"Un petit rat de l'opéra" et "Un petit rat de Varsovie"

Ces deux formules désignent toutes deux des catégories d'enfants, mais radicalement différentes :

  • un petit rat de l'opéra est l'appellation familière désignant une jeune élève de l'école de danse de l'Opéra de Paris (75) participant aux spectacles.
  • tandis qu'un petit rat de Varsovie était le nom donné, de 1940 à avril 1943, au jeune enfant juif polonais qui, chaque jour, au péril de sa vie, se faufilait hors du ghetto de Varsovie, via les égouts, les caves ou de petits tunnels creusés sous les murs, afin d'aller chercher des vivres ou des armes.

Le poète polonais Andrzej Zaniewski, né le 13 avril 1939 a popularisé cette expression, avec son roman écrit en 1979, mais seulement paru en 1990 en tchèque et traduit en français en 1994 : "Mémoires d'un rat" (*).

Laeticia Hallyday a révélé en avril 2018 dans "Le Point", qu'il s'agissait du livre de chevet favori de son défunt mari, qui adorait faire découvrir ce roman méconnu, qu'il offrait régulièrement à ses amis et connaissances.
(*) : à ne pas confondre avec "Mémoires d'un rat" de Pierre Chaine, paru en 1917, qui traite de la guerre des tranchées.

"Stanislas Nordey".

Stanislas Nordey

Il s'agit du nom de scène du comédien et metteur en scène français Stanislas Mokiejewski, né le 12 septembre 1966.

Directeur du Théâtre national de Strasbourg (67) depuis 2014, il est le fils de l'actrice française Véronique Nordey, dont il a repris le patronyme pour nom de scène, et du réalisateur français Jean-Pierre Mocky, dont il porte le nom à l'état-civil, mais s'est refusé à reprendre le pseudonyme, pourtant bien sûr davantage connu que le nom de sa mère.

"Accuser la nudité".

C'est, pour un artiste dessinant, peignant ou sculptant une personne nue, bien faire sentir la nudité, la laisser apercevoir.

On dit par exemple : "Certains peintres ou sculpteurs accusent la nudité par le pli des draperies".

"Bernard Buffet" et "Jean Dubuffet".

La confusion fréquente entre ces deux personnages provient évidemment de la paronymie de leurs deux patronymes et de ce qu'il s'agit de deux célèbres peintres français, largement contemporains, qui plus est.

  • Bernard buffet, né le 10 juillet 1928 et mort le 4 octobre 1999 est un peintre français expressionniste, aquarelliste, peintre de décors de théâtre et illustrateur, au style immédiatement reconnaissable.

Il fut le compagnon de Pierre Bergé avant leurs rencontres respectives avec Yves Saint Laurent et Annabel Schwob devenue Annabel Buffet.

  • Jean Dubuffet, né le 31 juillet 1901 et mort le 12 mai 1985, est également sculpteur et plasticien en plus d'être peintre.

Il est surtout le premier théoricien d'un style d'art qu'il a dénommé "art brut" : des productions de marginaux ou de malades mentaux ; peintures, sculptures, calligraphies, dont il reconnaît s'être lui-même largement inspiré.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome de Brulard".

Stendhal

Cette maladie psychosomatique désigne un trouble de la mémoire, qui substitue au souvenir lui-même des images vues ou informations perçues ultérieurement.

Elle a été nommée ainsi par le théoricien de la littérature Dominique Viart, en référence à "Vie de Henri Brulard", une œuvre autobiographique inachevée de Stendhal, dans laquelle l'écrivain évoque ses amours, ses aspirations, son enfance, ses parents et ses études.

Écrite en 1835-1836, elle ne fut publiée qu'en 1890, et son titre fait naturellement allusion au véritable patronyme de Stendhal (Henri Beyle), modifié par refus du nom paternel et goût des pseudonymes.

Au chapitre 45, Stendhal raconte son passage avec les armées napoléoniennes du col du Grand-Bernard. Mais il hésite dans le récit de son souvenir : "Les récits de l'intérieur de l'hospice qu'on me fit produisirent une image qui depuis trente-six ans a pris la place de la réalité. Voilà un danger de mensonge que j'ai aperçu depuis trois mois que je pense à ce véridique journal. Par exemple je me figure fort bien la descente. mais je ne veux pas dissimuler que cinq ou six ans après j'en vis une gravure que je trouvais fort ressemblante, et mon souvenir n'est plus que la gravure".

Les souvenirs d'expérience personnelle sont ainsi victimes de médiations qui les déforment, les reforment ou les défigurent.

J'en ai personnellement fait l'expérience, il y a plus de trente ans, avec mes amis étudiants co-fondateurs du syndicat étudiant "La lame de fond", à l'université de Paris X-Nanterre (92), en 1982.

En à peine quelques années, le récit de nos différents exploits, maintes et maintes fois narré publiquement, avait fait l'objet de tant de déformations et reformations, que nous fûmes totalement décontenancés, le jour où l'un d'entre nous dénonça ce phénomène et nous rappela avec précision la stricte réalité de certains faits, évoqués ce jour là par plusieurs d'entre nous d'une façon très sensiblement différente.

Source : wikipedia.org

Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "L'effet Mandela" et "Le syndrome Bugs Bunny".

"Le syndrome de Stendhal" ou "Le syndrome de Florence".

Florence

Le nom de cette maladie fait naturellement référence à l'expérience vécue par l'écrivain français Stendhal, lors de son voyage en Italie et de son étape à Florence (Toscane) en 1817, qu'il décrivit en ces mots : "J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber".

Lisant alors un poème pour se remettre, Stendhal constata que ses visions empiraient en présence d'une telle profusion de beauté : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.

Cette maladie psychosomatique assez rare, appartient à ce que l'on appelle les "troubles du voyage" ou "syndromes du voyageur". Elle provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d'oeuvres d'art.

Elle ne fut décrite comme un syndrome spécifique qu'en 1979, par la psychiatre italienne Graziella Magherini, qui, officiant à l’hôpital central de la ville de Florence, a observé et décrit plus de cent cas similaires parmi les touristes du berceau de la Renaissance.

Il ne doit pas être confondu avec le "syndrome de Brulard", également inspiré par  Stendhal, mais qui concerne les troubles mémoriels.

"Stendhal".

Il s'agit du principal nom de plume de l'écrivain français Henri Beyle, né le 23 janvier 1783 et mort le 23 mars 1842.

Ses romans "Le Rouge et le Noir" (1830) et "La Chartreuse de Parme" (1839) lui ont conféré une notoriété internationale.

Ce nom de plume est inspiré d'une ville d'Allemagne "Stendal" (Saxe-Anhalt) , lieu de naissance de l'historien d'art et archéologue renommé à l'époque Johann Joachim Winckelmann, mais surtout proche de l'endroit où Stendhal vécut, en 1807-1808, un moment de grande passion avec Wilhelmine de Griesheim.

Ayant ajouté un "H" pour germaniser encore le nom, il souhaitait qu'on prononçât "stan-dal" et non "stun-dal", comme la plupart des gens le font actuellement, me semble-t-il.

Henri Beyle a également utilisé de très nombreux autres pseudonymes - plus de 250 dit-on -, parmi lesquels Louis Alexandre Bombet, Anastase de Serpière, Marquis de Curzay, Odile Watier, Giorgio Vasari, William Crocodile, Dominique, Don Flegme, Poverino, etc.

Le nom de "Stendhal" est associé à deux pathologies appelées "Syndrome de Stendhal" et "Syndrome de Brulard".

Source : wikipedia.org

"Le goupil".

Renard

Il s'agit de l'ancien nom de l'animal que nous appelons aujourd'hui le "renard".

Il s'agit là d'un phénomène linguistique tout à fait exceptionnel, puisque ce changement de nom s'est effectué à la suite du phénoménal succès de "Renart" ( avec un "t"), un goupil, personnage éponyme du "Roman de Renart".

Cet ensemble médiéval de récits animaliers écrits en ancien français et en vers regroupe des récits disparates, rédigés par différents auteurs à partir de la fin du XIIe siècle et regroupés en recueil dès le XIIe siècle.

Même si la plupart des auteurs demeurent anonymes, quelques uns ont pu être identifiés : Pierre de Saint-Cloud, Richard de Lison, Guillaume, marquis de Madoc, et un prêtre, de la Croix-en-Brie (77).

Étonnamment, le succès du "Roman de Renart" a été tel que le nom même du héros ("Renart") a fini par totalement supplanter celui de l'animal ("goupil"), perdant naturellement au passage sa majuscule, mais également son "t" final, au profit d'un "d", pour devenir le mot "renard" que nous continuons d'utiliser actuellement !

Source : wikipedia.org

"Aide-toi, le ciel t'aidera".

Ce proverbe est issu du vers concluant la fable "Le chartier embourbé", publiée en 1668 par Jean de La Fontaine ; le terme de "chartier" étant naturellement une forme ancienne de notre moderne "Charretier" (conducteur de charrette).

Il signifie qu'avant d'en appeler à Dieu, il faut savoir fournir les efforts nécessaires. Autrement dit : avant de se plaindre, il faut examiner et tenter toutes les solutions possibles. Et une fois seulement tous les efforts possibles accomplis, on peut s’en remettre à la Providence.

Source : wikipedia.org et www.linternaute.fr

"Une cosette".

Ce mot désigne un enfant maltraité, exploité par des adultes, notamment pour les tâches domestiques.

Et, par extension, une personne connaissant un sort peu enviable et subissant de terribles injustices.

Il fait référence à Cosette, surnom d'Euphrasie, la fille de Fantine, le personnage du célébrissime roman français "Les Misérables", publié en 1862 par Victor Hugo.

Il s'agit d'un roman historique, social et philosophique dans lequel on retrouve les idéaux du romantisme et ceux de Victor Hugo concernant la nature humaine.

Et le succès de cette oeuvre emblématique de la littérature française, qui décrit la vie de pauvres gens dans Paris (75) et la France provinciale du XIXe siècle a été tel, de même que celui de ses très nombreuses adaptations sous toutes les formes (films, comédies musicales, téléfilms, séries télévisées, pièces de théâtres, dessins animés), que les noms de plusieurs de ses personnages continuent d'être - un siècle et demi plus tard - des archétypes : "Cosette", donc, mais également "Gavroche" ou "les Thénardier".

Source : wikipedia.org

 

"Un gavroche".

Ce mot désigne un gamin parisien gouailleur, débrouillard, à la vulgarité attachante, en référence au personnage de Gavroche, le fils des Thénardier, dans le célébrissime roman français "Les Misérables", publié en 1862 par Victor Hugo.

Il s'agit d'un roman historique, social et philosophique dans lequel on retrouve les idéaux du romantisme et ceux de Victor Hugo concernant la nature humaine.

Et le succès de cette oeuvre emblématique de la littérature française, qui décrit la vie de pauvres gens dans Paris (75) et la France provinciale du XIXe siècle a été tel, de même que celui de ses très nombreuses adaptations sous toutes les formes (films, comédies musicales, téléfilms, séries télévisées, pièces de théâtres, dessins animés), que les noms de plusieurs de ses personnages continuent d'être - un siècle et demi plus tard - des archétypes : "Gavroche", donc, mais également "Cosette" ou "les Thénardier".

Source : wikipedia.org

"Des Thénardier".

Ce mot désigne des personnes cupides et maltraitantes, exploitant la misère des autres et notamment des enfants, en référence aux Thénardier, ce couple d'aubergistes à Montfermeil (93) à qui Fantine confie sa fille Cosette, dans le célèbrissime roman français "Les Misérables", publié en 1862 par Victor Hugo.

Il s'agit d'un roman historique, social et philosophique dans lequel on retrouve les idéaux du romantisme et ceux de Victor Hugo concernant la nature humaine.

Et le succès de cette oeuvre emblématique de la littérature française, qui décrit la vie de pauvres gens dans Paris (75) et la France provinciale du XIXe siècle a été tel, de même que celui de ses très nombreuses adaptations sous toutes les formes (films, comédies musicales, téléfilms, séries télévisées, pièces de théâtres, dessins animés), que les noms de plusieurs de ses personnages continuent d'être - un siècle et demi plus tard - des archétypes : "les Thénardier", donc, mais également"Gavroche" ou "Cosette".

Source : wikipedia.org