"De la pisse d'âne".

Un âne en train d'uriner

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier relève du registre vulgaire.

Et elle désigne, au sens figuré : une boisson fade ou infecte, et en particulier une bière de mauvaise qualité ou servie chaude.

On dit également, dans le registre argotique : "Une binouse" (ou "Une binouze") et "Une bibine".

Et, sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Une bière".

Source : wiktionary.org

 

"Se mettre dedans" ou "Se foutre dedans".

Ces deux locutions verbales appartiennent respectivement au registre argotique et au registre vulgaire.

Et elles signifient toutes deux :

  • avoir tort, faire erreur, se tromper,

On dit par exemple : "Je me suis mis dedans en pensant que mon darron dirait oui : il m'empêche de sortir ce samedi".

Ou : "Ma reum s'est foutu dedans en notant le 06 que tu lui as filé, du coup j'pouvais pas t'rappeler".

  • ou : se mettre dans l'embarras.

On dit par exemple : "Je me suis mis dedans le mois dernier : j'ai claqué plus de 400 balles en boîte".

Ou : "On va se foutre dedans avec tous ces suppléments, je te le dis".

Sources : www.lalanguefrancaise.net et wiktionary.org

20 façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément".

"Être en nage", une des très nombreuses façons de dire : transpirer beaucoup

Les locutions verbales "Être en sueur" et "Transpirer à grosses gouttes" relèvent du langage courant et signifient "Transpirer".

Tandis que les verbes "Couler" ("Je coule de partout !"), Dégouliner" et "Suinter" appartiennent au même registre de langue, mais signifient "Transpirer énormément".

Ce qui est également le cas des locutions verbales "Être en eau" et "Être trempé" (par ellipse de "Être trempé de sueur").

Ou des idiotismes animaliers "Transpirer comme un boeuf" et "Suer comme un boeuf", ou "Transpirer comme un porc" et "Suer comme un porc", qui relèvent tous du registre familier ; les deux derniers étant généralement considérés comme péjoratifs.

Ainsi que des locutions verbales "Avoir les mains moites... et les pieds poites", "Cuire dans son jus", "Être en nage" ou "N'avoir plus un poil de sec" (ou "Ne plus avoir un poil de sec")

Et des formules imagées "Avoir les bonbons qui collent au papier" (pour les hommes) et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" (pour les femmes) appartiennent au registre vulgaire.

Ou des locutions verbales "Souffrir d'un excès de sudation" ou "Souffrir d'une sudation excessive", qui relèvent du registre soutenu, et "Souffrir d'hyperhidrose", qui relève du jargon médical.

Source : www.topito.com

"Avoir les bonbons qui collent au papier" et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" .

Ces deux curieuses locutions verbales relèvent du registre vulgaire.

Et elles s'utilisent toutes deux, au sens figuré pour dire : avoir les sous-vêtements collant à la peau à cause de la transpiration.

  • "Avoir les bonbons qui collent au papier" est ainsi un idiotisme alimentaire signifiant : avoir les bourses collées au slip, pour un homme, en cas de forte chaleur,

On dit par exemple : "Vivement ce soir que je puisse me laver : j'ai les bonbons qui collent au papier".

  • et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" est un idiotisme architectural et un idiotisme textile signifiant : avoir les fesses collées à la culotte, pour une femme, lorsqu'il fait très chaud.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus de cette chaleur : j'ai le rideau qui colle aux fenêtres".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

Sources : www.topito.com, wiktionary.org et www.laparlure.com

43 façons de dire "L'anus".

Un anus en très gros plan

"Le TDC", "Le Trou du cul", "Le troudu" et "Le trouduc" appartiennent au registre vulgaire.

De même que "La boîte à chocolat", "Le fion", "La pastille", "La rondelle", "Le trou à caca", "Le trou à merde", "Le trou de balle"  ou "La turbine à chocolat".

Ou "Le boyau cullier", qui relève également du registre désuet.

"Le borgne", "Le cyclope", "L'échalotte", "L'oeil de bronze", "L'oeillet", "L'oeillet plissé", "L'oeillet rose", "L'oeilleton", "L'oignon", "Le petit", "Le petit trou", "Le pétoulard", "Le pot", "Le pot d'échappement", "La rosette", "Le trou", "Le trou mignon", "Le trou plissé", "Le trou qui pète", "Le troufignard", "Le troufignon", "Le troufion" (ou "Le trouffion"), et "Le vase" relèvent du registre argotique.

