"Ronger son frein".

Cette locution verbale très ancienne, puisqu'elle semble remonter au XIVe voire au XIIe siècle, relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : contenir difficilement son impatience, supporter avec peine l'inactivité ; être contraint de retenir sa colère, de refouler en soi son dépit face à une situation désagréable.

Elle fait référence au "Frein", ce morceau de la bride, ujourd'hui appelé "Mors", qui entre dans la bouche du cheval et permet de l'arrêter, mais qu'il a tendance à ronger lorsqu'il est contraint de se reposer et perd patience.

Sources : Le Robert, www.expressio.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Être à X longueurs" de quelque chose ou "Ne plus être qu'à X longueurs" de quelque chose.

Ces différentes locutions verbales du langage courant appartiennent au jargon journalistique et au jargon sportif.

Elles font référence au vocabulaire du monde des courses hippiques, et elles signifient, au sens figuré : être à - ou ne plus être qu'à - X unités de quelque chose : buts, points, etc.

On dit par exemple : "Avec ce nouveau but, Cristiano Ronado n'est plus qu'à une longueur du record de Michel Platini".

Ou : "Avec les trois points de cette victoire, l'Ohème n'est plus qu'à deux longueurs du PSG".

 

"Lâcher la bride sur le cou" ou "Laisser la bride sur le cou".

Un cheval blanc, la bride sur le cou

Ces deux locutions verbales, qui remonteraient au XVIe siècle font référence à la "Bride", partie du harnais d'un cheval, composée de courroies (mors, têtière, rênes), que l'on passe autour de la tête et du cou de l'animal, afin de le diriger et de le guider.

Shéma détaillé du harnais d'un cheval

Et elles signifient par conséquent :

  • au sens propre, pour un cheval : le laisser aller librement, les rênes flottantes,

On dit par exemple : "Connaissez-vous un seul cheval qui n'apprécie pas qu'on lui laisse la bride sur le cou ?".

  • et au sens figuré, pour une personne : lui donner toute liberté d'agir à sa guise, de faire ce qu'il veut, sans contrôle ni contrainte ; relâcher son autorité, assouplir la discipline.

On dit par exemple : "Je me permets de vous rappeler que laisser la bride sur le cou à vos directeurs de filiales peut s'avérer très dangereux".

Sources : www.cnrtl.fr, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net

"Résultat des courses".

Cette locution nominale du registre familier qui ne manque pas de surprendre nos amis étrangers signifie : au bout du compte, bilan, conclusion, conséquence ou finalement.

Elle s'utilise en effet - telle que - pour annoncer le résultat ou la conséquence - souvent fâcheux, déplaisant, désagréable ou négatif - de ce qui a été préalablement énoncé.

On dit par exemple :

  • "Je suis allé au restaurant plutôt que de me faire à manger. Résultat des courses : une intoxication alimentaire !".
  • "J'ai expliqué la situation à ma mère. Résultat des courses : elle m'en veut".
  • "J'ai pris le temps d'apprendre à mon frère comment bien jouer aux échecs. Résultat des courses : il me bat tout le temps !".

Sources : www.online-french-classes.com, www.larousse.fr et wwww;languegfrancaise.net

On n'écrit pas : "Être en difficultés" !

Mais plutôt : "Être en difficultÉ" !

Sans "s".

Cette locution adverbiale du langage courant, qui signifie "Être dans une situation difficile", "Connaître des difficultés" ou "Rencontrer des difficultés", nous viendrait - selon le Littré - du vocabulaire des courses hippiques !

Source : www.laculturegenerale.com