"Un vieux bouc".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un bouc (mâle de la chèvre) âgé,

Un vieux bouc

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • un homme repoussant par son odeur ou sa lubricité rappelant celle de l'animal,
    • ou, pour les québecois, semble-t-il : un homme d'un certain âge connu pour son expérience, sa ténacité.

Source : usito.usherbrooke.ca

"Frapper un noeud" ou "Pogner un noeud".

Ces curieuses locutions verbales québecoises appartiennent au registre familier.

Et - à l'instar de notre formule "Tomber sur un os" - elles signifient, au sens figuré : rencontrer une difficulté imprévue, un obstacle insurmontable.

Elles évoquent en effet une personne qui, sciant du bois, tombe sur un noeud, ce qui lui complique inévitablement la tâche.

 

Un noeud dans un tronc d'arbre
Un noeud dans un tronc d'arbre

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Le MVP" ?

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Ainsi que le fait par exemple à longueur d'année le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "Le meilleur joueur" !

Ou encore : "L'homme du match" et "L'homme de la compétition", selon qu'il s'agit d'une rencontre sportive ou d'une compétition.

Puisque ce sigle anglais de MVP signifie littéralement "Most valuable player", c'est à dire "Joueur de plus grande valeur".

Et que, pour une fois, je n'apprécie pas les deux formules utilisées par nos amis québecois, que sont "Le joueur le plus utile" (en basketball, football américain et hockey sur glace) ou "Le joueur par excellence" (en baseball).

Source : wikipedia.org

Le mot "Après" ne peut pas être synonyme de "Cela étant" ni "Néanmoins" !

Ainsi que de nombreuses personnes semblent le croire.

On ne doit donc pas dire par exemple :

  • "Je ne suis pas bon en sport. Après, je n'ai pas vraiment essayé d'en faire".
  • ni : "Mon patron n'est pas très généreux en matière de primes. Après il nous paye plutôt bien globalement".

"Après" peut être :

  • soit une préposition :
    • qui marque la postériorité dans le temps.

On dit par exemple : "Après mon petit-déjeuner je tondrai la pelouse".

Ou "Le beau temps reviendra certainement après la pluie".

    • et par analogie :
      • qui indique l’ordre, le rang immédiatement derrière.

On dit par exemple : "Année après année, nous vieillissons".

Ou : "Après l’or et le platine, l’argent est le métal le plus cher".

      • qui indique un lieu placé derrière, plus loin.

On dit par exemple : "Après l'église, tourne à gauche".

      • qui indique la position où a lieu l’action.

On dit par exemple : "Il avait toujours des médailles épinglées après son veston".

    • qui indique sur quoi portent certaines actions ou intentions.

On dit par exemple : "Mon prof de maths a encore hurlé après moi parce que je ne comprenais rien".

Ou : "Le chien de mon père aboie après tous les passants".

    • ou qui signifie, pour nos amis québecois ou louisianais, dans le registre familier : en train de.

On dit par exemple : "Là je suis après lire un bon livre".

  • soit un adverbe :
    • Par ellipse.

On dit par exemple : "Je fais une sieste et je viens après".

Ou : "Range d'abord tes jouets, nous irons au parc après".

    • ou comme synonyme de "Qu’en résultera-t-il ?".

On dit par exemple : "Tu vas aller lui détruire sa voiture ; et après ?

Source : wiktionary.org

 

48 façons de dire "Bavarder".

Trois jeunes femmes bavardant et riant

"Bagouler", "Baver", "Jacter", "Jaspiller" et "Tailler une bavette" appartiennent au registre argotique.

Et "Baratiner" au registre populaire.

"Bavasser", "Causer", "Dégoiser", "Faire des cancans", "Jaspiner", "Papoter", "Parloter", "Piapiater" et "Tchatcher" relèvent du registre familier.

De même que "Clabauder", "Jaboter", "Lantiponner", "Potiner" et "Ragoter", qui relèvent également du registre désuet.

Ou "Babeler" qu'utilisent nos amis belges et "Babiner" qu'utilisaient nos amis québecois.

"Babiller", "Commérer", "Déblatérer", "Dire des frivolités", "Dire des futilités", "Discuter", "Échanger", "Échanger des banalités", "Faire des commérages", "Palabrer", "Parler de choses futiles", "Parler de la pluie et du beau temps", "Parler de tout et de rien", "Parler inutilement" ou "Parler pour ne rien dire" appartiennent au langage courant.

Ainsi que "Cailleter", "Cancaner", "Caqueter","Jacasser" et "Jaser", utilisés au sens figuré, puisqu'ils s'utilisent ordinairement à propos du cri des caillettes, canards, poules et pies.

Enfin, "Confabuler", "Converser", "Deviser", "Discourir", "Dissserter" et "Pérorer" relèvent du registre soutenu.

