"Affirmer mordicus" ou "Soutenir mordicus".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Elles font référence à l'adverbe latin "Mordicus" ("en mordant") et signifient : affirmer avec obstination ; soutenir avec ténacité ; affirmer quelque chose de façon catégorique, avec une fermeté opiniâtre.

On dit par exemple : "Mon petit-fils m'a affirmé mordicus que la guerre de 1814-1818 avait été une effroyable boucherie !".

Ou : "L'un de mes collègues m'a soutenu mordicus qu'Emmanuel Macron croyait que la Guyane était une île... eh bien il avait raison !".

Sources www.larousse.fr et www.expressio.fr

"Un plumitif".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre soutenu, qui désigne, selon le contexte :

  • dans le jargon juridique : un registre tenu par le greffier durant les audiences, sur lequel il note les diverses phases de l'audience et l'essentiel des décisions,
  • et, de façon péjorative :
    • une personne vivant de sa plume, telle que un greffier, un clerc de notaire, un commis aux écritures, un secrétaire ou un bureaucrate.
    • un écrivain ou un journaliste médiocre, besogneux.

On dit également, dans le registre familier : "Un gratte-papier" ou "Un scribouillard".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Pertinemment".

Cet adverbe du registre soutenu qualifie ce qui est fait de manière pertinente, judicieuse.

  • Répondre pertinemment, c'est répondre avec intelligence et bon sens.

On dit par exemple : "J'éprouve des difficultés à prendre mon épouse pour une imbécile car elle me répond toujours pertinemment...".

  • Savoir pertinemment quelque chose, en revanche, c'est le savoir parfaitement, de manière incontestable.

On dit par exemple : "Mon chéri, tu sais pertinemment que j'aperçois le soutien-gorge de notre jeune fille au pair sous ta descente de lit... et que cette pauvre Ingrid va rapidement étouffer dans la penderie !".

"Gager que".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre soutenu, que j'utilise souvent dans ce blogue et qui signifie : parier que, présumer que, supposer que ; donner comme sûre son opinion sur quelque chose.

On dit par exemple : "Compte tenu de l'importance du nombre d'articles publiés chaque semaine, je gage que l'importante croissance de la fréquentation de J'aime les mots perdure".

Ou : "Je gage que le niveau de langue de nos journalistes n'ira guère en s'améliorant".

Sources : www.cnrtl.fr, Le Robert et www.larousse.fr

"En deçà" ou "En deçà de".

J'aime beaucoup cette jolie locution prépositive, qui relève du registre soutenu et signifie, selon le contexte :

  • de ce côté-ci  ou de ce côté-ci de :

On dit par exemple : "L'usager de la SNCF oit respecter le marquage au sol indiquant la limite de discrétion. Et s'arrêter en deçà".

Ou : "En deçà de la frontière, le port de la ceinture de sécurité n'était pas obligatoire avant le 1er juillet 1973, à l'avant, et le 1er octobre 1990, à l'arrière".

  • avant ou avant le/la/les.

On dit par exemple : "Ce phénomène date de la dernière guerre. Et n'existait pas en deçà".

Ou : "Cette machine n'était pas utilisée en deçà du Moyen Âge".

  • ou, au figuré : en dessous ou en dessous de.

On dit par exemple : "Pour cet achat, je me suis fixé une limite de 200€. Et j'espère bien rester en-deçà".

Ou : "La fréquentation de J'aime les mots est restée cette semaine-ci en-deçà de ses niveaux habituels".

Source : wikipedia.org

"Rédhibitoire".

J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu, qui nous vient du latin "Redhibere" ("Reprendre une chose vendue").

Et qui signifie, selon le contexte :

  • dans le domaine juridique : pouvant motiver l'annulation d'une vente.

On parle ainsi d'une "action rédhibitoire", d'une "clause rédhibitoire" ou d'un "vice rédhibitoire".

  • et par extension : constituant un empêchement absolu ou un obstacle radical à une action.

On parle ainsi d'un "défaut rédhibitoire" ou d'un "prix rédhibitoire".

Et l'on dit par exemple : "Accumuler les fautes de grammaire est pour moi un défaut rédhibitoire".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Abutyrotomofilogène" et "Un abutyrotomofilogène".

