Quand les verbes "Appeler" et "Rappeler" doivent-ils prendre un "l" ou deux "l" ?

Toute la difficulté vient de ce que ces deux verbes, qui s'écrivent à l'infinitif avec un seul "l", en prennent parfois deux lorsqu'ils sont conjugués.

Or il suffit de se référer à la prononciation même du verbe pour éviter de commettre une erreur :

  • Lorsque le verbe se prononce "è", alors il s'écrit avec deux "l".

Exemple: "Elle appelle" ou "Il rappellera" s'écrivent avec deux "l" car ils se prononcent "è" ("appèlle" et "rappèllera").

  • Mais quand le verbe se prononce "eu", alors il s'écrit avec un seul "l".

Exemple: "Vous appelez" ou "Nous rappelions" s'écrivent avec un seul "l" car ils se prononcent "eu" ("appeulé" et "rappeulion").

Attention toutefois aux substantifs "appel" et "rappel", qui, bien que se prononçant "è" s'écrivent avec un seul "l" !

"Un travail de longue haleine".

Cette locution nominale désigne un travail devant s'effectuer sur la durée et nécessitant un effort soutenu.

La formule "De longue haleine"peut également s'appliquer aux mots "Mission", "Oeuvre" ou "Tâche".

Exemples :

  • "Mettre en ligne sur jaimelesmots.com le contenu de plus cinq décennies de collecte de mots, locutions et expressions constitue pour l'auteur de ces lignes une mission de longue haleine ".
  • "La rédaction des 7 tomes et des 4 215 pages, 9,6 millions de caractères et 1,5 million de mots de "À la recherche du temps perdu" a été, pour Marcel Proust, une oeuvre de longue haleine."
  • "L'amélioration des méthodes de travail et de sécurité au sein d'une entreprise est une tâche de longue haleine".

"Henri Verneuil".

Henri Verneuil

Il s'agit du nom d'artiste du réalisateur et scénariste de cinéma français d'origine arménienne Achod Malakian, né le 15 octobre 1920 et mort le 11 janvier 2002.

Ayant fait tourner les plus grands acteurs français (Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Patrick Dewaere, Fernandel, Jean Gabin, Lino Ventura) et internationaux (Yul Brynner, Henri Fonda, Anthony Quinn, Omar Sharif), il est l'auteur d'innombrables succès.

Et il demeure, à ce jour, le réalisateur français ayant rassemblé le plus de spectateurs au cours de sa carrière.

Avec ses 34 films, il a en effet cumulé plus de 91 millions d'entrées, et a réalisé en moyenne 2,69 millions d'entrées par film !

À la différence de nombreux réalisateurs, Henri Verneuil n'a pas connu seulement un ou deux énormes succès parmi de nombreux échecs ou films aux résultats modestes ou moyens ; mais il a, au contraire, enchaîné les succès avec une régularité de métronome puisque 21 de ses films ont dépassé les 2 millions d'entrées :

Affiche du film "La vache et le prisonnier"

  • un film à plus de 8 millions ("La vache et le prisonnier"),

Affiche du film français "Le casse" de Henri Verneuil (1971)

Affiche du film "Le clan des siciliens"

Affiche du film "Le fruit défendu"

Affiche du film "Le mouton à cinq pattes"

  • 4 à plus de 4 millions ("Le casse" (1971), "Le clan des siciliens" (1969), "Le fruit défendu" (1952) et "Le mouton à cinq pattes" (1954),
  • 9 à plus de 3 millions,
  • et 7 à plus de 2 millions !

Henri Verneuil a réalisé 4 de mes films français préférés des années 1960-1980 : "Cent mille dollars au soleil" (1964), "Week-end à Zuydcoote" (1964), "Le clan des sciliens " (1971) ou "Mille milliards de dollars" (1982) avec le génial Patrick Dewaere.

Et comme il a fait tourner 5 fois Jean Gabin et 8 fois Fernandel, deux de mes acteurs français préférés du XXe siècle, ses films occupent une place de choix au sein de ma vidéothèque personnelle !

"Bibi" et "Bibi".

Ce surnom en forme de gémination désigne deux personnes totalement différentes :

  • il s'agit d'abord, à partir des années 1950, de la gémination du patronyme de l'acteur français Maurice Biraud, né le 3 mars 1922 et mort le 24 décembre 1982.

  • puis, à partir des années 1990, du diminutif du prénom de l'homme politique national-libéral israélien Benjamin Netanyahou, né le 21 octobre 1949 et frère cadet de Yoni Netanyahou, le héros d'Entebbe (Ouganda).

"Bibi Netanyahou".

