On ne dit pas : "I' sont bien contents que y a encore des petites entreprises qui" !

Comme j'ai entendu une dirigeante d'entreprise française le déclarer, le 31 octobre 2020, , dans l'émission "13H15 le samedi", sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "ILS sont bien contents qu'IL y aIT encore des petites entreprises qui" !

On ne dit pas : "Il a relativement fait peu de westerns" !

Le réalisateur français Bertrand Tavernier

Comme le déclare le réalisateur français Bertrand Tavernier, dans sa présentation du film états-unien "Duel dans la boue", réalisé en 1959 par Richard Fleischer et sorti en DVD en 2011.

Mais : "Il a FAIT relativement peu de westerns" !

Et, idéalement : "Il a RÉALISÉ relativement peu de westerns" !

On ne dit pas : "Ils étaient assez festifs" !

Comme j'ai entendu une journaliste française le dire, le 7 novembre 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "Ils étaient assez JOYEUX" ou "Ils FAISAIENT LA FÊTE" !

L'adjectif du langage courant "Festif" signifie en effet : ayant un caractère de fête, relatif à la fête, se rapportant à la fête.

On dit par exemple : "Un évènement festif".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

On ne dit pas :""Je pense que nous avons un SUJET SUR les conditions de poursuite de l'activité des services postaux (...) c'est un sujet très problématique dans bien des territoires" !

Comme l'a déclaré, le 1er avril 2020, le Premier ministre français Édouard Philippe, sur la chaîne de télévision publique française LCP-AN.

Mais : "Je pense que nous avons un PROBLÈME AVEC les conditions de poursuite de l'activité des services postaux (...) c'est un sujet très problématique dans bien des territoires" !

Il n'est cependant pas le seul à nous écorcher les oreilles avec cette tournure inepte, puisque l'on entend régulièrement des variantes telles que : "C'est un sujet" ou "Il y a là un vrai sujet".

On ne dit pas : "Expliquer aux parents d'élèves qui pourraient avoir une émotion de c'qui s'est passé" !

La journaliste française Alexandra Gonzalez

Comme l'a déclaré, le 21 octobre 2020, la journaliste police-justice française Alexandra Gonzalez, dans l'émission d'Apolline de Malherbe "Apolline matin", sur la chaîne de télévision française RMC Découverte.

Mais : "Expliquer aux parents d'élèves qui pourraient S'ÉMOUVOIR de cE qui s'est passé" !

Ou : "Expliquer aux parents d'élèves quE CET ÉVÉNEMENT A ÉMU" !

 

On ne dit pas : "Le père de la jeune fille il" ni "Le père de la victime il" !

Ainsi que j'ai pu l'entendre, le 20 octobre 2020, sur une chaîne de télévision française d'information en continu.

Mais simplement : "Le père de la jeune fille" (+ verbe conjugué) et "Le père de la victime" (+ verbe conjugué) !

Je suis vraiment exaspéré par ce type de pléonasme, en particulier lorsqu'il est le fait d'un professionnel du verbe et que celui-ci le commet à au moins six reprises lors d'une brève intervention.

On ne dit pas : "Il désigne nommément le nom du professeur" ni "La teneur des auditions sont au coeur de" !

La journaliste française Mélanie Bertrand

Comme l'a déclaré la journaliste française "police-justice" Mélanie Bertrand, le 20 octobre 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais simplement : "Il désigne nommément le professeur" !

Et : "La teneur des auditions EST au coeur de" !

Parce que de telles phrases me semblent indigne d'une professionnelle du verbe, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Un protocole sanitaire très vaste" !

Comme j'ai entendu une intervenante le déclarer, le 14 octobre 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "Un protocole sanitaire très DÉTAILLÉ" ou "Un protocole sanitaire très COMPLET" !

On ne dit pas : "I' faut les faire face" !

Ainsi que je l'ai entendu récemment sur une chaîne de télévision française d'information en continu, dont j'ai oublié de noter le nom.

Mais : "IL faut LEUR faire face" !