"Une belle fille" et "Une belle-fille".

Bien que parfaitement homophones et presque homophonographes (si l'on fait exception du trait d'union), ces deux locutions féminines du langage courant ont des significations tout à fait différentes :

  • "Une belle fille" (sans tiret) est une jeune femme dont la beauté cause une vive impression, capable de susciter l'admiration en raison de ses qualités supérieures dépassant la norme ou la moyenne.

Mais il convient davantage de dire : "Une jolie fille".

On dira par exemple : "J'ai aperçu ta voisine : c'est une jolie fille, ma foi", plutôt que "J'ai aperçu ta voisine : c'est une belle-fille, ma foi".

  • tandis que "Une belle-fille" (avec un tiret) est la fille d'un conjoint (ou d'une conjointe) issue d'une précédente union.

Appeler "Belle-fille" l'épouse de son propre fils relève en revanche du langage populaire et d'une utilisation parfaitement impropre, le terme idoine étant "une bru".

On dit par exemple :"Mon fils et ma bru vont me confier mes petits-enfants en juillet" et non : "Mon fils et ma belle-fille vont me confier mes petits-enfants en juillet".

"Que diable !" et "Que diable".

Attention à la typographie et au point d'exclamation, qui permet de distinguer ces deux formules du registre désuet en forme d'idiotismes religieux :

  • "Que diable !" avec un point d'exclamation est en effet une locution adverbiale et une interjection servant à indiquer de l'impatience ou de l'irritation.

On dit par exemple : "Allons, allons : remuez-vous un peu, que diable !".

  • tandis que "Que diable" est un pronom interrogatif de même usage que le pronom interrogatif "Que" ou "Qu''', indiquant, en outre, de la surprise ou de l'irritation.

On dit par exemple : "Mais que diable allais-tu faire seule, à minuit, dans la maison de campagne isolée de cet ancien violeur multirécidiviste ?".

Source : wiktionary.org

Pourquoi les noms de personnalités utilisés comme nom de voies, bâtiments, entités, établissements ou organismes comportent-ils souvent un trait d'union entre le prénom et le nom, comme "Place Victor-Hugo" ou "Avenue Henri-Martin" ?

  • La présence de tiret ne signifie nullement que la personne est morte !

Il ne s'agit là que d'une rumeur.

Il existe ainsi de nombreuses écoles "Pierre-Perret", alors que ce chanteur n'est nullement décédé à ce jour.

  • Ces tirets découlent d'une convention typographique traditionnelle, édictée autrefois par différents guides typographiques, certains grammairiens et surtout... l’administration des Postes.

Cette règle n'a cependant jamais fait l'unanimité des grammairiens, leurs opinions étant partagées à ce sujet.

Et elle a aujourd'hui fortement tendance à disparaître dans l'usage, que ce soit sur les plaques de rues, dans les journaux ou même dans les documents officiels.

Il n'y a, à priori, aucune raison d'ajouter des traits d'union entre les prénoms et les noms. Cet ajout aurait été, semble-t-il, une façon pour la Poste française de se débarrasser d'un problème de classement :

    • Faut-il classer l'avenue "Émile Zola" dans les E ou les Z ?
    • En écrivant "Émile-Zola" avec un tiret, plus d'hésitation à avoir : c'est dans les E !

En écrivant ainsi, on donne au nom de la rue une forme unique et définitive : on peut parler de l'"avenue Émile Zola" ou de l'"avenue Zola", mais le seul nom certifié unique et 100 % officiel, est "avenue Émile-Zola".

Cela permet de standardiser la nomenclature des rues d'une ville.

Mais en dehors de ce contexte, aucune raison d'ajouter des tirets.

