"Une logorrhée".

Ce substantif féminin du registre soutenu, que l'on a souvent du mal à orthographier, désigne :

  • au sens propre : une diarrhée verbale, ou incontinence verbale ; un trouble du langage caractérisé par un besoin irrésistible de parler.
  • et au sens figuré : un long discours creux ; du verbiage, un flux de paroles inutiles et incohérentes, un blabla prétentieux pour présenter des banalités ou une analyse plus ou moins cohérente et fondée.

Source : wiktionary.org

"Un héméronyme" ou "Un désignant événementiel".

"Un héméronyme" est un substantif masculin et un néologisme désignant des dates constituant des noms d'événements.

Les chercheurs utilisent également la locution nominale masculine "désignants évènementiels".

Quelques exemples d'héméronymes parmi les plus célèbres : le 18 Brumaire (1799), le 4 septembre (1870), le 11 novembre (1918), le 18 juin (1940), le 8 mai (1945), le 10 mai (1981), le 11-Septembre (2001) ou le 21 avril (2002).

Les héméronymes sont un type particulier de "chrononymes".

Source : wikipedia.org

"L'ophiophobie", "L'ophidiophobie" et "L'herpétophobie".

Le plus grand nid de serpents au monde : environ 70 000 serpents-jarretières (ou couleuvres rayées), près des villages de Narcisse et d'Inwood (Manitoba) (Canada)

Ces trois substantifs féminins désignent une peur excessive de certaines catégories d'animaux.

  • "L'ophiophobie" et "L'ophidiophobie" sont deux termes parfaitement synonymes correspondant à une peur excessive des serpents.

Dans "Les aventuriers de l'arche perdue" de Steven Spielberg (1981), on découvre qu'Indiana Jones est ophiophobe (ou ophidiophobe).

Et Spielberg nous révèle, en 1989, dans le prologue de "Indiana Jones et la dernière croisade", le troisième volet de la saga, l'origine de cette peur.

  • tandis que "L'herpétophobie" désigne une peur excessive de l'ensemble des reptiles en général et pas seulement des serpents.

Ainsi, le lézard ou le caméléon -qui vont effrayer un herpétophobe - ne feront pas peur à un ophiophobe ou à un ophidiophobe.

En revanche, un ophiophobe, un ophidiophobe et un herpétophobe ont tous les trois la même phobie des serpents.

Et ne donc seront guère enclins à aller se promener dans le plus grand rassemblement de serpents du monde, près des villages de Narcisse et d'Inwood (Manitoba) (Canada), où se trouvent rassemblés environ 70 000 serpents-jarretières (également appelés couleuvres rayées). Pourtant, ces charmants petits serpents (j'en ai, un temps possédé une demi-douzaine...) ne sont absolument pas venimeux !

Source : wiktionary.org

"Une phobie".

Une femme effrayée

Ce substantif féminin désigne : une peur démesurée et dépendant d'un ressenti plutôt que de causes rationnelles, d'un objet ou d'une situation précise.

L'objet ou la situation qui déclenche la phobie est dit "Phobogène", c'est à dire : générateur de peur.

La phobie est une peur irraisonnée, irrationnelle, déclenchée par une circonstance sans danger.

Et c'est ce caractère de danger irréel qui distingue cliniquement la phobie de la peur.

Dans la Classification internationale des maladies actuelle, les phobies font partie de la catégorie plus générale des "troubles anxieux".

Les formes que peut revêtir l'affection phobique sont multiples et j'ai consacré une collection à ce sujet : "Les affections ou maladies dont le nom se termine en Phobie : de quoi a-t-on peur ?"

Source : wikipedia.org

"Un chrononyme".

Ce substantif masculin désigne des expressions servant à désigner des portions de temps auxquelles la communauté sociale attribue une cohérence, ce qui s'accompagne du besoin de les nommer.

Par exemple : "Le siècle de Périclès", "Les années folles", "La drôle de guerre" ou "Les trente glorieuses".

Pour les dates constituant des noms d'événements (par exemple le 11-Septembre ou le 21 avril) on utilise parfois le terme spécifique d'"héméronymes".

Source : wikipedia.org

"La glossophobie" et "La glottophobie".

Ces deux vocables paronymiques ne doivent naturellement pas être confondus puisqu'ils correspondent à deux choses totalement distinctes :

  • "la glossophobie" est en effet la peur irrationnelle de parler en public,
  • tandis que "la glottophobie" désigne l'ensemble des discriminations linguistiques.

Source : wiktionary.org

 

Les terminaisons de l'infinif ou Pourquoi il convient d'écrire "Suffire" et "Boire" et non "Suffir" et "Boir".

