On n'écrit pas : "La poule caquète" ni "Les poules caquètent" !

Une poule qui caquette

Mais : "La poule caquETTE" et "Les poules caquETTENT" !

Sauf à se plier à la réforme de l'orthographe acceptant que les formes conjuguées des verbes en "-eter" puissent s'écrire avec un accent grave et une consonne simple devant une syllabe contenant un "e" muet... ce qui n'est pas mon cas, je le confesse, puisque ce type de réforme ne fait - à mes yeux - que compliquer davantage encore notre orthographe, déjà bien suffisamment alambiquée.

 

"Pleurer comme un veau" et "Beugler comme un veau"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme animalier appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "Pleurer comme un veau" : pleurer abondamment et bruyamment,

On dit par exemple : "À peine avait-elle perdu sa tétine, que ma fille pleurait comme un veau, lorsqu'elle était petite",

  • et "Beugler comme un veau" : hurler, gueuler (registre argotique),

On dit par exemple : "Tu n'as pas fini de beugler comme un veau : ils vont te le rendre ton ballon".

"Pleurer comme un veau "

Ces deux formules font naturellement référence au veau, le petit de la vache, qui, lorsqu'il appelle sa mère, émet un son bruyant appelé "Beuglement".

Elle est très proche de l'idiotisme religieux "Pleurer comme une Madeleine" et des idiotismes corporels "Pleurer à chaudes larmes" et "Pleurer toutes les larmes de son corps".

"Le renard des sables", "Le renard des sables du Sahara" ou "Le renard de poche".

Un fennec

Il s'agit du surnom du fennec, un petit mammifère d'Afrique du Nord, à grandes oreilles pointues.

Le fennec est l'animal national de l'Algérie. Et l'équipe d'Algérie de football est surnommée "Les Fennecs".

Des fennecs, en captivité
Des fennecs, en captivité
Des fennecs, en captivité
Des fennecs, en captivité

Ce petit renard de la famille des canidés vit dans le désert du Sahara et la péninsule du Sinaï.

Avec ses oreilles caractéristiques, il est la plus petite espèce de sa famille. Sa fourrure, ses oreilles et sa fonction rénale sont adaptées aux conditions physiques du désert : températures extrêmes et pénurie d’eau.

Ses oreilles lui servent également de système de ventilation et de refroidissement du sang, l'aidant à résister aux températures élevées et au climat extrême du désert.

Le terme "Fennec" vient de l'arabe et signifie "Renard".

Caractéristiques physiques

Le fennec a de très longues oreilles (pouvant mesurer jusqu'à 10 centimètres), un nez assez long, de longues moustaches et une queue relativement longue, plate et touffue.

Son surnom de "Renard de poche" lui vient naturellement de sa toute petite taille. C'est en effet le plus petit des canidés existant sur Terre, puisqu'il ne mesure que de 20 à 40 cm de long, auxquel s'ajoute une queue de 18 à 30 cm.

Son poids moyen est de 1,7 kg contre 6 kg pour la plupart des autres espèces de renard. Et sa hauteur moyenne est d'environ 20 cm, et environ 35 cm lorsque l'on y ajoute les oreilles. Le fennec a un pelage allant du brun pâle à presque blanc et ressemble beaucoup au renard nain auquel il est apparenté, hormis ses oreilles dressées, chacune aussi grande que la face.

Comportement

La nuit, les longues oreilles du fennec lui permettent d'entendre les plus petits bruits que font ses proies, ce qui lui permet de ne pas faire de longues recherches dans le désert. Le fennec est un redoutable chasseur, rusé et véloce. Il est parfaitement adapté au climat aride, ses oreilles très vascularisées et très grandes comparées à celles des autres espèces de renard sont des éléments refroidisseurs. Les poils sous ses pattes lui permettent de ne pas glisser sur le sable et d'approcher ses proies en silence. Le jour, dans le désert, la température du sable est de 70 °C à la surface. Mais le fennec peut creuser jusqu'à deux mètres de profondeur, ramenant ainsi la température aux environs de 30 °C. La surface plantaire du fennec est couverte de poils épais qui le protègent de la chaleur du sable.