Exemples de graphies de noms de voies, bâtiments ou entités comportant des traits d'union entre prénoms et noms :

  • "Aéroport Charles-de-Gaulle" à Roissy-en-France (95) ou "Aéroport John-Fitzgerald-Kennedy à New York,
  • "Avenue Henri-Martin" ou "Avenue Simon-Bolivar", à Paris (75),
  • "Boulevard Auguste-Blanqui" ou "Boulevard Richard-Lenoir", à Paris (75),
  • "Hôpital Robert-Debré" ou "Hôpital européen Georges-Pompidou", à Paris (75),
  • "Lycée "Louis-le-Grand" ou "Lycée Henri-IV", à Paris (75),
  • Place Félix-Éboué" ou "Place Victor-Hugo", à Paris (75),
  • Quai André-Citroën" ou "Quai Louis-Blériot", à Paris (75),
  • "Université Paul-Valéry" ou "Université Jules-Verne",
  • etc.

Source : wikipedia.org

 

 

"Sortir du lot" et "Sortir du Lot".

Cette locution change de sens et de prononciation en fonction de la présence ou non d'une majuscule au mot "lot" :

  • "Sortir du lot" ("lo"), c'est se distinguer nettement des autres, être différent, spécial voire extraordinaire. Et, de ce fait, pouvoir être rapidement et aisément identifié, même parmi de nombreux autres.

On dit par exemple : "Tout jeune, déjà, le futur président sortait du lot".

  • tandis que "Sortir du Lot" ("lote") :
    • c'est franchir les limites départementales du "Lot" (46).

Le département du lot (46) en région Occitanie

On dit par exemple : "Claudine, la maman de mon ami Bruno, habite habite à Payrac (46) mais il lui arrive fréquemment de sortir du Lot pour aller à Sarlat, en Dordogne (24)".

    • ou, plus exceptionnellement, : sortir des eaux de la rivière "Lot".

La rivière Lot

On dit par exemple : "Après avoir pagayé plusieurs jours durant, nous sommes sortis du Lot à Cahors (46).

Source : wikipedia.org

"Une main de fer" et "Une main-de-fer".

Des calibres de gantier métalliques ou "Mains-de-fer"

Ces deux locutions verbales du langage courant désigne deux choses tout à fait différentes :

  • et "Une main-de-fer" avec des tirets "-" est un outil de gantier.

Des calibres de gantier métalliques ou "mains-de-fer"

Ce calibre de métal a été inventé en 1838 par le français Xavier Joulin et il est utilisé en dernier dans l’étape de la coupe.

Le rectangle en cuir est posé sur cet emporte-pièce métallique. Et sous l’effet de la presse hydraulique, les doigts sont très précisément séparés et l’emplacement du pouce, évidé.

Des calibres de gantier métalliques ou "Mains-de-fer"

Source : www.larousse.fr et m.gantdefrance.fr

"Un homme canon" ou "Un homme-canon" et "Une femme canon" ou "Une Femme-canon".

Un homme-canon et une femme-canon du cirque Bouglione

Ces différentes formules du langage courant ont des significations bien différentes :

  • un "homme canon" et "une femme canon" (sans traits d'union) sont des personnes belles et séduisantes,
Un homme canon
Un homme canon
La journaliste française Ludivine Sagna, épouse du joueur international de football français Bacary Sagna
La journaliste française Ludivine Sagna, épouse du joueur international de football français Bacary Sagna et "femme canon"
  • tandis qu'un "homme-canon" et "une femme-canon" (on parle aussi d'"homme-obus" ou de "femme-obus") ne sont pas forcément beaux ni séduisants, puisqu'il s'agit de personnes - dûment bottées et casquées - éjectées d'un canon modifié, dans le cadre d'un spectacle de cirque ou d'un tour de foire !

Un homme-canon

Il s'agit en partie d'une illusion puisque l'artiste n'est pas propulsé comme un boulet par de la poudre à canon, mais par un ressort ou un jet d'air comprimé.

Dans un spectacle de cirque, on utilise en effet de la poudre noire pour produire l’effet visuel ou sonore et faire travailler l'imagination du public, mais en aucun cas pour la propulsion proprement dite.

