"Le scudetto" ou "Le scudo" et "Des scudetti".

Ce substantif italien désigne, dans le sport italien :

  • un petit insigne en forme d'écu avec les couleurs du drapeau de l'Italie, cousu, depuis 1945, sur le maillot des sportifs ou de l'équipe ayant, au cours de la saison précédente, remporté le championnat national de première division (généralement appelé "Serie A") de son sport,

  • et, par métonymie : la victoire en championnat de première division italienne pour plusieurs disciplines sportives.

On dit par exemple : "Le Torino FC n'a pas gagné de scudo depuis 1976".

Ou : "La Juventus ne pourra pas remporter cette année le scudetto".

Ou encore : "36 scudetti, dont 9 consécutivement, de 2011 à 2019, c'est l'incroyable record actuellement détenu par la Juve, qu'aucun autre club en Europe n'est parvenu à égaler".

Bien que le scudetto soit aujourd'hui appliqué dans d'autres sports, ce terme renvoie le plus souvent au fait de remporter le titre de championnat d'Italie de football, puisque ce mot et cette tradition sont issus du domaine footballistique.

La première équipe à avoir utilisé le scudetto après une victoire en championnat fut le Genoa CFC, qui, en 1924, apposa une distinction en forme d'écusson sur son propre maillot, pour célébrer sa victoire après son neuvième championnat. L'écusson de l'époque comportait, conformément au drapeau italien alors en vigueur, la croix blanche sur fond rouge, symbole de la maison royale de Savoie, dans la zone centrale blanche.

Le drapeau italien en vigueur jusqu'en 1946, comportant le symbole de la Maison de Savoie

Cet emblème subsista jusqu'à la saison 1926-1927, lors du premier scudetto remporté par le Torino.

À partir de la saison 1927-1928 et jusqu'à la saison 1942-1943, le scudetto a comporté des faisceaux, symbole du régime fasciste de Benito Mussolini.

Et c'est à partir de la reprise du championnat d'Italie, le 14 octobre 1945, après deux saisons d'interruption liée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, qu'une victoire en championnat de football fut nommée "Scudetto" et que toutes les formations championnes ont apposé le symbole tricolore actuel sur leur maillot.

Source : wikipedia.org

"Le catenaccio".

Ce substantif masculin italien signifiant "verrou" se prononce ca-té-na-tch-io.

Et il désigne, dans le domaine du football, un système de jeu inspiré du "verrou suisse", reposant sur la solidité défensive de l'équipe.

Un catenaccio classique aligne en effet, en plus du gardien de but, cinq défenseurs, deux milieux de terrain défensifs, et seulement deux milieux de terrains offensifs sur les ailes et un attaquant.

Souvent stigmatisé comme un manque total d'ambition, ce système de jeu efficace est souvent adopté depuis les années 1990 par les équipes menant d'un faible écart de buts lors de compétitions à fort enjeu, pour préserver à tout prix leur avance, ou par les équipes se sachant nettement inférieures techniquement ou physiquement à leur adversaire.

C'est d'abord l'entraîneur autrichien du Servette de Genève Karl Rappan, qui modifie le système de jeu 3-2-2-3 dit "WM", de l'entraîneur anglais 'Herbert Chapman, en ajoutant un défenseur, qu'il appelle "Libéro" puisqu'il n'est pas affecté au marquage précis d'un joueur.

La tactique révolutionnaire du "WM" ou "3-2-2-3, mise au point dans la deuxième moitié des années 1920, par l'entraîneur de football anglais Herbert Chapman et composée de trois défenseurs, deux demis, deux inters et trois attaquants (© wikipedia.org)
La tactique révolutionnaire du "WM" ou "3-2-2-3, mise au point dans la deuxième moitié des années 1920, par l'entraîneur de football anglais Herbert Chapman et composée de trois défenseurs, deux demis, deux inters et trois attaquants (© wikipedia.org)

Il est ensuite utilisé en Italie, notamment par Nereo Rocco à l'US Triestina, qui obtient, grâce à ce système, une belle seconde place en 1948. Il est par la suite réintroduit par Alfredo Foni, qui remporte deux scudetti avec ce système. Et est ensuite popularisé par l'entraîneur argentin naturalisé français Helenio Herrera, qui l'adapte et l'applique avec succès au jeu de l'Inter Milan. L'Inter d'Herrera (la "Grande Inter") gagne trois titres de champion d'Italie, deux titres de champion d'Europe, et deux Coupes intercontinentales en 1964 et 1965.

