"La LOPPSI 2".

Cet acronyme désigne la Loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure.

Cette loi française qui concerne la gestion de la police et de la gendarmerie pour la période 2009-2013 a été nommée LOPPSI 2 en référence à la LOPSI de 2002 qui avait le même objet et porte presque le même nom mais sans le mot "performance", a été élaboré par les ministres de l'Intérieur UMP (Union pour un Mouvement Populaire) Michèle Alliot-Marie puis Brice Hortefeux.

Le texte concerne en particulier la lutte contre la criminalité générale, la récidive, la délinquance routière, la "cyber-pédopornographie" et l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs. Il donne également de nouveaux pouvoirs à la police et prévoit d'en déléguer aux polices municipales et aux entreprises de sécurité privée.

Le Conseil constitutionnel a invalidé, par sa décision du 10 mars 2011, 13 des 142 dispositions du texte adopté par le Parlement.

Source : wikipedia.org

"La LOPSI".

Cet acronyme désigne la Loi n° 2002-1094 du 29 août 2002 d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure.

Cette loi française concernant la gestion de la police et de la gendarmerie est la première mesure phare de la législature élue en juin 2002, lors de la réélection de Jacques Chirac à la Présidence de la République.

Concrétisant l'un des axes de campagne de Jacques Chirac, la lutte contre l'insécurité, elle s'appuie sur les lois Pasqua de 1995, et doit mettre un frein à l'accroissement des faits de délinquance, alors que 4 millions de crimes et délits ont été recensés en 2001.

Présentée en conseil des ministres le 10 juillet 2002, elle est défendue par Nicolas Sarkozy, Ministre d'État, ministre de l'Intérieur. Examiné en urgence en juillet à l'Assemblée nationale, le projet de loi est adopté conforme par le Sénat, et validé par le Conseil constitutionnel le 22 août. Une semaine plus tard, il parait au Journal officiel.

En 2011, la loi LOPPSI 2 reprendra son nom, à un mot près.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Le MENA" pour "Le Middle East and North Africa" ?

Le MENA (Middle East and North Africa) c'est à dire : l'ANMO (Afrique du Nord et Moyen Orient) ou MOAN (Moyen Orient et Afrique du Nord)

Et pas simplement, en français : "L'ANMO" pour "L'Afrique du Nord et Moyen Orient" !

Ou : "Le MOAN" pour "Le Moyen Orient et Afrique du Nord" !

L'ANMO (Afrique du Nord et Moyen Orient) ou MOAN (Moyen Orient et Afrique du Nord)

Ces acronymes désignent en effet une vaste région du monde comprenant tous les pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, depuis le Maroc, au Nord-Ouest de l'Afrique, jusqu'à l'Iran, au Sud-Ouest de l'Asie.

Cette région abrite environ 340 millions d’habitants en 2012, soit 6% de la population mondiale.

Et comprend plusieurs pays possèdant environ 60 % des réserves mondiales de pétrole et 45 % des réserves mondiales de gaz naturel, selon une estimation effectuée en janvier 2009 par le magazine "Oil and Gas Journal".

En 2009, en effet, huit des douze pays de l'OPEP (organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) appartenait à l'AMNO ou MOAN.

Source : wikipedia.org

"À quoi ça sert que Ducros il se décarcasse !".

L'acteur français Pierre Mirat (12 février 1924 - 16 juillet 2008), inoubliable interprète des publicités "ducros" des années 1970-1980 "À quoi ça sert que Ducros il se décarcasse ?"

Cette formule publicitaire est entrée dans le langage courant.

Et il est assez fréquent que l'on entende des phrases dérivées de ce slogan, telles que : "À quoi ça sert qu'on se décarcasse !", "À quoi ça sert que l'on se décarcasse !" ou "À quoi ça sert que je me décarcasse !".

On dit par exemple, dans le registre familier : "À quoi ça sert que je me décarcasse, si vous saissez tout avec vos bottes pleines de boue !".

Ce slogan publicitaire devenu culte, ici utilisé en 1978 pour la préparation aromatique "Salagou", date en fait de 1975 et continue encore d'être utilisé sous des formes dérivées telles que : "Il se décarcasse et ça change tout !" ou "On se décarcasse, vous assurez !".

  • Le cuistot provençal des publicités des années 1970-1980 était l'acteur français Pierre Mirat (12 février 1924 - 16 juillet 2008), qui a notamment joué Pierre Miramas, dit Michel-Ange, le patron du café Les Bons Enfants, dans le premier feuilleton quotidien français, "Le Temps des copains", de Robert Guez, en 1961-1962, puis avec Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura dans "Cent mille dollars au soleil", d'Henri Verneuil, en 1964, ainsi qu'avec Louis de Funès et Jean Gabin, dans "Le Tatoué", de Denys de la Patellière, en 1968.

L'acteur français Pierre Mirat (12 février 1924 - 16 juillet 2008), inoubliable interprète des publicités "ducros" des années 1970-1980 "À quoi ça sert que Ducros il se décarcasse ?"

  • Le véritable fondateur de Ducros, Gilbert Ducros (12 février 1928 - 22 décembre 2007) ne ressemblait pas du tout au cuisinier bedonnant et moustachu de ces publicités, si ce n'est l'accent du Midi, puisqu'il était originaire de la Drôme (26). "C'était un petit bonhomme brun énergique et typiquement provençal", dont le credo était "Etre provençal et mondial", confiait, en 2007, à l'AFP (Agence France-Presse) son fils Michel.

Gilbert Ducros (12 février 1928 - 22 décembre 2007), le fondateur du groupe alimentaire qui portait son nom (© AFP photo)

C'est en effet une épopée industrielle peu banale que celle de Gilbert Ducros, fondateur du groupe qui portait son nom.

Renoncant dans les années 1950 à une carrière d'officier pour se lancer dans les herbes aromatiques, suivant ainsi les traces de son père, courtier pour les grossistes de Carpentras (84), il commence modestement, en vendant du tilleul sur les marchés. En 1963, il crée avec son frère Marc une société de négoce en vrac de produits et aromates provençaux, poivres et épices à destination des industries alimentaires et pharmaceutiques. Et ses deux fils, Yves et Michel, les rejoignent au début des années 1970.

Les logotypes successifs de la société Ducros, de 1963 à 2013
Les logotypes successifs de la société Ducros, de 1963 à 2013

Premier coup de génie mercatique, il développe dans les années 1960, cette fois pour le grand public, ses fameux petits bocaux à bouchon rouge pour herbes déshydratées et épices, et les meubles supports pour la vente en supermarchés. Le tout est complété, à partir de 1975, par la célèbre campagne, lancée avec Havas, suivie de "Les herbes de Provence, c'est Ducros qui me les ramasse". Ces différents slogans fonctionnent à merveille, assurant rapidement à la marque une incroyable notoriété

Gilbert Ducros réalise une deuxième opération mercatique en 1973,  avec la création de Vahiné, marque de fruits secs conditionnés, d'arômes liquides et de toutes sortes d'aides à la pâtisserie. Le slogan - "Vahiné, c'est gonflé" - est tout aussi efficace.

Logotype de la marque Vahiné, créée en 1973 par le groupe Ducros

Et en 1981, ce sera le tour de La Tisanière.

Logotype de la marque La Tisanière, créée en 1981 par le groupe Ducros

Peu à peu, cependant, la situation décline. Et en 1986, le groupe de Carpentras (84) commence à perdre de l'argent. Devenu numéro un européen des épices (260 millions d'euros de chiffre d'affaires en 1990), il a vu trop grand. Confrontés à des pertes et à un fort endettement, les Ducros sont également empêtrés dans des divergences familiales, les fils revendiquant une vision plus gestionnaire que le père. En 1992, les Ducros vendent l'entreprise à Eridania-Béghin-Say, le pôle agroalimentaire du groupe italien Ferruzzi-Montedison. L'Italien va restructurer, en se séparant des activités sauces, condiments et tisanes..., puis revendre en 2000 au numéro un mondial des épices, l'américain McCormick, pour 425 millions d'euros.

Mais dès 1992, quelques mois après la vente de son groupe, Gilbert Ducros - à qui Ferruzzi n'a pas fait signer de clause de non-concurrence - créée la surprise, en lançant une nouvelle entreprise sur le marché naissant des herbes aromatiques surgelées : GYMA, pour Gilbert, Yves et MArc Ducros !

