"La firme de la rue Cambon" ou "La société de la rue Cambon".

Ces deux formules désignent la maison Chanel.

Elles sont fréquemment utilisées par les journalistes, fervents utilisateurs de métonymies, car la rue Cambon abrite le siège historique de la société.

Coco Chanel a en effet débuté en 1910 comme modiste au n°21.

Puis ouvert, en 1918, sa maison de haute couture au n°31 ; adresse à la laquelle se réfèrent du reste directement les noms des parfums Chanel "N°31", puis "31 rue Cambon".

"Les sages de la rue Cambon" ou "La rue Cambon".

Ces deux locutions sont souvent utilisées par les journalistes, fervents utilisateurs de métonymies, car la rue abrite la Cour des Comptes.

Cette juridiction financière française de l'ordre administratif, chargée principalement de contrôler la régularité des comptes publics, est en effet installée depuis 1912 dans le Palais Cambon, au n°13 de la rue du même nom.

Et elle est connue du grand public pour son célèbre "rapport public annuel".

 

"La rue Cambon".

La rue Cambon est une rue parisienne située dans le très chic 1er arrondissement, menant du 244 rue de Rivoli au 1 boulevard de la Madeleine et au 23 rue des Capucines.

Créée le 13 septembre 1719 par Charles Ier François Frédéric de Montmorency-Luxembourg, sous le nom de "Rue de Luxembourg" puis "Rue neuve de Luxembourg", elle à pris son nom actuel le 16 août 1879.

Lequel rend hommage, rappelons-le, au très injustement méconnu Pierre-Joseph Cambon, né le 10 juin 1756 et mort le 15 février 1820, un négociant en toiles, député montagnard de l'Hérault (34) à la Convention nationale, dont il fut le président à plusieurs reprises.

La locution "rue Cambon" est souvent utilisée par les journalistes, fervents utilisateurs de métonymies, car elle abrite tout à la fois la Cour des Comptes et le siège historique de la maison Chanel, fréquemment désignées comme :

On ne dit pas : "Tout est sous contrôle" ou "La situation est sous contrôle" !

Mais : "Tout se déroule bien" ou "Nous avons la situation en main",

Et : "La situation est maîtrisée" ou Nous avons la situation en main" !

La forme "Sous-contrôle", que je ne cesse malheureusement d'entendre dans les différents organes d'information, depuis l'arrivée en France de la pandémie de la maladie à coronavirus 2019,en mars 2020, relève en effet de l'anglais et non du français.

Comme souvent, hélas, les artistes ont tendance à véhiculer ce genre de formule :

  • Ainsi de la pièce "Sous contrôle", écrite en 2009 par le dramaturge, metteur en scène et acteur français Frédéric Sonntag, qui dresse le portrait fragmentaire, éclaté, d'un univers de surveillance généralisée et de ses conséquences sur la population : paranoïa permanente, trouble identitaire, confusion entre réalité et fiction...
  • Ou de la chanson "Sous contrôle" du rappeur français Dadju, sortie en 2018...

Paroles :

"Que du sale, que du sale, que du sale, ouh !
Charo
Eh, oh, oh, ah SeySey (que du sale, que du sale, que du sale)

La petite est kitoko
T'as rien dans la tête, tu vas pas nous la faire à nous (jamais)
J'connais des femmes kitoko
Seulement sur Instagram en vrai tu la vois, tu cours
Après minuit, y a plus de cendrillon
Premier de la classe, mais seulement dans l'avion
Mama mérite d'avoir son pavillon
Audemars Piguet, c'est pas d'occasion
D'après ce que les feu-m m'on dit
Depuis que je perce, c'est tous des célibataires
On fait monter le chiffre des tel-hô
Mwana ya Congo, je suis le fils de mon père
Brrr, Gradur au bigo Dadju faut niquer le game comme Escobar
Celui qui essaye de nous jeter l'oeil, on va lui fermer de force en lui mettant un cocard

T'as quitté la ville sans un alibi, tu n'es plus des nôtres (chut)
C'est même plus la peine de revenir, ta go ne t'attend pas (sale)
C'est bien fait pour toi comme une mexicaine qui a voté Trump (t'as voté Donald?)
Nous on ne se trompe pas, jamais!