Pendant des années, le catenaccio est surtout utilisé par l'équipe nationale italienne, à la suite d'un accident d'avion. Le tragique accident survenu le 4 mai 1949 a en effet décimé l'équipe du Torino FC, qui composait alors l'ossature de l'équipe nationale : on compte 18 joueurs mots, dont 8 internationaux. Pour pallier ces absences et afin de conserver son rang sur la scène internationale (à cette date l'Italie avait gagné deux des trois premières Coupes du monde, en 1934 et 1938), la sélection décide de mettre en place le catenaccio, ce schéma tactique ultra-défensif. L'Italie a abandonné officiellement ce système de jeu, en se tournant depuis vers une formation plus offensive. Mais elle a plusieurs fois réutilisé le catenaccio lors de compétitions internationales.

Ce système de jeu est toujours utilisé dans les années 2000, par des sélections nationales telles que la Grèce, à l'Euro 2004.

Ou - mais oui ! - la France, qui a gagné la Coupe du monde 1998 et est arrivée en finale de la Coupe du monde 2006 en se basant sur un système relativement proche de celui-ci.

Source : wikipedia.

"Un tifoso" et "Des tifosi" ou "Des tifosis".

Des supporters italiens enthousiastes ou "Tifosi"

Ce mot italien dérivé du verbe italien "Tifare" ("Encourager") désigne les supporteurs.

Il est utilisé en français dans le domaine du sport pour qualifier les supporteurs :

  • des clubs italiens, notamment dans le domaine du football,
  • de l'équipe Ferrari, en Formule 1,
Des supporters italiens de Ferrari ou "Tifosi"
Des supporters italiens de l'équipe Ferrari ou "Tifosi(s)"
  • des coureurs cyclistes italiens,
  • de l'équipe nationale italienne, de football et de rugby à XV, principalement.

Source : wiktionary.org

"Un tifo".

Un "tifo" pour le 120e anniversaire du Standard de Liège, en octobre 2018

Ce mot appartient au vocabulaire du sport. Et il désigne : une animation visuelle généralement organisée par les supporteurs d'une équipe, dans les tribunes d'un stade ou d'un circuit accueillant une rencontre sportive.

On peut principalement voir des tifos au football, en basket-ball et en Formule 1.

Les tifos sont habituellement confectionnés à partir de feuilles de papier colorées, mais aussi de cartons, de voiles, de drapeaux, d'étendards ou encore de ballons de baudruche, formant un motif décoratif de grande envergure, généralement aux couleurs du club soutenu.

Un "tifo" des supporteurs de l'A.S. Saint-Étienne, en avril 2019
Un "tifo" des supporteurs de l'A.S. Saint-Étienne, en avril 2019

"Tifo" est un mot italien signifiant au sens figuré "Enthousiasme" ou "Fanatisme". Et dérivé du verbe italien "Tifare" ("Encourager"), qui a par ailleurs donné le terme de "Tifoso (au pluriel "Tifosi" ou "Tifosis" en français) désignant les supporteurs italiens.

À l'origine, le tifo concerne l'ensemble des animations vocales et visuelles effectuées au stade par les supporteurs.

Mais en France et dans le reste de l'Europe, le terme a généralement pris un sens plus restreint et désigne : les chorégraphies et animations visuelles, organisées, planifiées et d'envergure sur la totalité d'une tribune.

Histoire

La culture du tifo a émergé en Italie et dans le Sud de l’Europe à la fin des années 1960 et au début des années 1970, lors de l'apparition des mouvements ultras. Cette tendance s’est ensuite propagée en même temps que le mouvement ultra à l’ensemble de l’Europe, essentiellement dans les années 1970 et 1980.

De nos jours, des tifos sont réalisés dans toutes les régions d'Europe, que ce soit les pays latins, scandinaves, anglo-saxons, slaves, russes, germaniques ou grecs. L'Angleterre est restée davantage hermétique que le reste de l'Europe à ce genre d'animation, principalement en raison de la rareté des groupes ultras.

