Pourquoi dire : "On line" ?

Le commissaire-priseur Emmanuel Layan et l'animateur Jérôme Anthony, dans l'émission de télévision "Un trésor dans votre maison", sur 6Ter

Comme le fontt régulièrement les commissaires-priseurs ou le commentateur de l'émission "Un trésor dans votre maison", présentée par Jérôme Anthony, sur la chaîne de télévision française 6Ter.

Et pas : "Au téléphone" ou "En ligne" !

Puisqu'il s'agit de personnes enchérissant par téléphone ou sur internet.

On ne dit pas : "L'administration Clinton" ou "L'administration Obama" !

Mais : "Le gouvernement Clinton" ou "La présidence Obama" !

On ne dit pas : "Un afro-américain" !

Mais : "Un noir" ou "Un nègre" !

Je rappelle ici, à toutes fins utiles, que le mot "Nègre", qui est souvent aujourd'hui l'objet de polémique, du fait du rappel péjoratif, pour certains, de l'esclavage, de la colonisation et du racisme, ;, désigne à l'origine... une couleur sombre.

Dire par conséquent d'une personne à la peau noire ou sombre qu'elle est "Un noir" ou "Un nègre" n'a donc absolument rien d'insultant, n'en déplaise à ces esprits chagrins qui trouvent ces appellations galvaudées ou insultantes.

Pourquoi dire : "Spoiler" ?

Et pas : "Dévoiler", "Divulguer" ou "Divulgâcher''.

Il s'agit en effet de dévoiler tout ou une partie de l'intrigue d'une oeuvre (livre, film, jeu vidéo), et donc de gâcher le plaisir et la surprise de pouvoir découvrir l'oeuvre par soi-même.

Par exemple, en annonçant dans un résumé la mort du personnage principal d'un film ou d'un roman.

Pourquoi dire : "Une addiction", "Être addict", "Un addict" ou "Addictif" et "Addictive" ?

Et pas, respectivement et selon les circonstances :

  • "Une addiction" : "Une dépendance", "Un état de dépendance" ou une "Une assuétude" !
  • "Être addict" : "Être dépendant de", "Ne pas pouvoir se passer de" ou "Être accro à" (registre familier) !
  • Un addict" : Une personne présentant des signes de dépendance, et donc, suivant les cas : "Un toxicomane", "Un alcoolique", etc. !
  • "Addictif" ou "Addictive" :
    • qui crée ou entraîne une dépendance ; qui présente un risque élevé de dépendance (pour une substance) !
    • qui dénote ou révèle une dépendance (pour un comportement) !
    • captivant, passionnant, absorbant, prenant, exaltant, qui suscite un vif intérêt (pour une activité, un jeu, un feuilleton) !
    • irrésistible (pour un aliment).

Pourquoi dire : "Un webmaster" ?

Et pas : "Un WEBMESTRE" ou "Un ADMINISTRATEUR DE SITE" !

À titre personnel, je dis par exemple : "Je rend grâce à mon administratrice de site, Karine, d'avoir pris l'initiative, au 1er juillet 2019, de mettre en ligne jaimelesmots.com sans pratiquement m'en avertir... ce qui m'a forcé à commencer enfin à publier les dizaines de milliers d'articles accumulés depuis des décennies" !

On ne dit pas : "Un activiste" ni "De l'activisme" !

Mais : "Un MILITANT" et "Du MILITANTISME" !

Ou, le cas échéant : "Un TERRORISTE" et "Du TERRORISME" !

Des militants français

Pourquoi dire : "Un bug" !

Et pas : "Un bogue" !

Ce mot qui relève du jargon informatique désigne un défaut de conception ou de réalisation d'un programme informatique se manifestant par des anomalies de fonctionnement de l'ordinateur.

La gravité du dysfonctionnement peut aller de bénigne, causant par exemple des défauts d'affichage mineurs, à majeure, tel qu'un plantage ("crash sytème") pouvant entraîner de graves accidents, comme par exemple la destruction en vol de la première fusée Ariane 5, en 1996.