Et "L'entrée des artistes", "La porte de derrière" ou "La porte de service" du registre familier.

"Le fondement" et "L'orifice anal" appartiennent au registre soutenu.

Et "L'orifice du rectum" ou "L'orifice rectal" au jargon médical.

Sources : www.languefrancaise.net, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et Le guide de poche des gros mots. 1001 insultes, injures et jurons pour toutes les occasions, de Jean-Michel Jakobowicz (2020)

Ne dites pas : "Putain : j'ai paumé la caisse de ma frangine !" !

Mais : "Castatrophe : j'ai perdu la voiture de ma petite soeur !" (langage courant).

Ou : "Malédiction ! J'ai égaré l'automobile de ma soeur cadette" (registre soutenu).

Cela vous permettra de hausser votre niveau de langue, en passant du registre vulgaire et du registre argotique au langage courant et au registre soutenu.

"Pour moi ce sera un steak large comme mes fesses, avec une chiée de patates autour".

"Un steack large comme mes fesses, avec une chiée de patates autour !"

Enfant, au tournant des années 1970, j'avais adoré cette formule, que mon père disait avoir entendu dans un routier.

Un relais routier

En en parlant récemment avec un ami plus âgé que moi, puis, en effectuant quelques recherches, je me suis aperçu que cette formule était également utilisée - pratiquement à l'identique : "Pour moi ce sera un steak large comme mes fesses, avec une chiée de patates autour" - par d'autres personnes, qui, toutes, semblent également l'attribuer à un routier.

Mais je me demande s'il n'existait pas, dans les années 1960, un feuilleton radiophonique ou télé, voire une saynète, dans laquelle un humoriste aurait utilisé cette expression en l'attribuant à un personnage de camionneur routier.

"TDC", "Trou du cul", Troudu" ou "Trouduc".

Ces différents mots relèvent du registre vulgaire.

Et ils signifient selon le contexte :

Un anus en très gros plan

  • au sens propre : l'anus, c'est à dire l'orifice du rectum donnant passage aux matières fécales.

On dit par exemple : "J'ai le trou du cul en feu à force de bouffer des piments".

  • et au sens figuré :
    • une personne idiote, stupide.

On dit par exemple : "Ce trou du cul voulait m'expliquer mon boulot !".

    • ou : une personne prétentieuse, hautaine.

On dit par exemple : "Ce trou du cul vient en costard pour bosser dans un atelier de mécanique".

Dans les deux cas, cette formule injurieuse à caractère sexuel, en forme d'idiotisme corporel, s'emploie davantage pour les hommes que pour les femmes.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

 

12 façons de dire "Des chaussures".

Des chaussures

"Des écrase-merde" relève du registre scatologique et du registre vulgaire.

"Des croquenots", "Des galoches", "Des godasses", "Des groles" (ou "Des Grolles"), "Des lattes", "Des pompes" et "Des tatanes" relèvent du registre argotique.

Ainsi que "Des péniches", qui désigne des chaussures trop grandes.

"Des ribouis" et "Des godillots" appartiennent au registre populaire. Et désignent de grosses chaussures usagées.

Tandis que "Des souliers" relève du registre soutenu.

Des chaussures (© M. Richier)

Sources : www.linternaute.fr, www.synonymo.fr, crisco2.unicaen.fr et www.cnrtl.fr

"Dérouler du câble".

Comment bien ou mal dérouler un câble

Cette locution verbale du registre vulgaire signifie, au sens figuré : faire une fellation, sucer un sexe d'homme.

Cette expression m'a toujours beaucoup amusé, et cela à la fois :

  • parce que j'imaginais les blagues graveleuses pouvant exister entre professionnels véritablement chargés de dérouler du câble au sens propre...
Un homme déroulant du câble (au sens propre)
Un homme déroulant du câble (au sens propre)

Un homme déroulant du câble (au sens propre)

Une préoccupation que l'on retrouve par exemple dans l'expression "Faire pleurer le colosse".