"Visionnage" et "Visionnement".

Ces deux subtantifs masculins parfaitement synonymes relèvent du langage courant.

Et ils désignent, selon le contexte :

  • l'action de regarder une oeuvre audiovisuelle, par exemple un film, une émission télévisée ou une vidéo,
  • ou : le nombre de fois qu'une oeuvre audiovisuelle a été visualisée, par exemple sur un site d'hébergement de vidéos.

"Visionnement" est principalement utilisé par nos amis québecois et suisses, mais très peu en France.

Sources : gdt.oqlf.gouv.qc.ca et wiktionary.org

"Avoir du chien".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie selon le contexte :

  • en parlant principalement des femmes, dans le registre familier : être séduisante, charmante, attirante, un peu provoquante ; retenir l'attention ; avoir du caractère,

On dit par exemple : "Tu as comme la femme de Maurice a du chien : je veux la même !".

  • et pour nos amis québecois, dans le registre populaire : avoir du caractère, de la ténacité.

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Tantôt".

Cet adverbe polysémique signifie, selon le contexte :

  • autrefois (registre désuet) : dans un proche avenir ; bientôt, prochainement,

On disait par exemple : "Je réparerai le toit tantôt".

  • pour nos amis belges et québecois : dans peu de temps.

On disait par exemple : "J'allumerai mon radiateur tantôt".

Ou : peu de temps auparavant,

On dit par exemple : "J'ai appris la nouvelle tantôt".

  • dans le registre familier : cet après-midi.

On dit par exemple : "Je reviendrai tantôt", "À tantôt !"ou "Je suis venu tantôt".

  • ou, dans le langage courant : un coup, une fois :

On dit par exemple : "Tantôt il pleure, tantôt il rit".

Ou : "Tantôt il pleut, tantôt il neige".

La formule "Tantôt..., tantôt..." exprime l'alternance, la succession d'un état ou d'une situation dans un/e autre.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Le MVP du match" ?

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Ainsi que l'a déclarer, le 22 septembre 2023, le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "Le MEILLEUR JOUEUR DE LA RENCONTRE" !

Ou encore : "L'homme du match", "L'homme de la rencontre"ou "L'homme de la compétition", selon qu'il s'agit d'une rencontre sportive ou d'une compétition.

Ce sigle anglais de MVP signifie en effet littéralement "Most valuable player", c'est à dire "Joueur de plus grande valeur".

Et, pour une fois, je n'apprécie pas les deux formules utilisées par nos amis québecois, que sont "Le joueur le plus utile" (en basketball, football américain et hockey sur glace) ou "Le joueur par excellence" (en baseball).

Source : wikipedia.org

"Un torchon".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • un carré de toile servant à essuyer la vaisselle, que nos voisins belges appellent d'ailleurs "essuie de vaisselle".

Un torchon

On dit par exemple : "Prends donc un torchon et essuie la vaisselle avant de retourner t'affaler dans ton fauteuil à ronfler devant ton match !".

    • et pour nos amis belges et canadiens : une serpillière.

Une serpillière

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • un écrit, un texte, sans soin, sale, mal présenté ou sans valeur.

On dit par exemple, dans un monde idéal où les enseignants auraient toujours le droit de punir les élèves irrespectueux : "Comment osez-vous me rendre un tel torchon !".

Un torchon, c'est à dire une copie sale

    • un journal méprisable.

On dit par exemple : "Rassemblant des plumes souvent issues ou proches de l'Action française, l'hebdomadaire français Je suis partout, principal journal collaborationniste et antisémite français sous l'occupation allemande, devient, à partir de 1941, un torchon".

Page un du numéro spécial du 17 février 1939 du torchon antisémite "Je suis partout", un hebdomadaire français publié par Arthème Fayard, dont le premier numéro sort le 29 novembre 1930 et le dernier le 16 août 1944. Rassemblant des plumes souvent issues ou proches de l'Action française, il devient, à partir de 1941, le principal journal collaborationniste et antisémite français sous l'occupation allemande
Page un du numéro spécial du 17 février 1939 de "Je suis partout",  publié par Arthème Fayard, dont le premier numéro sort le 29 novembre 1930 et le dernier le 16 août 1944.

Sources : wikipedia.org et www.larousse.fr

Connaissez-vous "La venaison", "La viande noire" ou "La viande de bois" ?

De la venaison ou viande de gibier

Ces différents mots ou locutions peu connus des non-chasseurs relèvent du langage courant.

Et ils désignent la viande de gibier, qui est une viande dont la concentration en myoglobine dans les fibres musculaires est supérieure à celle de la viande rouge et à celle de la viande blanche.

La différence réside aussi dans la teneur en fer, qui est deux fois plus importante dans les viandes de couleur rouge foncé ou noirâtre.

Ces différentes appellations regroupent généralement les chairs issues de divers gibiers comme les cervidés (cerf, chevreuil, daim), le sanglier, le lièvre ou la caille.

Les noms des différentes morceaux du sanglier et des cervidés

Je précise que la formule "Viande de bois" est utilisée par nos amis Québecois.

Source : wikipedia.org

"Un recherchiste" ou "Une recherchiste".

