"L'oryctérope du Cap" ou "Le cochon de terre".

À l'exception des tintinophiles avertis et de l'une de mes anciennes cousines par alliance dont il s'agit de l'injure préférée, la plupart d'entre vous ne s'en souviennent vraisemblablement pas, mais le nom de ce curieux animal fait partie de l'incroyable catalogue d'injures du Capitaine Haddock, créé par Hergé, puisqu'on le retrouve aussi bien dans l'album "Tintin au pays de l'or noir" (1971) ("Oryctérope !") que dans "Tintin et les Picaros" (1976) ("Sombre oryctérope !") !

Il s'agit d'un mammifère essentiellement termitivore d'Afrique, jouant un rôle écologique important en contrôlant l'extension des populations de termites.

Mesurant environ 1 à 1,30 m de longueur à l'âge adulte, il a une tête très allongée se terminant par un groin tubulaire, et de grandes oreilles allongées. Le cou est court, le corps massif et arqué. Il se termine par une queue pointue et musculeuse. Pour le décrire, à l'époque où les photos étaient rares et floues, on l'a décrit comme intermédiaire entre le fourmilier (par son museau allongé), le cochon (par le groin) et le kangourou (par la forme de sa queue). Cet animal est d'ailleurs appelé "Cochon de terre" en afrikaans en raison de la forme de sa tête. Son poids est compris entre 60 et 80 kg. Son pelage est mince, et sa principale protection est sa peau épaisse.

Son nez contient plus de bulbes olfactifs que tout autre mammifère (9 bulbes, à comparer avec les 4 ou 5 bulbes des chiens).

Ses pieds sont pourvus de quatre doigts en avant et cinq en arrière, armés de fortes griffes un peu aplaties et en forme de pelle, qui semble être un intermédiaire entre la griffe et le sabot, et lui permettant de creuser le sol ou de fouiller efficacement une termitière, sa principale source de nourriture.

En dépit de son nom, on trouve l'oryctérope du Cap dans l'essentiel de l'Afrique subsaharienne, à l'exception des forêts vierges et des zones marécageuses, où il ne peut pas creuser. Il préfère les zones de savanes où le sol est meuble et où il est susceptible de trouver des termites et de l'eau en quantité suffisante. On l'observe peu, car il vit la nuit et passe le jour dans un terrier. La nuit venue, il parcourt plusieurs kilomètres à la recherche de termites. Il laisse traîner sa queue derrière lui en se déplaçant, ce qui laisse une piste caractéristique.

L'oryctérope se nourrit essentiellement de fourmis et de termites, qu'il extrait des termitières à l'aide de ses griffes très puissantes et de sa longue langue enduite d'une salive gluante. Il est également capable de repérer les processions de termites se déplaçant sur le sol à l'aide de son odorat très fin et peut en avaler près de 50 000 en une nuit ! Il se nourrit également de coléoptères et de leurs larves.

Cet animal peut vivre en captivité jusqu'à 23 ans. Ses principaux prédateurs sont le lion, le léopard et le python. Mais il est également apprécié par les humains pour sa viande. Heureusement pour lui, l'oryctérope peut fuir en creusant très rapidement un trou à l'aide de ses griffes.

Source  wikipedia.org

"L'EIC" ou "L'État indépendant du Congo".

L'EIC (Etat Indépendant du Congo)

Ce pays, correspondant à l'actuelle RDC (République Démocratique du Congo), communément appelée "Congo Kinshasa", est un territoire sur lequel le roi des Belges Léopold II exerça une souveraineté de fait, de 1885 à 1908.

Un gigantesque royaume privé en quelque sorte ! Au sein duquel furent perpétré d'abominables massacres et atrocités...

En 1908, un an avant la mort du roi, la pression de l'opinion publique et les manoeuvres diplomatiques conduisirent à la fin de la souveraineté de Léopold II sur le territoire et à l'annexion du Congo par la Belgique en tant que colonie, désormais connue sous le nom de "Congo belge".

Source : wikipedia.org

"Mobutu Sese Seko".

Mobutu Sese Seko

Il s'agit de la forme abrégée de "Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Bangau", nom que s'était donné le militaire et homme d'État congolais Joseph-Désiré Mobutu, né le 14 octobre 1930 et mort le 7 septembre 1997.

C'est en général - avec la formule "Le maréchal Mobutu" - le nom sous lequel on désignait ce dictateur, autoproclamé maréchal, qui dirigea son pays d'une poigne de fer durant plus de 31 ans, de novembre 1965 à mai 1997.

Mais il était également surnommé "Papa Maréchal" et "Roi du Zaïre", ainsi que "Le léopard du Zaïre », "Le léopard de Kinshasa" et "L'Aigle de Kawele".

Source : wikipedia.org

"L'abacost".

Cette syncope de la locution "À bas le costume", désigne à la fois :

  • une doctrine vestimentaire imposée par Mobutu Sese Seko au Zaïre, entre 1972 et 1990.

Abacost

Afin d'affranchir la population de la culture coloniale, elle interdisait le port du costume et de la cravate au profit d'un veston d'homme, sans col, taillé dans un tissu léger et généralement à manches courtes.

  • ledit veston lui-même.

L'abacost

Dans les faits, l'abacost devint le symbole vestimentaire de la nomenklatura au pouvoir, et son obligation disparut avec le retour du multipartisme.

On notera que de nos jours, plusieurs personnalités politiques se plaçant en marge du système capitaliste occidental, tel que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, portent encore l'abacost.

Source : wikipedia.org

"Port-Gentil".

Port-Gentil

Cette localité, capitale économique du Gabon, doit son nom à l'officier de marine, explorateur et administrateur colonial français Émile Gentil, né le 4 avril 1866 et mort, à seulement 48 ans, le 30 mars 1914.

À l'instar de Brazzaville, la ville n'a pas été débaptisée lors de la décolonisation, ce qui est relativement exceptionnel à ma connaissance.

Situation de Port-Gentil

"L'aigle de Kawele", "Le léopard du Zaïre" et "Le léopard de Kinshasa".

Mobutu Sese Seko

Ces trois surnoms désignaient l'homme politique africain Mobutu Sese Seko.

"Un prête-plume".

Ce néologisme proposé en décembre 2017 par la Commission d'enrichissement de la langue française, qui travaille en liaison avec les services de l'Académie française, désigne ce que l'on appelle dans le langage courant "Un nègre littéraire".

Et que "Le Figaro" propose d'appeler, selon le contexte, "Un auteur caché", "Un écrivain caché" ou "Une plume cachée», voire "Un auteur de l'ombre", "Un écrivain de l'ombre" ou "Une plume de l'ombre».

Source : www.lefigaro.fr

"Les joueurs de football sénégalais s'appellent-ils donc tous "N'Diaye"" ?

Telle a en effet été mon impression première en suivant la première rencontre de l'équipe nationale sénégalaise, lors de la Coupe du monde 2018 !

Tous ceux qui ont l'habitude de suivre une compétition sportive internationale de type Jeux Olympiques ou Coupe du monde de football le savent bien : il n'est pas toujours facile de s'y retrouver parmi tous les patronymes des participants non francophones.

Les noms anglophones, italiens germanophones ou hispaniques nous sont en général relativement familiers. Mais il en va évidemment très différemment des patronymes serbo-croates, asiatiques ou africains.

Même chose naturellement en ce qui concerne les visages : en tant qu'européen blanc vivant en France métropolitaine et à Aix-en-Provence (13) depuis 1999, j'ai longtemps été - tant sur le plan social que professionnel - essentiellement habitué à côtoyer et voir, depuis mon enfance, des visages de blancs.

Et éprouve donc beaucoup plus de difficultés à distinguer un visage asiatique d'un autre ou un visage africain d'un autre. Et ce, même si ces visages sont évidemment - de fait - tout aussi différents les uns des autres que ne le sont des visages d'européens.

Alors imaginez ma difficulté à reconnaître un joueur africain d'un autre si - au surplus - je dois avoir affaire à des homonymes !

Or l'équipe des Lions de la Téranga comptait dans ses rangs pas moins de trois joueurs du nom de "N'Diaye" ! :

Khadim N'Diaye, au poste de gardien,

Kadhim Ndiaye

mais également Alfred N'diaye

Alfred N'Diaye

et Papa Alioune (dit Badou) N'Diaye aux postes de milieu de terrain !

Badou Ndiaye

Une fois compris cela, je m'y suis finalement retrouvé lors du troisième match, disputé face à la Colombie.

Et n'ai donc pu que regretter que le Sénégal soit la première équipe éliminée... au simple nombre de cartons encaissés !

Après leurs trois matches, le Sénégal et le Japon étaient en effet à égalité de points (4) et de buts marqués (4) et encaissés (4). Conformément au règlement, ils ont donc été départagés au classement du franc-jeu, favorable au Japon, celui-ci n'ayant encaissé que 4 cartons jaunes contre 6.

 

 

 

"La RDC", "La RD Congo" ou "La République Démocratique du Congo".

Carte de la RDC (République Démocratique du Congo)

Il s'agit de l'ancien Congo belge, devenu indépendant le 30 juin 1960.

Et que l'on a appelé "Zaïre" de 1971 à 1997.

On le surnomme communément, depuis 1966, "Congo-Kinshasa", du nom de sa capitale (l'ancienne Léopoldville), par opposition à la République du Congo (l'ancien "Congo français"), elle-même surnommée "Congo-Brazzaville", du nom de sa capitale politique.

Ce pays d'Afrique centrale est un véritable géant géopolitique, avec ses 82 millions d'habitants, le quatrième pays le plus peuplé d'Afrique, ainsi que le pays francophone le plus peuplé.

Et le 11e plus vaste pays du monde, avec ses 2,34 millions de kilomètres carrés.

La RDC partage ses frontières avec :

  • la République centrafricaine et le Soudan du Sud au Nord,
  • l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’Est,
  • et la Zambie et l’Angola au Sud.

Source : wikipedia.org