"Une allemande".

  • Il s'agit tout d'abord d'une personne de nationalité allemande,
  • mais également, par ellipse lexicale, d'une automobile de type berline, spécialité reconnue des constructeurs allemands,
  • une danse ancienne à quatre temps,
  • et enfin, dans le monde du théâtre, d'une répétition intégrale ou partielle des déplacements en mode rapide.

Les dialogues peuvent être tronqués, puisqu'il s'agit avant tout d'un exercice de mémorisation des déplacements et d’appropriation de l'espace scénique.

De ce fait, cette répétition est particulièrement nécessaire lorsque la troupe se déplace dans un nouveau théâtre.

"Un imbroglio".

Ce superbe substantif masculin nous vient directement de l'italien et désigne :

  • l'action, art d'embrouiller les choses,

On dit par exemple : "Tu as construit là un bel imbroglio !".

  • le résultat de cette action, c'est à dire : une situation ou une affaire confuse, embrouillée, d'une grande complexité,

On dit par exemple : "Cette succession est un imbrohlio juiridique".

  • ou : une pièce de théâtre dont l'intrigue est compliquée, difficile à suivre.

On dit par exemple : "La pièce dépeint un imbroglio sentimental".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Cesson-Sévigné".

Cesson-Sévigné

Il s'agit d'une localité d'Ille-et-Vilaine (35), en région Bretagne.

Son nom initial de Cesson a été modifié en Cesson-Sévigné en 1921, en référence à la marquise de Sévigné, la célèbre épistolière française.

Sévigné est le nom d'une ancienne seigneurie de Gévezé (35), berceau de la famille de Sévigné, qui possédait aussi une seigneurie sur le territoire de Cesson (35), située à l'est de la commune, au bord de la Vilaine.

Localisation de cesson-Sévigné (35)

Source : wikipedia.org

"Madame de Sévigné" ou "La marquise de Sévigné".

Marquise de Sévigné

Il s'agit des deux noms de plume de l'épistolière française Marie de Rabutin-Chantal, née le 5 février 1626 et morte le 17 avril 1696.

Elle a 18 ans, le 4 août 1644, lorsqu'elle épouse Henri de Sévigné, baron de Sévigné et seigneur des Rochers, traditionnellement présenté comme étant de vieille et bonne noblesse bretonne, et possédant le fief de Sévigné (35).

Il semblerait cependant que les Sévigné n'aient jamais eu de titre de noblesse, mais aient fini par sacrifier à l'usage en se faisant appeler "barons". Et c'est Henri qui, le premier, a adopté le titre de marquis.

En l'épousant, Marie est donc devenue marquise par approximation bien plus que par usurpation.

Sa fille, Françoise-Marguerite de Sévigné, épouse en 1669 le comte de Grignan, deux fois veuf, et lieutenant général en Provence. En 1671 elle doit y rejoindre son mari, au grand désespoir de Mme de Sévigné, qui idolâtrait sa fille.

Marquise de Grignan

C'est à cette circonstance et à ce sentiment un peu outré, que nous devons la plus grande et la plus vivante partie des lettres de la marquise de Sévigné.

C'est donc pour distraire sa fille, qui s'ennuyait au milieu des fêtes et des tracasseries de la société provençale que Mme de Sévigné entreprend de transposer Paris (75) et Versailles (78) à Aix (13).

Elle lui écrit presque chaque jour, afin de la tenir au courant de tout ce qui pouvait l'intéresser ; mais surtout elle lui parlait de ses sentiments : l'amour maternel, avec toutes ses nuances, tantôt exalté, tantôt inquiet, tantôt désolé, tantôt joyeux.

Ces lettres constituent aujourd'hui un témoignage de premier ordre sur la société et la cour de Louis XIV.

Cette correspondance de Madame de Sévigné avec sa fille, Françoise-Marguerite de Sévigné, comtesse de Grignan, s’effectua à peu près pendant vingt-cinq ans, au rythme de deux ou trois lettres par semaine.

Ces lettres de firent d’abord l’objet d’une première édition clandestine en 1725, comprenant 28 lettres ou extraits de lettres. Et cette première édition fut suivie de deux autres, en 1726.

Pauline de grignan, marquise de Simiane, petite-fille de l’intéressée, décida alors de proposer une publication de la correspondance de sa grand-mère, confiant ce soin à Denis-Marius Perrin, un éditeur d'Aix-en-Provence (13).

Celui-ci publia 614 lettres en 1734-1737, puis 772 en 1754 ; les lettres ayant été remaniées et sélectionnées suivant les instructions de Mme de Simiane. Toutes celles touchant de trop près à la famille, ou celles dont le niveau littéraire paraissait médiocre, furent supprimées ; les lettres restantes ayant souvent fait l’objet de réécritures pour suivre le goût du jour.

La question de l’authenticité se pose donc de manière cruciale pour ces lettres. Sur les 1 120 connues, seules 15 % proviennent des autographes, lesquels ont été presque totalement détruits après usage.

Néanmoins en 1873 un lot de copies manuscrites, d’après les autographes, a été retrouvé chez un antiquaire. Il couvre environ la moitié des lettres adressées à Mme de Grignan et elles sont publiées en 1876 par Charles Capmas.

Source : www.linternaute.fr et wikipedia.org

"Apocryphe".

Cet adjectif du registre soutenu qualifie :

  • au sens propre, un texte ou un livre, dont l'Église ne reconnaît pas l'origine divine,
  • et, par extension, un écrit dont l'authenticité n'est pas établie, faux,
  • et notamment, un livre ou une oeuvre, dont l'attribution à un auteur déterminé est erronée,
  • voire une information ou une nouvelle, dont on doute, à laquelle il est difficile d'ajouter foi.

Source : www.cnrtl

"À quand le "LivPar" ? ".

Affiche Salon Livre Paris 2019

Moi qui me plaint déjà, à longueur d'année, de ce que nous ne cessons tous - moi le premier, hélas - d'avaler le début de nos mots (voir ma collection : "Les mots ne sont pas comestibles : cessons de les avaler !"), il me faut désormais commencer à assister à la déglutition... de mots entiers !

Ainsi, alors que, depuis 1981, j'avais l'occasion, une fois l'an, de fréquenter les allées du Grand palais (jusqu'en 1993) puis du Parc des expositions de la Porte de Versailles, pour me rendre au "Salon du Livre" de Paris (75), celui-ci a été rebaptisé depuis 2016... : "Livre Paris" !

Gageons que d'ici quelques années à peine, ses organisateurs oseront nous convier au "LivPar" !

Et que, d'ici là, on nous parlera du "Films Cannes" ou du "Théâtre Avignon"...

Sincèrement : où va-t-on,si ce sont les institutions culturelles elles-mêmes qui participent de ce continuel appauvrissement de notre vocabulaire et de notre façon de nous exprimer ?

Pourquoi dire " "L'op art" ?

Et pas : "L'art optique" !

Puisqu'il s'agit de l'Optical Art, une formule utilisée pour décrire certaines pratiques et recherches artistiques faites à partir des années 1960, et exploitant la faillibilité de l'œil à travers des illusions ou des jeux optiques.

Le plasticien hongrois naturalisé français Victor Vasarely en fut l'une des figures majeures.