La culture du tifo s’est également propagée dans le reste du Monde et particulièrement en Amérique du Sud. Parfois aussi en Asie, ainsi que sur le continent africain, et plus précisément en Afrique du Nord.

Source : wikipedia.org

"Une combinazione".

La traduction littérale de ce substantif féminin italien est - selon le contexte - "Combinaison" ou "Hasard, coïncidence".

Mais il est parfois utilisé en français, dans le domaine du journalisme politique notamment, pour désigner de manière péjorative une forme d'arrangement particulier, alternatif, hors norme.

On dit par exemple : "Un choix qui relève davantage de la combinazione que d'un processus réellement démocratique".

On ne dit pas : "Un autoroute" !

Mais : "UnE autoroute" !

Il s'agit en effet d'un substantif féminin du langage courant, qui désignait à l'origine une route réservée à la circulation automobile, sur laquelle était bannies les circulations hippomobile et piétonne.

Et depuis plus d'un demi-siècle : une route à chaussées séparées pour chacun des deux sens et sans croisements, conçue pour la circulation rapide des automobiles.

Une autoroute française

Ou encore, au sens figuré : une voie ou un parcours rapide.

Le mot "Autoroute" est attesté en français depuis au moins 1927, la première "Autostrada" italienne ayant été inaugurée en 1924 à Lainate (Lombardie) (Italie).

L'inauguration du premier tronçon (Milan-Varèse) de l'Autoroute des Lacs, la première autoroute du monde, le 21 septembre 1924, à Lainate (Lombardie), par le roi d'Italie Victor-Emmanuel III de Savoie
L'inauguration du premier tronçon (Milan-Varèse) de l'Autoroute des Lacs, la première autoroute du monde, le 21 septembre 1924, à Lainate (Lombardie), par le roi d'Italie Victor-Emmanuel III de Savoie

On a du reste, un temps, utilisé - en parallèle du mot "Autoroute" - le vocable "Autostrade" (pluriel italien de "Autostrada"), qui appartient aujourd'hui au registre désuet.

Source : wiktionary.org

"Les ravioli" ou "Les raviolis".

Assiettée de ravioli à la tomate en conserve

"Ravioli" est un mot italien constituant le pluriel du mot "Raviolo". En français, les deux formes - avec ou sans "s" - sont admises pour le pluriel.

Ce substantif masculin désigne un produit typique de la cuisine italienne, provenant vraisemblablement de Chine sous le nom de "Jiaozi".

Machine à ravioli

Ravioli faits maison venant d'être découpés
Ravioli faits maison venant d'être découpés

Ils se présentent souvent sous la forme de carrés de pâte remplis d'une farce - généralement à base de viande, de légumes et de fromage - et cuits à l'eau bouillante.

Raviolis faits maison
Raviolis faits maison

Les ravioli se fabriquent normalement de façon traditionnelle, mais ils existent également en conserve, bien que n'ayant pas vraiment la même saveur.

Boîte de ravioli en conserve de marque Panzani

Un plat qui existe dans le monde entier

On trouve des raviolis en France, dans l'actuel Pays niçois, la Provence, la Savoie, le Languedoc, et la Catalogne depuis le bas Moyen Âge.

Les raviolis existent aussi en Asie, où ils sont appelés "Jiaozi en Chine, "Gyoza" au Japon et "Mandu" en Corée.

Ainsi qu'en Europe de l'Est, où on les nomme "Pirojki" ou "Pelmeni" en Russie, ou "Pierogi" en Pologne.

Lorsqu'on les nomme "Ravioles", il s'agit le plus souvent de la raviole du Dauphiné, une recette farcie de fromage et de persil, fabriquée dans la Drôme (26) et dans l'Isère (38).

Sachet de ravioles du Dauphiné de marque Saint-Jean

Source : wikipedia.org

"Une pergola".

Une pergola en bois

Ce joli mot italien désigne une petite construction de jardin, utilisée à l'origine pour servir de support aux plantes grimpantes.

Faite de poutres horizontales en forme de toiture, soutenues par des colonnes, elle permet, depuis l'Antiquité, d'ombrager une terrasse.

 

Grâce à l'utilisation de nouveaux matériaux comme l’aluminium, désormais utilisé pour renforcer la structure, la pergola est souvent devenu, de nos jours, un véritable espace à vivre, jouxtant la maison.

