au sens propre : le pas adopté, en général par une troupe, lors d'une marche ou d'un défilé,
On dit par exemple : "J'ai appris à marcher au pas durant mon service militaire. Et je dois reconnaître que cela renforce la cohésion de groupe".
et ausens figuré (idiotisme militaire) : obéir servilement, suivre scrupuleusement les instructions et les ordres d'un dirigeant, économique ou politique.
On dit par exemple : "Le président Macron ne supporte pas que sa majorité ne marche pas au pas".
Comme a pu le déclarer, le 14 juin 2022, le journaliste français Olivier Truchot, dans son émission BFM Story, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.
Mais plutôt : "Le budget de septembre risque d'être compliqué à ÉTABLIR, TOUT DE même" !
Ainsi qu'a pu le déclarer, le 20 juin 2002, le politologue français Pascal Perrineau, dans l'émission, "C dans l'air", sur la chaîne de télévision publique française France 5.
Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.
Et elles signifient respectivement :
ausens propre:
"Avoir les mains libres" : ne rien avoir dans les mains.
On dit par exemple : "Si tu as les mains libres, tu peux me passer un deuxième torchon s'il te plaît".
et "Avoir les mains liées" : avoir les mains entravées, attachées.
On dit par exemple : "Impossible de me gratter : j'avais les mains liées".
et ausens figuré :
"Avoir les mains libres" : être libre d’agir dans une affaire sans être lié par aucune obligation ; avoir une totale liberté d'action, n’avoir rien dans les mains
On dit par exemple : "J'ai les mains libres désormais : je peux agir comme il me plaît".
et "Avoir les mains liées" : être empêché dans ses actions, entravé par des obligations antérieures, de quelque nature qu’elles soient ; ne pas être libre d'agir à sa guise ; ne plus être libre moralement, être engagé ailleurs (par une promesse, un écrit antérieur).
On dit par exemple : "Emmanuel Macron a les mains liées désormais : ni la NUPES, ni Les Républicains ne lui pardonneront la façon dont il les a traité. En refusant de faire appeler à voter pour la NUPESlorsque ses candidats étaient opposés à des candidats du rassemblement National. Et en refusant de ne pas présenter de candidats Renaissance (ex-LREM) face aux candidats Les Républicains qui le lui demandaient, en échange d'une certaine bienveillance extérieure."
Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net
Ces trois locutions verbales en forme d'idiotisme alimentaire relèvent du registre familier.
Présentant toutes trois un caractère péjoratif, elles signifient respectivement, ausens figuré :
"Aller à la soupe" : renoncer à ses principes et délaisser ses convictions par intérêt personnel, pour se placer auprès de personnes influentes et profiter d'avantages matériels ou de faveurs.
Cette expression est principalement utilisée dans le milieu de la politique.
On dit par exemple : "Jean-François Copé va à la soupe et propose, dès le soir du second tour des législatives 2022 un pacte de gouvernement entre Les Républicains et Renaissance (ex LREM)".
"Cracher dans la soupe" : afficher du mépris pour ce dont on tire avantage, critiquer ce dont on profite, ce qui permet d'exister, d'assurer sa subsistance.
On dit par exemple : "Il ne faut pas avoir honte pour cracher ainsi dans la soupe, après avoir profité des années durant d'un système".
et "Servir la soupe" : se montrer complaisant, aimable ; flatter ; donner à l'autre ce qu’il attend, ne surtout pas l'embarrasser.
On dit par exemple : "Cet entretien avec le président n'avait aucun intérêt : le journaliste ne lui posé aucune question embarrassante, il lui a servi la soupe".
Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et lescoursjulien.com
Comme a pu le faire, le 14 juin 2022, le journaliste français Thomas Hugues, dans son émission "Sens public", sur la chaîne de télévision publique française Public Sénat.
Et pas : "Si on FAIT UN GROS PLAN sur l'électorat jeune" !
J'aime bien cette locution interjective en forme d'idiotisme corporel, qui relève du registre populaire.
Elle s'utilise, ausens figuré, pour avertir, de manière humoritique, que l'on s'apprête à parler de quelque chose d'important, d'impressionnant, qui mérite l'attention.
Elle est à rapprocher de la formule "En mettre plein la vue".
Un film français de Gérard Pirès, sorti en 1976 portait ce titre. On pouvait y remarquer, dans de tout petits rôles les acteurs débutants Anémone, Daniel Auteuil, Michel Blanc, Christian Clavier et Thierry Lhermitte.
"De suite" est en effet une locution adverbiale du langage courant signifiant : "À la suite", l'un après l'autre, consécutivement, sans interruption.
On dit par exemple : "J'ai regardé trois films à la suite".
Ou : "Ce club a remporté le championnat six années à la suite".
Dire "De suite" pour "Tout de suite" ou "Immédiatement" constitue une erreur grossière, qui relève du registre populaire et, je dois le confesser, m'insupporte particulièrement.
On ne dit donc jamais : "J'arrive de suite" ou "Je reviens de suite".
Mais : "J'arrive IMMÉDIATEMENT" ou "J'arrive TOUT DE suite". Et "Je reviens IMMÉDIATEMENT" ou "Je reviens TOUT DE suite" !
Comme j'ai pu entendre un blanc-matignon le déclarer, dans le documentaire de Michel Reinette et Mariette Monpierre "Les derniers Blancs-Matignon de Guadeloupe", diffusé le 20 juin 2022 sur la chaîne de télévision publique française France 3.
Mais : "Ceux qui l'ont construit n'ont pas l'intention d'Y faire allusion" !