"Une Cuiller" et "Une cuillère".

Petite cuillère

Ce mot féminin du langage courant désigne un ustensile de table ou de cuisine, constitué d'une partie creuse de forme ovale ou arrondie et d'un manche.

Cet ustensile est essentiellement utilisé pour puiser, transvaser ou porter à la bouche des aliments liquides ou peu consistant.

Le mot peut s'écrire de deux façons différentes, chacune des deux graphies étant parfaitement correcte.

On a toutefois de plus en plus tendance à écrire "Cuillère", une graphie plus en adéquation avec la prononciation ("cui-yère").

Source : www.cnrtl.fr et www.lalanguefrancaise.com

"La paie" ou "La paye".

Ce mot féminin du langage courant désigne à la fois ;

  • l'action de payer un salarié ("la paye du personnel"),
  • ou le salaire perçu, la somme touchée par ledit salarié ("Dépenser toute sa paye").

Il peut s'écrire de deux façons différentes, chacune des deux graphies étant parfaitement correcte.

On a toutefois de plus en plus tendance à écrire "Paie".

Tout en prononçant majoritairement "pai-ye".

"Succinct" ou "Succincte" et "Succinctement".

J'aime beaucoup cet adjectif et cet adverbe du registre soutenu, qui signifient :

  • "Succinct" ou "Succincte" :
    • Énoncé en peu de mots, exprimé avec brièveté ("Un message succinct"),
    • ou Peu abondant, peu fourni ("Un repas succinct").
  • "Succinctement" : D'une manière succincte, concise, avec peu de mots. ("Une trame succinctement énoncée")

Source : www.larousse.fr

"La myrrhe".

On retrouve souvent ce mot dans la Bible, où l'on évoque son parfum.

Le mot "Myrrhe" - avec deux "r" ! - désigne tout à la fois :

  • la gomme ou résine aromatique produite par le "Balsamier" ou "Baumier", également appelé "Arbre à myrrhe", un arbre d'Afrique et d’Asie.

La myrrhe est utilisée :

    • comme composant de médicaments, pour ses propriétés stimulantes et antispasmodiques,
    • en parfumerie, notamment dans les parfums de type oriental, où elle accroît la sensualité des notes de rose,
    • et elle entre dans la composition de la célèbre Bénédictine.

Une bouteille de Bénédictine

L'histoire de la myrrhe est aussi ancienne que celle de l'encens :

    • Les Égyptiens la connaissent depuis quatre millénaires et l'utilisaient dans les embaumements.
    • Dans la Bible, la myrrhe est l'un des principaux composants d'une huile d'onction sainte (Exode, XXX).

Et elle fait partie des cadeaux apportés à Jésus par les rois mages.

Mais c'est surtout un parfum chargé d'érotisme, mentionné à ce titre sept fois dans le Cantique des cantiques, comme par exemple dans le verset I:13 : "Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins".

    • Les Grecs ont fait un grand usage de la myrrhe, allant jusqu'à en parfumer leur vin. Ils l'ont aussi associée à une légende : Myrrha était la fille de Cinyras, roi de Chypre. Aphrodite la poussa à avoir des relations incestueuses avec son père. Après quoi elle fut transformée en arbre à myrrhe, dont l'écorce se fendit pour donner naissance à Adonis.Un balsamier
  • ou cet arbre lui-même.

Il en existe une cinquantaine d'espèces réparties en Inde, à Madagascar, au Sénégal et sur les bords de la mer Rouge, principalement en Somalie, en Éthiopie et au Soudan, ainsi que dans la péninsule Arabique.

Une branche de balsamier ou "arbre à myrrhre" en fleurs
Une branche de balsamier ou "arbre à myrrhre" en fleurs

À la fin de l'été, l'arbuste se couvre de fleurs, tandis que son tronc se boursoufle de noeuds. C'est de ces boursouflures que s'écoule la myrrhe, en petites larmes jaunes que l'on recueille une fois qu'elles ont séché.

La récolte de la résine de myrrhe sur un balsamier ou "arbre à myrrhre"
La récolte de la résine de myrrhe sur un balsamier ou "arbre à myrrhre"
De la résine de myrrhe
De la résine de myrrhe

Source : www.noel-de-toujours.com

On n'écrit pas : "Dument" ni "Duement" !

Mais : "DÛment" !

Cet adverbe du registre soutenu signifie :

  • au sens propre, dans le domaine administratif ou juridique, et dans le registre soutenu : "Comme il se doit, en bonne et due forme, d'une manière formelle ; selon les formes/normes/règles prescrites ou requises".

On parle par exemple d'une "personne dûment accréditée, assermentée, autorisée, habilitée, informée ou qualifiée".

Ou d'une "chose dûment contrôlée, enregistrée, justifiée, notée, vérifiée".

  • et, au sens figuré, par extension, dans le registre familier, et avec une certaine dose d'ironie : "D'une façon/manière convenable, comme il convient, comme il faut".

On parle par exemple d'un "repas dûment arrosé" pour dire qu'on y a bu de manière... conséquente.

Ou d'un élève "dûment puni" pour dire que son enseignant n'a pas hésiter à le punir sévèrement.

Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

On n'écrit pas : "Être à la notre", "Être au notre", "La notre" et "Le notre" ou "Être aux notres", "Être des notres" et "Les notres" !

Pas plus que l'on n'écrit : "Être à la votre", "Être au votre", "La votre" et "Le votre" ou "Être aux votres", "Être des votres" et "Les votres" !

Mais : "Être à la nÔtre", "Être au nÔtre", "La nÔtre" et "Le nÔtre" ou "Être aux nÔtres", "Être des nÔtres" et "Les nÔtres" !

Et : "Être à la vÔtre", "Être au vÔtre", "La vÔtre" et "Le vÔtre" ou "Être aux vÔtres", "Être des vÔtres" et "Les vÔtres" !

La règle est en effet fort simple, dès lors qu'on la connaît :

  • Si le mot "Notre" ou "Votre" (au singulier uniquement) est immédiatement suivi d'un nom ou d'un groupe nominal, il s'agit de l'adjectif possessif et il s'écrit bien "Notre" ou "Votre" sans accent circonflexe.

On dit par exemple : "Notre jardin est délicieusement arboré" ou "Votre mari est adorable".

  • Mais si l'on trouve, devant le même mot "Notre" ou "Votre" :
    • "à la", "au", "la" ou "le" (au singulier),
    • ou "aux", "des" ou "les" (au pluriel),

... alors le "o" prend un accent circonflexe et devient "ô".

On dit par exemple :

    • Pour "Nôtre" :
      • "À la nÔtre !", "C'est au nÔtre ce chandail ?", "Votre chienne est jolie mais la nÔtre est superbe" et "Ce n'est pas le leur, mais le nÔtre".
      • Ou : "Ces jouets ne sont pas à vos filles mais aux nÔtres", "Cet homme est-il des nÔtres ?" et "Quel âge ont les nÔtres ?".
    • Et pour "vôtre" :
      • "À la vÔtre !", "C'est au vÔtre ce chandail ?", "Ma chienne est jolie mais la vÔtre est superbe" et "Ce n'est pas le leur, mais le vÔtre".
      • Ou : "Ces jouets ne sont pas à mes filles mais aux vÔtres", "Cet homme est-il des vÔtres ?" et "Quel âge ont les vÔtres ?".

Source : www.projet-voltaire.fr

"Être saoul comme un polonais" ou "Être soûl comme un polonais"

Cette expression du registre familier signifie "être complètement ivre".

Elle est l'équivalent de l'expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier "Être saoul comme un cochon" ou "Être soûl comme un cochon".

Voir également mon article sur "toutes les façons de dire avoir bu trop d'alcool".

"Être saoul comme un cochon" ou "Être soûl comme un cochon".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie "être complètement ivre".

Elle est l'équivalent de l'expression du registre familier "Être saoul comme un polonais" ou "Être soûl comme un polonais".

Voir également mon article sur "toutes les façons de dire avoir bu trop d'alcool".

Doit-on écrire "Un fantasme" ou "Un phantasme" ? "Fantasmer" ou "Phantasmer" ?

Assez curieusement, ce substantif masculin tout comme ce verbe peuvent s'écrire de ces deux façons, bien que la graphie avec "ph" relève au jourd'hui du registre désuet.

  • "Un fantasme" désignait autrefois : une vision hallucinatoire.
  • Désormais, ce terme désigne :
    • une vision illusoire, produite par une lésion du sens optique ou par un trouble des facultés mentales.
    • une construction imaginaire, consciente ou inconsciente, permettant au sujet qui s'y met en scène, d'exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse.

On parle par exemple de "Fantasme érotique".

    • et, par extension : une représentation imaginaire marquant une rupture avec la réalité consciente.

Sources : www.cnrtl.fr et wiktionary.org