"Un truc du bazar à Élise".

La Fondation Vasarely est un centre architectonique situé à Aix-en-Provence (13), érigé entre 1971 et 1976 par l'artiste contemporain Victor Vasarely.

Ce plasticien hongrois naturalisé français est bien connu des jeunes aixois car les écoles de la ville ont coutume de les emmener visiter ce haut-lieu culturel local, consacré à son oeuvre, si caractéristique.

Une oeuvre peinte de Vasarely

Ce fut donc évidemment le cas pour ma fille cadette, alors âgée de 2 ans et demi, dont la grande soeur, Élise, se faisait alors régulièrement reprendre par leur mère en raison du désordre régnant dans sa chambre.

Sculpture de Vasarely

Ce qui amena ma petite à s'exclamer un jour, découvrant dans une rue d'Aix une haute colonne multicolore, caractéristique du style de Vasarely, assez aisément reconnaissable : "Papa, regarde : c'est un truc du bazar à Élise !".

"Le suspense".

Ce mot anglais désigne repris en français désigne :

  • le sentiment d'attente angoissée que peut éprouver un lecteur, un spectateur ou un auditeur parvenu à un moment décisif de l'action et tenu en haleine sur le dénouement de celle-ci,
  • ou, par métonymie, :
    • le procédé dramatique utilisé par un réalisateur ou un auteur pour tenir en haleine le lecteur, le spectateur ou l'auditeur,
    • ou un passage particulièrement haletant d'une œuvre littéraire, dramatique ou cinématographique.

"Le thriller".

Ce mot anglais - de l'anglais "To Thrill" : "Frémir" - désigne un genre artistique utilisant le suspense ou la tension narrative pour provoquer chez le lecteur ou le spectateur une excitation ou une appréhension et le tenir en haleine jusqu'au dénouement de l'intrigue.

Il s'agit d'un genre est très utilisé dans le roman policier, le cinéma ou la télévision et il se subdivise en de nombreux sous-genres, chacun possédant ses propres codes.

Source : wikipedia.org

"Ce qui ne me tue pas me rend plus fort".

C'est au philosophe allemand Friedrich Nietzsche que nous devons cette célèbre formule, extraite de "Le crépuscule des idoles" (1888), et qui signifie qu'une expérience douloureuse peut être bénéfique ou accroître la force morale de sa victime.

Les traumatismes et l’adversité peuvent être bénéfiques en accroissant la force morale de l’individu qui les subit.

Précisons cependant que le texte allemand d'origine était "Was mich nicht umbringt, macht mich stärker".

Et que la traduction de 1908 d'Henri Albert était "Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort" et celle de 2005 de Patrick Wotling : "Ce qui ne me tue pas me fortifie".

Source : wiktionary.org

"Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait".

Cette citation de l'imprimeur et humaniste français Henri II Estienne (1528-1598), extraite de son recueil "Les prémices ou le premier livre des proverbes épigrammatisés" (ou "Des épigrammes proverbiales rangées en lieux communs"), paru en 1594, m'a longtemps semblé très pertinente.

Quel monde idéal nous aurions pu avoir, en effet, si seulement les jeunes (catégorie à laquelle j'appartenais alors) avaient déjà de l’expérience et si les vieux (dont j'allais, un jour, grossir les rangs) avaient encore de la force !

Fort heureusement, me semble-t-il, les jeunes d'aujourd'hui (dont je ne suis malheureusement plus, je suis né en 1961) en savent d'avantage. Si tant est, du moins, qu'ils le souhaitent. Par exemple en exploitant les fantastiques ressources offertes par la toile, auxquelles l'enfant et l'adolescent dévoré de questions et de curiosité que j'étais aurait naturellement rêvé d'avoir accès.

Et les vieux peuvent. Plus longtemps. Et en bien meilleure forme qu'autrefois. Quelle satisfaction là encore ! Combien de fois, n'ai-je entendu, enfant, les adultes parler d'une personne, disparue "sans avoir profité longtemps de sa retraite", donc mort peu après 65 ans. Tandis qu'aujourd'hui on demande couramment de quoi est mort celui qui est décédé avant 75 ans, si ce n'est plus, sans guère imaginer qu'il puisse s'agir de simple vieillesse.

