On ne dit pas : "Ça va ternir l'image de nous" !

Comme l'a lamentablement déclaré, le 14 août 2019, le jeune toulousain nettoyant bénévolement les plages, interrogé sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Cela va ternir NOTRE image" !

Comme souvent en pareil cas, je suis proprement effaré par la propension de toutes ces personnes, manifestement peu exercées à s'exprimer de manière correcte, à s'efforcer systématiquement de trop rehausser leur niveau de langue lorsqu'elles sont interrogées par un journaliste. Ce qui donne souvent d'elles l'image d'une personne incapable de construire une phrase correcte, alors que ce n'est pas forcément le cas.

Ici par exemple : ce jeune aurait naturellement bien mieux fait de se contenter de dire "Ça va abîmer notre image", phrase qui me semble avoir été largement à sa portée. Je ne peux en effet pas croire que l'on ne puisse pas dire "notre image" - et non "l'image de nous" - dès lors que l'on connaît la signification du verbe "ternir".

Même s'il ne relevait que du langage courant, le verbe "abîmer" était largement suffisant : nul besoin d'aller se creuser les méninges pour trouver le verbe "ternir", qui relève davantage du registre soutenu, pour ensuite se vautrer lamentablement, tout concentré qu'il était, le pauvre, en achevant sa phrase par "l'image de nous", qui le ridiculise en le faisant passer pour un analphabète, qu'il n'est clairement pas.

Je ne saurais trop conseiller aux jeunes ou aux personnes ne maniant pas notre langue avec aisance, de se contenter de phrases simples du langage courant, voire familier, plutôt que d'essayer en vain de rehausser leur niveau de langue.

Et de ne surtout pas chercher à vouloir utiliser des mots, verbes ou expressions du registre soutenu ne relevant clairement pas de leur vocabulaire actif.

Ne sachant les maîtriser correctement, c'est la catastrophe assurée.

"15 façons de dire être chauve".

Le registre familier est très riche pour qui souhaite évoquer l'absence de cheveux chez un individu : "Avoir la boule à zéro", "Avoir le crâne lisse comme une boule de billard", "Avoir un crâne d'oeuf", "Ne pas avoir un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ainsi que l'idiotisme corporel "Être chauve comme un genou".

Il existe aussi les formules "Être dégarni" (langage courant) et "Être déplumé" (registre familier), mais qui correspondent à une personne possédant encore quelques cheveux.

Dans le langage courant, vous pouvez également dire, tout simplement, "Ne plus avoir de cheveux".

Personnellement, j'adore l'idiotisme animalier "Faire le désespoir des poux" (registre familier).

La formule "Être atteint de chauveté" est vraiment - me semble-t-il - très laide et ne s'utilise absolument plus (registre désuet).

Enfin, "Avoir une calvitie" relève du registre soutenu.

L'héritage langagier de la télévision nous offre "Avoir une coupe à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Et l'héritage langagier du cinéma : "Avoir une coupe à la Yul Brynner" ou "Avoir une coupe Yul Brynner" (lequel s'était rasé à partir de 1951 pour son rôle du roi de Siam dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein "Le roi et moi").

 

"Un crâne d'oeuf".

Cette locution nominale amusante en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel désigne, de façon très imagée et de manière ironique :

  • dans le registre familier : un crâne dépourvu de cheveux,

Un "crâne d'oeuf" c'est à dire une personne chauve

  • et, par extension : une personne chauve,
  • ou encore, de façon péjorative, dans le registre populaire : un savant, un intellectuel.

On dit par exemple : "Le réchauffement climatique c'est encore un truc de ces crânes d'oeuf qui nous disent que l'homme descend du singe et que la terre est ronde !".

Je vous recommande également la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

" 'Est 'aud 'ais 'est 'on !".

Cette formule étrange, utilisée lors d'un repas, après après avoir commencé à goûter un mets arrivé très chaud sur la table, constitue une façon plaisante et humoristique de signifier à son commensal que "C'est chaud mais c'est bon".

"Les cellules de Leydig".

Situées dans les testicules et également appelées "Cellules interstitielles", ces cellules contrôlent le développement et le maintien des caractères sexuels primaires et secondaires, et jouent un rôle dans le fonctionnement de l'appareil reproducteur masculin et le comportement sexuel.

Découvertes en 1850, elles doivent leur nom au zoologiste et spécialiste en anatomie comparée allemand Franz von Leydig, né le 21 mai 1821 et mort le 13 avril 1908.

"Une couille molle" ou "Avoir les couilles molles".

  • la locution nominale "Une couille molle" désigne "un lâche, une personne sans dignité, sans courage",
  •  et la locution verbale "Avoir les couilles molles" signifie "être lâche, manquer de dignité et de courage".

Relevant toutes deux du registre vulgaire, elles sont manifestement fondées sur le fait que, dans la croyance populaire, celui qui n’a pas un comportement viril est censé ne pas avoir de testicules, ou des testicules anormaux ; ces derniers élaborant la plus grande partie de la testostérone, l'hormone induisant les caractères sexuels secondaires et le comportement de type masculin.

Source : wikipedia.org

86 façons de dire "Être très fatigué".

Être épuisé

Nous disposons tout d'abord, dans le registre argotique, des locutions verbales "En avoir plein le dos",  "En avoir plein les pattes", "En avoir sa claque", "Être cané", "Être claqué", "Être cramé", "Être crevé", "Être dans le pâté", Être défoncé", "Être ensuqué", "Être naze", "Être nazebrok" (ou "Être nazebroque") ou "Ne plus pouvoir arquer".