Un fennec, en plein désert
Un fennec, en plein désert

Le fennec creuse très rapidement et, quand il est poursuivi, se cache dans le sable. Le fennec dort généralement le jour et sort la nuit chercher sa nourriture. Lorsqu'un vent de sable se lève, les petits fennecs cherchent un abri auprès de leurs parents qui les dissimulent parfois sous leur longue queue touffue.

Cri

Comme le renard, le fennec glapit ou jappe, c'est-à-dire qu'il pousse des petits cris ou grognements successifs.

Un fennec, au sortir de son terrier
Un fennec, au sortir de son terrier

Régime alimentaire

Le fennec est omnivore. Il se nourrit essentiellement de souris, de petits oiseaux, de lézards ou d'insectes, et complète ce régime avec des fruits. Le fennec s'abreuve parfois à des points d'eau, bien que cela ne lui semble pas indispensable ! La capacité des fennecs à se passer de boire pour des durées indéterminées résulte en effet de leur adaptation à leur habitat désertique et de leur régime alimentaire, certains insectes figurant à son menu étant constitués de 70 % d'eau. De plus, le système rénal du fennec concentre les urines, ce qui a pour effet une élimination maximale de déchets pour un minimum de perte.

Reproduction

Le fennec est monogame et les couples restent unis toute la vie. La saison de reproduction a lieu entre janvier et février. La femelle donne naissance à une portée de 2 à 5 petits entre mars et avril, après 50 à 53 jours de gestation. Les petits sont aveugles à la naissance  et ouvrent les yeux au bout de 2 semaines. Ils commencent à jouer dans la tanière à 4 semaines et sortent jouer dehors après 5 semaines. Les deux parents s'occupent d'eux. Les jeunes atteignent la maturité sexuelle entre 6 et 9 mois, lorsqu'ils atteignent leur taille adulte. La longévité est de 10 ans dans la nature.

On ne connaît pas de prédateurs au fennec bien qu'il puisse y en avoir ; sa tanière, son pelage de couleur sable et son ouïe très fine l'aident à s'en protéger8. Seul l'homme peut, en le capturant, devenir un prédateur.

Habitat et répartition

L'habitat du fennec est un terrier, creusé dans le sable ou dans de petites grottes, et tapissé d'un ensemble de matériaux moelleux tels que fourrure ou plumes.

Un fennec

Le fennec habite les déserts du Nord de l'Afrique et jusqu'à l'Arabie saoudite. Et l'on trouve la plupart des fennecs en Algérie. .

Les populations de fennecs sont stables au Sahara, hormis dans certaines zones du Maroc où il a disparu.

L'espèce n'est pas menacée actuellement d'extinction, mais elle pourrait le devenir. Car si la vente des jeunes fennecs aux Européens amateurs d'exotisme est désormais interdite, il s'agit toujours d'un animal de compagnie recherché et autorisé en Amérique du Nord et Japon !

Souvenir personnel

Très jeune adhérent du WWF dès 1970, je me souviens avoir été choqué lorsque j'étais enfant, au tout début des années 1970, à Conflans Sainte-Honorine (78), d'apprendre que des voisins venait d'entrer en possession d'un fennec, qu'ils logeaient dans leur pavillon... Mais n'avoir jamais bien évidemment jamais pu ne serait-ce qu'entrapercevoir celui-ci, qui - bien fait pour eux ! - leur menaient une vie impossible la nuit, durant laquelle il était redoutablement turbulent, pour dormir et se cacher toute la journée durant !

Ce qui les a - fort heureusement, à mon sens - amené à s'en débarrasser rapidement, au profit d'une association de protection des animaux.

Sources : Le Robert et wikipedia.org

"Le babillage", "Le babillement" et "La babillerie".

Ces trois substantifs parfaitement synonymes désignent tous l'action de babiller, c'est à dire, selon le contexte :

  • parler avec abondance, d'une manière vive et volubile.

On dit par exemple : "L'été, mon mari et ses copains babillent des heures durant pendant la retransmission des étapes du Tour de France".