Cet étrange  substantif désigne : une personne effectuant des recherches et veillant à la sélection et à la préparation des données et des documents nécessaires à l'élaboration du contenu d'une émission de radio ou de télévision, d'un film, d'une pièce de théâtre, d'un livre, d'un produit multimédia, etc.

Ce terme nous vient du québecois et constitue un affreux anglicisme, directement calqué sur le mot anglais "Researcher".

Les québecois parlent également de "Technicien(ne) en documentation" et les français de "Documentaliste", deux termes bien mieux adaptés à mes yeux.

Sources : www.cairn.info, www.monemploi.com et wikipedia.org

"Un vieux bouc".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un bouc (mâle de la chèvre) âgé,

Un vieux bouc

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • un homme repoussant par son odeur ou sa lubricité rappelant celle de l'animal,
    • ou, pour les québecois, semble-t-il : un homme d'un certain âge connu pour son expérience, sa ténacité.

Source : usito.usherbrooke.ca

"Frapper un noeud" ou "Pogner un noeud".

Ces curieuses locutions verbales québecoises appartiennent au registre familier.

Et - à l'instar de notre formule "Tomber sur un os" - elles signifient, au sens figuré : rencontrer une difficulté imprévue, un obstacle insurmontable.

Elles évoquent en effet une personne qui, sciant du bois, tombe sur un noeud, ce qui lui complique inévitablement la tâche.

 

Un noeud dans un tronc d'arbre
Un noeud dans un tronc d'arbre

Source : wiktionary.org

Le mot "Après" ne peut pas être synonyme de "Cela étant" ni "Néanmoins" !

Ainsi que de nombreuses personnes semblent le croire.

On ne doit donc pas dire par exemple :

  • "Je ne suis pas bon en sport. Après, je n'ai pas vraiment essayé d'en faire".
  • ni : "Mon patron n'est pas très généreux en matière de primes. Après il nous paye plutôt bien globalement".

"Après" peut être :

  • soit une préposition :
    • qui marque la postériorité dans le temps.

On dit par exemple : "Après mon petit-déjeuner je tondrai la pelouse".

Ou "Le beau temps reviendra certainement après la pluie".

    • et par analogie :
      • qui indique l’ordre, le rang immédiatement derrière.

On dit par exemple : "Année après année, nous vieillissons".

Ou : "Après l’or et le platine, l’argent est le métal le plus cher".

      • qui indique un lieu placé derrière, plus loin.

On dit par exemple : "Après l'église, tourne à gauche".

      • qui indique la position où a lieu l’action.

On dit par exemple : "Il avait toujours des médailles épinglées après son veston".

    • qui indique sur quoi portent certaines actions ou intentions.

On dit par exemple : "Mon prof de maths a encore hurlé après moi parce que je ne comprenais rien".

Ou : "Le chien de mon père aboie après tous les passants".

    • ou qui signifie, pour nos amis québecois ou louisianais, dans le registre familier : en train de.

On dit par exemple : "Là je suis après lire un bon livre".

  • soit un adverbe :
    • Par ellipse.

On dit par exemple : "Je fais une sieste et je viens après".

Ou : "Range d'abord tes jouets, nous irons au parc après".

    • ou comme synonyme de "Qu’en résultera-t-il ?".

On dit par exemple : "Tu vas aller lui détruire sa voiture ; et après ?

Source : wiktionary.org

 

55 façons de dire "Bavarder".

Trois jeunes femmes bavardant et riant

"Bagouler", "Baver", "Jacter", "Jaspiller" et "Tailler une bavette" appartiennent au registre argotique.

Et "Baratiner" au registre populaire.

"Bavasser", "Blablater", "Causer", "Dégoiser", "Faire des cancans", "Faire la causette", "Jaspiner", "Papoter", "Parloter", "Piapiater", "Taper la causette", "Taper la discute" et "Tchatcher" relèvent du registre familier.

De même que "Clabauder", "Jaboter", "Jaser", "Lantiponner", "Potiner" et "Ragoter", qui relèvent également du registre désuet.

Ou "Babeler" qu'utilisent nos amis belges et "Babiner" qu'utilisaient nos amis québecois.

"Babiller", "Commérer", "Déblatérer", "Dire des frivolités", "Dire des futilités", "Discuter", "Échanger", "Échanger des banalités", "Échanger des propos", "Faire des commérages", "Palabrer", "Parler", "Parler de choses futiles", "Parler de la pluie et du beau temps", "Parler de tout et de rien", "Parler inutilement" ou "Parler pour ne rien dire" appartiennent au langage courant.

Ainsi que "Cailleter", "Cancaner", "Caqueter","Jacasser" et "Jaser", utilisés au sens figuré, puisqu'ils s'utilisent ordinairement à propos du cri des caillettes, canards, poules et pies.

Enfin, "Confabuler", "Converser", "Deviser", "Discourir", "Dissserter", "Pérorer", "S'entretenir" relèvent du registre soutenu.

"Tonnerre, mes chiens !".

Cette étonnante locution interjective en forme d'idiotisme animalier ne vous dit très certainement rien !

Et pour cause : cette exclamation du registre familier est utilisée par nos cousins francophones de Louisiane (États-Unis d'Amérique) pour exprimer l’impatience ou le dépit.

À l'instar de notre "Zut !".

Ou du "Maudit !" de nos cousins Québecois.

Source : wiktionary.org