"Un barnum médiatique".

Cette locution désigne un évènement faisant l'objet d'un énorme tapage médiatique.

Le mot "barnum" fait référence au patronyme de l'entrepreneur de spectacles états-unien Phineas Taylor Barnum, né le 5 juillet 1810 et mort le 7 avril 1891.

Son sens des affaires et ses spectacles de monstres humains firent rapidement du cirque Barnum, qu'il fonda en 1871, une entreprise prospère et célèbre.

Devenu également auteur, éditeur, philanthrope, et même politicien, il se définissait lui-même comme le "prince des charlatans" ou "prince des mystificateurs", profitant de la crédulité et du voyeurisme des gens.

Plus de deux siècles après sa naissance, son nom est encore utilisé de nos jours, en français, pour désigner un chapiteau de cirque, une vaste tente ou un très grand parasol.

"Le syndrome de Stendhal" ou "Le syndrome de Florence".

Florence

Le nom de cette maladie fait naturellement référence à l'expérience vécue par l'écrivain français Stendhal, lors de son voyage en Italie et de son étape à Florence (Toscane) en 1817, qu'il décrivit en ces mots : "J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber".

Lisant alors un poème pour se remettre, Stendhal constata que ses visions empiraient en présence d'une telle profusion de beauté : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.

Cette maladie psychosomatique assez rare, appartient à ce que l'on appelle les "troubles du voyage" ou "syndromes du voyageur". Elle provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d'oeuvres d'art.

Elle ne fut décrite comme un syndrome spécifique qu'en 1979, par la psychiatre italienne Graziella Magherini, qui, officiant à l’hôpital central de la ville de Florence, a observé et décrit plus de cent cas similaires parmi les touristes du berceau de la Renaissance.

Il ne doit pas être confondu avec le "syndrome de Brulard", également inspiré par  Stendhal, mais qui concerne les troubles mémoriels.

"Un poulbot".

Un poulbot, peint par Francisque Poulbot

Ce substantif masculin désigne un enfant pauvre de Montmartre, un gamin de Paris (75), en référence au dessinateur français Francisque Poulbot, né le 6 février 1879 et mort le 16 septembre 1946, qui représenta de manière humoristique les gamins des rues de Paris, et en particulier de Montmartre.

Le peintre français Francisque Poulbot

Particulièrement reconnaissables, avec leurs vêtements bariolés et leurs cheveux en bataille, ces poulbots firent l'objet de millions de reproductions qui, encore dans mon enfance, dans les années 1960 ou 1970, décoraient les couloirs et les toilettes des appartements ou maisons des milieux populaires.

Un poulbot, peint par Francisque Poulbot

Source : www.cnrtl.fr

"L'effet Larsen".

Il s'agit du sifflement que l'on entend souvent lorsque quelqu'un s'apprête à parler dans un microphone.

Ce sifflement se produit en effet lorsque un émetteur (de type haut-parleur) et un récepteur (de type microphone) d'un système audio sont placés à proximité l'un de l'autre. Le son émis par l'émetteur est capté par le récepteur, qui le retransmet amplifié à l'émetteur.

Ce phénomène physique de rétroaction acoustique involontaire a été observé dès les débuts de la téléphonie et décrit par le physicien danois Soren Larsen.

Source : wikipedia.org

"Le code Napoléon" ou "Le code napolonien".

Code Napoléon

Celui-ci été promulgué le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII), par Napoléon Bonaparte sous le nom de "Code civil des Français", avant de recevoir d'une loi de 1807 le nom de "Code Napoléon".

Ce nom, que lui retirèrent les chartes de 1814 et 1830, lui fut rendu par un décret de 1852, "pour rendre hommage à la vérité historique".

Il reprend une partie des articles de la coutume de Paris (75) et du droit écrit du Sud de la France.

Modifié et augmenté à de nombreuses reprises à partir de la IIIe République, plus de la moitié des articles primitifs des titres II (statut des biens) et III (statut des relations entre les personnes privées) subsistent cependant (plus de 1 120 au début des années 2000 sur les 2 281 articles d'origine).

La Code Napoléon a bénéficié d'un immense rayonnement. Par les conceptions qui ont présidé à sa rédaction, il reste le type même du code moderne, bien que nombre de ses articles aient été changés et que d'autres aient vieilli. On comprend qu'à Sainte-Hélène Napoléon ait pu dire : "Ma vraie gloire, ce n'est pas d'avoir gagné quarante batailles ; Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires. Ce que rien n'effacera, ce qui vivra éternellement, c'est mon Code civil".

Napoléon 1er

L'appellation "Le code napoléonien" ne doit pas être confondue avec "Les codes napoléoniens", qui désignent les  cinq codes juridiques promulgués en France, entre 1804 et 1810 à l'initiative de Napoléon Ier.

Source : wikipedia.org et www.universalis.fr

"Les codes napoléoniens".

Napoléon 1er

Il s'agit des cinq codes juridiques promulgués en France à l'initiative de Napoléon Ier :

  • le Code de procédure civile de 1806 (il cohabitera avec un autre code de procédure civile de 1975 à 2007, année où ce dernier le remplacera définitivement),
  • le Code de commerce de 1807 (remplacé par un nouveau code de commerce adopté en 2000 pour sa partie législative et 2007 pour sa partie règlementaire),
  • le Code d'instruction criminelle de 1808 (remplacé par le Code de procédure pénale en 1959),
  • et le Code pénal de 1810 (remplacé par le (Nouveau) Code pénal en 1994).

L'appellation "codes napoléoniens" ne doit pas être confondue avec celle de "code Napoléon", qui ne désigne que le Code civil.

Source : wikipedia.org

"Le mot de Cambronne".

Cette expression désigne, dans le langage soutenu, le mot "Merde".

Elle fait référence au nom du général napoléonien, Cambronne, qui, aux dires de Victor Hugo, dans son célèbre roman de 1862, "Les Misérables", aurait prononcé ce mot, lors de la bataille de Waterloo (Belgique), le 18 juin 1815, où il commandait le dernier carré de la Vieille Garde.

Il s'agissait d'une réponse au général britannique Charles Colville, qui lui enjoignait à nouveau de se rendre, après qu'il ait déjà formulé son célèbre "La garde meurt mais ne se rend pas !".

 

"Le Corvin".

Dictionnaire encyclopédique du théâtre de Michel Corvin

Il s'agit du surnom donné au "Dictionnaire encyclopédique du théâtre", coordonné à partir de 1991 par l'universitaire français Michel Corvin.

Michel Corvin

Né le 10 septembre 1930 et mort le 20 août 2015, ce spécialiste du théâtre du XXe siècle, est l'auteur et le coordinateur de nombreux ouvrages, principalement sur le thème du théâtre, dont un second dictionnaire : le "Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde" (2008).

"Wellington".

Cette localité de Nouvelle-Zélande, dont elle est la capitale depuis 1865, est également la deuxième ville la plus peuplée du pays.

Située à l'extrémité sud de l'île du Nord, dans la région de Wellington, au centre du pays, la ville de Wellington est la capitale de pays la plus australe.

Elle doit son nom à l'aristocrate anglo-irlandais Arthur Wellesley, 1er comte, puis marquis, et duc de Wellington.

Source : wikipedia.org