"Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître".

J'aime bien cette expression qui relève du langage courant.

Elle qualifie la réussite exceptionnelle d'une première expérience ou tentative.

Et elle fait référence à la locution nominale "un coup de maître", à laquelle j'ai déjà consacré un article.

On dit par exemple : "Je salue l'élection à l'assemblée nationale de Tematai Le Gayic, ce polynésien devenu, à 21 ans, pour sa première candidature, le plus jeune député de l'histoire de la Ve république. Pour un coup d'essai c'est un coup de maître".

Le jeune député tahitien Tematai Le Gayic, plus jeune député de l'histoire de la Ve république

"Nul et non avenu" ou "Nulle et non avenue".

J'utilise beaucoup cette jolie locution adjectivale.

Relevant du vocabulaire juridique, on retrouve cette formule dans certains jugements et elle signifie, au sens propre :

  • ineffectif(ve), invalide ; comme s’il/elle était inexistant(e) ou n'avait jamais existé,

Un acte annulé n'a ainsi pas plus d'effet que s'il avait jamais existé.

Ce qui autorise la Cour d'appel de Versailles (17e chambre 5 juillet 2017) à déclarer que "Mme Patricia X... épouse Y... ne peut plus demander l'annulation de son licenciement, puisque cette procédure est devenue nulle et non avenue".

  • et par extension : inutile ; ne valant rien, au point d'être considéré(e) comme inexistant(e).

On dit par exemple : "Je considère personnellement la réforme de l'orthographe de 1990 comme nulle et non avenue".

Source : www.dictionnaire-juridique.com et wiktionary.org

"Conchier".

J'adore ce verbe, qui relève du registre vulgaire et malheureusement de nos jours du registre désuet.

Il signifie :

  •  au sens propresouiller avec des excréments ; salir.

On dit par exemple : "La victime dormait avec son chien, qui a conchié son lit".

Un lit conchié

  • et au sens figuré : exécrer quelque chose ou quelqu'un ; l'abhorrer ou l'abominer.

On dit par exemple : "Je conchie cette pratique".

Ou : "Je conchie sur ce journaliste".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Foutraque" et "Un foutraque".

J'adore cet adjectif et ce substantif qui relèvent du registre familier et qui qualifient ou désignent une personne un peu folle, fofolle, extravagante, excentrique, excessif.

On dit par exemple : "Lire le Qui suis-je ? de l'auteur de ces lignes vous révèlera que le créateur et animateur de ce blogue est un peu foutraque".

Ou : "Moi un foutraque ? tout cela parce que je me réveille à 19H, regarde 6 films par semaine et passe 80 heures par semaine devant mon ordinateur !".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Congénère" et "Un congénère".

J'aime assez cet adjectif et ce substantif masculins, qui relèvent aujourd'hui du registre désuet.

Et qui désignent, selon le contexte :

  • "Congénère" (adjectif) :
    • en biologie : qui appartient au même genre.

On parle ainsi d'animaux congénères, de plante congénère d'une autre, ou de plantes congénères mais d'espèces différentes.

    • et dans le domaine des idées ou des arts : qui est de même nature ou de même origine.

On parle par exemple d'une idée congénère de la précédente ou d'un pratique congénère à certains peuples.

  • "Un congénère" ou "Des congénères" (substantif masculin) :
    • un être vivant de même genre ou espèce qu'un autre.

On dit par exemple : "J'espère ne pas croiser des congènères du chien errant agressif qui m'a attaqué hier soir".

    • ou par extension, de façon usuelle et souvent péjorative et au pluriel : des personnes de même genre, de même race, de même catégorie sociale.

On dit par exemple : "J'ai le plus grand mépris pour cet individu et ses congénères".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Tudieu !".

J'aime beaucoup cette interjection qui relève du registre familier et du registre désuet.

Il s'agit d'un juron exprimant son indignation ou sa surprise.

Il résulte d'une altération de la forme "par la vertu de Dieu". Et on l'utilisait d'ailleurs également sous la forme "Vertudieu !".

De nos jours, on dit par exemple : "Tudieu : quelle belle fille que voilà !".

Source : wiktionar.org

 

"Émoustiller".

J'aime beaucoup ce verbe du langage courant, qui signifie, selon le contexte :

  • Mettre de bonne humeur, en gaieté.

On dit par exemple : "Rien de tel qu'une bonne blague pour émoustiller ses invités".

  • Susciter une excitation sensuelle.

On dit par exemple : "Avec cette mini-jupe tu vas émoustiller ton patron".

Sources : Le Robert

"Doucettement".

J'aime beaucoup cet adverbe qui relève du registre familier et qui signifie : tout doucement, très doucement.

On dit par exemple : "La construction de mon poulailler avance doucettement".

Sources : www.larousse.fr et Le Robert

"Des vociférations" ou "Vociférer".

J'aime beaucoup ce substantif féminin et ce verbe qui relèvent de nos jours du registre soutenu.

Ils signifient respectivement :

  • "Des vociférations" : des paroles bruyantes, des exclamations émises d'une voix forte, avec colère, emportement ; des cris, des hurlements.

On dit par exemple : "Quand vous aurez cessé vos vociférations, la séance pourra reprendre".

  • et "Vociférer" : parler très bruyamment, s'exclamer d'une voix forte, avec colère, emportement ; crier, hurler.

On dit par exemple : "Inutile de vociférer mon chéri, c'est ton tour de repasser le linge et de faire la vaisselle".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Une connivence".

J'aime beaucoup ce joli substantif du registre féminin qui relève de nos jours, je pense, du registre soutenu.

Il nous vient du bas latin "coniventia", lui-même issu du verbe "conivere" ("laisser faire".

Et il désigne : une participation, une entente secrète ou tacite, une intelligence non avouée avec quelqu'un en vue d'une action ; une complicité par tolérance et dissimulation.

On dit par exemple : "Mon directeur a agi de connivence avec mon chef de service".

Ou : "Tous mes collègues étaient de connivence"

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un garnement".

Un "garnement"

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui relève du langage courant et désigne :

  • autrefois (registre désuet) : un vaurien, un mauvais sujet.

On disait par exemple : "Ce garnement finira en maison de correction".

  • et de nos jours : un jeune garçon turbulent, insupportable ; un galopin.

On dit par exemple : "Ce garnement a brisé ma vitrine".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

"Barguigner" ou "Sans barguigner".

J'aime beaucoup le verbe "Barguigner", qui relève du registre désuet et du registre familier.

  • Elle signifiait autrefois : marchander plus ou moins longuement.
  • Et elle signifie désormais, par référence à la longueur de certaines tractations : hésiter, ne pas arriver à se décider, mettre du temps à agir.

On dit par exemple : " Il n'y a pas à barguigner : ce meuble est joli et très peu cher".

Ou : "Mon frère nous a soutenu financièrement dès le début sans barguigner".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr