"Impérissable".

Ce joli adjectif du langage courant signifie : indestructible, qui ne peut être détruit, périr ; qui dure très longtemps ; qui est éternel, inaltérable, ineffaçable, vivace, immortel.

On dit par exemple :

  • "Ce voyage nous a fait vivre des émotions impérissables",
  • "Le riz est une denrée impérissable",
  • ou : "Ce film ne m'a pas laissé un souvenir impérissable : je l'ai vu il y a quelques années à peine et ne pourrais même pas vous en raconter l'intrigue".

Sources : www.larousse.fr, www.linternaute.fr, Le Robert et www.cnrtl;fr

"Déginguandé".

J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu qu'utilisait ma mère à propose de certains de mes copains d'adolescence.

Se prononçant dé-jun-guan-dé, il signifie en effet : ayant une allure gauche, une démarche irrégulière, déséquilibrée, sautillante. Et cela en raison de son corps disproportionné dans sa haute taille ou de ses membres trop longs.

On dit par exemple : "Mon ami Philippe est tout déginguandé : il a grandi de plus de 30 centimètres cette année et atteint presque les deux mètres !".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"La déliquescence" et "Déliquescent".

J'aime beaucoup ces jolis mots du registre soutenu, qui désignent respectivement :

  • "La déliquescence" :
    • au sens propre :
      • propriété que possèdent certains corps de se désagréger et de passer à l'état liquide ou semi-liquide en absorbant l'humidité de l'air,

On dit par exemple : "Ce produit de séchage est constitué de cristaux ou granulés que la déliquescence désagrège et rend liquides".

      • ou : état d’un corps ainsi pénétré par l’humidité.

On dit par exemple : "Ce sel est tombé en déliquescence".

    • et au sens figuré :
      • décadence complète, décomposition, ruine, résultant de la violation des règles morales,

On dit par exemple : "La déliquescence de notre société prend désormais des proportions inquiétantes".

      • ou : déchéance, décrépitude, dégénérescence, grand affaiblissement physique et intellectuel d'une personne.

On dit par exemple : "La déliquescence de ce très vieil ami m'attriste profondément".

  • et "Déliquescent" ou "Déliquescente" :
    • au sens propre : pouvant fondre complètement par déliquescence,

On dit par exemple : "Il s'agit de cristaux déliquescents, utilisés comme produit de séchage".

    • et au sens figuré :
      • en complète décadence,

On dit par exemple :"L'Empire romain est alors déliquescent".

      • ou : décrépi, dégénérescent, très affaibli physiquement ou intellectuellement.

On dit par exemple : "Sois réaliste, voyons : ton arrière-grand-père est plus que déliquescent désormais".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Au regard de" ou "Au regard des".

J'aime beaucoup employer cette locution prépositive qui relève du registre soutenu et qui signifie, selon le contexte: compte tenu de/s, par rapport à/aux, eu égard à/aux, en considération de/s, en comparaison de/s.

On dit par exemple : "Au regard de mes revenus, le coût de cette réparation est vraiment très élevé".

Ou : "Je ne suis pas inquiet pour les résutats de ma fille à ce concours, au regard de son excellent niveau".

Sources : www.linternaute.fre et www.academie-francaise.fr

"Sporadique" et "Sporadiquement".

Ces deux jolis mots appartiennent au registre soutenu.

Et ils signifient respectivement :

  • "Sporadique" (adjectif) :
    • qui apparaît, existe, se produit çà et là, de temps en temps, par intermittence, d'une manière irrégulière, éparse, clairsemée,

On dit par exemple : "L'incendie ne reprend plus que de façon sporadique".

Ou : "Après six mois, le mouvement s'est essouflé et il ne restait plus que des grèves sporadiques".

    • ou, en matière de pathologies : qui se produit rarement et ne touche, n'atteint que quelques individus isolés au sein d'une population. Par opposition à "épidémique" et "endémique".

On dit par exemple : "En dehors des périodes d'épidémie, cette maladie ne s'observe que de manière sporadique".

  • et "Sporadiquement" (adverbe) : de façon sporadique, d'une manière sporadique ; irrégulièrement, occasionnellement.

On dit par exemple : "À partir d'ici la forêt vierge n'existe pratiquement plus, sinon sporadiquement".

Ou : "Cette maladie s'observe sporadiquement dans certains pays d'Afrique".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Gausser" ou "Se gausser".

J'aime beaucoup utiliser ce verbe du registre soutenu et du registre désuet, qui signifie :

  • "Gausser" : tourner une personne en ridicule ; la railler.

On dit par exemple : "Peut-être commenceront-ils à modifier leur façon de procéder lorsqu'ils en auront asse que nous les gaussions".

