22 façons de dire "Avoir de la chance".

Avoir de la chance

Les formules "Avoir de la chatte", "Avoir de la moule", "Être chatard" (ou "Être chattard"); "Être chatteux" ou "Être mouleux" font référence à deux des noms donnés en argot au sexe de la femme ("Chatte" et "Moule") et relèvent du registre vulgaire.

De même que "Avoir du fion".

Quant aux formules "Avoir du cul" ou "Avoir le cul bordé de nouilles", elles relèvent du registre argotique.

"Avoir du bol", "Avoir une veine de cocu", "Être chançard", "Être cocu", "Être veinard" ou "Être verni" appartiennent au registre familier.

De même que "Avoir la baraka", qui nous vient du mot arabe "Baraka" désignant une chance extraordinaire, une bénédiction ou une faveur divine. Ce mot a été adopté par les troupes françaises de l’Armée d’Afrique dès la colonisation de l’Afrique du Nord dans les années 1830, puis employé par les poilus durant la Première Guerre mondiale comme synonyme du mot "chance".

Le langage courant nous offre les formules "Avoir de la veine", "Être chanceux", "Être en veine" ou "Être né sous une bonne étoile".

La formule "Être né coiffé" relève du registre soutenu et du registre désuet.

Enfin, "Être bidard" relève du registre désuet, cette expression venant du patronyme du gagnant du gros lot de la loterie de l'Exposition universelle de 1878.

Source : www.defense.gouv.fr

"Des salamalecs".

Des salamalecs

Ce substantif masculin qui nous vient, par déformation, de l'arabe "As-salam alayk" ("La paix soit sur toi"), une jolie formule utilisée par les arabophones lors des longues conversations qui accompagnent habituellement les salutations traditionnelles.

Essentiellement utilisé au pluriel, il relève du registre familier et désigne, de façon ironique : des saluts, des révérences ou marques de politesse exagérées, hypocrites ; une affectation de déférence proche de la flagornerie.

On dit par exemple : "Inutile de faire des salamalecs : ce que je vous demande c'est de baisser vos prix".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"Les glaouis".

Des testicules

Ce substantif masculin qui nous vient de l'arabe maghrebin "klaoui" ("testicule") relève du registre argotique.

Et il désigne naturellement : les testicules.

On dit par exemple ; "Se geler les glaouis" pour dire avoir très froid.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

Source : www.dictionnairedelazone.fr

"Un toubib".

Un toubib dans un hôpital

Ce substantif masculin qui relève du registre familier désigne : un médecin.

Et il nous vient de l’arabe"ṭabib ("médecin"), via le maghrébin "ṭbib" et nous a été transmis à partir du XIXe siècle à travers l'argot militaire des nos troupes coloniales basées en Afrique du Nord.

Le médecin est une personne exerçant la médecine et titulaire du diplôme de docteur en médecine.

Une femme médecin, en consultation

Source : wikipedia.org

"Un chouia", "Un chouïa" ou "Un chouya".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale qui nous vient de l'arabe maghrébin "Suya".

Relevant du registre familier, elle signifie : un peu.

On dit par exemple : "Tu pourras essayer d'arriver un chouya plus tôt pour dîner la prochaine fois : il est tout de même 23 heures".

Sources : www.cnrtl.fr et www.lefigaro.fr

"Zobi !" ou "Zobi la mouche !".

La locution nominale en forme d'idiotisme animalier "Zobi la mouche !" tout comme l'interjection "Zobi !" appartient au registre argotique.

Et toutes deux s'utilisent pour évoquer un refus, une dénégation, l'impossibilité d'obtenir quelque chose.

On dit par exemple : "Tu espères peut-être que je vais te prêter mon ordi ? Zobi !".

Ou : "Mon patron m'avait dit que je pourrais revenir travailler cet été, mais Zobi la mouche !".

Elles sont dérivées du substantif masculin d'origine arabe "Zob" signifiant "Pénis" dans le registre argotique et apparu en français, à la fin du XIXe siècle, à travers l'argot des soldats coloniaux.

Essentiellement utilisées par les jeunes, elles ont notamment été popularisées par la chanson "Zobi la mouche", premier succès du groupe français "Les Négresses Vertes", en 1988.

Et dans les années 2010, un bateau baptisé du même nom a participé à des compétitions de voile.

Sources : dictionnaire.reverso.net, wikipedia.org et www.laparlure.com

 

"Kif-kif" ou "Kif-kif bourricot", "C'est kif-kif" ou "C'est kif-kif bourricot" et "Être kif-kif" ou "Être kif-kif bourricot".

À l'instar de nombreux mots tels que "Bled" ou "Toubib", la locution adjective "Kif-kif" nous vient de l'arabe du Maghreb. Et elle a été rapportée en France par les soldats des armées d'Afrique du Nord sous le second Empire (1852-1870).

Construite sur le redoublement du terme arabe "Kif" signifiant "Comme" ou "Pareil", elle signifie en français, dans le registre familier : c'est pareil, c'est absolument la même chose.

On dit par exemple : "Ce manteau n'est pas chaud du tout : ça ou rien c'est kif-kif !".

Ou : "Qu'il fasse beau ou pas, pour moi c'est kif-kif bourricot : je n'ai pas envie de sortir".

Sources : www.caminteresse.fr et wiktionary.org

"Un chouf" ou "Le chouf".

Ce petit mot masculin du registre argotique nous vient directement de l'arabe "Chouf" signifiant "Regarder".

Et il peut avoir pas moins de cinq significations différentes :

  • dans la marine, autrefois : une vigie (registre désuet),
  • dans la marine française : un quartier-maitre chef,
  • pour les voleurs et trafiquants de drogue :
    • le guet, la surveillance, la planque.

On dit par exemple : "Être en chouf".

    • un guetteur, un observateur.

On dit par exemple : "Un chouf de quinze ans gagne malheureusement bien davantage que son père maçon ou chauffeur de bus".

  • un voyeur, un mateur.

Source : wiktionary.org

"Un chouïa", "Un chouia", "Un chouilla" ou "Un chouya".

Ce joli petit mot à l'orthographe variable nous vient directement de l'arabe maghrébin et est apparu dans notre pays, avec la colonisation, à la fin du XIXe siècle.

Appartenant au registre populaire, il signifie, selon le contexte, :

  • "Un peu", "Un brin", "Un poil", "Un tantinet".

On dit par exemple : "Tu peux me couper les cheveux un chouïa plus courts sur les tempes s'il te plaît ?".

  • ou : "Une petite quantité".

On dit par exemple : "Donne-moi encore un chaouïa de purée, s'il te plaît".