Collégien au début des années 1970, je faisais figure de phénomène en ayant toujours mon arrière-grand-mère de plus de 80 ans. Mais n'étonne plus personne aujourd'hui en disant que ma mère, née en 1933, prend régulièrement l'avion pour rendre visite à ma soeur aux États-Unis d'Amérique, en Chine ou au Mexique, au gré des mutations de mon beau-frère. Ou que mon père, né en 1934, prend plusieurs fois par an sa voiture, pour aller en vacances dans sa maison de Dordogne (24).

"Simone Weil" et "Simone Veil".

L'homophonie de leur patronyme est la cause de bien des confusions entre ces deux grandes figures féminines françaises.

Mais vous allez pouvoir constater qu'il existe un moyen mnémotechnique de se souvenir de l'orthographe de leurs noms de famille respectifs.

  • La première, Simone Weil - avec un "W" -, est une philosophe humaniste, professeur et écrivaine, née le 3 février 1909 et morte le 24 août 1943, dépuisement moral et physique et de tuberculose dans un sanatorium anglais.

  • La seconde, Simone Veil - avec un "V" -, née Jacob, le 13 juillet 1927 et morte le 30 juin 2017, est une magistrate et une femme d'État française.

Rescapée de la déportation à Auschwitz (Pologne), elle épouse en 1946, à seulement 19 ans, le futur haut fonctionnaire et homme politique français Antoine Veil.

Elle devient, en 1974, ministre de la Santé de Jacques Chirac ; le président Valéry Giscard d'Estaing la chargeant de faire adopter la loi dépénalisant le recours à l'IVG, couramment désignée depuis comme la "Loi Veil".

Idole de la lutte contre la discrimination des femmes en France, elle est, de 1979 à 1982, la première personne à accéder à la présidence du Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel.

Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville du gouvernement Édouard Balladur, elle intègre ensuite le Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d'être élue à l'Académie française en 2008.

Sur décision du président Emmanuel Macron, Simone Veil a fait son entrée au Panthéon avec son époux le 1er juillet 2018.

Petit moyen mnémotechnique pour se souvenir de quelle est la Simone dont le nom commence par un "W" et celle dont le nom commence par un "V" :

C'est, il me semble, extrêmement simple : Simone Veil, la femme politique, dont le nom s'écrit avec un "V", est celle qui a été Victime de la barbarie nazie.

À titre personnel ce petit "truc" m'a permis de ne jamais hésiter depuis 1974. J'espère qu'il en sera de même pour vous à l'avenir !

Source : wikipedia.org

"L'OULIPO".

Ce mot-valise désigne l'OUvroir de LIttérature POtentielle, un groupe international de littéraires et de mathématiciens se définissant comme des "rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir".

Il s'agit d'une association fondée en 1960 par le mathématicien français François Le Lionnais et l'écrivain et poète français Raymond Queneau.

D'abord baptisée SÉLITEX (SÉminaire de LIttérature EXpérimentale), puis OLIPO (Ouvroir de LIttérature POtentielle), elle trouva son nom définitif le 13 février 1961, grâce à l'un de ses membres, Albert-Marie Schmidt.

L'OULIPO est le premier d'une longue série d'ouvroirs rassemblés sous le terme OUXPO - prononcé " Ou-X-Po" -, le "X" étant, à chaque fois, remplacé par une syllabe articulable telle que "MU" pour OUMUPO (OUvroir de MUsique POtentielle) ou "BA" pour OUBAPO (OUvroir de BAnde dessinée POtentielle).

Source : wikipedia.org

"Voltaire".

Voltaire

Il s'agit du nom de plume de l'écrivain et philosophe français François-Marie Arouet, né le 21 novembre 1694 et mort le 30 mai 1778.

Représentant le plus célèbre de la philosophie des Lumières, il a dominé son époque par la durée de sa vie, l'ampleur de sa production littéraire et la variété des combats politiques qu'il a menés. Son influence est décisive sur la bourgeoisie libérale avant la Révolution française et pendant le début du XIXe siècle.

En  faveur d’une monarchie modérée et libérale, éclairée par les "philosophes", il a mis sa notoriété au service des victimes de l’intolérance religieuse ou de l’arbitraire. Et a pris position dans des affaires qu’il a rendu célèbres ("L'affaire Calas", pour n'en citer qu'une).

Son œuvre littéraire est riche et variée : son importante production théâtrale, ses longs poèmes épiques et ses œuvres historiques ont fait de lui l’un des écrivains français les plus célèbres au XVIIIe siècle. Mais son œuvre comprend également des contes (dont le célèbre "Candide ou l'Optimisme") ainsi qu'une gigantesque correspondance, dont nous connaissons plus de 15 000 lettres sur un total parfois estimé à 40 000.