Sous contrôle, tout est sous contrôle
Sous contrôle, la zone est sous contrôle, ah ouais
Sous contrôle, tout est sous contrôle
Sous contrôle, la zone est sous contrôle, ah ouais

Charo c'est violent, énervé comme Charo ! (Charo)
Je fume de la frappe quand j'suis paro et si j'viens te monter, personne peut m'séparer
Connais des gars méchants cachés dans tout Paris
Quand tout est carré, le ventre il est paré
Premier qui l'ouvre, il finit dans la marrée
Je me rappelle un soir, j'avais la barre
Elle m'a dit qu'elle suce pas, bah du coup je l'ai barrée
Allô chérie, rappelle-moi demain (bendo)
J'pose avec le frère à Gims (oui)
J'assure la retraite de mon fils, j'veux pas le laisser vendre du cannabis (jamais)
Bisso, na bisso, oh zifu des bargos
Petit j'veux connaître mon budget
J'vis dans le bendo, j'fais des milliers par jour
J'suis dans l'truc

T'as quitté la ville sans un alibi, tu n'es plus des nôtres
C'est même plus la peine de revenir, ta go ne t'attend pas (jamais)
C'est bien fait pour toi comme une mexicaine qui a voté Trump (t'as voté Donald?)
Nous on ne se trompe pas, jamais!

Sous contrôle, tout est sous contrôle
Sous contrôle, la zone est sous contrôle ah ouais
Sous contrôle, tout est sous contrôle
Sous contrôle, la zone est sous contrôle ah ouais

C'est carrément ça, Dadju regarde j'vais les prendre de vitesse
J'allume mon blunt, je parfume la pièce, dans le CLS
Tout est sous contrôle, faire du sale Dadju ça payera
Tout est sous contrôle, t'inquiète ça payera

Elle est pas jalouse (jamais) elle sait que tous roule
À part si c'est burgo, j'connais la route
La semelle est rouge (zoulou)
Elle a mis le turbo, tout est sous contrôle, faire du sale Niska ça payera
Tout est sous contrôle, t'inquiète ça payera

Sous contrôle, tout est sous contrôle
Sous contrôle, la zone est sous contrôle ah ouais
Sous contrôle, tout est sous contrôle
Sous contrôle, la zone est sous contrôle, ah ouais".

Source : www.lyricfind.com

"Une pasionaria" ou "Une passionaria".

Ce mot espagnol désigne une combattante, une femme engagée, se passionnant pour une cause, une idée - le plus souvent de gauche -, dont l'exemple et l'éloquence agissent sur les foules.

Il provient directement du surnom de la femme politique basque espagnole, héroïne de la guerre civile, Dolores Ibarruri.

Source : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"La pasionaria".

Dolores Ibarruri

Il s'agit du surnom espagnol de la femme politique basque espagnole, Dolores Ibarruri Gomez, née le 9 décembre 1895 et morte le 12 novembre 1989.

Son célèbre slogan "No pasaran !", inspiré du "Ils ne passeront pas !" du général français Robert Nivelle, à Verdun, en 1916, a fait d'elle une h

De même que sa phrase "Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux", prononcée le 8 septembre 1936, lors du rassemblement du PCF (Parti Communiste Français) au Vél' d'Hiv' à Paris (75), mais qu'elle avait légèrement transformée et reprise au révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata.

Et son surnom de "pasionaria" est aujourd'hui devenu un nom commun, entré dans le langage courant en France.

Exilée en URSS de 1939 à 1975, elle fut secrétaire générale du PCE (Parti Communiste Espagnol) entre 1942 et 1960, avant d'en devenir présidente entre 1960 et 1989.

Revenue en Espagne après la mort de Franco, en 1975, elle fut élue députée en , lors des premières élections après la restauration de la démocratie ; son élection étant à l'époque considérée comme un symbole, car elle était la seule députée élue en février 1936 à être réélue en 1977.

Source : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"No pasaran !".

