"Rébarbatif" ou "Rébarbative".

J'aime bien cet adjectif du langage courant qui signifie, selon le contexte :

  • qui rebute par un aspect rude, désagréable, rebutant, revêche.

On dit par exemple : "Je vais rarement dans cette boutique, je trouve que les vendeurs ont un air rébarbatif".

  • ou : difficile, manquant d'attrait, ennuyeux.

On dit par exemple : "C'est un sujet rébarbatif, je l'avoue".

Sources : www.larousse et www.cnrtl.fr

"La concupiscence", "Concupiscent" ou "Concupiscente".

J'aime beaucoup ces joli mots du registre soutenu et du registre désuet, qui désignent, dans la théologie chrétienne :

  • le penchant, l'attrait naturel vers la jouissance des biens matériels, terrestres, soit, de manière plus générale,
  • et en particulier le penchant, l'inclination vers les plaisirs sensuels ; la convoitise, le désir.

On dit par exemple : "Son regard trahit la concupiscence  lorsqu'il regarde les femmes en maillot de bain sur la plage".

Le mot "Concupiscence" nous vient du mot latin "Concupiscentia", qui est dérivé du verbe "Cupere" signifiant littéralement "Désirer ardemment". D'autres dérivés de ce verbe sont par exemple le nom de "Cupidon", dieu latin de l’amour fou et du désir, ou encore le mot "Cupidité".

Le terme "Concupiscentia" n’a pas été "inventé" avec le christianisme. Avant d’être une notion importante du christianisme, le terme appartient au vocabulaire des païens qui en font l'équivalent de ce que notre langue appelle la convoitise. La concupiscentia est, dans ce contexte, définie comme l’élan qui amène l'homme à désirer avec ardeur. La concupiscence ne fait cependant pas encore l’objet d'une attention particulière avant l'ère chrétienne et désigne originellement toute forme véhémente de désir humain.

Source : www.larousse.fr, www.linternaute.fr et wikipedia.org

"Ne pas tarir d'éloges".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre soutenu - qui ne s'utilise qu'à la forme négative - signifie : dire énormément de bien. De quelque chose ou de quelqu'un.

Et cela de façon un peu trop excessive ; la formule évoquant un flot de paroles, un discours qui n'en finit pas.

On dit par exemple : "Je trouve toujours plaisante cette façon qu'ont les académiciens de ne pas tarir d'éloges sur leur prédécesseur, lors de leur discours de réception".

"Un animalcule", "Une bestiole", "Un bestion" et "Une petite bête".

J'aime beaucoup les trois jolis mots "Animalcule", "Bestiole" et "Bestion", qui désignent tous de petits animaux :

  • "Un animalcule" est un substantif masculin désignant un tout petit animal, minuscule, et même éventuellement microscopique, puisqu'il peut n'être visible qu'au microscope,
  • "Une bestiole" est un substantif féminin désignant une petite bête. Contrairement à ce que l'on pense parfois, je crois, ce mot - qui nous vient du latin "Bestiola" - ne relève pas du registre familier, mais du langage courant,
  • "Un bestion" est, selon le contexte :
    • un petit animal, dans le registre soutenu et dans le registre désuet,
    • ou, dans le registre désuet : une figure de proue constituée d'une sculpture de forme animale ou fantastique ornant la proue d’un navire,
  • et "Une petite bête" est une locution nominale du langage courant désignant un petit animal à sang froid terrestre, et en particulier un petit insecte.

On la retrouve notamment dans l'expression du registre familier "Chercher la petite bête".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Tâtillon" ou "Tâtillonne".

J'aime beaucoup ce joli adjectif du registre familier, qui qualifie un individu ou une personne attachant une importance particulière aux moindres détails, aux principes ou qui est exagérément méticuleuse, excessivement minutieuse, voire maniaque.

On dit par exemple : "J'apprécie à leur juste valeur les lecteurs tatillons, mais bienveillants, qui me font remarquer certaines erreurs commises dans la rédaction des articles de J'aime les mots".