Les terminaisons de l'infinif

Certains infinitifs se terminent par "er" (chanter, aller).

D'autres qui se terminent par "ir" (finir, partir).

D'autres par "oir" (savoir, vouloir).

D'autres enfin par "re" : c'est le cas de "Suivre", "Paraître", "Prendre", "Faire", "Plaire".

Mais aussi de "Suffire" ou "Boire" où le "re" suit "i" et "oi".

On peut donc se demander pourquoi "SuffiRE" et "BoiRE" avec des "e"... mais "PartiR" et "VouloiR" sans "e" ?

De manière générale, pourquoi ce "e" après le "r" pour certains verbes ?

Une voyelle pour la rime

L'infinitif en français se marque par une terminaison.

Une terminaison est une séquence finale que l'on retrouve dans un ensemble de mots ; des mots qui sont regroupés au titre précisément de cette terminaison commune. Ainsi la terminaison "oir" permet-elle de regrouper tous les verbes dont l'infinitif est en "oir".

Ces mots regroupés au titre de leur terminaison commune, riment ensemble : une terminaison est une rime.

Or une rime comporte nécessairement au moins une voyelle. Il ne saurait donc y avoir de terminaison réduite à "r".

Lorsque la terminaison de l'infinitif n'inclut pas de voyelle avant le "r", il faut qu'elle intègre une voyelle après : une voyelle généralement imperceptible mais néanmoins présente pour soutenir la rime : le "e".

  • Par exemple :
    • Dans "Partir", "Vêtir", "Courir", "Offrir", "Tenir", le "i" n'appartient pas à la base du verbe telle qu'on peut la trouver dans d'autres formes : "Je pars", "Je vêts", "Je cours", "J'offre", "Je tiens".

Ce "i" est ajouté pour marquer l'infinitif. Et il fait donc partie de la terminaison de l'infinitif : "ir".

La terminaison contenant une voyelle (le "i"), nul n'est besoin d'en ajouter une.

    • et dans "Savoir", "Vouloir", "Avoir", "Mouvoir", "Valoir", le "oi" n'appartient pas à la base du verbe telle qu'on la trouve dans d'autres formes : "Je sais", "Je veux", "J'ai", "Je meus", "Je vaux".

Ce "oi" est ajouté pour marquer l'infinitif. Et il fait donc partie de la terminaison de l'infinitif : "oir".

La terminaison contenant une voyelle et même deux (le "o" t le "i"), nul n'est besoin d'en ajouter une.

  • En revanche :
    • dans "Lire", "Conduire", "Suffire", le "i" appartient à la base du verbe telle qu'on la trouve dans d'autres formes : "Je lis", "Je conduis", "Je suffis".

Il ne fait pas partie de la terminaison de l'infinitif.

Le "r" ne pouvant à lui seul constituer une rime, il doit alors se trouver complété par un "e" final : la terminaison est "re".

    • et dans "Boire" et "Croire", le "oi" appartient à la base du verbe telle qu'on la trouve dans d'autres formes : "Je bois", "Je crois".

Il ne fait pas partie de la terminaison de l'infinitif.

Le "r" ne pouvant à lui seul constituer une rime, il doit alors se trouver complété par un "e" final : la terminaison est "re".

Fondamental : le cas du 2e groupe (du type "Finir", "Agir", "Choisir")

Le cas des verbes du 2e groupe doit être considéré à part. Ces verbes comportent en effet un "i" tout au long de leur conjugaison :

"Je finis", "Nous finissons", "Tu finissais", "Vous finissiez", "Elles finissent", "Finissant", etc.

Pourtant ce "i" ne fait pas partie de la base : il fait partie de la terminaison de chacune des formes en question.

Pour une part importante des verbes concernés, le "i" est en fait un suffixe, auquel on peut même attribuer un sens : beaucoup des verbes du 2e groupe sont dérivés d'un adjectif X auquel ce "i" a été ajouté afin de signifier "devenir X".

Ainsi : "Grandir" = "Grand" + "ir" = "Devenir grand"

Ou : "Jaunir" = "Jaune" + "ir" = "Devenir jaune"

Le "i", même quand il n'est pas suffixe mais qu'il rime avec ce suffixe, fait donc bien partie de la terminaison du verbe, et ce quelle que soit sa forme, et notamment à l'infinitif.

Cette terminaison contenant par conséquent une voyelle, nul n'est besoin d'en ajouter une : la terminaison de l'infinitif est "ir".

Attention 4 exceptions

Il existe quatre exceptions au mécanisme général présenté ici : "Fuir", "Voir", "Surseoir" et "Asseoir".

Pour ces quatre verbes, il est difficile de tenir "ir" ou "oir" pour une terminaison de l'infinitif, dans la mesure où le "i" et le "oi" apparaissent dans d'autres formes conjuguées sans que l'on puisse l'attribuer à un effet de rime : "Je fuis", "Je vois", "Je sursois", "J'assois".

Pour ces quatre verbes, on aurait donc attendu un "e" final.

La méthode à utiliser

Pour savoir si un infinitif se termine ou non par un "e", il faut donc voir si la voyelle qui précède appartient ou non à la base.

En n'oubliant pas le cas plus compliqué du 2e groupe, où le "i" se retrouve sur toutes les formes sans pour autant appartenir à la base.

Et en n'oubliant pas les quatre exceptions.

Le moins que je puisse faire est de vous souhaiter "Bon courage !".

Source : uoh.univ-montp3.fr

"La glottophobie" ou "La discrimination linguistique".

Cet affreux néologisme, créé en 2008 par le sociolinguiste français Philippe Blanchet, désigne une forme de discrimination basée sur le langage, certaines langues, ou certains accents régionaux.

Ainsi, lorsque l'on sous-titre un locuteur africain s’exprimant pourtant dans un français très clair (comme dans "Le Petit journal Spécial Burkina Faso" du 21 septembre 2015, sur la chaîne de télévision française Canal +) ou lorsque l'on prononce de travers et de façon intentionnelle le prénom d’une personne d’origine étrangère.

Sources : wiktionary.org et blog.assimil.com

"Un patronyme".

Il s'agit de ce que l'on appelle couramment un "nom de famille" hérité ou dérivé du père :

  • en France, tous les descendants d'un homme héritent leur patronyme ou "nom patronymique" de celui-ci,
  • mais dans certaines cultures, le patronyme est un nom dérivé de celui du père, car formé sur la base de son prénom (par exemple : "X, fils de Y") et il change donc à chaque génération.

C'est ainsi traditionnellement le cas des noms islandais arabes ou russes.

En Islande par exemple, si un homme nommé "Jon Einarsson" a un fils prénommé Olafur, le nom de famille de Olafur ne sera pas Einarsson comme son père, mais Jonsson, indiquant littéralement qu'il est le fils ("son") de Jon.

Source : wikipedia.org

"Un holonyme".

Il s'agit d'un terme lié à un autre par une relation d'holonymie, c'est-à-dire de tout à partie.

Ainsi, un holonyme "A" d'un mot "B" est un mot dont le signifié désigne un ensemble comprenant le signifié de "B".

Par exemple :

  • "Boisson" est un holonyme de "Bière",
  • "Couvert" est une holonyme de "Fourchette",
  • "Mammifère" est un holonyme de "Cheval",
  • et "Sport" est un holonyme de "Athlétisme".

La relation inverse de l'holonymie est la méronymie.

Et l'antonyme d'un "Holonyme" est donc un "Méronyme".

"Un méronyme".

Il s'agit d'un terme lié à un autre par une relation de méronymie, c'est-à-dire de partie à tout.

Ainsi, un méronyme "A" d'un mot "B" est un mot dont le signifié désigne une sous-partie du signifié de "B".

Par exemple :

  • "Bière" est un méronyme de "Boisson",
  • "Fourchette" est un méronyme de "Couvert",
  • "Cheval" est un méronyme de "Mammifère",
  • et "Athlétisme" est un méronyme de "Sport".

La relation inverse de la méronymie est l'holonymie.

Et l'antonyme d'un "Méronyme" est donc un "Holonyme".

"Un odonyme", "Un hodonyme" ou "Un dromonyme".

Ces trois mots parfaitement synonymes désignent tous un nom de voie de communication terrestre telle que celles mentionnées sur les plans de villes ou cartes routières :

  • "chemin", "sentier", "route", "autoroute", etc. en milieu rural.

Exemples : "RN (Route Nationale) 7" ou" Autoroute du Soleil" sont des odonymes ruraux.

  • "avenue", "boulevard", "cours", "impasse", "place", "rue", "ruelle", etc. en milieu urbain.

Exemples : "avenue des des Champs-Élysées", "place de la Bastille" ou "boulevard du Prado" sont des odonymes urbains.

On notera que la forme "odonyme" est la plus courante.

Et que le mot "dromonyme" est sensiblement moins utilisé.

 

"Un domonyme".

Il s'agit d'un nom de maison, que celle-ci soit située en zone urbaine (maison de ville, pavillon, hôtel particulier) ou en zone rurale (ferme, manoir, maison de campagne).

Le domonyme est attaché à la demeure et sert à la désigner officiellement à travers les transmissions et successions.

Voir également mon article : "Les domonymes (ou noms de maisons) particulièrement niais".