Une pergola en métal

Ou non.

Une pergola en bois

Source : wikipedia.org

"Il fenomeno", "Ronaldinho" ou "Ronaldo".

Le joueur international de football brésilien Ronaldo

Il s'agit des surnoms et des noms d'usage du joueur international de football brésilien Ronaldo Luis Nazario de Lima, né le 22 septembre 1976.

  • Ronaldo a d'abord été surnommé "Ronaldinho" au Brésil, du fait de l'existence d'un autre joueur de football brésilien, Ronaldo Guiaro, né le 18 février 1974, plus communément appelé "Ronaldo".
  • Et c'est en Italie, à partir de la fin des années 1990, qu'il est surnommé "Il Fenomeno" ("Le phénomène").

Ronaldo est considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football.

Parcours en clubs

Jouant comme avant-centre, il a commencé sa carrière professionnelle au Brésil, à Cruzeiro, avant de partir ensuite pour l'Europe et le PSV Eindhoven (Pays-Bas).

Il y reste deux saisons (1994-1996) avant de signer pour le FC Barcelone pour un séjour d'une saison (1996-1997).

Ronaldo est ensuite recruté par l'Inter Milan (Italie) lors d'un transfert record. Il reste cinq saisons en Serie A (1997-2002).

Après la Coupe du monde 2002, il rejoint les "Galactiques" du Real Madrid pour 42 millions d'euros. Après cinq saisons avec le club madrilène (2002-2007), il rejoint le Milan AC (Italie) (2007-2008).

Fin 2008, il retourne dans son pays natal, le Brésil, pour jouer aux Corinthians ; club avec lequel il joue ses derniers matchs jusqu'à sa retraite en février 2011.

Palmarès en sélection nationale

Ronaldo a remporté de nombreux titres avec l'équipe nationale du Brésil.

Le joueur international de football brésilien Ronaldo

Il a gagné deux fois la Coupe du monde de la FIFA en 1994 et 2002 et échoué une fois en finale en 1998, face aux bleus d'Aimé Jacquet.

Meilleur buteur lors de la Coupe du monde 2002 avec huit buts, il est le meilleur joueur de la finale, durant laquelle il inscrit un doublé.

Avec 15 réalisations, il est le second meilleur buteur en Coupe du monde derrière Miroslav Klose (16 buts). Et avec 62 buts en 98 sélections, il est le deuxième meilleur buteur de la sélection brésilienne derrière Pelé.

Enfin, il remporte la Copa America en 1997 et 1999.

Palmarès en club

En club, malgré ses passages successifs dans quelques uns des plus grands clubs européens, il n'a pas remporté la Ligue des champions, mais a gagné la Coupe des Coupes en 1997 avec le FC Barcelone.

Ainsi que la Coupe de l'UEFA 1998 avec l'Inter Milan et la Coupe Intercontinentale 2002 avec le Real Madrid.

Champion des Pays-Bas 1995 (PSV Eindhoven) et champion d'Espagne 2003 (Real Madrid), il a gagné la Coupe d'Espagne 1997(FC Barcelone).

Trophées et titres individuels

Meilleur buteur du championnat des Pays-Bas 1995 (PSV Eindhoven) et meilleur buteur du championnat d'Espagne 1997 (FC Barcelone) et 2004 (Real Madrid).

Joueur FIFA 1996 (FC Barcelone), 1997 (Inter Milan) et 2002 (Real Madrid)

Meilleur footballeur de l'année FIFA en 1996, 1997, 2002

Et Soulier d'Or européen 1997 (FC Barcelone)

Propriétaire de clubs

Ronaldo devient en décembre 2014 actionnaire minoritaire des Strikers de Fort Lauderdale (Floride), un club évoluant en North American Soccer League, mais le club est dissous en 2016.

En septembre 2018, il devient propriétaire du Real Valladolid (Espagne), fraîchement promu en Liga. Il acquiert 51% des parts du club en déboursant près de 30 millions d'euros

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Kiss kiss" ou "Cia Ciao" ?

Et pas, très simplement, : "Bisou, bisou" !

Je n'en puis plus de ces formules ridicules. Et au surplus étrangères.

Au moins la forme "Bisou, bisou" a-t-elle le mérite de demeurer française.