L'homme-canon atterrit ordinairement sur un filet horizontal ou un matelas pneumatique, dont l'emplacement est déterminé par la mécanique newtonienne (ou plus sûrement par un essai avec un objet inerte de même poids que l'artiste...). Pour les spectacles en plein air, surtout en été, l'atterrissage se fait souvent dans l'eau, afin d'en accentuer encore le caractère spectaculaire.

Le premier "homme-canon" a été une femme : Rossa Matilda Richter alias "Zazel", qui en 1877 (elle avait alors 14 ans) se produisit au Royal Aquarium de Londres (Grande-Bretagne). Elle fut propulsée par un canon à ressort inventé par le canadien William Leonard Hunt (alias "le Grand Farini"). Par la suite elle voyagea en tournée avec le Cirque Barnum, mais sa carrière s'interrompit avant 1879, après quelques incidents d'atterrissage.

Le plus récent record de portée, avec 56,64 m, est détenu par David "Cannonball" Smith Sr. Cet exploit fut accompli le 29 mai 1998, à Kennywood, aux États-Unis. Et un calcul a révélé que l'artiste avait parcouru les airs à une vitesse d'environ 110 km/h.

En France, la femme-canon américaine Robin Valencia se produisait encore au Cirque d'Hiver, à Paris (75) en décembre 2017.

Source :wikipedia.org

"Un grand-bi" n'est pas un individu de grande taille, attiré par les personnes des deux sexes !

Celui-là s'écrit "Grand bi", par apocope de "Grand bisexuel" !

En revanche, le "Grand-bi" avec un trait d'union est un type de bicyclette apparu au début des années 1870 et ayant connu une grande popularité parmi les sportifs durant les années 1870 et 1880.

Le grand-bi possède une roue avant d'un très grand diamètre - environ 120-130 cm de diamètre, mais pouvant atteindre 150 cm - et une roue arrière beaucoup plus petite, ne dépassant pas 40 cm de diamètre.

La roue avant, sur laquelle sont attachées des pédales, est la roue motrice. Et l'absence de roue libre oblige le cycliste à pédaler en permanence.

Les roues sont en acier et entourées d'une fine bande de caoutchouc, afin de diminuer les chocs de la route.

L'intérêt de la grande roue avant est d'augmenter la distance parcourue pour un tour de pédale ; avantage accentué par le fait que le grand-bi est le premier type de bicyclette sur lequel le cycliste pose sur les pédales l'avant de ses pieds, plutôt que le milieu, ce qui permet de gagner en efficacité de pédalage.

Malgré tout, la vitesse moyenne ne dépasse guère 10 à 15 km/h.

Le grand bi est relativement peu utilisé par le grand public car sa dangerosité le réserve plutôt aux jeunes hommes aventureux : l'apprentissage se révèle difficile, il est impossible de rester sur la selle à l'arrêt, et ile est compliqué de monter et de descendre. Surtout, le cycliste se trouve très haut perché et peut ainsi facilement perdre l'équilibre.

Le "Grand-bi" fut donc supplanté, à partir de 1890, par ce que l'on appela la "Bicyclette de sécurité" - parce qu'elles avaient la réputation d'être moins dangereuses que celles avec de grandes roues hautes - , ancêtre de la bicyclette moderne.

Source : wikipedia.org

"La Tour de Babel" et "Une tour de Babel".

  • La Tour de Babel est d'abord une tour mythique dont l'histoire nous est contée dans la Bible (XI, 1-9), dans le chapitre 11 du livre de la Genèse.

Selon le récit biblique, la Tour de Babel serait un immense monument que les hommes tentèrent de construire à Babel (nom hébreu de Babylone) dans le but de l'escalader et d'atteindre le ciel.

  • Mais, par extension, une tour de Babel est :
    • un lieu où règne le bruit et la confusion et où les gens ne se comprennent pas.
    • Ou un lieu multiculturel où de nombreuses langues sont parlées.

Source : www.linternaute.fr