"Tonnerre, mes chiens !".

Cette étonnante locution interjective en forme d'idiotisme animalier ne vous dit très certainement rien !

Et pour cause : cette exclamation du registre familier est utilisée par nos cousins francophones de Louisiane (États-Unis d'Amérique) pour exprimer l’impatience ou le dépit.

À l'instar de notre "Zut !".

Ou du "Maudit !" de nos cousins Québecois.

Source : wiktionary.org

"Une escarre", "Une plaie de lit" ou "Un ulcère de décubitus".

Une escarre

Il s'agit d'une lésion cutanée d'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.

Nos amis québecois parlent d'ailleurs de "Plaie de pression".

Cette lésion inflammatoire de la peau peut aboutir à une nécrose localisée. L'escarre apparaît sous la forme d'une rougeur, qui fonce pour devenir noire. La peau nécrosée disparaît alors pour laisser place à un ulcère, laissant les tissus sous-jacents à découvert : muscles, tendons, parfois jusqu'à l'os !

Une escarre du talon

Je puis vous assurer avoir eu toutes les peines du monde pour parvenir à trouver deux illustrations pas trop effrayantes, la toile regorgeant de visions d'épouvante, pour ceux que cela intéresse.

Sources : www.doctissimo.fr et wikipedia.org

 

"Une pichenette".

J'aime beaucoup ce substantif féminin du registre familier désignant :

  • au sens propre : une chiquenaude ; un petit coup léger imprimé du bout d'un doigt, que l'on replie contre le pouce et relâche brusquement, afin de projeter quelque chose ou en signe de dérision.

On dit par exemple : "Son camarade l'avait averti d'une pichenette dans le dos".

  • et au sens figuré :
    • une faible impulsion.

On dit par exemple : "Ce n'est pas avec une pichenette comme celle-là que tu vas parvenir à me marquer un but !".

    • ou : une chose insignifiante.

On dit par exemple : "Je ne vais pas me laisser abattre par cette chiquenaude".

Nos amis québecois parlent de leur côté de "Pichenotte".

Source : Le Robert, www.cnrtl.fr

"Un suçon".

Un suçon dans le cou d'une jeune femme

Ce substantif masculin désigne une petite marque ou ecchymose temporaire, résultant d'une succion de la peau par la bouche, faite de manière suffisamment appuyée et prolongée pour que les vaisseaux sanguins situés sous la peau éclatent.

Les suçons se font le plus souvent dans le cou ou sur les épaules.

Un jeune homme venant de faire un suçon dans le cou d'une jeune femme

Nos amis québecois disent "Une sucette" !

25 façons de dire "Une automobile", "Une vieille automobile" ou "Une automobile en très mauvais état".

Une automobile

  • Nous disposons ainsi d'au moins 14 façons de dire "Une automobile" :

"Une tuture" relève du langage enfantin.

"Une bagnole", "Une caisse", "Une chignole" et "Une tire" appartiennent au registre argotique.

Et "Un taxi" au registre familier, de même que l'apocope "Une auto". Et, pour nos amis québecois : "Un char".

"Une voiture" relève du langage courant.

Tandis que "Un véhicule automobile" appartient au registre soutenu.

Et que les locutions nominales "Un véhicule particulier" (VP) ou "Un véhicule de tourisme" relèvent du jargon administratif et du jargon mercatique.

"Une titine" (registre familier) désigne uniquement une petite voiture. Tandis que "Une gamos" (registre argotique) désigne - pour les jeunes - un véhicule haut de gamme).

Un véhicule automobile très ancien ou "Un tacot"

  • 2 façons de dire "Une vieille automobile" :

"Un tacot" appartient au registre familier.

Et "Une teuf-teuf" (gémination) relève du langage enfantin.

Une vieille bagnole

  • et 8 façons de dire "Une automobile en très mauvais état" :

"Une chiotte", "Une guimbarde" et "Un os" relèvent du registre argotique.

De même que "Un veau" (idiotisme animalier), qui s'applique aux véhicules jugés insuffisamment puissants ou rapides.

"Une poubelle", "Un tape-cul", "Un tas de boue" et "Un tas de ferraille" appartiennent au registre familier.

Et "Une épave" au langage courant.

Source : www.dictionnairedelazone.fr

"Câlice !", "Calice" !", "Câlisse !", "Calisse !", "Colice !" ou "Colisse !".

Cette interjection du registre vulgaire constitue un juron québécois, utilisé pour exprimer une émotion forte, par exemple l'étonnement ou la colère.

Il s'agit d'une déformation du mot "Calice", désignant, dans la religion chrétienne, la coupe recevant le vin bénit représentant le sang du Christ.

Source : www.je-parle-quebecois.com