J'adore cet adjectif et ce substantif masculin malheureusement très difficiles à retenir.

Il s'agit de mots savants composés et de néologismes signifiant littéralement "Qui n’a pas inventé le fil à couper le beurre"... et donc, concrètement : simplet, niais, idiot.

On dit par exemple : "Un préposé abutyrotomofilogène m'a réclamé trois fois ma pièce d'identité avant de me délivrer mon colis".

Ou : "Deux abutyrotomofilogènes en civil m'ont réclamé mes papiers".

Ce mot fait naturellement partie de mes façons préférées de dire "Un idiot".

"Perdurer" ne signifie pas "Continuer" ou "Se prolonger" !

  • Sauf pour nos amis de Belgique.

Qui disent par exemple : "J'espère que mon contrat va perdurer".

Ou : "La grève des cheminots perdure".

  • En France, ce verbe du registre soutenu, que j'aime à employer, signifie : durer toujours, se perpétuer.

On dit par exemple : "Avec la montée des eaux résultant du réchauffement climatique, l'érosion de nos falaises va malheureusement perdurer".

Ou : "Cette tradition perdure au XXIe siècle".

Source : wiktionary.org

"Fréquemment"

Ce joli adverbe du registre soutenu signifie :

  • de façon fréquente, souvent.

On dit par exemple : "J'appelle fréquemment ma mère au téléphone".

Ou : "Ma voisine est fréquemment en retard à son travail".

  • ou : couramment.

On dit par exemple : "À la campagne les enfants côtoient fréquemment beaucoup plus d'animaux que ne peuvent le faire les peits citadins".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Aimer à (+ verbe à l'infinitif)" et "Aimer de (+ verbe à l'infinif)".

Ces deux locutions verbales appartenant au registre soutenu et signifiant : prendre plaisir à.

  • J'aime beaucoup la formule "Aimer à (+ verbe à l'infinitif)", que j'utilise assez fréquemment.

On dit par exemple : "J'aime à regarder les classiques du cinéma états-unien en VOSTF".

Ou : "J'aime à penser que j'ai été et suis un bon père pour mes deux filles".

  • Je n'utilise jamais en revanche la formule "Aimer de (+ verbe à l'infinif)", en raison de son caractère un peu précieux, affecté.

On dit par exemple : "Ce que j'aimerais, c'est d'être célèbre".

Ou : "J'aimerais de me reposer davantage en fin de semaine".

Source : wiktionary.org

"Des heures durant" ou "Des jours durant".

J'aime beaucoup ces différentes locutions adverbiales relevant du registre soutenu et signifiant :

  • "Des années durant": pendant des années.

On dit par exemple : "J'ai été un grand collectionneur des années durant".

  • "Des heures durant" : pendant des heures.

On dit par exemple : "J'ai attendu ton appel des heures durant sans même parvenir à te joindre".

  • et "Des jours durant" : pendant des jours.

On dit par exemple : "Des jours durant, j'ai dû aller à mon bureau à bicyclette".

  • et "Des mois durant" : pendant des mois.

On dit par exemple : "Après mon opération j'ai souffert des mois durant".

  • et "Des semaines durant" : pendant des semaines.

On dit par exemple : "Cet hiver il a gelé des semaines durant".

"Bigre !" et "Bigrement" ou "Bougrement".

J'aime assez ces trois mots du registre familier et du registre désuet, que je continue personnellement d'utiliser :

  • "Bigre !" est une interjection dérivée du mot "Bougre" et constitue une exclamation exprimant la crainte, le dépit, l'étonnement ou l'admiration.

On dit par exemple : "Bigre ! Tu ne vas pas passer inaperçu avec ce costume !".

  • tandis que "Bigrement" est un adverbe dérivé du mot "Bougrement", ayant la même signification, c'est à dire : très, extrêmement ou rudement (registre familier).

On dit par exemple : "Mon chéri, ton rôti était bigrement bon !".

Ou : "J'ai trouvé ce documentaire bougrement intéressant".

Ces trois mots sont synonymes de "Fichtre !" et "Fichtrement" ou "Foutrement", qui relèvent - pour moi - des registres populaire et vulgaire.

Sources : wiktionary.org et Le Robert