Il a fréquenté les Grands et courtisé les monarques tout au long de sa vie, sans dissimuler son dédain pour le peuple. Mais il a également été en butte aux interventions du pouvoir, qui l'embastille et le contraint à l’exil en Angleterre ou loin de Paris. Resté trois ans auprès de Frédéric II à Berlin (Allemagne), il se réfugie un peu plus tard à Genève (Suisse), avant d’acquérir un domaine à Ferney (01) , sur la frontière franco-genevoise, à l’abri des puissants.

Revenu à Paris en 1778, ovationné par le peuple après une absence de près de 28 ans, il y meurt à 83 ans.

Soucieux de son aisance matérielle, qui garantit sa liberté et son indépendance, Voltaire a accumulé une fortune considérable dans des opérations spéculatives et dans la vente de ses ouvrages, ce qui lui permet de s’installer en 1759 au château de Ferney (01) et d'y vivre sur un grand pied, tenant table et porte ouvertes. Le pèlerinage à Ferney (01) fait partie en 1770-1775 du périple de formation de l’élite européenne éclairée. Investissant ses capitaux, il fait du village misérable de Ferney (01) une petite ville prospère, rebaptisée "Ferney-Voltaire" dès le 24 novembre 1793, soit moins de 15 ans après sa mort.

Le château de Voltaire, à Ferney devenue Ferney-Voltaire (01)
Le château de Voltaire, à Ferney devenue Ferney-Voltaire (01)

La Révolution française voit en lui, comme en Rousseau, un précurseur, si bien qu'il entre au Panthéon en 1791, le deuxième après Mirabeau. À cette même période, le "quai des Théatins" où l'écrivain habitait à Paris (75) au moment de sa mort, sera rebaptisé "quai Voltaire".

Célébré par la IIIe République (dès 1870, à Paris (75), un boulevard et une place portent son nom, puis une rue, en 1883), il a nourri, au XIXe siècle, les passions antagonistes des adversaires et des défenseurs de la laïcité de l’État et de l’école publique, et, au-delà, de l’esprit des Lumières.

Source : wikipedia.org

"Un rat".

Cette locution nominale peut, selon les circonstances, désigner deux types de personnes :

  • de façon péjorative, une personne avare,
  • ou bien un membre de l'OULIPO (OUvroir de LIttérature POtentielle), un groupe international de littéraires et de mathématiciens, fondé en 1960 et se définissant comme des "rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir".

"Un petit rat de l'opéra" et "Un petit rat de Varsovie"

Ces deux formules désignent toutes deux des catégories d'enfants, mais radicalement différentes :

  • un petit rat de l'opéra est l'appellation familière désignant une jeune élève de l'école de danse de l'Opéra de Paris (75) participant aux spectacles.
  • tandis qu'un petit rat de Varsovie était le nom donné, de 1940 à avril 1943, au jeune enfant juif polonais qui, chaque jour, au péril de sa vie, se faufilait hors du ghetto de Varsovie, via les égouts, les caves ou de petits tunnels creusés sous les murs, afin d'aller chercher des vivres ou des armes.

Le poète polonais Andrzej Zaniewski, né le 13 avril 1939 a popularisé cette expression, avec son roman écrit en 1979, mais seulement paru en 1990 en tchèque et traduit en français en 1994 : "Mémoires d'un rat" (*).

Laeticia Hallyday a révélé en avril 2018 dans "Le Point", qu'il s'agissait du livre de chevet favori de son défunt mari, qui adorait faire découvrir ce roman méconnu, qu'il offrait régulièrement à ses amis et connaissances.
(*) : à ne pas confondre avec "Mémoires d'un rat" de Pierre Chaine, paru en 1917, qui traite de la guerre des tranchées.

"Stanislas Nordey".

Stanislas Nordey

Il s'agit du nom de scène du comédien et metteur en scène français Stanislas Mokiejewski, né le 12 septembre 1966.

Directeur du Théâtre national de Strasbourg (67) depuis 2014, il est le fils de l'actrice française Véronique Nordey, dont il a repris le patronyme pour nom de scène, et du réalisateur français Jean-Pierre Mocky, dont il porte le nom à l'état-civil, mais s'est refusé à reprendre le pseudonyme, pourtant bien sûr davantage connu que le nom de sa mère.