"Mettre le petit Jésus dans la crêche".

Cette étonnante expression du registre populaire en forme d'idiotisme religieux désigne la pénétration vaginale...

"Les nuits d'une demoiselle" : 28 délicieuses expressions imagées pour évoquer la masturbation et la pénétration

Disuqe de Colette Renard

Cette superbe chanson française de 1963, écrite par Guy Breton, composée par Raymond Legrand et interprétée par Colette Renard est incontestablement l'un des chefs-d'oeuvre de la chanson grivoise.

La chanteuse Colette Renard y énumère pas moins de 28 délicieuses façons imagées d'évoquer la masturbation féminine et la pénétration.

Ces formules qui nous font sourire aujourd'hui, nous apparaissant presque comme davantage poétiques qu'argotiques, ont été à l'époque considérées comme suffisamment osées pour avoir été non seulement censurées en radio mais aussi édulcorées en disque, qu'il s'agisse du 45 tours de 1963 ou du 33 tours de 1965 (version pudiquement dite "épurée").

"Les nuits d'une demoiselle"

Que c'est bon d'être demoiselle, car le soir, dans mon petit lit,
Quand l'étoile Vénus étincelle, quand doucement tombe la nuit,
Je m'fais sucer la friandise, je m'fais caresser le gardon,
Je m'fais empeser la chemise, je m'fais picorer le bonbon,
Je m'fais frotter la péninsule, je m'fais béliner le joyau,
Je m'fais remplir le vestibule, je m'fais ramoner l'abricot,
Je m'fais farcir la mottelette, je m' fais couvrir le rigondonne,
Je m'fais gonfler la mouflette, je m'fais donner le picotin,
Je m'fais laminer l'écrevisse, je m'fais foyer le coeur fendu,

Je m'fais tailler la pelisse, je m'fais planter le mont velu,
Je m'fais briquer le casse-noisettes, je m'fais mamourer le bibelot,
Je m'fais sabrer la sucette, je m'fais reluire le berlingot,
Je m'fais gauler la mignardise, je m'fais rafraîchir le tison,
Je me fais grossir la cerise, je m'fais nourrir le hérisson,
Je me fais chevaucher la chosette, je m'fais chatouiller le bijou,
Je m'fais bricoler la cliquette, je me fais gâter le matou,

Mais vous me demanderez peut-être ce que je fais le jour durant,
Oh, cela tient en peu de lettres, le jour, je baise, tout simplement.

Cette séquence vidéo propose la version sonore non censurée de la chanson, calée - avec plus ou moins de bonheur - sur une apparition télévisée de 1964, au cours de laquelle Colette Renard interprétait naturellement une version édulcorée de sa chanson.

Pour les amateurs : je vous recommande vivement mes articles sur deux parodies masculines de cette chanson intitulées "Les nuits d'un damoiseau" et consacrées à la fellation et à la masturbation, envisagée cette fois du côté masculin :

 

"Faire subir les derniers outrages" à quelqu'un.

C'est avoir des relations sexuelles avec quelqu'un.

Il ne s'agit cependant - a priori - que de rapports non consentis.

"Faire subir les derniers outrages" à quelqu'un, c'est donc passer outre la volonté de cette personne et donc, concrètement, la violer !

"Faire la bête à deux dos".

J'ai toujours trouvé amusante cette expression du registre familier qui signifie "copuler", "avoir des relations sexuelles".