Cette fois cependant son slogan "Gyma j'imagine !" lui vaut des ennuis judiciaires. Gilbert Ducros perd en effet le procès que lui intente la société helvétique Maggi (ma-ji) , car dans "Gyma j'imagine !", il y a "Maggi Maggi", le slogan de la marque Maggi !

On ne peut pas gagner à tous les coups !

Logotype de la marque helvétique Maggi, créée en 1885 par le suisse Julius Maggi

Source :www.lemonde.fr

"Gyma".

Ce nom de marque et de société date de 1992.

Gilbert Ducros (12 février 1928 - 22 décembre 2007), le fondateur du groupe alimentaire qui portait son nom (© AFP photo)

Quelques mois après la vente de son groupe alimentaires spécialisé dans les plantes aromatiques, l'industriel français Gilbert Ducros - à qui Eridania-Béghin-Say, le pôle agroalimentaire du groupe italien Ferruzzi-Montedison n'a pas fait signer de clause de non-concurrence - créée la surprise, en lançant, avec ses deux fils, une nouvelle entreprise sur le marché naissant des herbes aromatiques surgelées : GYMA, pour Gilbert, Yves et MArc Ducros !

Son slogan d'origine, "Gyma j'imagine !", en 1993, lui vaut des ennuis judiciaires. Gilbert Ducros perd en effet le procès que lui intente la société helvétique Maggi (ma-ji) , car dans "Gyma j'imagine !", il y a "Maggi Maggi", le slogan de la marque Maggi !

Logotype de la marque helvétique Maggi, créée en 1885 par le suisse Julius Maggi

Sise à Sorgues (84), la société a cédé ses activités herbes surgelées, en 2001​, et épices en 2011, pour se concentrer sur les sauces.

Sources : www.ria.fr et wiktionary.org

"Un chef opérateur de prise de vues", "Un chef opérateur", "Un chef-op", "Un chef op", "Un directeur de la photographie", "Un directeur de la photo", "Un directeur photo", "Un dir-phot", "Un dir phot" ou "Un DOP (Director Of Photography)".

Un "chef opérateur" ou "directeur de la photo"

Toutes ces locutions nominales masculines sont parfaitement synonymes.

Et elles désignent : le responsable, durant le tournage d'un film, de la prise de vues.

Fonction

Il s'agit d'un poste très important, puisqu'en collaboration étroite avec le réalisateur, il conçoit l'esthétique de l'éclairage.

Il dirige l'équipe d'électriciens-éclairagistes, celle-ci plaçant les projecteurs et accessoires selon ses directives. En accord avec le réalisateur, il peut assurer à la fois le cadre et la lumière.

Le directeur de la photographie est assisté par différents chefs de poste :

  • dans le domaine de la caméra : d'un cadreur, lui-même assisté d'un premier assistant opérateur, dit "pointeur" (chargé de faire le point),
  • dans le domaine de la lumière ou éclairage : d'un chef électricien, chargé de la mise en place des installations d'éclairage,
  • dans le domaine de la machinerie : d'un chef machiniste, supervisant l'installation de la caméra et la mise en oeuvre des mouvements de prises de vues ("travellings") et grues, à l'exception de l'utilisation d'un Steadicam,
  • dans le domaine de la gestion des supports numériques : d'un ingénieur de la vision ou "DIT  (Digital Imaging Technician)", spécialiste technique des formats numériques et servant d'intermédiaire entre le laboratoire (numérique) et le tournage.

À la finalisation du film, en postproduction, le directeur de la photographie supervise également, avec le réalisateur, l'étalonnage des images du film.

Parmi les plus grands directeurs de la photographie de l'histoire du cinéma français, on peut citer par exemple : Henri Alekan, Nestor Almendros, Raoul Coutard ou Pierre Lhomme.

Un "chef opérateur" ou "directeur de la photo"

Source : wikipedia.org

"SEAT".

Logotype de société SEAT, depuis 2017

Tout le monde connaît le nom de ce constructeur automobile espagnol.

Mais on ignore souvent la signification de cet acronyme en forme de rétroacronyme (*) : "Sociedad Espanola de Automoviles de Turismo" c'est à dire "Société espagnole d'automobiles de tourisme".

SEAT a été créé le 9 mai 1950, par la volonté du gouvernement espagnol, avec l'aide du constructeur italien FIAT, qui détenait 7 %.

Il fut d'abord géré par l'INI (IInstituto Nacional de Industria) (propriétaire de 51 % du capital), et fut maintenu jusqu'en 1982 sous le contrôle de Fiat. Avant de devenir, depuis 1986 une filiale du groupe allemand Volkswagen.

Implantée à Castorell (Catalogne) (Espagne), la société comptait 14 663 employés en 2019 et a réalisé un chiffre d'affaires de 10,20 milliards d'euros en 2018.

Logotypes successifs de la société SEAT, depuis 1953
Logotypes successifs de la société SEAT, depuis 1953

(*) :"Seat" signifie "siège" en anglais.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Pour un salaire payé au SMIC" !

Logotype de l'émission "Secrets de conso", présentée, depuis le 17 mars 2021, par l'entrepreneuse et animatrice française Hapsatou Sy, sur la chaîne de télévision française RMC Story

Comme j'ai pu l'entendre dire dans le commentaire du documentaire "Les dessous de la planète Leclerc", diffusé le 15 mai 2021, dans l'émission "Secrets de conso", présentée par l'entrepreneuse et animatrice française Hapsatou Sy, sur la chaîne de télévision française RMC Story.

Mais : "Pour le SMIC", "Pour un SMIC", "Pour un salaire ÉQUIVALENT AU SMIC" ou "Pour un salaire NE DÉPASSANT PAS LE SMIC" !

... puisque l'acronyme SMIC signifie : Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance.

Et que celui-ci désigne la rémunération minimum légale en France métropolitaine, fixée par le gouvernement à compter du 1er avril 1970.

"L'édition spatiale".

Thomas Pesquet, le spationaute français

J'aime assez le calembour de ce titre, donnée par la chaîne de télévision française L'Équipe, à son émission spéciale, en direct, du 23 avril 2021, animée par Messaud Benterki et consacrée au décollage de la capsule états-unienne Crew Dragon de SpaceX, emportant à son bord le... cosmonaute - et non plus spationaute ! - français Thomas Pesquet pour son second vol dans l'espace à destination de la SSI (Station Spatiale Internationale).

Bien évidemment, il s'agit là d'un calembour bien connu et utilisé depuis longtemps par la presse. Et qui était par exemple le titre de la Lettre d'information bimestrielle du Secteur Jeunesse & acteurs de l'éducation, éditée par le CNES (Centre National d'Études Spatiales) à la fin des années 2000.

Lettre d'information bimestrielle du Secteur Jeunesse & acteurs de l'éducation, éditée par le CNES (Centre National d'Études Spatiales) à la fin des années 2000

Mais je le trouve toujours amusant et souhaitait le mentionner ici.

"Les fennecs", "Les verts" ou "Les guerriers du désert".

"Les fennecs" c'est à dire : l'équipe d'Algérie de football

Il s'agit des différents surnoms de l'équipe nationale de football algérienne, qui représente l'Algérie dans les compétitions internationales, sous l'égide de la FAF (Fédération Algérienne de Football (FAF), fondée en 1962.

Le logotype de la FAF (Fédération Algérienne de Football), fondée en 1962
Le logotype de la FAF (Fédération Algérienne de Football), fondée en 1962

Le surnom en forme d'idiotisme animalier "Les fennecs" fait référence à l'animal national de l'Algérie.

Des fennecs, en captivité
Des fennecs, en captivité

Et le surnom en forme d'idiotisme chromatique "Les verts" fait référence à la couleur du maillot de l'équipe nationale de football algérienne, lorsqu'elle joue à l'extérieur.

L'équipe d'Algérie a disputé la première rencontre de son histoire le 6 janvier 1963 face à la Bulgarie, match remporté sur le score de deux buts à un, à la suite de l'indépendance du pays en 1962. Et la sélection algérienne a disputé ses premières qualifications à une phase finale de Coupe du monde en 1970.

1970 : "Les fennecs" - c'est à dire l'équipe d'Algérie de football - remportent leur premièr CAN (Coupe d'Afrique des Nations)
1970 : "Les fennecs" remportent leur premièr CAN (Coupe d'Afrique des Nations)

Elle remporte son premier trophée en 1990 lors de la CAN (Coupe d'Afrique des Nations), une compétition qu'elle remporte une deuxième fois en 2019.

2019 : "Les fennecs" - c'est à dire l'équipe d'Algérie de football - remportent leur deuxième CAN (Coupe d'Afrique des Nations)
2019 : "Les fennecs" remportent leur deuxième CAN (Coupe d'Afrique des Nations)

En Coupe du monde, l'Algérie s'est qualifiée à quatre occasions pour un tournoi final en 1982, 1986, 2010 et en 2014 au Brésil, ou l'Algérie se qualifie pour la première fois de son histoire pour les huitièmes de finale, devenant ainsi la sixième nation africaine à atteindre ce niveau.

L'équipe d'Algérie dispute depuis 1972 ses rencontres à domicile au Stade du 5 Juillet 1962, une enceinte sportive de 85 000 places située dans la capitale, Alger.

Et l'Algérie a terminé l'année 2020 au 31e rang mondial selon le classement FIFA et au 3e rang de la CAF (Confédération Africaine de Football).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à l'étrange slogan anglo-hispano-français des supporteurs algériens : "One, two, thre, viva l'Algérie !".

Source : wikipedia.org

Doit-on dire "La VAR" ou "Le VAR" ?

Logotype de la VAR (Video assistant referee) : Arbitre assistant vidéo ou Assistance Vvidéo à l’arbitrage

"VAR" est un acronyme anglais signifiant " Video assistant referee" et apparu pour la première fois, le 28 mars 2017, au Stade de France, à Saint Denis (93), dans le cadre de la rencontre amicale France -Espagne.

Si l’on s’en tient à la logique « étymologique », on devrait adopter le masculin "Le VAR", puisque le "Video assistant referee" ("Arbitre assistant vidéo") désigne l’arbitre officiant devant les écrans.

Maisconcrètement il ne s'agit pas simplement d'un homme seul devant son écran mais d'une assistance vidéo à l’arbitrage, rendant des décisions collégiales.

La VAR room de la FIFA durant la Coupe du Monde 2018 en Russie
La VAR room de la FIFA durant la Coupe du Monde 2018 en Russie

Car s’il y a bien un chef en régie (le VAR (Video assistant referee) ou arbitre assistant vidéo) il a lui-même au moins un adjoint, appelé AVAR (Assistant Video Assistant Referee), et un technicien vidéo, appelé RO (Replay Operator). Et même trois adjoints lors de  la Coupe du Monde 2018, ou deux lors de la Coupe du Monde féminine 2019.

La VAR room de la FIFA durant la Coupe du Monde 2018 en Russie
La VAR room de la FIFA durant la Coupe du Monde 2018 en Russie

Dès lors, on peut légitimement contester l'utilisation du masculin "Le VAR" parce qu'étant trop réducteur, en individualisant à l’excès le rôle du seul "Video assistant referee" (arbitre assistant vidéo).

Et dire "la VAR", comme cela est majoritairement le cas aujourd’hui, parmi les commentateurs et journalistes sportifs français.

Une solution pragmatique consisterait à convenir que "Le VAR" désigne l’arbitre vidéo, et "La VAR", l’arbitrage vidéo.

Une distinction qui présente l’avantage de ne pas reprocher à l’individu les travers de l’outil. Et l'on pourrait ainsi déclarer, à l'instar de Michel Platini, sur la Rai, que "la VAR, c’est une belle m...e", mais que "le VAR" n’y est pas pour grand-chose.

Mais il n'y aurait eu aucun souci de ce type, si l'on avait pris la peine de dire en français "l'AVA" pour "Assistance Vidéo à l’Arbitrage" et "l'ARAV' pour "ARbitre Assistant vidéo" !

Source : www.lemonde.fr/blog/latta/2019/11/19/polemique-sur-le-genre-le-var-ou-la-var/