Ce célèbre slogan politique, qui signifie "Ils ne passeront pas !", était celui des partisans de la Seconde République espagnole (1936-1939), en lutte contre les rebelles nationalistes commandés par le général Franco, dont le soulèvement, le 18 juillet 1936, déclencha la guerre civile espagnole.

Il est directement lié à la femme politique basque espagnole Dolores Ibarruri (surnommée "La pasionaria"), par la vigueur avec laquelle celle-ci le proclama, dès le 19 juillet 1936, au balcon du ministère de l'Intérieur lors de l'offensive franquiste contre Madrid (Espagne), puis dans la capitale assiégée, avant que ce slogan politique ne devienne le cri de ralliement de tous les républicains espagnols.

Devenue le symbole de la résistance antifasciste, cette phrase a ensuite été reprise dans de multiples contextes et continue - plus de 80 ans après - d'être utilisée avec émotion par les militants antifascistes du monde entier.

Ce qui est tout de même relativement étonnant lorsque l'on sait qu'elle trouve son origine directe dans le "Ils ne passeront pas !"... du fort peu révolutionnaire général français Robert Nivelle, qui l'avait prononcé à Verdun (55), le 21 février 1916 !

Source : wikipedia.org

"Jean-Pierre Mocky".

Jean-Pierre Mocky

Il s'agit du nom d'artiste du réalisateur, scénariste, acteur et producteur de cinéma français Jean-Paul Adam Mokiejewski, né le 6 juillet 1933 et mort à Paris le 8 août 2019.

Son film "À mort l'arbitre !" (1984), adapté du roman éponyme de l'écrivain britannique Alfred Draper, édité en 1972, réalisé de manière malheureusement prémonitoire un an avant la tragédie du Heysel, à Bruxelles (Belgique), est devenu culte après une audience record de 17 millions de téléspectateurs, lors de sa diffusion dans le cadre de la célèbre émission "Les dossiers de l'écran", en 1989.

À la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur de ses films, il contrôlait ainsi (ou cherchait à contrôler) l'ensemble du processus de production.

Devenu producteur dès 1960, sa recherche de l'indépendance l'a également poussé à privilégier des films à budget modeste, s'occupant généralement lui-même des décors de ses films, et a tourner généralement très rapidement (12 jours pour "Le Glandeur" en 2000, 19 jours pour "Agent trouble" en 1987 !).

Cherchant dans la mesure du possible à contrôler la distribution en salle de ses films, il avait FAIT l'acquisition, en 1994, d'une salle de cinéma parisienne, "le Brady",  qui lui permettait de diffuser ses films sans passer par les grands groupes de distribution.

On notera enfin qu'il était - entre autres, puisqu'il revendiquait avoir conçu pas moins de dix-sept enfants ! - le père du metteur en scène français Stanislas Nordey, né en 1966 de son mariage avec l'actrice française Véronique Nordey.

"Stanislas Nordey".

Stanislas Nordey

Il s'agit du nom de scène du comédien et metteur en scène français Stanislas Mokiejewski, né le 12 septembre 1966.

Directeur du Théâtre national de Strasbourg (67) depuis 2014, il est le fils de l'actrice française Véronique Nordey, dont il a repris le patronyme pour nom de scène, et du réalisateur français Jean-Pierre Mocky, dont il porte le nom à l'état-civil, mais s'est refusé à reprendre le pseudonyme, pourtant bien sûr davantage connu que le nom de sa mère.

"Une virago".

Ce terme latin s'utilise pour désigner, :

  • de manière péjorative, une femme autoritaire, grossière, rude,
  • et, dans le registre désuet, une femme d'allure virile ou ayant un comportement masculin.

Source : wikipedia.org

 

On ne dit pas : "C'était sold out" !

Comme l'a fait André Messina, directeur artistique du festival Hector Berlioz, le 16 août 2018, dans l'émission radiophonique d'Anna Sigalevitch "Le mag de l'été", sur France Inter.

Mais : "C'était complet", "Cela affichait complet" ou "Cela s'est joué à guichets fermés" !

Puisqu'il parlait de concerts dont les places ont toutes été vendues.