On ne dit pas : "Les français sont très contents de pouvoir dire : "Exit l'année 2018" et "Welcome l'année 2019 !"".

Comme l'a fait le journaliste Florian Tardif sur la chaîne télévisée française d'information en continu CNews, le  1er janvier 2019.

Mais : "Les français sont très contents de pouvoir dire : "Au revoir à l'année 2018" et "Bienvenue à l'année 2019"" !

Ne vous laissez pas désespérer par une météorologie calamiteuse !

Même s'il est vrai que quelqu'un a dit "Orages : haut désespoir !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre la phrase « Orages : haut désespoir ! » et la célébrissime tirade de Don Diègue, dans « Le Cid », la pièce de théâtre française de 1637 de Pierre Corneille : « Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »

Ne dites pas : "Un repair café" !

Mais : "Un atelier de réparation" !

  • Il s'agit en effet d'ateliers consacrés à la réparation d'objets et organisé à un niveau local, dans un tiers-lieu, entre des personnes habitant ou fréquentant un même endroit (un quartier ou un village, par exemple).

Ces personnes se rencontrent périodiquement en un lieu déterminé (par exemple un café, une salle des fêtes ou un local associatif), où des outils sont mis à leur disposition et où ils peuvent réparer un objet qu'ils ont apporté, aidés par des volontaires bricoleurs et bidouilleurs.

Ouverts à tous, les ateliers de réparation ont pour but d'aider à réparer gratuitement n'importe quel objet cassé, abîmé ou en panne, que ce soit un objet électrique, un vêtement, un meuble ou tout autre bien domestique.

  • Les objectifs de cette démarche alternative sont multiples : réduire les déchets, préserver l'art de réparer des objets, transmettre des connaissances, venir en aide aux ménages rencontrant des difficultés financières ou renforcer la cohésion sociale entre les habitants des environs.
  • Le concept des ateliers de réparation été imaginé par Martine Postma, une militante écologiste néerlandaise, ancienne journaliste, née en 1970. En 2009, occupant un mandat en tant que représentante d'un parti non élu dans un conseil communal d'arrondissement de la ville d'Amsterdam (Pays-Bas), elle propose son initiative d'atelier de réparation, qui voit concrètement le jour le 18 octobre 2009.

Une association est fondée dès le 2 mars 2010, ayant pour objet de soutenir les nouveaux groupes locaux voulant mettre en place un atelier de réparation. En septembre 2013, il y avait aux Pays-Bas plus de 150 groupes réguliers basés sur le concept.

Celui-ci par la suite repris dans d'autres pays, dont la France, au printemps 2013.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Un jerrican" ni "Un Jerrycan" !

Jerrycan rouge

Mais : "Un bidon" !

Il s'agit en effet, au sens propre, d'un bidon quadrangulaire métallique à poignée, muni d'un bec verseur, et contenant environ 20 litres d'essence pour automobiles.

Et, par extension, d'un récipient métallique ou plastique de 2 à 20 litres, destiné à contenir tous liquides.

Source : www.larousse.fr

16 façons de dire "Les pieds".

Pieds

Le registre argotique comporte de très nombreux termes pour désigner les pieds, puisque l'on peut tout aussi bien parler des "Haricots", que des "Nougats" (idiotismes alimentaires), des "Ieps" (verlan), des "Panards", des "Pattes", des "Pingouins" (idiotismes animaliers), des "Pinglots", des "Reposoirs", des "Ribouis", des "Rigadins", des "Ripatons" ou des "Trotignolles" !

Mais également des "arpions", un mot du parler stéphanois, auquel j'ai consacré un article.

Les "Fumerons" et les "Pinceaux" appartiennent au registre populaire.

Quant au registre familier il met à notre disposition le mot "Petons".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les jambes".

En effet, "Les fumerons", "Les pattes" et "Les pinceaux" désignent tout aussi bien, selon le contexte, les jambes que les pieds.

8 façons de dire "Un billet de banque".

Billets de banque

On retrouve parfois dans les dialogues de Michel Audiard des années 1960 l'anglicisme "Banknote" mais il n'est absolument plus utilisé de nos jours.

