"Un coup de torchon", "Donner un coup de torchon", "Mettre un coup de torchon" ou "Faire le ménage".

Cette locution nominale et ces trois locutions verbales signifient, au sens figuré et dans le langage familier : épurer de manière radicale.

On dit par exemple : "Le groupe a décidé de faire le ménage parmi ses différents revendeurs européens et d'en réduire nettement le nombre".

Ou : "La direction va faire le ménage dans les différents services et la logistique est directement menacée".

"Un coup de torchon" est le titre de l'un de mes films français préférés, réalisé en 1981 par Bertrand Tavernier, à partir d'une adaptation du roman états-unien "1 275 âmes" de Jim Thompson.

Avec Philippe Noiret, Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Marielle, Guy Marchand, Gérard Hernandez et Eddy Mitchell.

Affiche du film français "Coup de torchon" de Bertrand Tavernier (1981)

"Se mettre la rate au court-bouillon".

Cette expression du langage familier en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : être contrarié, s'inquiéter, se faire du souci inutilement, sans raison.

Elle est assez proche des idiotismes corporels "Se biler", "Se faire de la bile", "Se faire du mauvais sang" et "Se faire un sang d'encre", qui signifient tous : s'inquiéter, se faire du souci.

Et elle fait référence au court-bouillon, qui est un liquide de cuisson.

Source : wiktionary.org

"Être en capilotade", "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade".

Ces trois expressions du langage courant en forme d'idiotismes alimentaires faisant référence au mot "Capilotade" signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Être en capilotade" :
      • Éprouver une grande fatigue, avoir très mal à la tête.

On dit par exemple : "J'ai le dos en capilotade".

      • Être couvert de blessures, de coups.

On dit par exemple : "Après son agression, le gardien était en capilotade".

  • "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade" : le frapper, le rouer de coups, le malmener rudement.

Source : www.cnrtl.fr

"Un oeil au beurre noir".

Deux yeux au beurre noir

Fort heureusement, il ne s'agit pas d'un plat exotique originaire de contrées barbares, consistant à cuire un oeil au "beurre noir", mais du surnom donné - dans le registre familier - à un hématome sur l'oeil, qui empêche le plus souvent de voir à cause du gonflement de la paupière.

Cette jolie expression imagée ne manque naturellement pas d'interloquer les enfants ou les étrangers, puisqu'elle présente l'étonnante particularité d'être à la fois un idiotisme corporel ("Un oeil"), un idiotisme alimentaire ("au beurre") et un idiotisme chromatique ("noir.") !

On parle également de "Coquard" ou de "Gnon" ("Coup") dans le registre familier.

Ne dites pas : "Mettre en bouillie" !

Mais : "RÉDUIRE en bouillie" !

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le domaine culinaire, : réduire en fragments assez menus pour en augmenter la fusibilité,
  • et au sens figuré, dans le registre familier : écraser, détruire, fortement mutiler, anéantir, battre, voire tuer.

On dit par exemple : "Furieux, il a violemment projeté son clavier contre le mur et l'a réduit en bouillie". Ou : "Je me vengerai ! Je vais réduire ce type en bouillie !"

"Aller se faire cuire un oeuf" ou "Pouvoir aller se faire cuire un oeuf".

Cette expression idiomatique du registre populaire, qui s'utilise lorsque l'on souhaite éconduire quelqu'un sans ménagement, signifie "Laisser tranquille", "Aller voir ailleurs", "Déguerpir", "Ficher le camp".

On dit par exemple : "Tu m'énerves ! Vas te faire cuire un oeuf !".

Source : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr