"Dégorger le poireau", "Se faire dégorger le poireau" ou "Se dégorger le poireau".

Ces trois extraordinaires locutions verbales en forme d'idiotisme alimentaire ou gastronomique appartiennent au registre vulgaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Dégorger le poireau" :
    • masturber un homme,

On dit par exemple : "C'est quand même incroyable : qu'il aille bien ou qu'il aille mal, mon mec a toujours envie que je lui dégorge le poireau !".

    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple : "Avant-hier je n'avais pas le moral : j'ai dégorgé le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme,
  • "Se faire dégorger le poireau" :
    • se faire masturber, pour un homme,
    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple :"Hier j'avais la forme : je me suis fait dégorger le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme,
  • "Se dégorger le poireau" :
    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple : "Ce soir, je me suis dégorgé le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

13 façons de dire "Comprendre".

Le registre vulgaire met à notre disposition le verbe "Biter".

Et le registre argotique les verbes "Entraver" et "Piger". Ainsi que "Cramer", "Gauler" et "Paner", essentiellement utilisés par les jeunes, me semble-t-il.

"Capter", "Imprimer"et "Percuter" relèvent du registre familier. Ainsi que "Faire tilt", "Tilter" et "Réaliser", qui sont des anglicismes.

Ou "Panner", qu'emploient nos amis Savoyards.

Enfin "Entendre" relève du registre désuet, même si - à titre personnel - je continue de l'utiliser aussi fréquemment que possible.

"C'est l'hôpital qui se fout de la charité", "C'est l'hôpital qui se moque de la charité", "Être l'hôpital qui se fout de la charité" ou "Être l'hôpital qui se moque de la charité" !

Une entrée d'hôpital

Cette expression en forme d'idiotisme médical relève du registre familier lorsque l'on utilise le verbe "moquer" et du registre vulgaire lorsque l'on utilise le verbe "foutre".

On l'utilise couramment, au sens figuré, pour signifier qu'une personne ou une entité se permet de reprocher à autrui une chose qui la caractérise elle-même.

On dit par exemple : "L'opposition reproche au gouvernement d'agir sans informer la population : c'est vraiment l'hôpital qui se moque de la charité !".

Ou : "Tu ose m'accuser d'égoïsme, toi : c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité !".

Cette expression constitue une variante de l’expression lyonnaise "C’est la Charité qui se moque de l’Hôpital", attestée à partir de 1865 et tombée en désuétude. L’hospice de la Charité (détruit en 1933) et l’Hôtel-Dieu - couramment appelé "l’Hôpital" - étaient en effet deux grands hôpitaux lyonnais, proches de la place Bellecour, qu’opposait une rivalité de prestige.

L'hôtel-Dieu de Lyon (69)
L'hôtel-Dieu de Lyon (69)
Hôpital de la Charité, à Lyon (69)
L'hôpital de la Charité, à Lyon (69)

Source : wiktionary.org

"Satané" ou "Satanée".

Cet adjectif signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : qui a rapport à Satan, aux démons ; qui est inspiré par Satan ; démoniaque, diabolique, satanique.

On dit par exemple : "Notre église a été pillée la nuit dernière par un voleur satané".

Ou : "Si tu es une bonne chrétienne, tu te dois de chasser de ta tête cette pensée satanée".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : damné, maudit, fieffé, sacré (registre familier), diable de (registre familier), putain de (registre vulgaire).

On dit par exemple : "Ce satané pantalon a encore dû rétrécir. À moins que je n'ai pris un peu de poids ?".

Ou : "Satanée déviation : je vais encore arriver en retard au boulot !".

Dans cette acception, l'adjectif "Satané" est toujours utilisé comme épithète, avant un nom afin de le qualifier.

Source : www.cnrtl.fr

"Elle est bonne" ou "Être bonne".

Cette locution verbale polysémique signifie selon le contexte et le niveau de langue :

  • dans le langage courant : sa température convient parfaitement pour se baigner, en parlant de l'eau.

On dit par exemple : "Comment est  l'eau ?". "Elle est bonne".

"Elle est bonne !" : un homme teste la température de l'eau d'une piscine

  • dans le registre désuet : elle est domestique, employée de maison.

On dit par exemple : "Que fait-donc ta nièce à Paris ?" "Elle est bonne".

Une bonne et son employeur
Une bonne et son employeur
  • et dans le registre vulgaire, par ellipse : elle est très jolie, "bonne à baiser".

On dit par exemple : "Elle est comment la meuf à Kevin ?" "Elle est bonne !".

"Elle est bonne" se dit par ellipse, dans le registre vulgaire, d'une très jolie femme, considérée comme "Bonne à baiser"

"Avoir du cul" ou "Avoir du fion".

Ces locutions verbales signifient toutes deux : avoir de la chance, être chanceux.

"Avoir du cul" relève du registre argotique.

Et "Avoir du fion" du registre vulgaire.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir de la chance" en français.

"Fichtre !" et "Fichtrement" ou "Foutrement".

Ces trois mots sont synonymes de "Bigre !" et "Bigrement" ou "Bougrement", qui appartiennent au registre familier et au registre désuet, que - personnellement - je préfère utiliser :

  • l'interjection "Fichtre !" appartient en effet au registre populaire et constitue une exclamation exprimant la crainte, le dépit, l'étonnement ou l'admiration.

On dit par exemple : "Fichtre ! Tu avais oublié de me dire que ta femme était aussi jolie !".

  • tandis que "Fichtrement", qui relève également du registre populaire, est un adverbe dérivé du mot "Foutrement", appartenant, lui, au registre vulgaire, puisque dérivé du substantif masculin "Foutre" signifiant "Sperme".

Tout comme "Bigrement" ou "Bougrement", ces adverbes "Fichtrement" et "Foutrement" signifient : très, extrêmement ou rudement (registre familier).

On dit par exemple : "Ce resto était fichtrement cher !".

Ou : "J'ai trouvé ce film foutrement bon !".

Sources : wiktionary.org et Le Robert

"C'est le bordel !", "C'est le box !", "C'est le boxon !" ou "Quel bordel !", "Quel box !", "Quel boxon !".

Ces différentes locutions interjectives appartiennent toutes au registre argotique voire au registre vulgaire.

Et désignent, au sens figuré :

  • un grand désordre, un foutoir (registre vulgaire).

On dit par exemple : "La gestion de cette crise est un vrai brodel".

  • ou : une situation chaotique.

On dit par exemple : "C'est le bordel depuis que ce gouvernement est en place".

Ou : "Cette grève a créé un gros bordel".

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de désigner un établissement où se pratique la prostitution.