Pour l'anecdote : le mot anglais "Bug" signifie "insecte". Et la plupart des personnes pensent que son utilisation dans le domaine de l'informatique trouve son origine dans le  fait qu'un insecte soit tombé dans un ordinateur.

L’histoire de cette croyance commence en 1946, lorsque l'états-unienne Grace Murray Hopper, une des pionnières de l'informatique, mobilisée comme auxiliaire dans la marine américaine, est affectée aux travaux de programmation et d'exploitation de l'ENIAC. Dans le laboratoire où elle travaille sur Mark II et Mark III, elle aurait attribué une erreur dans Mark II à un papillon nocturne pris dans un relais, créant le terme "Bug", le 9 septembre 1947 à 15H45. L’insecte fut retiré et cette première anomalie a popularisé l’expression "Bbug" pour désigner les erreurs dans un programme.

C’est cette version que la majorité de la population a retenu et, de nos jours encore, cette version persiste. D’autres versions très similaires circulent également comme par exemple celle qui voudrait que le "Bug" ait été causé par des cafards qui se seraient baladé entre les lampes que contenaient à leurs débuts les premiers ordinateurs...

Mais, en réalité, Grace Murray Hopper a simplement été la première a associer le mot "Bug" avec l’environnement informatique. Dans son rapport, Grace Hopper concluait ainsi : "C'est le premier cas réel de bug à avoir été trouvé !"

Cette remarque ironique, atteste que cette acception du mot "Bug" au sens figuré existait déjà.

Elle remonte en effet aux débuts du télégraphe électrique, au milieu du XIXe siècle.

Thomas Edison (11 février 1847 - 18 octobre 1931), lui-même, en tous cas, utilisait déjà ce mot dans ses notes.

Et l'on peut lire dans le "Hawkin's New Catéchism of Electricity" de 1896 la définition suivante : "Le terme bug est utilisé pour désigner tout problème ou erreur dans le fonctionnement d'un appareil électrique".

Source : www.fisheo.com

Pourquoi dire : "Un crash" ?

Et pas, selon le contexte, :

  • en économie : "Un krach boursier" plutôt que "Un crash boursier" !
  • en aéronautique : "Un écrasement" plutôt que "Un crash aérien" !
  • pour l'automobile ; "Un essai de choc" plutôt que "Un crash test" !
  • en démographie : "Un hiver démographique" plutôt que "Un crash démographique" !
  • en informatique : "Un plantage informatique" plutôt que "Un crash informatique".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un talk-show" voire, par ellipse lexicale, "Un talk" ?

Et pas : "Un débat télévisé" ou "Un débat" !

Ainsi que le proposait le lexicologue Jean Tournier, pour qui le terme est apparu en français en 1972 et qui le considèrait comme un "emprunt snob et inutile".

Concrètement, il s'agit en effet d'une émission télévisée réunissant des personnes et durant laquelle celles-ci discutent.

Lesdites personnes prennent la parole à tour de rôle, sous la forme de chroniques par exemple, ou sous la forme de débat, c'est-à-dire d'échanges où les intervenants confrontent leurs points de vue.

Les chaînes françaises se sont emparées de ce concept bon marché directement inspiré des chaînes états-uniennes. Et nous en abreuvent désormais à longueur de journée ; ressassant sempiternellement les mêmes informations sans intérêt à nous en donner la nausée.

Je souscris pour ma part volontiers à la définition volontairement réductrice du "Talk-show" qu'en donnait le génial Orson Welles, l'un de mes réalisateurs préférés, : "de la radio filmée".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un magnet" ! Et pire encore : "Une magnet" !

Et pas : "Un aimant" ou, idéalement, "Un aimant de frigo" !

Puisque le mot anglais "Magnet" n'est qu'une ellipse lexicale de la locution nominale "Fridge magnet".