"Un dythirambe" et "Dythirambique".

J'aime beaucoup ce substantif et cet adjectif du registre soutenu, souvent mal orthographiés car, il est vrai, peu connus et compliqués à écrire.

Au sens propre, un dythirambe est - dans la Grèce antique - un hymne religieux chanté par un choeur d’hommes accompagné d'un aulos et d'une danse représentant à l'origine l'emprise de Dionysos sur les hommes. Même si des dithyrambes ont été adressés à d'autres divinités grecques, il s'agit avant tout d'une action liturgique célébrée en l’honneur de Dionysos.

Par extension, il désigne aujourd'hui un éloge ou une louange enthousiaste, et souvent excessive.

On n'écrit pas : "Dument" ni "Duement" !

Mais : "DÛment" !

Cet adverbe du registre soutenu signifie :

  • au sens propre, dans le domaine administratif ou juridique, et dans le registre soutenu : "Comme il se doit, en bonne et due forme, d'une manière formelle ; selon les formes/normes/règles prescrites ou requises".

On parle par exemple d'une "personne dûment accréditée, assermentée, autorisée, habilitée, informée ou qualifiée".

Ou d'une "chose dûment contrôlée, enregistrée, justifiée, notée, vérifiée".

  • et, au sens figuré, par extension, dans le registre familier, et avec une certaine dose d'ironie : "D'une façon/manière convenable, comme il convient, comme il faut".

On parle par exemple d'un "repas dûment arrosé" pour dire qu'on y a bu de manière... conséquente.

Ou d'un élève "dûment puni" pour dire que son enseignant n'a pas hésiter à le punir sévèrement.

Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Drolatique".

J'adore cet adjectif du registre soutenu, que j'utilise régulièrement dans mes articles de jaimelesmots.com et qui signifie "Amusant(e), cocasse, pittoresque, récréatif(ve), plaisant(e) par son originalité ou sa bizarrerie.

Je qualifie ainsi souvent les mots d'enfants de mes filles qui, le temps passant, continue néanmoins de me faire sourire.

"Intelligemment".

Cet adverbe du langage courant signifie :

  • avec intelligence, en concevant et saisissant les rapports entre les choses,
  • en faisant preuve de discernement, de jugement, de bon sens.

Sa prononciation - "un-té-lija-man" - n'est pas forcément évidente pour les enfants ou les étrangers.

Source : www.larousse.fr

"J'abhorre", "J'abomine" et "J'exècre".

J'adore et jutilise beaucoup ces trois formes conjuguées à la première personne du singulier des verbes du registre soutenu "Abhorrer", "Abominer" et "Exécrer"(è-gzé-kré), qui signifient : j'ai en en horreur, je déteste au plus haut point.

 

Dites "De surcroît" plutôt que "De plus" ou "En plus".

Vous passerez ainsi du langage courant ou du registre familier au registre soutenu.

Exemples :

  • "Arriver en avance vous permet, de surcroît, de repérer les lieux".
  • "L'appartement est superbe et jouit, de surcroît, d'une très belle vue sur la mer".

"Le népotisme".

Le "népotisme" désigne l'usage abusif de son autorité pour favoriser l'ascension de sa famille et lui procurer des avantages.

  • Le "népotisme" est originellement la tendance de certains supérieurs ecclésiastiques, évêques et papes, et par extension de certains dirigeants d'autres institutions, à favoriser l'ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu'ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l'intérêt général.

Le terme a été emprunté en 1653 à l'italien "nepotismo", lui-même dérivé de "nepote" qui signifie"neveu", par référence au favoritisme accordé par un pape à l'un de ses neveux par la cession indue de titres ecclésiastiques ou de donations réservés au Vatican. Mais le mot "neveu" à cette époque, est un euphémisme, désignant souvent les propres enfants des ecclésiastiques.

  • Par extension, le terme désigne une tendance à accorder des avantages à des relations, ou amis proches, indépendamment de leur valeur. Il est alors synonyme de "favoritisme" (langage courant) ou de "copinage" (registre familier).

Fort heureusement, cette pratique, naturellement blâmable, à laquelle il semble que nombre de nos hommes politiques - entre autres  - aient longtemps eu recours, est aujourd'hui en passe de disparition.

C'est du moins ce dont on ne cesse d'essayer de nous convaincre !

Source : wikipedia.org

"L'inanité".

J'utilise fréquemment ce substantif du registre soutenu que j'apprécie particulièrement et qui désigne :

  • au sens propre, ce qui est vide, sans réalité, sans intérêt.

On parle par exemple de "l'inanité d'une oeuvre ou d'une conversation".

  • et, au sens figuré, ce qui est inutile, futile, vain.

On parle par exemple de "l'inanité d'un travail ou d'une tâche".

Source : www.cnrtl.fr