  • tenir des propos puérils.

On dit par exemple : "Les babillages des enfants de mon compagnon me donnent parfois mal à la tête".

  • pour un nourrisson : émettre des vocalisations spontanées.

On dit par exemple : "Je ne me lasse pas des babillements de mon fils".

  • par analogie, en parlant de certains oiseaux : chanter, gazouiller.

On dit par exemple : "Mon fils et ses copains babillent comme des canaris".

  • par métaphore, en parlant du bruit des vagues : clapoter.

On dit par exemple : "Seul, la nuit, sur mon voilier, j'adore écouter les vagues babiller sous mon hublot".

  • péjorativement : parler avec abondance et vite, pour le seul plaisir de parler ; tenir des propos futiles sans ordre ni suite.

On dit par exemple : "Je n'en pouvais d'entendre ma tante babiller ainsi tant et plus".

  • et, enfin, par extension : dire du mal de quelqu'un, jaser sur quelqu'un.

On dit par exemple : "Mon gardien ne cesse de babiller sur l'ensemble des propriétaires de la résidence".

Sources : www.cnrtl.fr

"Les différents verbes et noms correspondant au chant ou au cri de l'oiseau".

Un oiseau qui chante

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la langue française dispose, pour évoquer le chant ou le cri des oiseaux, en général, d'au moins :

  • dix verbes  :

"Babiller", "Chanter", "Dégoiser", "Gazouiller", "Jaboter", "Pépier", "Piailler", "Piauler", "Ramager" et "Siffler".

  • et douze substantifs :

"Le babillage", "Le babillement", "La babillerie", "Le chant", "Le gazouillement", "Le gazouillis", "Le jabotage", "Le pépiement", "Le piaillement", "Le piaulement", "Le ramage" et "Le sifflement".

Mais il en existe une multitude d'autres, plus spécifiques - qui feront l'objet d'autres articles - car de très nombreuses catégories ou espèces d'oiseaux possèdent leurs propres verbes et substantifs, parmi lesquels les 67 suivantes :

  • l'aigle, l'albatros, l'alouette,
  • la bécasse, la bécassine, la buse, le butor,
  • la caille, le canard, le chat-huant (ou chouette hulotte), la chouette, la cigogne, le colibri, la colombe, le coq, le coq de bruyère, le corbeau, la corneille, le coucou, le courlis, le cygne,
  • le dindon,
  • l'épervier, l'étourneau,
  • le faisan, le faucon, la fauvette, le freux (ou corbeau freux),
  • le geai, la gélinotte, le goéland, la grive, la grue,
  • le héron, le hibou, l'hirondelle, la huppe,
  • le jars,
  • le loriot,
  • le manchot, le merle, la mésange, le milan, le moineau,
  • l'oedicnème, l'oie,
  • la palombe, le paon, la perdrix, le perroquet, la perruche, le pic vert (ou pivert), la pie, le pigeon, le pipit farlouse (ou pipit des prés ou béguinette), le pingouin, le pinson, la pintade, la poule, le poulet, le poussin,
  • le ramier, le roitelet, le rossignol,
  • la sarcelle, le serin,
  • et la tourterelle.

Source : wikipedia.org

"Clabauder" et "Le clabaudage".

J'aime beaucoup ce verbe et ce substantif masculin peu courants, qui relèvent du domaine de la chasse et qui dérivent du mot "Clabaud", désignant un chien de chasse aux oreilles pendantes qui aboie sans raison.

  • "Clabauder" signifie :
    • au sens propre : aboyer fréquemment,
    • et, au sens figuré, :
      • crier, faire du bruit mal à propos et d’une façon malveillante.
      • ou critiquer injustement une personne ; médire.
  • et "Le clabaudage" désigne :
    • au sens propre : l'aboi (ou aboiement) de plusieurs chiens,
    • et, au sens figuré, dans le registre soutenu, de vaines criailleries.

On dit par exemple : "Laissez-les donc dire, mon ami ; ce ne sont là que de misérables clabaudages !".

Source : wiktionary.org