Benjamin Netanyahu

Il s'agit du surnom donné par ses partisans à l'homme politique national-libéral israélien Benjamin Netanyahou, né le 21 octobre 1949.

Premier ministre d'Israël de 1996 à 1999 et depuis 2009, il détient le record de durée dans cette fonction en Israël, après avoir été, à 47 ans, le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire du pays, ainsi que le premier à être né après la proclamation de l’indépendance.

Fils de l'historien nationaliste Bension Netanyahou, il est également le frère cadet du lieutenant Yonathan "Yoni" Netanyahou (13 mars 1946 - 4 juillet 1976), qui commandait la Sayeret Matkal, de 1975 à juillet 1976, et mourut au combat, à la tête du commando israélien, lors de la libération des otages du raid d'Entebbe (Ouganda).

Cet événement dramatique marqua le développement et le renforcement de son action politique.

D'abord diplomate, notamment ambassadeur de l'État d'Israël auprès des Nations unies entre 1984 et 1988, sa carrière météorique au sein de l’administration diplomatique fut en effet suivie d'une entrée en politique, avec son élection comme député, en 1988. Étoile montante du Likoud, le parti national-libéral israélien, il fut ministre des Affaires étrangères, puis ministre des Finances d'Ariel Sharon.

Source : wikipedia.org

"Bibi".

Maurice Biraud

Il s'agit du surnom en forme de gémination de l'acteur français Maurice Biraud, né le 3 mars 1922 et mort le 24 décembre 1982.

Animateur de radio et humoriste, il est l'auteur de recueils d'aphorismes et bons mots dont il était friand, comme en témoigne encore aujourd'hui son épitaphe : "Ici repose Maurice Biraud, qui n'a jamais eu besoin de porteur pour son bagage intellectuel".

Il a enregistré quelques chansons, dont un duo avec Régine et un autre avec France Gall, en 1967.

Disque de Maurice Biraud (1967)Disque de Maurice Biraud et France Gall (1967)

Il fut le parrain du réalisateur français Jacques Audiard, fils du génial dialoguiste Michel Audiard avec lequel il s'était lié d'amitié dès le début des années 1950 et dont il a naturellement plusieurs fois eu l'occasion de prononcer les merveilleux dialogues, comme dans par exemple "Un taxi pour Tobrouk" de Denys de la Pattelière (1961), "Le cave se rebiffe" de Gilles Grangier (1961) ou "La métamorphose des cloportes" de Pierre Granier-Deferre (1965), pour ne citer que mes trois préférés.

Affiche du film français "Un taxi pour Tobrouk" de Denys de la Patellière (1961)Affiche du film français "Le cave se rebiffe" de Gilles Grangier (1961)Affiche du film français "la métamorphose des cloportes" de Pierre Granier-Deferre (1965)

Qui ne se souvient par exemple de son fameux "Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche", adressé à Charles Aznavour, dans "Un taxi pour Tobrouk" ?

Maurice Biraud et Charles Aznavour dans "Un taxi pour tobrouk" de Denys de la Patellière (1960)

Source : wikipedia.org

"Un aparté".

Ce substantif masculin désigne :
  • au sens propre : une convention théâtrale par laquelle un acteur qui feint de se parler à soi-même éclaire le public sur ses réactions, ses intentions ou ses sentiments, les autres acteurs présents sur scène étant censés ne pas l'entendre,

Ce monologue ou petite réplique théâtrale n'est pas entendu par les autres personnages de la scène mais uniquement par les spectateurs.

  • et, par extension : une conversation particulière entre quelques personnes, à l'écart des autres, et qui ne doit pas être entendue.
On dit par exemple : "Mon chef de service s'est entretenu avec moi en aparté à l'issue de la réunion".
L'aparté entre l'entraîneur français Roger Lemerre et le capitaine de l'équipe de France de football Didier Deschamps, le 4 juillet 2000, à Rotterdam (Pays-Bas), après la victoire des Bleus à l'Euro 2000
L'aparté entre l'entraîneur français Roger Lemerre et le capitaine de l'équipe de France de football Didier Deschamps, le 4 juillet 2000, à Rotterdam (Pays-Bas), après la victoire des Bleus à l'Euro 2000
Sources : www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"La marque de la rue Cambon".

La formule "La marque de la rue Cambon" est souvent utilisée par les journalistes, fervents utilisateurs de métonymies, car la rue Cambon abrite le siège historique de la marque Chanel.

Coco Chanel y a en effet débuté en 1910 comme modiste au n°21.

Puis ouvert, en 1918, sa maison de haute couture au n°31 ; adresse à la laquelle se réfèrent du reste directement les noms des parfums Chanel "N°31", puis "31 rue Cambon".