  • et "Se gausser" : se moquer ouvertement d'une personne ou de son attitude ; en rire.

On dit par exemple : "Je me gausse des résultats obtenus par ce gouvernement d'incapables".

Sources : www.larousse.fr, Le Robert et www.cnrtl.fr

"Des desiderata" ou "Un desideratum".

Ce joli mot latin est utilisé en français, le plus souvent au pluriel pour désigner : des choses que l'on souhaite voir se réaliser, que l'on demande, que l'on attend. Et donc, selon le contexte : des désirs, des souhaits, des voeux, des revendications, des prétentions, des doléances.

On dit par exemple : "À force d'écouter les desiderata de son trio d'attaquants vedettes Benzema, Griezmann, Mbappé, durant la phase finale de l'Euro 2020, le sélectionneur des bleus, Didier Deschamps, s'est perdu dans ses schémas tactiques : 4-3-3 face à l’Allemagne lors de la première rencontre de poule, 4-4-2 face à la Hongrie, lors de la deuxième, 4-2-3-1 contre le Portugal, lors de a troisième, et enfin 3-5-2 face à la Suisse, lors du huitième de finale !".

Ou : "Mon nouveau patron m'a clairement demandé mes desiderata en matière de rémunération et d'avantages, et s'est engagé à me donner satisfaction !".

Sources : www.larousse.fr, www.linternaute.fr et www.cnrtl.fr

"Pérorer".

J'aime beaucoup ce joli verbe du registre soutenu.

Souvent employé de manière péjorative, il signifie : discourir longuement, disserter, parler d'une manière prétentieuse, avec emphase, prétention, suffisance et fierté ; pontifier.

On dit par exemple : "Quand vous aurez fini de pérorer, vous viendrez peut-pêtre nous aider en cuisine ?".

Ou : "Non mais, vous avez vu ce sombre idiot, pérorer quarante minutes durant, en se prenant pour un éminent spécialiste !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Bavarder".

Source : Le Robert, www.cnrtl.fr, wiktionary.org, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Alambiqué".

J'aime beaucoup ce joli adjectif qui fait référence au subtantif masculin "un alambic", lequel désigne : un appareil destiné à la distillation, c'est à dire la séparation de produits par chauffage puis refroidissement.

 

Un alambic

L'adjectif "Alambiqué" signifie ainsi, selon le contexte :

  • dans le registre familier : trop subtil, trop raffiné, maniéré, précieux, affecté, sophistiqué,

On dit par exemple : "Si tu me permets, je trouve ton raisonnement bien alambiqué".

  • et par extension, au sens figuré : exagérément compliqué, confus, tortueux.excessivement subtil, recherché,

On dit par exemple : "Je pense que l'orthographe et la grammaire françaises sont suffisamment alambiquées pour ne pas les compliquer davantage encore avec des réformes orthographiques jamais appliquées concrètement, qui ne font qu'ajouter de la complexité à la complexité".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Une mandale", "Une mornifle" ou "Une torgnole".

Lino ventura mettant une "torgnole" à Jean Lefèvre, dans le film "Ne nous fâchons pas" de Georges Lautner (1966)

J'adore ces trois substantifs féminins du registre argotique et du registre populaire, qui désignent : un coup violent appliqué avec le plat de la main, en général sur la joue ; une claque, une gifle.

On dit par exemple :

  • "Mon frangin s'est pris une mandale hier soir en boîte de nuit",
  • "Je t'assure que si tu continues à draguer cette fille sous les yeux de son mec, tu vas te prendre une mornifle !",
  • et : "Je vous préviens que si vous n'arrêtez pas immédiatement votre musique de sauvages, je commence la distribution de torgnoles !".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Claquer le beignet".

J'ai toujours adoré cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire.

Appartenant bien sûr au registre argotique, elle signifie : gifler, frapper au visage.

On dit par exemple : "Qu'il ne recommence pas à me péter les couilles celui-là où je lui claque le beignet !".

"Dérisoire".

Ce joli adjectif du langage courant signifie, selon le contexte :

  • insignifiant, minime, au point d'être négligeable (un "salaire dérisoire", un "prix dérisoire"),

On dit par exemple : "Travailler autant pour un salaire aussi dérisoire, non merci bien !".

  • ou : poussant ou incitant à la dérision ; négligeable au point de ne pas pouvoir être pris en considération ; risiblement inutile, vain, inefficace ; méritant d'être tourné en ridicule (un "acte dérisoire"", un "adversaire dérisoire", une "offre dérisoire", une "proposition dérisoire").

On dit par exemple : "Tu as tort de croire que tu ne vas rencontrer au départ que des adversaires dérisoires. Tu pourrais malheureusement bien avoir à le regretter".

Sources : Le robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.fr