Ou : "Lors d'un dîner chez des amis, j'ai reconnu avoir déjà trompé mon épouse par le passé. Et celle-ci, qui est très tatillonne, a éprouvé le besoin de préciser le nombre de fois !".

Source : www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage".

J'aime beaucoup cette expression du registre désuet en forme d'idiotisme textile, qui signifie : n'hésitez pas à travailler et retravailler inlassablement votre projet ou votre texte, à le peaufiner, à l'instar de l'artisan tisserand, qui ne cesse de remettre, autant de fois qu'il le faudra, son ouvrage (c'est à dire la pièce de tissu qu'il est en train de fabriquer) sur son métier à tisser.

Tisserand sur son métier à tisser

Il s'agit d'une citation de l'écrivain français Nicolas Boileau dit Boileau-Despréaux, extraite de "L’Art poétique", un poème didactique de onze cents alexandrins classiques paru en 1674, qui a, à mon sens gardé toute son actualité, près de trois siècles et demi plus tard.

Comme c'est également le cas avec une autre de ses célèbres phrases ("Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement"), je trouve qu'elle gagne à être réinsérée parmi celles qui la précède et la suive :

"Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez".

Source : wiktionary.org

"Courir le guilledou".

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale du registre familier et du registre désuet.

Le substantif masculin singulier (pas de pluriel) du registre désuet "Le guilledou" désigne : des aventures galantes.

Aussi, "Courir le guilledou" signifie :

  • chercher l'amour, des aventures galantes ; ou des lieux de plaisir,
  • et, par extension : se rendre fréquemment, et surtout nuitamment, dans des lieux suspects.

On dit par exemple : "Je ne veux pas être méchant, mais je me demande tout de même sérieusement ce que fait ton frère à courir ainsi le guilledou en ville".

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr, dictionnaire.reverso.net et www.linternaute.fr

"Chercher la pierre philosophale".

"Chercher la pierre philosophale" est une jolie locution verbale du registre soutenu, qui signifie, au sens figuré : effectuer de vaines recherches, ne pas pouvoir trouver.

On dit par exemple : "Ils peuvent toujours chercher à recruter un attaquant de classe européenne avec ce budget, mais ils cherchent la pierre philosophale".

"Faire grief".

J'aime beaucoup cette locution du registre soutenu qui signifie : critiquer, reprocher, contester ; en vouloir à quelqu’un pour ce qu’il a fait ou n’a pas fait.

On dit ainsi : "Les électeurs font souvent grief aux élus de ne pas être suffisamment présent sur le terrain".

Ou : "Mon épouse me fait grief de ne pas savoir cuisiner ni repasser".

Source : wiktionary.org

"Par le truchement de".

J'aime bien cette locution adverbiale du registre soutenu qui signifie : par l'intermédiaire de, grâce à, par le biais de, en passant par.

On dit par exemple : "J'ai acquis ce terrain par le truchement de mon conseiller bancaire".

Ou : "Cet accord a pu être finalisé par le truchement d'un négociateur".

Souce : www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Notoire" et "Notoirement".

Cet adjectif et cet adverbe du registre soutenu signifient respectivement :

  • "Notoire" : connu, évident, public.

On dit par exemple : "La canicule est un danger notoire pour les personnes âgées".

  • "Notoirement" : manifestement, de manière notable, constatée ou connue de tous et ce de manière certaine.

On dit par exemple : "L'individu est notoirement connu pour son passé militant".

"Et tout le toutim".

J'aime assez cette expression du registre populaire et du registre familier qui signifie : et tout le reste, et tout ce qui va avec.

On dit par exemple : "Si tu veux venir en randonnée avec nous, je peux te prêter le matériel qui te manque : bâtons, gants, chaussures, sac à dos, duvet, gourde et tout le toutim".

Source : www.linternaute.fr