Le registre argotique nous propose toujours en revanche : "Bifton" (ou "Biffeton"), "Faf", "Fafiot" et "Talbin".

Mais ce dernier est davantage utilisé pour désigner les plus grosses valeurs.

On dit par exemple : "Un bifton de 10 euros" et "Un talbin de 100".

Dans le même registre argotique, nous trouvons le substantif masculin "Ticket", lorsque l'on dit par exemple "Ce canapé m'a coûté 300 tickets".

Et dans le langage courant, des "Grosses coupures" ou des "Petites coupures", pour désigner des billets de plus ou moins de 100 euros.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "J'étais au top de ma life" !

Comme l'a déclaré l'actrice française Ana Girardot, le 9 septembre 2019, dans l'émission radiophonique française "La bande originale", sur la radio publique française France Inter.

Mais : "J'étais sur un petit nuage" ou "J'étais sur le toit du monde" !

Cela est tellement plus joli, que ce jargon anglophone de djeun's.

"Damart".

Logo Damart

Cette marque de vêtements a été fondée en 1953 à Roubaix (59) par la famille Despature.

Issu de l'industrie lainière, l'entreprise Despature est née en 1855 à Roubaix (59). D'abord nommée Établissements Thérin, du nom de Pierre Thérin Despature, elle est devenue "Despature et fils" en 1947.

Elle a sensiblement changé de cap en 1953, lorsque les frères Joseph, Jules et Paul Despature, ont inventé le Thermolactyl, une fibre aux propriétés triboélectriques, de protection contre le froid et l'humidité, en s'inspirant de leur tante percluse de rhumatismes, qui s'intéressait aux vertus de la tribolélectricité, par laquelle le frottement du sous-vêtement sur la peau fournissait une chaleur active.

L'entreprise a alors la bonne idée de faire contrôler son nouveau produit par le milieu médical avant son lancement, puis d'éditer un petit catalogue de vente par correspondance, afin de vendre ses produits en direct de l’usine. Et elle bénéficie de la grande vague de froid hivernal de l'hiver 1954.

Elle commercialise ses produits sous le nom de"Damart", syncope du nom de la rue "DAnMARTin", dans laquelle étaient installés à Roubaix (59) les Établissements Despature, à l'angle du boulevard de Paris.

Damart a toujours soigné avec humour ses slogans publicitaires qui sont restés gravés dans les mémoires. Dès la deuxième moitié des années 1960, elle détourne, pour la radio, le célèbre tube de 1965 du chanteur français Henri Salvador, qui berça mon enfance (je suis né fin 1961 et arrivé en france début 1965), "Le travail c'est la santé", devenu "Le travail c’est la santé, Thermolactyl, c’est la conserver !".

Puis invente, en 1971, pour la télévision, le célèbre "Froid, moi ? Jamais ! Je porte Thermolactyl de Damart !".

Publicité presse de 1971 pour Damart
Publicité presse de 1971 pour Damart

 

On ne dit pas : "Une baseline" ni "Ça pourrait être la baseline de ce film" !

Comme l'a déclaré l'animateur de radio et de télévision français Nagui, le 9 septembre 2019, dans l'émission radiophonique française "La bande originale", sur la radio publique française France Inter.

Mais : "CELa pourrait être la SIGNATURE de ce film" !

La "Baseline" d'une marque est en effet, la ligne de texte située au bas d'une annonce publicitaire, d'une publication ou d'une affiche. Il s'agit de la phrase qui souligne l'annonce publicitaire de la marque. Elle est le plus souvent écrite en caractères gras, de manière à inspirer une conclusion et est en principe accompagnée du nom de la marque ou du logo de l'annonceur.

C'est l'assise, la "signature", du texte qui la précède, voire celle de l'annonce.

L'arrêté du 10 octobre 1985 relatif à l'enrichissement du vocabulaire de l'audiovisuel et de la publicité recommande l'utilisation du terme "Signature".

Pour l'ensemble de son oeuvre, et notamment des anglicismes dont il ne cesse d'user et abuser à longueur d'émission, Nagui est un indéfectible lauréat de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Source : www.e-marketing.fr