On n'écrit pas : "AnalphabÊte", "Un analphabête" ni "L'analphabÊtisme" !

Mais : "AnalphabÈte", "Un analphabÈte" et "L'analphabÉtisme" !

Sans accent circonflexe "Ê" - puisque ces mots n'ont absolument rien à voir avec la bêtise - mais avec un accent :

  • grave ("È") pour les deux premiers qui se prononcent "a-nal-fa-bai-te",
  • et aigu ("É") pour le troisième, qui se prononce "a-nal-fa-bé-tis-me".

"Du chnoque", "Du schnock" ou "Du schnoque".

Cette formule du registre argotique, à l'orthographe variable, s'utilise de façon méprisante pour désigner une personne dont on ignore le nom.

On dit par exemple : "Qu'est-ce qu'il me veut encore du chnoque ?".

Ou : "J'te parle pas à toi, du schnoque !".

Voir également mon article consacré à "Un chnoque", "Un schnock" ou "Un schnoque" et "Un vieux chnoque", "Un vieux schnock" ou "Un vieux schnoque".

Source : www.larousse.fr

"Un chnoque", "Un schnock" ou "Un schnoque" et "Un vieux chnoque", "Un vieux schnock" ou "Un vieux schnoque".

Ce mot du registre argotique à l'orthographe variable désigne, de façon méprisante :

  • "Un chnoque", "Un schnock" ou "Un schnoque" : un individu d'un certain âge que l'on juge archaïque, dépassé et considère comme un imbécile.

On dit par exemple : "Elle vit avec un chnoque de cinquante piges".

Ou : "Mon patron n'y comprend rien : c'est un schnoque".

  • et "Un vieux chnoque", "Un vieux schnock" ou "Un vieux schnoque" : une personne gâteuse, sénile.

On dit par exemple : "Qu'il crève ce vieux chnoque !".

Voir également mon article consacré à "Du chnoque", "Du schnock" ou "Du schnoque".

Source : www.larousse.fr

"Une cuiller" ou "Une cuillère".

Assortiment de cuillères anciennes en métal

Ce mot du langage courant peut s'écrire de ces deux façons lorsqu'il désigne l'ustensile de table ou de cuisine.

Formée d'un manche et d'une partie creuse (le "Cuilleron"), la cuillère sert à remuer, transvaser ou porter à la bouche les aliments liquides ou de peu de consistance.

Source : wiktionary.org

"Un chouïa", "Un chouia", "Un chouilla" ou "Un chouya".

Ce joli petit mot à l'orthographe variable nous vient directement de l'arabe maghrébin et est apparu dans notre pays, avec la colonisation, à la fin du XIXe siècle.

Appartenant au registre populaire, il signifie, selon le contexte, :

  • "Un peu", "Un brin", "Un poil", "Un tantinet".

On dit par exemple : "Tu peux me couper les cheveux un chouïa plus courts sur les tempes s'il te plaît ?".

  • ou : "Une petite quantité".

On dit par exemple : "Donne-moi encore un chaouïa de purée, s'il te plaît".

 

Pourquoi les noms de personnalités utilisés comme nom de voies, bâtiments, entités, établissements ou organismes comportent-ils souvent un trait d'union entre le prénom et le nom, comme "Place Victor-Hugo" ou "Avenue Henri-Martin" ?

  • La présence de traits d'union ne signifie nullement que la personne est morte !

Il ne s'agit là que d'une rumeur.

Il existe ainsi de nombreuses écoles "Pierre-Perret", alors que ce chanteur n'est nullement décédé à ce jour.

  • En revanche, ces traits d'union correspondent à l’application d’une règle orthotypographique propre à tous les toponymes administratifs, c’est-à-dire :
    • les noms de rues ("Rue Blaise-Pascal" ou "Avenue Henri-Martin" ),
    • de communes ("Aix-en-Provence" ou "Sanary-sur-Mer"),
    • de départements ("Alpes-de-Haute-Provence" ou "Hauts-de-Seine"),
    • de régions ("Bourgogne-Franche-Comté" ou "Hauts-de-France"),
    • d'hôpitaux ("Hôpital Robert-Debré" ou "Hôpital européen Georges-Pompidou"),
    • ou d'établissements ("Lycée "Louis-le-Grand" ou "Lycée Henri-IV").

On peut ainsi savoir, lorsqu'on lit que "George-Pompidou" est débordé ou que "Jules-Ferry" a une bonne réputation, qu'il s'agit de l'hôpital et du lycée parisiens, et nom du président et du ministre.

Autre exemples de graphies de noms de voies, bâtiments ou entités comportant des traits d'union entre prénoms et noms :

  • "Aéroport Charles-de-Gaulle" à Roissy-en-France (95) ou "Aéroport John-Fitzgerald-Kennedy à New York (États-Unis d'Amérique),
  • "Place Félix-Éboué" ou "Place Victor-Hugo", à Paris (75),
  • "Quai André-Citroën" ou "Quai Louis-Blériot", à Paris (75),
  • "Université Paul-Valéry" ou "Université Jules-Verne".

Cette règle n'a cependant jamais fait l'unanimité des grammairiens, leurs opinions étant partagées à ce sujet.

Et elle a aujourd'hui fortement tendance à disparaître dans l'usage, que ce soit sur les plaques de rues, dans les journaux ou même dans les documents officiels.