"J'ai bien l'honneur".

Cette ellipse de "J'ai bien l'honneur de vous saluer" ou "J'ai bien l'honneur d'être votre serviteur", constitue une formule permettant de clore une entrevue et de prendre congé de son interlocuteur, en le saluant lorsque l'on part (registre désuet).

 

"L'impétigo".

Il s'agit d'une infection cutanée superficielle bactérienne, due à un streptocoque et/ou à un staphylocoque.

Très contagieuse, elle est l'infection de la peau la plus fréquente chez les enfants.

Il en existe deux formes principales :

  • l'impétigo croûteux, caractérisé par des pustules et la formation de croûtes jaunâtres,
  • et l'impétigo bulleux, qui se manifeste par des bulles plus grosses, pouvant conduire à des érosions importantes.

Source : wikipedia.org et doctissimo.fr

On ne dit pas : "Honni soit qui manigance" !

Comme l'a très astucieusement fait Coluche dans ce génial calembour, que l'on peut retrouver dans "Les inoubliables", un recueil d'aphorismes posthume, publié en 1992 aux Éditions Fixot.

Explication du calembour
« Il résulte de l’homophonie entre la formule inventée par Coluche « Honni soit qui manigance » et la devise du Très noble ordre de la Jarretière « Honni soit qui mal y pense » . »

Mais "Honni soit qui mal y pense".

  • Cette expression constitue en effet la devise (en français) du très noble ordre de la Jarretière, le plus élevé des ordres de chevalerie britanniques et le plus ancien subsistant encore au XXIe siècle.
  • Et elle s'emploie chez nous, de nos jours, à l'attention de ceux qui suspecteraient des intentions malicieuses ou malveillantes derrière des paroles prononcées ou des actes accomplis sans aucune arrière-pensée.

Ce qui pourrait se dire de manière plus moderne par une formule du type : "Honte à celui qui voit le mal (dans mon geste ou dans mon propos)".

On dit par exemple : "Honni soit qui mal y pense : lorsque je regarde la femme du directeur je suis  en admiration car je trouve qu'elle a un corps sublime".

www.expressio.fr

 

"L'achromie", "La leucodermie" ou "Le vitiligo".

Ces trois termes désignent une maladie chronique de l'épiderme consistant en une dépigmentation de la peau.

Elle se caractérise par des taches blanches de dimension, d'aspect et de localisation variables, mais tendant à s'agrandir.

Source : wikipedia.org

"La sérénité".

Ce joli substantif féminin du langage courant désigne :

  • au sens propre, dans le registre désuet et dans le registre soutenu : l'état du temps, du ciel ou de l'air lorsqu'ils sont sereins,

On dit par exemple : "La sérénité du temps nous permet de faire toutes les sorties en mer que nous voulons".

  • et, au sens figuré : la tranquillité, le calme, la confiance, l'absence de trouble ou d’agitation,

On dit par exemple : "Avec des collaborateurs aussi performants, je peux partir en toute sérénité".

  • mais il constitue également, un titre honorifique accordé autrefois à certains souverains ou princes ("Votre sérénité").

Source : wikipedia.org

"Un caméo".

Ce terme italien ("cameo" ou "cammeo") désigne, dans le monde du théâtre, du cinéma ou de la bande dessinée, l'apparition fugace dans un récit d'un acteur, d'une actrice, du réalisateur ou d'une personnalité déjà célèbre.

Le caméo est avant tout un clin d'œil, c'est pourquoi il n'est généralement pas crédité. Il est bref et souvent anecdotique, car il n'influe généralement pas sur le cours de l'histoire. Il peut être ouvertement montré, ou bien décelable par les seuls spectateurs avertis.

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Un bus qui n'est pas en service n'est pas "Hors service" !

  • La mention "Hors Service", que l'on a coutume de trouver sur la porte des ascenseurs ou en travers des escaliers mécaniques signifie "Non opérationnel" et donc, en langage courant : "En panne".

Un bus "Hors Service" ne peut donc normalement, à mon sens, qu'être à l'arrêt, "non roulant". Et non se déplacer allègrement sur son trajet habituel, comme le font à longueur de temps les véhicules de la RTM...

