Pourquoi dire : "C'est un win-win c't'histoire" ?

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme l'a déclaré, le 11 décembre 2019, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "TOUT LE MONDE EST GAGNANT DANS cETtE histoire" !

Un accord "win-win" est en effet un accord "gagnant-gagnant".

Parce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Ne dites plus : "C'est juste énorme !".

Mais : "C'est tout simplement incroyable" !

Je ne supporte plus d'entendre cette formule stupide et anglo-saxonne ("It is just X") utilisée à tout bout de champ.

 

 

Pourquoi dire : "Un gap" ?

Et pas, tout simplement : "Un fossé" !

Il y a certes deux syllabes à prononcer au lieu d'une, mais avec un bon entraînement, je suis certain que l'on peut y parvenir !

Ne dites pas : "Faire un retour" !

Mais : "Réagir", "Répondre" ou "Commenter" !

Cela vous évitera d'utiliser inutilement le verbe "Faire" dont vous devez déjà, très vraisemblablement, comme nombre d'entre nous, truffer nombre de vos phrases !

Pour essayer de commencer à vous défaire de cette mauvaise habitude, n'hésitez donc pas à consulter ma collection "Faire sans" ou : Pour une limitation de l'emploi abusif ou inutile du verbe "Faire".

Pourquoi dire : "So what ?" ?

Comme l'ont ridiculement fait, par exemple :

  • l'écrivain français Philippe Besson, le 26 octobre 2019, dans l'émission "On est pas couché" sur la chaîne de télévision publique française France 2,

L'écrivain français Philippe Besson

  • ou le journaliste français Guillaume Bigot, le 19 juin 2021, dans l'émission "La matinale Week-End", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Le journaliste français Guillaume Bigot

 

Et pas simplement: "Et alors ?" !

On ne dit pas "L'incendie est sous contrôle" !

Ainsi que je l'ai entendu dans le journal de 9H, le 14 décembre 2019, sur la chaîne radiophonique nationale France Inter.

Mais : "L'incendie est MAÎTRISÉ" ou "Les pompiers ont la situation en main" !

La forme "Sous-contrôle" relève de l'anglais et non du français.

Pourquoi dire : "Une no go zone" ?

Et pas : "Une zone de non-droit" !

C'est à dire une zone regroupant une population importante, souvent très jeune, en bonne part issue de l’immigration, avec un taux de criminalité et un taux de chômage également très élevés.

Ces concentrations périurbaines, en marge des grandes villes françaises, comme Paris (75), Lyon (69), Marseille (13), mais désormais aussi autour de villes moyennes et peut-être même parfois de petites villes françaises, ont extrêmement mauvaise réputation, surtout certaines d’entre elles, où se sont organisés les plus importants trafics de drogues.

Dans ces quartiers laissés pour compte, la police n'est pas ou est peu présente, laissant la délinquance s'installer et se développer, au risque d'avoir de plus en plus de mal à y intervenir.

Ne dites pas : "On va shorter" !

Mais, selon le contexte, :

  • "Nous allons abréger",
  • "Nous allons vendre à la baisse".

Ne dites pas : "Un journaliste embedded" !

Mais : "Un journaliste EMBARQUÉ" ou "Un journaliste INTÉGRÉ" !

C'est à dire un journaliste qu’une armée embarque dans ses fourgons afin qu’il établisse un compte-rendu aussi favorable que possible et justifie à posteriori - autant que faire se peut - le bien-fondé de ses actions et interventions.

Pourquoi dire : "Un whodunit" ou "Un whodunnit" ?

Et pas : "Un roman-jeu" ou "Un roman-problème" !

Cette contraction anglaise des mots "Who (has) done it ?", qui signifie littéralement "Qui l'a fait ?", est fréquemment utilisée pour désigner une forme de roman policier, apparue au début du XXe siècle, où l'intrigue vise à découvrir l'identité du coupable.

Et où la structure de l’énigme et sa résolution sont les facteurs prédominants.

Au cours du récit, des indices sont fournis au lecteur qui est invité à déduire l’identité du criminel avant que la solution ne soit révélée dans les dernières pages. L’enquête est fréquemment menée par un détective amateur plus ou moins excentrique, par un détective semi-professionnel, voire par un inspecteur de la police officielle.

En principe, le lecteur doit disposer des mêmes indices que l'enquêteur et donc des mêmes chances que lui de résoudre l'énigme, l'intérêt principal de ce genre de romans étant de pouvoir y parvenir avant le héros de l'histoire.

Une forme particulière de ce type de roman, appelée "mystère en chambre close" renvoie à une énigme où la victime aurait été tuée ou agressée dans un local apparemment étanche dont le coupable se serait échappé de façon irrationnelle.

Source : wikipedia.org