un salaire correct, tu vas pouvoir apurer ta dette".

  • Tandis que "Épurer", c'est :
    • Rendre pur, plus pur, en éliminant les éléments étrangers, purifier.

On dit par exemple: "Épurer un minerai".

    • Rendre meilleur, plus correct ou plus fin, améliorer, perfectionner, enlever tout ce qui peut porter atteinte à sa pureté, son harmonie, etc.

On dit par exemple: "Épurer un texte".

Je le confesse, je rédige aujourd'hui cet article après avoir constaté que j'avais employé le verbe "Apurer" à mauvais escient, en lieu et place du verbe "Épurer"... Et, au surplus, écrit "APPurer", avec deux "p" !

"Le billet vert", "La devise américaine" ou "La monnaie américaine".

Billet d'un dollar américain

Cette locution nominale en forme d'idiotisme chromatique et ces deux périphrases désignent le "Dollar des États-Unis" ou "Dollar américain", également appelé "USD (United States Dollar)" ou "US Dollar (United States Dollar)".

Il est divisé en 100 cents, a pour symbole "$" et est la monnaie officielle états-unienne depuis le 2 avril 1792.

Le dollar des États-Unis est la monnaie nationale des États-Unis d'Amérique et de ses territoires d'outre-mer (comme Porto Rico) ; mais c'est aussi celle de l'Équateur, du Zimbabwe, de la Micronésie, des Îles Marshall, des Palaos, du Panama, du Salvador, du Timor oriental, des Îles Turques-et-Caïques, des Îles Vierges britanniques et des Îles BES.

Il s'agit de la monnaie la plus utilisée au monde pour les transactions, et, depuis décembre 2006, de la deuxième derrière l'euro en termes de monnaie en circulation.

    • la principale monnaie de réserve utilisée dans le monde, représentant 62 % des réserves des banques centrales à travers le monde en 2018,
    • la devise la plus utilisée dans le commerce international,
    • la principale devise traitée sur le marché des changes, présente en 2019 dans 88 % des transactions, contre 32 % pour l'euro,
    • la devise possédant les marchés financiers les plus importants, même si cette prépondérance est en train d'être remise en cause par l'euro dans plusieurs domaines,
  • En terme de monnaie fiduciaire, le dollar des États-Unis est d'un usage très répandu dans le monde, et plus de la moitié de son encours en billets est en fait détenu hors de son pays d'origine.

Source : wikipedia.org

"Scriptural", "Scripturale", "Scripturales" ou "Scripturaux".

Cet adjectif qualifie :

  • ce qui est relatif à l'écriture, à la mise en graphie,
  • ou la monnaie circulant par simple jeu d'écriture (d'un compte à un autre), dite "monnaie scripturale", par opposition à la monnaie "papier" (les billets).

On ne dit pas : "Mettre un chèque à la banque" !

Mais : "DÉPOSER un chèque à la banque" !

Pourquoi dire : "Le hard discount" ou "Un hard discount" ?

Et pas : "Le maxidiscompte" et "Un maxidiscompte" (par ellipse de "Un magasin de maxidiscompte") !

Il s'agit certes d'un néologisme assez laid mais qui a au moins le mérite d'être français.

Un maxidiscompte est un magasin LS (Libre-Service) à prédominance alimentaire, se caractérisant par des prix de vente en dessous de la moyenne, une surface de vente limitée (600 m2 en moyenne) et un assortiment de produits restreint (moins de 1 000 produits en moyenne).

En 2016, plusieurs sociétés d'études ont modifié la dénomination qu'elles utilisaient pour qualifier ces distributeurs en France :

  • La société Nielsen les qualifie désormais de SDMP (Supermarchés à Dominante Marque Propre),
  • tandis que les sociétés Kantar TNS et IRI parlent elles d'EDMP (Enseignes à Dominante Marque Propre).

Source : wikipedia.org

"La monnaie fiduciaire".

La monnaie fiduciaire est constituée des pièces et des billets de banque.

Autrement dit : ce que l'on appelle familièrement l'"argent liquide".

Il s'agit d'un instrument financier dont la valeur nominale est supérieure à la valeur intrinsèque.

La confiance ("Fiducia" en latin) que l'utilisateur accorde à la monnaie fiduciaire comme valeur d'échange, moyen de paiement, et donc comme monnaie, repose sur un principe de garantie défendu par des institutions centralisatrices (les banques centrales).

La monnaie fiduciaire ne représente qu'environ 10% de la masse monétaire, contre 90% pour la monnaie scripturale.

"La monnaie scripturale".

L'argent en chiffre enregistré dans les banques dans les comptes courants forme ce qu'on appelle la "monnaie scripturale".

La possession de monnaie par un titulaire de compte est matérialisée par une écriture en compte. Longtemps tenues dans des registres, ces écritures sont naturellement désormais gérées par informatique.

Elles constituent l'essentiel de la masse monétaire (environ 90%), très loin devant les billets et les pièces (environ 10 %), appelés "monnaie fiduciaire".

La monnaie scripturale est créée par les banques commerciales ; contrairement aux pièces et billets créés par les banques centrales.

Cette monnaie scripturale circule entre les agents économiques sous forme de virements d'un compte à un autre grâce à des moyens de paiement, tels que les cartes de paiement, les virements ou les chèques.

Ne dites pas : "Un lobby", "Des lobbies" ou "Faire du lobbying" !

Mais :

  • "Un groupe de pression" et "Des groupes d'influence".
  • et "Exercer des pressions" ou "Faire valoir et protéger ses intérêts".

Concrètement, il s'agit de tenter d'influencer les actions, les politiques ou les décisions de fonctionnaires, le plus souvent de législateurs ou de membres d'organismes de réglementation.

On ne dit pas : "Franchir un autre gap" !

Le journaliste sportif français Nabil Djellit

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Nabil Djellit, le 12 décembre 2012, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", de la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "COMBLER unE autre LACUNE", "COMBLER un autre FOSSÉ", "PALLIER un autre MANQUE", "RÉduire unE autre DISPARITÉ" !

"Une facture pro forma".

Une facture pro forma est un document commercial, apparenté à une facture définitive sans en avoir la valeur légale, qui sert à entamer le processus commercial.

Une facture pro forma, ou "pour la forme", n’est en effet pas une facture au sens classique. Il s’agit d’un brouillon, d’un modèle généré par le vendeur, et qui va contenir les produits à vendre, avec leur prix et description. Lorsque le vendeur fournit une facture pro forma à son client potentiel, il lui transmet une première proposition et fait part de ses conditions générales de vente.

Différents éléments distinguent fondamentalement une facture pro forma d’une facture définitive :

  • elle n’est pas comptabilisée par l’entreprise car elle n’a pas la moindre valeur fiscale,
  • elle est purement informative, n’engage pas les parties (vendeur et acheteur) à commercer ensemble et ne peut donc servir à exiger un paiement,
  • sa numérotation est différente des factures définitives,
  • elle porte le titre "Facture pro forma" de façon claire, afin de ne pas être confondue avec une facture définitive.

Les factures pro forma sont généralement envoyées à l’acheteur avant que tous les paramètres de la potentielle transaction soient connus. La facture pro forma est donc un document provisoire, ajustable, mais qui permet de dessiner les contours de la transaction à venir.

Un particulier ou une entreprise qui souhaiterait emprunter de l’argent auprès d’une banque peut se servir d’une facture pro forma émanant du prestataire afin d'étayer sa requête.

Les factures pro forma sont également utilisées pour déclarer en douane la valeur de marchandises, dans le cas de transactions internationales.

Source : debitoor.fr