  • Tandis qu'un bus arborant la mention "Je ne suis pas en service", comme le font ceux de "Le car", la navette autoroutière de la RDT 13, opérateur de "La Métropole mobilité" reliant Aix-en-Provence (13) à Marseille (13), peut légitimement rouler et passer devant votre arrêt sans s'arrêter ni faire injure à votre bon sens...

Qu'ils en soient ici remerciés !

"Attention aux ellipses !".

La scène se déroule en Afrique au milieu du siècle dernier.

Dans un dispensaire, un médecin colonial ausculte une très jeune femme, visiblement enceinte des oeuvres de son premier partenaire. Son visage étant parsemé de nombreuses croûtes, assez caractéristiques, le praticien fait la moue et lui demande, de manière quelque peu elliptique : "Impétigo ?".

Ce à quoi la jeune femme lui rétorque, singulièrement agacée, : "Pas du tout ! C'était un g'and maig'e !".

Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre le nom de la maladie « Impétigo » et la locution « Un petit gros », prononcée « à l’africaine », c’est à dire sans marquer les « r » : « un petit g’os ».

"Un diptyque" ou "Un triptyque".

Il s'agit - comme l'indique son étymologie grecque - d'une œuvre en deux volets ou en trois volets.

Le diptyque/triptyque est en effet un ensemble composé de deux/trois unités distinctes qui entretiennent une correspondance.

Il s'est d'abord longtemps agit de peintures ou de sculptures composées de deux panneaux, fixes ou mobiles. Et à usage essentiellement religieux.

De plus en plus, de nos jours, cependant,  le terme s'utilise dans de nouveaux domaines artistiques :

  • dans la photographie : en parlant de deux/trois photographies s'alimentant visuellement l'une l'autre dans un but esthétique ou documentaire.

Par exemple : Plan général-détails. Ou deux/trois plans d'une même scène à deux/trois époques différentes.

  • dans le cinéma :
    • en parlant de deux films complémentaires qui, toutefois, ne se font pas suite.

Par exemple : "Mémoires de nos pères" et "Lettres d'Iwo Jima" est un diptyque de Clint Eastwood (2006), présentant la bataille d'Iwo Jima (1945) d'un point de vue américain et d'un point de vue japonais.

    • Ou d'une œuvre complète originellement mais scindée en deux parties pour des raisons commerciales.

Par exemple : "Kill Bill 1" et Kill Bill 2" de Quentin Tarantino (2003 et 2004). Conçu à l'origine comme un seul film,mais séparé en deux parties en raison de sa longueur (environ 4 heures pour les deux volets réunis).

Ou "1900" de Bernardo Bertolucci (1976) qui durait 5H20 et est donc sorti en deux parties.

    • Par abus de langage, les termes "diptyque" et "triptyque" sont désormais souvent utilisés pour désigner toutes les séries de deux ou trois films, sans distinction.
  • dans la bande dessinée :
    • en parlant de deux albums complémentaires qui, toutefois, ne se font pas suite.
    • ou d'une œuvre complète originellement mais scindée en deux parties pour des raisons commerciales.

Par exemple : Les deux albums de Tintin, "Les sept boules de cristal" et "Le temple du soleil", d'Hergé (1947 et 1948), ou "Le diable des sept mers" d'Hermann (2008 et 2009).

    • Par abus de langage, les termes "diptyque" et "triptyque" sont désormais souvent utilisés pour désigner toutes les séries de deux ou trois albums, sans distinction.
  • dans la musique : en parlant d'une œuvre en deux ou trois parties.

Celles-ci, quoique séparées, sont indissociables du fait de leur lien musical.

Par exemple : la "Toccata et fugue en ré mineur", œuvre pour orgue écrite par Jean-Sébastien Bach entre 1703 et 1707, est un diptyque.

"La garde meurt mais ne se rend pas !".

Il s'agit de la phrase attribuée au général Cambronne, qui l'aurait adressé - avant son mémorable "Merde !" - aux troupes anglaises du Général Wellington, qui le sommaient de se rendre, avec le dernier carré de la Garde Impériale, qu'il commandait, lors de la bataille de Waterloo (Belgique), le 18 juin 1815.

Sans vouloir aucunement polémiquer (ce n'est pas le genre de la maison !), je terminerai en vous précisant simplement qu'il s'est finalement rendu... et n'est pas mort !