"Sans pareil", "Sans pareille", "Sans pareilles" et "Sans pareils".

Cette locution adjectivale du langage courant signifie : incomparable, inégalable, qui est unique, qui n'a pas son pareil.

À toutes celles et ceux qui se demande régulièrement comment l'écrire, ne sachant pas si elle doit s'accorder en genre et en nombre, voici très précisément ce qu'il en est :

  • "Sans pareil" s’accorde en genre ("Sans pareilLE") et en nombre ("Sans pareilLES") lorsque le nom qui précède est féminin.

On dit ainsi : "Le léopard des neiges est un animal d’une beauté sans pareilLE» et "Camille Claudel a réalisé des sculptures sans pareilLES".

  • tandis qu'au masculin, l’accord en genre ("Sans pareil") est obligatoire, mais il est facultatif en nombre ("Sans pareil" ou "Sans pareilS").

On peut ainsi dire : "Cézanne a peint des tableaux sans pareil" ou "Cézanne a peint des tableaux sans pareilS".

Le Larousse considère que l’invariabilité n’est pas incorrecte, même si elle est moins courante, l’accord semblant "plus conforme à la tendance actuelle de l’usage".

Il est donc autorisé de dire ""Une beauté sans pareil", "Des sculptures sans pareil» et "Des exploits sans pareil" (dans le sens "sans rien de pareil").

Source : www.larousse.fr et www.lefigaro.fr

"Un crincrin", "Un crin crin" ou "Un crin-crin".

Ce substantif masculin en forme de gémination appartient au registre familier.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un mauvais violon, un violon de mauvaise qualité,

Un crincrin ou "mauvais violon"

On dit par exemple : "J'espère que l'oncle Jean oubliera son crincrin pour ce réveillon".

  • par métonymie : un mauvais joueur de violon, un mauvais violoniste,

On dit par exemple : "Je n'apprécie pas vraiment le violon de manière générale, mais là, vraiment : quel crincrin, ce type !".

  • et par extension : un son désagréable, produit par un mauvais violon ou un mauvais violoniste.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus d'entendre ce crincrin à longueur de journée".

Source : www.cnrtl.fr

"Tâcher" ou "Tacher" ? et "Une tâche" ou "Une tache" ?

Voici un petit moyen mnémotechnique très simple à destination de toutes celles et ceux qui s'interrogent régulièrement lorsqu'ils écrivent ces mots pour savoir quand il convient de mettre ou non un accent circonflexe sur le "a".

  • Lorsqu'il s'agit d'"effort à effectuer" ou de "traVail" avec un "v" : le "a" comporte un accent circonflexe, dont on peut dire qu'il ressemble à une sorte de "v" à l'envers.

On écrit par exemple :

    • "Nous allons tÂcher d'arriver à l'heure",
    • "TÂche de te souvenir de ton mot de passe cette fois",
    • "Je vais te confier une tÂche importante",
    • ou : "C'est une tÂche ingrate".
  • Mais lorsqu'il s'agit de "salir" ou de "salissure" : le "a" ne comporte pas d'accent.

On écrit par exemple :

    • "Attention, tu es en train de tAcher ta chemise",
    • "Le vin rouge tAche facilement".
    • "Je ne parviens pas à faire disparaître cette tAche d'huile sur le sol de mon allée",
    • ou : "Cette tAche d'encre en bas de la page se remarque vraiment".

"Un bistro" ou "Un bistrot".

Un bistrot parisien (ou "bistro")

Ce substantif masculin peut s'écrire avec ou sans "t" final.

Et il désigne : un débit de boisson ou un établissement où l'on consomme des boissons.

 

Un café traditionnelUn bistrot (ou "bistro") traditionnel

Le "bistrotier" qui gère le bistrot peut également parfois proposer des services de restauration.

D'où le néologisme de "bistronomie" désignant la "gastronomie de bistro".

Il existe en français de nombreuses autres façons de désigner en français un établissement de ce type, auxquelles j'ai consacré un petit article, dont je me permets de vous recommander la lecture.

"Une bonniche" ou "Une boniche" et "Ne pas être la bonniche/boniche" ou "Ne pas être ta bonniche/boniche".

  • Le substantif féminin "Une bonniche" ou "Une boniche" appartient au registre argotique et au registre désuet.

Et il désigne, de façon péjorative : une bonne à tout faire, une employée de maison, c'est à dire une femme dont le travail consiste à s​'occuper de la maison de son employeur, faire le ménage, s'occuper des enfants, servir ses patrons, accueillir les visiteurs, voire faire la cuisine.

Une "bonniche" au sens figuré, c'est à dire une femme contrainte d'exécuter des tâches ménagères rebutantes

  • Et "Ne pas être la bonniche" (ou "boniche") ou "Ne pas être ta bonniche" (ou "boniche") signifie : ne pas être une bonne à tout faire ; ne pas avoir à obéir servilement, telle une employée de maison soumise à son employeur.

"Ne pas être la bonniche" ou "Ne pas être ta bonniche"

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Balaise", "Balaize", "Balèse" ou "Balèze" et "Un balaise", "Un balaize", "Un balèse" ou "Un balèze".

Cet adjectif ou substantif masculin peut s'écrire de quatre façons différentes !

Appartenant au registre argotique, il signifie respectivement :

  • "Balaise", "Balaize", "Balèse" ou "Balèze" :
    • Pour une personne : fort, costaud, à la carrure imposante,

On dit par exemple : "Il est balaise le nouveau vigile à la sortie du magasin !".

    • ou : doué,

On dit par exemple : "Je connais un mec balèze en informatique".

    • Pour un objet ou une construction : dégageant une impression de puissance qui en impose,

On dit par exemple : "Les tours de ce château-fort sont vraiment balaizes".

    • et pour une question ou un exercice : difficile,

On dit par exemple : "Elle est balèse la dernière je trouve !".

  • et "Un balaise", "Un balaize", "Un balèse" ou "Un balèze" : une personne possèdant une force physique importante, bâtie en force, costaude.

On dit par exemple : "Le nouveau voisin de ma frangine est un balaise".

"Un balaise" ou "Un balèse" ou "Un balèze")

Sources : langue-francaise.tv5monde.com, www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

On n'écrit pas : "Circonscrir", "Conduir", "Construir", "Contredir", "Décrir", "Déduir", "Détruir", "Écrir", "Élir", "Enduir", "Frir", "Inscrir", "Instruir", Interdir", "Introduir", "Luir", "Maudir", "Médir", "Nuir", "Prédir", "Prescrir", "Produir", "Reconduir", "Reconstruir", "Recuir", "Redir", "Réduir", "Réélir", "Réinscrir", "Réintroduir", "Reluir", "Reproduir", "Retranscrir", "Séduir", "Sourir", "Souscrir", "Traduir" ni "Transcrir" !

Mais : "CirconscrirE", "ConduirE", "ConstruirE", "ContredirE", "DécrirE", "DéduirE", "DétruirE", "ÉcrirE", "ÉlirE", "EnduirE", "FrirE", "InscrirE", "InstruirE", "InterdirE", "IntroduirE", "LuirE", "MaudirE", "MédirE", "NuirE", "PrédirE", "PrescrirE", "ProduirE", "ReconduirE", "ReconstruirE", "RecuirE", "RedirE", "RéduirE", "RéélirE", "RéinscrirE", "RéintroduirE", "ReluirE", "ReproduirE", "RetranscrirE", "SéduirE", "SourirE", "SouscrirE", "TraduirE" et "TranscrirE" !

Avec un "e".

Je ne saurais trop vous recommander à ce sujet la lecture de mon article : Les terminaisons de l'infinif ou Pourquoi il convient d'écrire "Suffire" et "Boire" et non "Suffir" et "Boir".

12 façons de dire "Des chaussures".

Des chaussures

"Des écrase-merde" relève du registre scatologique et du registre vulgaire.

"Des croquenots", "Des galoches", "Des godasses", "Des groles" (ou "Des Grolles"), "Des lattes", "Des pompes" et "Des tatanes" relèvent du registre argotique.

Ainsi que "Des péniches", qui désigne des chaussures trop grandes.

"Des ribouis" et "Des godillots" appartiennent au registre populaire. Et désignent de grosses chaussures usagées.

Tandis que "Des souliers" relève du registre soutenu.

Des chaussures (© M. Richier)

Sources : www.linternaute.fr, www.synonymo.fr, crisco2.unicaen.fr et www.cnrtl.fr