"En avoir plein les jambes", "Être à plat", "Être au bout du rouleau", "Être bouilli", "Être dans un état proche de l'Ohio", "Être essoré", "Être flagada", "Être fracassé", "Être moulu", "Être raplapla", Être sur les jantes" ou "Être rétamé", "Être rincé", "Être subclaquant", "Être vermoulu" ou "Être vidé" relèvent du registre familier. Ainsi que "Être flapi" (ou "Être flappi"), "Être HS", "Être kaput", "Être lessivé" ou "Être Hors Service".

Ou "Être cuit", "Être à ramasser à la petite cuillère", "Être en compote" et "Être ratacuit", qui sont également des idiotismes alimentaires. De même que "Être en capilotade", qui est mon expression préférée dans ce domaine.

Ainsi que l'étrange idiotisme musical "Avoir avalé la trompette", qui ne s'utilise que dans le domaine du football ou la formule "Faire de l'huile" qui relève du jargon cycliste ; les locutions verbales "Être bouilli", "Être carbo" (par apocope de carbonisé), "Être carbonisé", "Être dans le gaz", "Ne plus avoir de gaz" et "Ne plus tenir en l'air" relevant de tous les sports.

Enfin, ""Être au bout de sa vie" et "Être en PLS" sont surtout utilisées par les jeunes.

Les formules imagées "Être sur le flanc", "Être sur les rotules", "Être sur les genoux", ainsi que la locution "Ne plus en pouvoir" ("Je n'en peux plus") relèvent du langage courant.

De même que "Être à bout de forces", "Être achevé", "Être abattu", "Être accablé de fatigue", "Être anéanti", "Être épuisé", "Être mort", "Être mort de fatigue", "Être sans énergie", "Être sans force", Être vidé", "N'en pouvoir plus", "Ne plus tenir debout", "Ne plus parvenir à garder les yeux ouverts", "Ne plus parvenir à rester éveillé", "Ne plus pouvoir avancer", "Ne plus pouvoir metttre un pied devant l'autre", "Tomber de fatigue" ou "Tomber de sommeil".

Enfin "Être éreinté", "Être exténué", Être fourbu", "Être harassé", "Être las", "Être rompu", "Être rompu de fatigue", et "Être vanné" relèvent du registre soutenu.

Quant à nos amis bretons, ils disent : "Être éouimpé" (ou "Être ewimpé"), nos amis lyonnais "Avoir les jambes en pâte à quenelle" et nos amis du Nord "Être tanné".

Ne dites pas : "Mon pote a pris cher quand les flics l'ont chopé après avoir grillé un feu." !

Mais : "Mon copain a été sévèrement puni quand les policiers l'ont arrêté après être passé au feu rouge." !

Ou mieux encore : "Mon ami a subi une lourde condamnation lorsque les représentants de l'ordre l'ont interpellé après avoir indûment franchi un feu de signalisation." !

Vous passerez ainsi du registre argotique au langage courant ou au registre soutenu.

"Prendre cher".

Cette expression peut avoir différentes significations, en fonction du contexte :

  • dans le registre familier, elle signifie : demander ou exiger des honoraires élevés,

On dit par exemple : "J'ai un super cardiologue mais il prend cher".

  • et, dans le registre populaire, :
    • avoir bien vieilli, ou s'être physiquement dégradé,

On dit par exemple : "J'ai revu Alain Delon, à la télévision, l'autre jour : il a pris cher, le pauvre !".

Ou : "J'ai été surpris en revoyant une vieille amie du lycée, récemment : elle a pris cher :".

    • être ivre ou puissamment drogué,

On dit par exemple : "Stéphane a picolé toute la soirée : il a pris cher !".

    • subir une sévère réprimande ou une lourde condamnation.

On dit par exemple : "Mathias a pris cher quand son père a vu son bulletin tout pourri !".

Ou : "Mon pote a pris cher quand les flics l'ont chopé après avoir grillé un feu".

    • s'endommager, s'user.

On dit par exemple : "On voit qu'il était à ton grand-père et que ton vieux et ses frangins s'en sont longtemps servi de ce vélo : il a pris cher !".

Source : wikipedia.org

"L'andropause".

Il s'agit de l'ensemble des symptômes physiologiques et psychologiques pouvant accompagner la baisse de testostérone chez l'homme vieillissant.

Elle survient habituellement vers cinquante ans, et n'est pas exactement l'équivalent de la ménopause pour la femme, car on ne constate pas de baisse de fertilité associée à cette baisse de la testostérone.

Les principaux symptômes peuvent être les suivants :

  • des érections moins rigides et moins nombreuses, ainsi qu'une baisse de la libido. Les hommes peuvent avoir moins l'envie de faire l’amour ; phénomène encore aggravé parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas compter sur une érection fiable,
  • une fatigue inhabituelle, moins d’énergie, ce qui les pousse à faire la sieste ou à s'assoupir plus facilement, alors qu’ils ne le faisaient pas auparavant,
  • des troubles du sommeil,
  • un changement de comportement, soit vers la dépression, soit au contraire vers une irritabilité plus importante qu’avant,
  • une augmentation du tour de taille, car la graisse se stocke davantage à cet endroit. Pour ne rien arranger, l’homme perd du muscle qui, le plus souvent, se transforme en graisse. Ce qui lui donne une nouvelle image, moins athlétique, pouvant se révéler très gênante pour lui,
  • une baisse de la pilosité, tant sur les bras, les jambes, les cuisses que le thorax ou au niveau de la barbe,
  • un affinement et un éclaircissement de la peau,
  • une transformation des androgènes (hormones mâles) en oestrogènes (hormones sexuelles femelles primaires), car la graisse sécrète des œstrogènes ; ce qui peut produire une gynécomastie (les seins poussent un peu), qu'il convient cependant de distinguer d'une simple proéminence due à l’embonpoint.